COMPORTE
ment, logement, lieu do retraileoiulo rùunion » ; 6» « ceux c|ui, sciemment, auront recèle, en tout ou en partie, dos choses enlevées, détournées ou obtenues à l'aide d'un crime ou d'un délit ".
Aux termes do l'aniclo 59 du mfmo Code, les complices d'un crime ou d'un dcht encourent, en principe, « lami^mo peine» ([uc l'auteur principal, c'est-à-dire une peine du ni(>ino ^'cnre, et non point une peine égale on durée.
COMPLIÉ, ÉE (/io«) adj. Uot. Replié sur lui-même :
Fiuilles COMPLIKKS.
COMPLIES {koii-pll — Au lat. compléta', complètes) n. f. pi. Dernière des heures de l'oftico canonial. (Il est à remari|uer i|ue ce mot pluriel, comme les mots analogues ; mannes, laudes, vêpres, peut ôtre précédé do la préposition à : Aller À complies ou aux complies, et être employé sans article : Chanter complies.)
COMPLIMENT (kon, man — de l'ital. compUmenio; proprem. « accomplissement » [d'une formalité do politesse]) n. m. Félicitations : Adresser des compli.ments ti quelqu'un sur son succès. Faire compliment à quelqu'un, il Eloge Hatleur qui doit être tourné avec grâce, avec esprit : la plupart des femmes aiment beaucoup les compliments. (E. Vergniaud.) Tourner un compliment.
— Compliment du roi. Compliment qui, comme les "jeux de prince ", n'est agréable qu'à celui qui le fait. (Vietiv »
'— Fam. Rengainer son compliment. Revenir sur une démarche qu'on était sur le [toint de faire ; ne pas achever ce qu'on avait envie de dire.
— Kthol. Discours solennel qu'on adresse à une personne d'un rang élevé : Ambassadeur lisant le compliment au roi.
Il Petit discours qu'on adresse à une personne le jour do sa fête, ou dans une circonstance heureuse ou solennelle de sa vie : Enfant récitant un compliment à sa mère.
— Paroles de civilité prononcées dans une occasion quelconque : Présenter ses compliments à quelqu'un, il Démonstrations cérémonieuses : Pas de compliments, s'il vous plait; allons au but. nR3Lppel de souvenir adresse à des personnes absentes : Mes compli.ments chez vous.
— Par antiphrase. Paroles, propositions désagréables, désapprobation : Un sot, un méchant compliment. Je vous en fais mon compliment !
— Loc. : Sans compliment. Franchement, sincèrement. Il Compliments de condoléance, Paroles sympathiques par
lesquelles on exprime à une personne la part qu'on prend à son malheur.
— Théàtr. Autrefois. Harangue qu'un acteur faisait au public, à la clôture et à la réouverture du théâtre, et dans laquelle il rendait compte de la situation de la troupe, passait en revue les pièces don nées dans l'année, vantait les œuvres en préparation, faisait l'éloge des comédiens morts ou retirés, sollicitait la bienveillance du public pour les débutants, etc. {cet usage prit fin sous la Révolution. Néanmoins, il semble qu'on en retrouve quelque trace dans certains prologues d'ouvertu7-e qui se débitée ta l'inauguration d'une salle nouvelle.)
— Prov. : A sot compliment point de réponse, Le silence QSt la meilleure réponse à une injure.
— Anton. Injure, invective, personnalité, sarcasme.
COMPLIMENTAIRE {kon,man-lèr') n. m. Se disait autrefois d'une personne à qui l'on donnait une procuration générale en matière commerciale.
• COMPLIMENTER [kon, man-té) v. a. Faire un compliment : Nonce qui complimente un roi. n Adresser des félicitations ou des éloges à : Complimenter une femme. Il Absol. Faire des politesses cérémonieuses : Perdre le
temps à COMPLIMENTER.
COMPUMENTEUR [kon, man). EUSE n. et adj. Qui fait beaucoup de compliments : Un complimenteur enii"ye"-r. Cousine complimenteuse, ii Qui contient, qui exprime un compliment : Complimenteuses réponses. Regards complimenteurs.
COMPLIQUER [kon, ké — du lat . complicare ; de ciim, avec , et plicare, piler) v. a. Rendre moins simple, charger de détails, d'accessoires i Compliquer une machine, une maladie.
