‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 158 sur 870 · COMPLAIRE — COMPLEXION · texte numérisé non relu

COMPLAIRE — COMPLEXION

Nous les possédons en français ; mais il est probable [ que la plupart d'entre elles ont été primitivement composées en dialecte languedocien.

COMPLAIRE [kon-plèr' — du lat. comptacere ; de cum, avec, ci placere, plaire. Se conjure comme p/aire) v. a. Acquiescer pour faire plaisir : Commencez par vous faire aimer, afin que chacun chei'che à vous complaire. (J.-J. Rouss.) , . .

Se Comp/aiVe, v. pr. Se plaire, trouver son plaisir, sa satisfaction : Il faut que l'hisloiien se complaise à peindre plus qu'à analyser. (De Barante.) ii Plaire, faire plaisir, être a'^Téable l'un à l'autre : Toute l'étude de Paul et de Virginie éFait de SE COMPLAIRE. (B. de St-Pierre.)

— Gramm. Le participe cortiplu est invariable dans les temps composés du verbe réfléchi se complaire : Elle s'est COMPLU dans ses propres pe7ïsées.

Stn. Complaire, plaire. Plaire marque un fait tout

simple, celui d'être agréable, qui se produit sans clfort. Complaire, c'est plaire à force (l'attentions et en s'accommodant- constamment à l'humeur de celui dont on veut gagner les bonnes grâces. Quand on se plaît à quelque chose, on y a goût, on l'aime simplement ; quand on se complaît dans une chose, on l'aime à l'excès, on veut absolument y rester.

— Anton. Blesser, choquer, déplaire, désobliger, tâcher, froisser, irriter, mécontenter, oftusquer, vexer.

COMPLAISAMMENT {kon-plè-za-ma7i) adv. Avec plaisir : Jieyardcr COMPLAISAMMENT un tableau, ii Pour fairo plaisir : Accompagner cûmplaisamment un vieillard.

COMPLAISANCE (A-on-p^ê-ran5s) n.f. Disposition de l'âme qui nous porte à condescendre aux désirs, à approuver les actes et les opinions d'autrui : La complaisa>xe est nécessaire dans la société, mais elle doit avoir des bornes. {La Rochef.) Il Acte inspiré par cette disposition : ^es complaisances mutuelles. Avoir des complaisances pour quelqu'un.

— Plaisir, satisfaction : Pk'ous parlons de nous avec ctiM- PLAiSANCE. (Beauchéue.) ii Dans le style biblique, Amour, affection : C'est ici mon Fils bien-aimé', en qui j'ai mis toutes mes COMPLAISANCES. (Evangile.)

— Billets de complaisance, Effets souscrits sans cause réelle et sans remise effective de valeur, dont l'unique but est de fournir au prétendu bénéficiaire un moyen de se procurer des fonds, en escomptant ce papier fictiC (La fabrication des billets de complaisance tombe sous le coup de l'article 147 du Code pénal, qui en punit les auteurs des travaux forcés à temps.)

— Loc. div. : />e complaisance, Complaisant, amical, bienveillant : Un prêt de complaisance-:. Il Par complnsance. Pour faire plaisir. Il Avoir la complaisance de. Etre assez bon, assez obligeant pour.

— Féod. Loyaux aides que le seigneur recevait de ses vassaux, lorsque son fils aîné était fait chevalier, lorsqu'il mariait ses enfants, lorsqu'il entreprenait le voyage d outre-mer, lorsqu'il était prisonnier et qu'il fallait le racheter.

— Syn. Complaisance, condescendance, déférence. La complaisance ne suppose aucune différence do rang ; c'est l'empressement à faire ce que les autres désirent, la douceur avec laquelle on se prête à leurs goûts, à leurs volontés. La condescendance suppose une certaine supériorité chez celui qui veut bien consentir à faire ce qu'il pourrait légitimement ne pas faire. Enfin, la déférence est la qualité d'un inférieur qui s'abstient par respect de faire ce qui pourrait déplaire à son supérieur, soit par le rang, soit par le talent, soit par l'âge. On est comphnsunt pour ses amis, pour ses voisins. On a de la condescendauce

fiour les jeunes gens, pour un vieux domestique. On a do a déférence pour les vieillards, pour un homme illustre.

