‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 142 sur 870 · I.NlayoUe · texte numérisé non relu

I.NlayoUe

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et permet surtout la culture des plantes tropicales, particulièrement do la vanille, du caféier et du cacaoyer ; malheureusement, le pays est y)eu salubre, et l'on y souffr© surtout des fièvres paludéennes.

La population se compose do Cafros, do Malgaches et

Etoile d'AnjouaQ.

Etoile de Comore-

d'Arabes ; on y parle un langage spC'cial, nu-lange Jaralio et de sahouëli, qui est cunipns dans tout 1 archipel ; la religion musulmane est le culte dominant.

— Histoire. Los Comoros furent reconnues en 1591 par le navigateur anglais Lancaster; depuis, elles lurent visitées par un grand nomliro do marins do diverses nations. Kn 1811, l'amiral Holl, gouvornour de l'ile Bourbon, voulant cpio Madagascar • l'ùt enveloppée des plis tulolaires du drapeau français ■ , lit prendre possession des petites ilos (|ui environnaient la grande ile; mais Mayotte seule devint alors française, la rado do Uz.-ioudzi ayant particulièrement retenu l'attention des marins. L'administrateur qui y fut diil6gué noua des relations avec les sultans dos îles voisines, pour réserver les droits de la France vis-à-vis des puissances étrangères. ,

En 1886, furent passés avec la Grande Comore, Anjouan et Mohéli, des traités de protectorat qui furent ratilies par décret du 12 juillet. La France dut, en diverses circonstances, intervenir auprès des sultans de ces îles, surtout en 1891. A la mort du prince Abd-AUah, sultan d Anjouan (2 févr.), une guerre civile éclata entre les divers prétendants à la couronne, et il fallut, pour rétablir 1 ordre, débarquer en avril 1891, à Anjouan, une colonne expéditionnaire. Après deux mois do lutte, dont les principaux épisodes furent la prise de Bambao, Coni et Digo. les Français restèrent les maîtres du pays. Peu aprcs. la Grande Comore fut également rangée sous les lois françaises,- enlin, on janvier 1898, Moliéli eut le même sort.

L'archipel des Comores a été placé sous la juridiction du gouverneur de Mayotte et dépendances ; par le décret de 1897, la France entretient dans chacune des iles un résident. Cet archipel est en communication avec elle par un service régulier des Messageries maritimes.

Comore (ordre de l'Etoilk de). Cet ordre, fondé par le sultan , comprend trois classes : la triple étoile, qui équivaut à grandcroi-x de la Légion d'honneur et qui se porto en écharpo ; la double è toile, qui équivaut à commandeur et qui se porte en sautoir; ïétoile, qui équivaut à clievalier et qui se porto à la boutonnière.

(Le ruban est rouge.) Il Ordre de t'Etoite d' Anjouan, institué vers 1860 par le sultan Seid Abd-Allah et devenu ordre français en 1896. 11 comprend quatre classes : grand-croix, commandeur (avec pla(|ue), commandeur, officier. (Le ruban est bleu pâle, bordé d'un double liséré orange.)

COMORIN (cap), promontoire de l'Asie méridionale, formant l'extrémité de la presqu'île indoustanii^ue. Il est entouré de récifs et de rochers qui en rendent i approche très dangereuse pour les vaisseaux. — Un village du même nom, situé non loin du cap, dans la principauté du Travankôr, compte 2.850 hab. On y célèbre la fête balnéaire en rhouneur de Uourga, la « déesse vierge d. COMORN, ville de Hongrie. V. Komorn.

CÔMOS [riioss) n. m. Antiq. gr. Fcte dorienne, accompagnée de danses et de chants, en l'honneur de Dionysos, ou en l'honneur d'un vainqueur aux Grands Jeux, ou pour l'anniversaire d'une victoire, etc. ii Banquet donné à l'occasion de ces fêtes ; spécialement le banquet des petites dionysiaques. Il Chant du banquet. (C'est de là, sans doute, que vient le nom de la comédie.) COMOSPERME n. m. Bot. V. coMESPERME.