— Fig. Rendre confus, embarrassé : C'est notre ignorance qui complique toutes choses. (Lamenn.)
Compliqué, ée part. pass. du v. Compliquer.
— Qui présente des complications : Mécanisme compliqué. Calcul compliqué. Maladie compliquée.
— Granim. arabe, Verbes compliqués, 'Verbes infirmes qui ont, parmi les radicales, les lettres waw et ya. il Verbes compliqués avec intervalle, Ceux où los lettres traie et t/a sont la première et la troisième radicale, ii Ver4e.5Coml)liqués avec contigiiilé. Ceux où les mêmes lettres sont la deuxième et la troisième radicale.
Le compliqué, n. m. Ce qui est compliqué : Plus l'homme est barbare, plus le compliqué lui plait. (V. Hugo.)
— Anton. Simple.
Se compliquer, v. pr. Etre, devenir compliqué : Plus on a de dignités et Je fortune, plus la vie sk complique.
— Fam. Se comoinor, prendre un nouveau carautèro qui s'ajoute aux précédents : Un air de bassesse qui se COMPLIQUE d'un air d'autorité.
— Anton. Simplilier.
COMPLOT (kimplo ~ du préf. coin, et do l'anglo-saxon plot, intrigue) n.m. Préparation secrète d'une action que l'on veut diriger en commun contre ([uelqu'un : Le complot n'est qu'une tentative de crime, souventméme un simple projet de tentative. (Guiz.)
Celui qui met un frein b la fureur det llol* Sait aussi des méchants arrAter les complots.
Racine.
11 Brigue, cabale. (V. drioue.) Il Par ext. Projet quelconque mené secrètement et de concert : Fni're le complot d'aller déjeuner sur l'herbe, il Mettre quelqu'un dans le complot, I, 'instruire do ce qui se trame en secret.
— Dr. pén. Lo complot est la résolution, concertée et arrêtée entre deux ou plusieurs personnes, ilo commettre un crime contre la sûreté intérieure de l'Etat (C. pén., art. 8rt-yi). 11 n'est que la préparation du crime, tandis que Vattcntut en est l'exécution ou la tentative. La loi punit lo complot, bion qu'il n'y ait même pas do comnien- I oment d'exécution ; c'est une dérogation au droit commun. Lo Code do 1810 punissait de mort l'attentat et le complot. La loi du 88 avril 18:12 distingua l'attentat, pour leipiel la peine de mort fut maintenue, du complot, qui fut puni do peines moins sévères, graduées d'après lo développement
même de l'infraction. Ayant en partie perdu leur application en 18-18, los articles 86 et suivants furent de nouveau rendus exécutoires par la loi du 10 juin 1853. Depuis 1870, on s'accorde à admettre que ces dispositions restent intactes, en tantqu'ellossont conformes à l'ordre politique actuel. Le complot sera donc la résolution ayant pour but do détruire ou de changer la formo du gouvernement, d'oxciter les habitants à s'armor contre l'autorité du chef de l'Etat ou les uns contre los autres, àse livrer à la dévastation, au massacre et au pillage. La proposition, faite et non agréée de former un complot, simple délit, est punie d'un emprisonnement do 1 à 5 ans. yi la proposition est agréée, il y a complot, et la peine est la détention. Si lo complot est suivi d'un acte préparatoire de l'exécution, la peine est la déportation. Enfin, l'exécution ou la tentative constituent Vattentat, qui est puni de la déportation dans une enceinte fortifiée (C. pén., art. il ; art. 01 modifié par la loi du 8 juin 1850).
COMPLOTER {kon — rad. complot) v. a. Préparer, décider secrètement et de concert : Comploter la ruine de quelqu'un. Comploter une partie de campagne, ii Absol. Faire des complots : Blanqui complota toute sa vie. Se comploter, v. pr. Etre comploté.
COMPLOTEUR, EUSE [kon) n. Celui, celle qui complote. COMPLU i>art. pass. du v. Complaire. V. complaire. COMPLUTE (bible de). Bibliogr. V. bible. COMPLUVIUM {kon, vi-om' — mot lat. formé de cum, avec, et plmia, pluie) n. m. Antiq. rom. Ouverture carrée pratiquée au milieu du toit de l'atrium, et dans laquelle les égouts des combles, inclinés vers l'intérieur, venaient déverser les eaux de pluie. (Celles-ci tombaient dans un bassin central appelé impluvium.)