— Anton. Désobligeance, malveillance, taquinerie.

COMPLAISANT {kon-plè-zan), ANTE, adj. Porté à la complaisance, cherchant à complaire : Un homme complaisant. Une humeur complaisante., il Qui dénote la complaisance : Regards, Sourires complaisants.

— Fig. Qui se plie facilement, dont on tire aisément ce qu'on veut '.Il n'y a pas d'ami plus fidèle, plus complaisant et plus utile qu'un bon livre.

— Substaniiv. Personne nui a, qui montre une basse complaisance : Les gens en place souffrent à peine des ainis et ne veulent que des complaisants. (Duclos.) ii Personne qui se prête aux intrigues galantes d'une autre : Mari qui est le complaisant de sa femme.

— A.NTON. Désobligeant, inolEicieux, malveillant, taquin.

COMPLANT [kon-plan) n. m. Vitic. Ceps de vigne plantés régulièrement en terre et occupant la superficie de plusieurs champs, il On dit aussi plant.

— Arboric. Ensemble de pieds de jeunes arbres plantés à la distance voulue dans le sol. iiOn dit mieux plant.

— Encycl. "ÙT.Bailà comptant. Il existe dans les cantons de l'arrondissement de Nantes, situés sur la rive gauche de la basse Loire, deux sortes de vignes qui se distinguent par leur mode d'exploitation : les vignes franches et les vignes à comptant. Les premières sont, comme dans tous les pays vignobles, entièrement dans la main de leurs propriétaires. Les vignes à comptant sont soumises à un régime spécial, le hait à comptant, en vertu duquel le propriétaire cède, sans limite de durée, son terrain à un cultivateur, dit comptanleur, colon ou vigneron à comptant, moyennant deux conditions caractéristiques : 1° d'y planter ou y entretenir des vignes ; 2" de verser au bailleur uno redevance de la moitié, du tiers ou du quart de la récolte. L'origine du bail à comptant remonte aux premiers siècles du moyen âge. La location est toujours faite ». à perpétuité », et dès lors le bail àcomplant ne prend fin que par la perte do la vigne. Ce contrat spécial n avait jusqu'à nos iours donné lieu à aucune contestation, et le caractère do perpétuité, d'hérédité du bail à comptant était si bien admis par les intéressés que le colon pouvait, tout comme le propriétaire, disposer de sou droit par vente, legs et donation. Les difficultés sont venues avec le phylloxéra qui a détruit la vigne. Les propriétaires et les colons s'adressèrent, pour le règlement do leurs droits, aux tribunaux, puis au parlement. Comme les tribunaux, celui-ci déclara madmissiblo la copropriété des colons à comptant, mais il chercha à concilier leurs intérêts avec les droits des propriétaires. La loi du 8-11 mars 1898 a été le fruit de ces délibérations. Aux termes de cotte loi, le colon dune vigne à.com;)/an/phylloxéréo, dont la moitié des ceps est devenue improductive, peut reconstituer cette vigne, sans que le caractère du complant soit modifié. Il a quatre ans pour faire cette reconstitution en plants américains greffes. II pont d'ailleurs.avant comme après la reconstitution, céder

son droit à un tiers, après avoir prévenu le propriétaire. Si ce tiers n'est ni l'ascendant ni le descendant du complanteur, le propriétaire peut, à prix égal, user du droit do préemption.

COMPLANTER (kon) v. a. Planter, couvrir de plantations des champs bmitrophes : Complanter une terre d'oliviers, de ceps, de mûriers.