COMPACITÉ [kon) n. f. Etat de ce qui est compact : La co.MPACiTÉ d'un bois est la cause ordinaire de sa dureté. COMPACT, TE [kon-pakf — du lat. compactus, même sens} adj. Dense, contenant beaucoup de matière sous un volume relativement petit : les métaux les plus pesants, comme l'or et le plomb, sont les plus compacts.

— Par ext. Formé d'une réunion de personnes ou do choses qui constituent un ensemble serré ou ferme : Une

foule COMPACTE.

— Fig. Qui constitue, par l'union de ses éléments, un ensemble fort et puissant : Majorité compacte.

— Agric. Terrain compact, Terrain lourd, tenace, caractère qui est dû le plus souvent à la présence de l'argile.

— Anat. Partie compacte des os. Partie des os la plus dense, et où les aréoles cessent d'être visibles à l'œil nu, comme dans le tissu spongieux.

— Art milit. Ordre compact. Nom donné, par opposition à celui de ordre dispersé, à la formation d'une troupe concentrée dans la main do son chef. (L'ordre compact rend le maniement do la troupe plus facile et permet, en la lançant à l'attaque, de lui imprimer une plus vigoureuse impulsion, mais il la rond en même temps plus vulnérable aux coups de l'ennemi. C'est aux tacticiens de savoir em- .ployor à propos la formation la plus convenable.)

— Entom. Se dit d'un insecte dont le corps n'est incisé ni à la tête, ni au tronc, ni à l'abdomen. ^

— Librair. Edition compacte. Edition qui offre beaucoup de matière, par suite dos petites dimensions des caractères employés.

— Miner. Hoche compacte. Celle qui offre un aspect homogène.

— Typogr. Caractères compacts, Caractères dont l'œil est fort, et les queues très courtes.

^ SVN. Compact, denae, épais. Compact se dit des corps dont les parties se lient entre elles et ne peuvent .être séparées sans do grands efforts. Dense marque le rapprochement des parties d'où résulte orditmiroraeni une pesanteur spécidquo plus grande. Epais aiipartient au langage ordinaire ; il exprime souvent l'idée opposée à milice ; mais, quand il est pris comme synonyme des deux premiers mots, il marque le rapprochement des parties comme empêchant la transparence ou ne laissant pas do vi'les sensibles à la vuo.

COMPACT (kon-pakf — du préf. corn, et do pacte) a. m. Nom de corluines convimtions faites avec le papo et de certains actes émanés do lui. Il /Julie du compact. Bulle, confirmée par Paul IV, qui concerne la collation des bé-

néftcos réguliers, il Compact de nrclarjne, Coavoat.ioa\isa.nt les collateurs de bénélices bretons. ii Compact de l'alternative, Convention passée entre lo pape Martin V et lo roi Charles VI.

COMPACTATS {kon-pak'-tn) ou COMPACTAT* Ikonpak'i 11. m. i>l. Décret du concile de Bàli-, qui permettait aux bussiles la communion sous les deux espèces.

COMPAGNE (kon, et gn mil. — du lat. cum, avec, et panis, pain [qui partage le même pain]) n. f. Femme qui est habituellemont auprès d'une autre personne : Antii/one fut la COMPAGNE dévouée de son père. Il Femme qui a avec d'autres femmes quelque rapport d'âge, d'habitudes, do cohabitation : Une lycéenne et ses compagnes, ii Femme i[ui partage quelque chose avec une autre personne : La mère est la meilleure compagne de nos joies et de nos douleurs. Il Femme qui vit avec un homme : Le mariaiie donne à l'homme une compagne et à l'enfant un appui. {X. Martin.)

— Par ext. Femelle d'un animal : Un pigeon et sa coM-

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