COMPOIDS ou COMPOIX {kon-po-a — du préf. com, et de poids] a. m. Autrefois, dans certaines provinces, Registres publics servant à établir l'assiette de la taille et autres impositions.
Encycl. Ces registres étaient de deux sortes. Le
compoix terrien servait à la répartition, sur les fonds, des impositions que les Etats avaient réparties entre les diocèses. Le compoix cabalisle était dressé par des prud'hommes dans les pays od une partie de l'imposition devait être supportée par les habitants à raison de biens d'une autre nature que des fonds et à raison de leur industrie. COMPON {kon — altérât, do coupon) n. m. Blas. Division de forme carrée, partie d'une componure. V. componé.
COMPONCTION {kon-pon-ksi — bas lat. compunctio ; de compungere, supin compunctum, poindre) n. f. Douleur causée par le regret d'avoir olfensé Dieu : On vit ce grand roi porter au pied des autels la componction et l'humilité d'un pénitent. (Mass.)
— Par ext. Gravité, recueillement. (Se dit souvent par ironie) : Aroir un air de coMPONtrrioN.
— Syn Componction, attrition, contrition, remords, repentir. V. attrition.
COMPONÉ, ÉE {kon — rad. compon) adj. Se dit des pièces en bordure, pal, bande, sautoir, barre, fasce, divisées en compartiments carrés de métaux ou d'émaux dilîérents. (Lorsque, dans la bordure componée d'un écu fascé, les compons de métal correspondent aux fasces d'émad, cette bordure est dite contrecomponée.)
COMPONENDE (Aon, nand' — du lat.
componcndus, devant être déposé) n. f.
Offrande à remettre au pape, en retour de certaines grâces qu'il accorde. Il Bureau qui reçoit ces offrandes.
COMPONENT (Aon, nan), ENTE [du lat.
cum, avec, et ponere, placer] adj. Se dit des roches dans lesquelles so trouvent des vestiges do substances ou do corps hétérogènes, tels que fossiles, empreintes, etc.
COMFONG, terme do la géographie du Cambodge, signifiant • marché •, et entrant dans la composition d'un grand nombre de bourgs, dont les principaux sont : Com- P0NG-C/inan<7. province de Poursat, sur la rivière qui écoule los eaux du Grand-Lac dans le Mékong (marché important do poteries, commerce de riz); CoMi'ONG-.S'(îm, sur la rivière du même nom, province de Poursat, cb.-l. de district (riz et gommesl ; CoMPONG-TAorn, sur le Stoung- Sen, affluent du tirand-Lac, ch.-l. do la province do Compong-Soaï (riz, gommes et cocotiers); etc.
COMPONIUM (Aon, ni-om' — du lat. componere, composer) n. m. Instrument inventé et construit, on 18Î0, par un mécanicien hollandais nommé Winkol, et que son inventeur adaptait à un petit orgue.
— Encvcl. Par l'effet d'un mécanisme ingénieux, cet instrument pouvait, sur un thème donné, qu'il produisait tout d'abord , improviser à l'infini des variations qui ne so répétaient jamais. L'évaluation du nombre de variations iiuo peut exécuter le coniponium a été soumise au calcul, et a donné pour résultat le chill'ro suivant :
11,513,101,557,711,527,824; c'est-à-dire qu'en supposant qu'il faille cinq minutes pour l'exécution d un morceau, il fallait «lus de 138 trillions
d'années pour épuiser toutes les combinaisons.
COMPONURE {kon — rad. componé) n. f. Pièce héraldique en bordure, en pal, etc., divisée on carrés égaux en
tout semblables aux points
do l'échiqueté.
COHPONY ou COGON,
fleuve côtier de l'Afrique
occidentale (Guinée franc. \
né dans lo Fouta-Djallon.
Lo principal établissement
situé sur ce cours d'eau est
Kandiafara.
COMPORTE(Aon — du lat.
fnni, avec, et por/(irt', porter.
(Ne s'emploie guère qu'au plur.)) n. f. Œnol. Mot ancien
désicnimt de vastes seaux ou baquets do forme irrégulièrc
nue l'on attache aux deux c6lés d'une bête de somme, et
qui sout destinés A transporter do l'eau ou dos raisins, au
moment dos vendanges.
D'argent 11 la fasce componée de cinq points d'or et d'iizur.
Comporte.