— V. n. Féod. Percevoir le droit de complant. COMPLANTERIE (kon,ri) n.f. Terrain soumis au droit de

'cniiqilant. il Dé^^igiiait aussi le droit de complant lui-même.

COMPLANTIER [kon, ti-é) n. m. Celui qui avait le droit do planter sur les terres d'un autre, il Preneur à complant.

COMPLECTIF, IVE {kon-vlèk' — du lat. complecti, embrasser) adj. Bot. Se dit d un mode de préfoliation dans lequel les feuilles, s'embrassant les unes les autres, se recouvrent par les côtés et par le sommet.

COMPLÉMENT {kon, man — lat. comptementum ;de coynplere, remplir) n. m. Ce qui complète l'objet auquel on l'ajoute : L'histoire de la pnilosopliie est le complément de ia phifosophie. (Géruzez.)

— Arithra. Complément arittimétique, Nombre qu'il faut ajouter à un autre nombre pour avoir une puissance de

10 immédiatement supérieure à ce nombre. Ainsi le comjdément arithmétique de 39 est 61, nombre qu'il faut ajouter à 39 pour avoir !00, deuxième puissance de 10, etc.

11 Complément d'un togariltime. V. logarithmk.

— Astron. Complément de la tiauteur d'un astre, Sa distance au zénith, distance qui, ajoutée à la hauteur do l'astre au-dessus de l'horizon, donne un arc de 90».

— Dr. Actes de complément. Actes juridiques qui ne contiennent que l'exécution d'actes antérieurs.

— Fortif. Complément de courtine. Addition d'une demigorge à chaque extrémité de la courtine.

— Géom. Complément d'un arc. Arc qu'il faut lui ajouter pour avoir un arc do 90». ii Complément d'un angte. Angle qu'il faut lui ajouter pour avoir un angle droit ou un anglo de 90".

— Gramm. Mots qui servent à compléter l'idée exprïméo par d'autres mots, ii Complément circonstanciel. Celui qui détermine le sens par l'addition d'une circonstance de lieu, do temps, de manière, etc. : Benverser sur le sol. Partir PAR LE chemin DE fi-:r. Titer quelqu'un d'un coup d'épée. S'essuyer avec son mouchoir, ii Complément grammat'ical, Complément exprimé par un seul mot. n Complément logique, Complément exprimé en plusieurs mots.

Il Complément déterminatif, Celui qui complète le sens en le déterminant : La vie de l'homme es^ a'une durée très variable, il Complément qualificatif, Celui qui complète le sens à l'aide d'une qualification : Les tiommes vERTUiiU-X. sont ordinairement modestes, w Complément objectif. Celui sur lequel tombe directement le rapport exprimé par le mot qu'il complète : Aimer la vkrto. Penser A Dieu. Sortir DU BAL II Complément direct des verbes. Celui qui reçoit directement l'action transitive du verbe : A/mer son père.

Il Complément indirect des verbes. Celui qui reçoit indirectement l'action du verbe : .S'arfres^er A quelqu'un. {V. nom {déterminatif, explicatif, appositif]) ; adjectif; pronom; verbe {direct, indirect, circonstanciel); adverbe.

— Mus. Complément d'intervalle. Différence avec l'octavo d'un intervalle moindre que l'octave : La quarte est le complément de la quinte, et vice versa.

— Stn. Complément, supplément. Le complément est ce qu'on ajoute à une chose incomplète, pour qu'elle soit entière, pour qu'il n'y manque rien. Le supplément est ce qu'on ajoute à une chose qui paraissait déjà complète à un certain point de vue, mais qu'on juge convenable d'étendre encore. Le complément est une partie essentielle de l'ouvrage, mais qui se place après toutes les autres; le supplément n'est qu'un accessoire, il n'est pas d'une nécessité indispensable ; au moins il ne l'est pas pour tout le monde.

COMPLÉMENTAIRE {kon, man-tèr') adj. Qui sert do complément : Ites sommes complémentaires.

— Arithm. Nombre complémentaire.

Celui qui est le complément d'un autre nombre.

— Chronol. Jours complémentaires.

Jours, au nombre de cinq ou six, qu'on ajoutait aux douze mois de l'année républicaine , pour compléter le

nombre de 365 ou 366, les mois n'étant que de trente jours.

— Géom. Arc, Angle complémentaire. Ce qui manque à un arc, à un angle, pour valoir 90".

— Gramm. Proposition complémentaire. Proposition servant de complément.

— Pbys. Couleui's complémentaires. V. couleur.

COMPLET {kon-plé), ETE [du lat. completus, rempli] adj. A qui rien ne manque; qui a toutes ses parties ; Un régiment complet. Habillement complet. Succès complet. Il Plein, rempli, ne pouvant plus rien tenir : Omnibus complet.

— Pop. Tout à fait ivre.

— Fig. Qui a toutes les qualités désirables : Les hommes complets sont rares. \\ Qui ne laisse rien à désirer : La fête fut complète.

— Arithm. Quotient complet. V. fraction continue.

— Algèbr. Intégrale complète. Un système d'équation aux différentielles totales du premier ordre a uno intégrale complète quand elle a une solution renfermant autant do constantes arbritaires que do fonctions inconnues, n h'intégrale complète d'une équation aux dé7Uvées partielles du premier ordre d'une fonction renfermant Ji variables est une intégrale renfermant n constantes arbitraires.

— Hist. nat. Qui a tous ses organes, qui a atteint tout le développement qu'atteignent ordinairement les individus appartenant à la même catégorie : Fleur complètic. Insecte complf.t. ii Lan-cs demi-complètes. Se dit des larves dos orthoptères, des hémiptères et de quelques névroptèrcs.

— n. m. Etat de ce qui est complet, do co qui atteint la grandeur ou le nombre fixé : Viltars assura le roi que tous ses bataillons excédaient le complet de cinquante hommes. (St-Sim.) |i Vêtement d'homme dont le pantalon, le gilet et le veston, sont do la même étort'e :

I/homme actuel, sublime & l.i fois et mesquin, Eat vêtu il'un complet, comme un Américain.

Tu. DE Banville.

— Complet de la masse individuelle. Somme fixée par le rôglomont qui no doit pas dépasser l'avoir à la masse do

l'homme de troupe, à qui l'excédent du fonds de masse sur ce complot est payé trimestriellement â titre dedécompte. La masse individuelle n'existe plus que dans certains corps (spahis, sapeurs-pompiers, gendarmerie).

— Loc. adv. : Au complet. Au grand complet. Sans que rien y manque ou puisse s'y ajouter : Régiment au complet. Salle AV GRAND complet.

— Syn. Complet, entier, total. Complet fait penser à des parties qui ont été ou qui ont pu être réunies l'une après l'autre, et il marque que toutes les parties nécessaires ont été réunies et subsistent ensemble. Entier présente l'objet en lui-même et le montre comme intact, comme n'ayant subi aucune perte, aucune atteinte. Total se dit proprement d'une chose qui en affecte une autre dans toutes ses parties ou qui en comprend plusieurs autres sans en excepter une seule. Un habillement complet renferme tous les vêtements partiels nécessaires pour habiller. Une entière confiance est celle que rien n'a jusqu'ici ébranlée. Une ruine totale est celle qui n'a épargné aucune partie de la fortune, qui ne laisse rien subsister.

— Anton. Inachevé, incomplet.

— Encycl. Intégrale complète. V. intégration.

COMPLÈTEMENT ( kon, 7nan) adv. D'une manière complète.

— Anton. Incomplètement.

COMPLÈTEMENT (Ao?i, man) a. m. Action de compléter : Le comi'Lktkment d'un ouvrage. {Peu usité.)

COMPLÉTER {kon. — Change é en è devant une syllabe muette :'Je complète. Qu'ils complètent ; excepté au fut. do lind. et au prés, du condit. : Je compléterai. Vous compléteriez) v. a. Rendre complet, ajouter ce qui manque à : Compléter uyt envisage dépareillé, une somme insuffisante. Il Compléter quelqu'un. Lui donner ce qui lui manquait pour en faire un être parfait en son genre : L'élément poétique complète l'h'ûiime. (Vinet.)

Se complétePf v. pr. Devenir complet : Travaux qui sii coMPi.iiTENT à vue d'œit. il Se rendre complet mutuellement : L'homme et la femme doivent se compléter l'un par l'autre. {M"" Romieu.) ii Compléter un ouvrage, une collection quo l'on possède : Tout collectionneur voudrait se compléter.

— Pop. Achever de s'enivrer.

— Anton. Décompléter.

COMPLÉTIF, IVE {/>on) adj. Servant de complément: Proposition complétive, ii Cas complétif. Pronom personnel servant de comi)lément, comme oans les exemples suivants: Dites-uoi. Voyez-L.&. Par Lvi. Anpi'ès de nous. (Dans les langues qui ont des cas, on donne le même nom à tous ceux de ces cas qui peuvent affecter un complément, comme le génitif, le datif, 1 accusatif et l'ablatif.)

— Dans le langage général. Qui complète: Activités complétives les unes des autres.

COMPLEXE {kon-plèkss — du lat. comptexus; part, passé de coï»/)/(.'f /i, embrasser) adj. Contenant plusieurs parties ou plusieurs éléments : Question complexe. Idées complexes. Il Homme complexe. Homme dont l'esprit, la conduite, le caractère offrent des qualités diverses et opposées.

— Algèbr. Quantité complexe. Quantité imaginaire. V. imaginaire.

— Arithm. Nombre complexe. Nombre non soumis à la numération décimale, comme 6 heures 20 minutes 12 secondes ; 30 degrés 11 minutes 35 secondes.

— Dr. crim. Question complexe. Question qui demande plusieurs réponses du jury.

— Géom. Système de lignes droites, satisfaisant à une condition donnée.

— Gramm. Modifié par un ou plusieurs autres mots : Sujet, Attribut complexe. Ex. : Le désir de plaire doit être visible, mais non pas affecté. Le travail est le père de l'abondance et de la joie. I^e désir de plaire, sujet complexe ; le père de l'abondance et de la joie, attribut complexe.

— Miner. Cris/al complexe. Celui dont la structure n'appartient pas à un seul système.

Le complexe, n. m. Ce qui est complexe, composé de plusieurs parties ou de plusieurs éléments : L'fiomme procède toujours du simple au complexe. (E. Pelletan.)

— Anton. Incomplexe, simple.

— Encycl. Géom. On donne le nom de complexe de droites à tout système de droites de l'espace :

X = az -\-p y = bz-\-q;

les paramètres abp q étant liés par une seule relation, ou, plus généralement, ces paramètres dépendant de trois paramètres arbitraires. Par chaque point de l'espace passent une infinité de droites du complexe, qui forment un cône appelé cône du complexe.

Les droites du complexe, situées dans un plan, enveloppent une courbe que l'on appelle courbe du complexe. La droite du complexe se projette sur le plan do xy suivant une droite qui a pour équation : bx~ny = bp-ag. Si les paramètres a, 6, p. q, bp-aq sont liés par une relation du premier degré, on dit que le complexe est linéaire; si la relation entre les paramètres est du second degré, le complexe est dit de second ordre ou do seconde classe, etc.

Dans sa Nouvelle Céométrie, Plticker étudie principalement les complexes linéaires du premier et du second ordre. Darboux s'est aussi occupé des complexes et a démontré quo, toutes les fois qu'on sait trouver un système de surfaces normales aux droites d'un complexe, on sait trouver toutes les surfaces dont les normales appartiennent au complexe : en particulier, le complexe des droites qui coupent quatre surfaces homofocales en quatre points, dont le rapport anharmonique est constant et égal à celui des surfaces, se compose de droites normales à une série do cyclides. On saura donc trouver toutes les surfaces dont les normales font partie du complexe.

Picard a étudié diverses applications dos complexes linéaires. Il a fait, notamment, l'étude des courbes dont les tangentes api)artienncnt à un complexe linéaire, et celle dos surfaces réglées dont les génératrices appartiennent . A un complexe linéaire . II a montré que la recherche des lignes asymptotiquos d'une surface réglée dont les génératrices appartiennent à un complexe peut être ramenée à une quadrature.

COMPLEXION Ikon-plè-ksJ) n. f. Agencement dos parties qui riMutjurcnt ;i former le tout : Pur ma nature, j'eni tends la compi.exion de toutes les choses que Dieu m'a

■ionnA's. (Desc.) Il Constitution, tempérament : Comi-lkxio.n iébile, robuste. „ . - . a- .■

— Fig. Humour, caractère : On nest pumt effronté pm :hoix, mais ;jrtr coMPi.HXiON. (LaBruy.)

— Mus. auc. Mot qui exprimait, à la lin d une période, (lu'il fallait en ropremlre le commencement. .

— Plulos. Comptexiott des termes, Ktendue do leur signification. Il On dit plus ordinairement comi'RKHENSIon.

— Rhôtor. Sorte do ropétiiion, dans laquelle les momhres do la période commencent par les m<^mes termes et so terminent aussi par les mémos termes, Kn voici uiï exemple : Tous les hommes sont sages enpnncipe, puistjnc (ous cherchent le bonuedr; tous les hommics snnt avexiqle^ dans la pratique, et nul d'entre en.r n'arrive à distinguer le uonuedr; mais de tods mis hom.mhs le plus fou est celui qui vend son indépendance, et, pour être heureux, ne trouve d'autre secret que de renoncer au vi-ai uonhkur.

— Syn. Complexlon, coastitution, naturel, tempérament. Dans lo sons physique, la cotnplcxion est l'état de santé qui résulte do l'ensemble et de la naturo des humeurs, surtout quand cet état n'est pas considéré sous le rapport de la force; la constitution résulte surtout de la force ou do la faiblesse des membres, elle est en quelque sorte visible ; le tempérament se rapproche beaucoup de la complexion, mais on y attache ordinairement l'idée de force ou do vigueur. Dans le sens moral, naturel exprime li-s qualités du caractère, la disposition au bien ou au mai. la trempe do l'esprit; complexion marque une tendance douce, qui ne se produit pas au dehors i)ar des éclats, par dos saillies; tempérament désigne quelque chose de passionné, ou'il est difficile de contenir. Enfin, naturel ne s emploie qu au sens moral, et constitution au sens physique.

COMPLEXIONNER {kon-plè-ksi-o-né) v. a. Douer d'une comploxion. former le tempérament : Les causes qui comi>LExioNNi!:NT Ics cufanls sont extrêmement multiples.

COMPLEXITÉ {/con-p/è-ksi) n. f. Etat de ce qui est complexe : La COMPLEXITÉ des sentiments.

COMPLEXUS {kon-plâ-ksiiss — du lat. complexus, entrelacé! n. m. Nom de deux muscles pairs de la région cervicale, dont les fibres sont entrelacées.

— Enctcl. Les complexus sont au nombre de deux paires : les grands et les petits complexus. Le grand complexus ou //rand occipito-vertébral, inséré en haut sur l'occipital, en lias sur les six dernières vertèbres cervicales et les quatre premières dorsales, allongé, aplati, plus largo en haut quen bas, garnit la partie postérieure du cou, et est recouvert par le trapèze, le splénius, le long dorsal, le transversaire du cou, le petit complexus.

Le petit complexus ou temporo-vertébral, situé un peu au-dessus et en dehors du précédent, s'insère, en haut, au sommet de l'apophyse raastoïde du temporal; en bas, aux tubercules postérieurs des quatre dernières vertèbres cervicales.

Les grands et petits complexus sont extenseurs de la tète, qu'ils renversent en arrière et de leur côté, ou directement en arrière, si ceux des deux côtés agissent ensemble.

COMPLICATIF, lVB[Jcon) adj.Qui complique . Procèdes

COMPLICATIFS.

COMPLICATION [kon, st-on — lat. cnmplicatio; de cum. avec, et plicare, supin plicatum, plier) n. f. Etat de ce (]ui est compliqué ; objet qui complique ; multiplicité do parties ou d'accidents: La complication d'une machine, d'un calcul. L'ambiguïté nait de la complication. {De Gérando.)

— Dr. crim. Aggravation : Quand, au lieu de vol simple, il y a vol qualifié, c'est une complication.

— Enhycl. Pathol. En pathologie générale, le mot coï«plication désigne des lésions ou des accidents secondaires non indépendants de la maladie, mais ne rentrant pas dans la définition même de l'espèce morbide. On conçoit que, suivant la définition donnée de la maladie, un symptôme puisse être considéré ou non comme complii alion ; par exemple, la broncho-pneumonie dans la rougeole, les paralysies dans la diphtérie, etc.

En pathologie chirurgicale, la distinction entre le sj'mptôme et la complication est ordinairement plus nette, parce que la définition de la lésion considérée commo principale est plus précise. Une fracture est compliquée si elle est accompagnée de contusion, do rupture vasculaire, de plaie, etc.

COMPLICE (kon — du lat. complex, icis, proprem. " plié avec, uni ") n. et adj. Qui participe au crime, au délit, à la faute d un autre. (Prend pour complément le nom de l'action ou de la personne qui la commet) : Le complub d'un vol, d'un voleur. ,\ Par ext. S'emploie môme quand il n'existe pas une idée de culpabilité, mais qu'il y a simplement mystère, secret : Se faire le comvlwï: d'une itiarieusc. d'une plaisanterie.

— Fig. Qui aide, qui favorise, qui coopère : La loi est COMPLICE de nojnbreuses spoliations.

COMPLICITÉ [kon] n . f. Qualité de cornplico ; coopération du complice : Faire acte de complicité. Etre de compliciti^:.

~ Fig. Connivence, coopération, action commune ; // s'établit une sorte de complicitk etitre tes erreurs.

— Encycl. En droit pénal, la complicité est la participation àun crime ou à un délit ; non point, toutefois, la participation directe et immédiate, telle que celle des auteurs ou coauteurs, mais seulement la participation indi|ecte ou accessoire. Pour qu'il y ail complicité punissable, il faut ; l» que ta coopération au crime ou au délit résulte d'un fait positif; 8" qu'elle ait été volontaire et consciente; 3° quelle se soit réalisée par l'un des modes limitativemont déterminés par la loi.

Los faits constitutifs do la complicité sont énumérés et caractérisés par les articles 60,61 et 62 du Code pénal. Ci-s textes considèrent comme complices : l" ■■ ceux qui, pai dons, promesses, menaces, abus d'autorité ou do pouvoir, machinations ou artifices coupables, auront provoqué" îi l'action qualifiée crime oudélit; Z^coux (jui auront «donno des instructions pour la commettre ■• ; 3"* » ceux qui auront procuré des armes, des instruments, ou tout autre moyen qui aura servi à l'action, sachant (jn'ils devaient y servir» ; i* u ceux qui auront, avec connaissance, aidé ou assisté l'auteur ou les auteurs do l'action, dans les faits qui l'auront préparéo ou facilitée, ou dans ceux (jni l'auront consommée Il ; 5" <i ceux qui, connaissant lu conduite criminoUo dos malfaiteurs exerçant dos brigandages ou don violences contre la sûreté do l'Etat, lu j[iaix publique, les personnes ou los propriétés, leur fournissent, habituelle-

COMPLEXIONNER

Page 1