COMPTE
Chambre des comptes : Le roi se bornait à écrire sur les ORDONNANCES DE COMPTANT : n Js SttJS U motif de Cette dépense. v> {Chémol. )\\ Petit comptant. Bureau du trésor royal où 1 on ne payait que les sommes au-dessous de 1.000 livres, ii Grand comptant , Bureau du trésor royal où l'on pavait les sommes de 1.000 livres et au-dessus.
— Adverbial. Conim. En espèces et sur-le-champ ; Payer COMPTANT. Acheter, Vendre comptant, il A Paris, daus le commerce du demi-gros, En espèces, et six semaines au plus après la Uvraisoa. ii Payer comptant-compte, ou comptant â livrer, ou comptant sur balle, Payer aussitôt après que la marchandise a été agréée et pesée, avant même qu'elle soit enlevée.
— Fig. Immédiatement et d'une façon équivalente : Le plaisir de faire du bien 7ious paye comptant de notre bienfait. (Mass.)
— Anton. A crédit, à terme.
— Gramm. Certains auteurs font accorder comptant adjectif; d'autres le laissent invariable.
— Encycl. Bours. Sous le nom de marchés au comptant, on désigne les négociations d'effets pour lesquelles, à l'inverse des marchés à terme, le donneur d'ordre doit, si l'agent de change l'exige, remettre à ce dernier, avant toute négociation, les effets ou valeurs à négocier ou les fonds destinés à acquitter le montant de la négociation (art. 58 du décret du 7 oct. 1890).
Les effets au porteur ou transmissibles par voie d'endossement, négociés au comptant, doivent être livrés par l'agent vendeur avant la cinquième bourse qui suit celle de la négociation (art. 42 du règlement particulier des agents de change du 3 déc. 1891).
Les fonds provenant de la vente de ces effets doivent être à la disposition du donneur d'ordre le surlendemain du jour de la négociation, ou, s'ils n'ont été livrés qu'après cette négociation, dès le surlendemain du jour où ils ont été remis à l'agent de change (art. 43, id.).
— Comptât). Ce qui se paye au moment de la livraison est le comptant-compte. Entre commerçants, les règlements au comptant se font à la fin du mois, ou même à la fin du mois qui suit la livraison. On distingue le comptant net, et le comptant avec escompte.
COMPTE {konf — étymologiquement, môme mot que conte, dans lequel on à rétabli le groupe mp du latin. [V. conte].) n. m. Action de compter ; opération par laquelle on se propose de trouver un nombre dont les éléments sont donnés : Paire le compte de son argent. Il Résultat de cette opération, nombre ; Compte e.Tact.
— Sorte de tableau des sommes déboursées ou à débourser, reçues ou à recevoir : Tenir ses comptes en règle.
Il Facture, mémoire, énumération de fournitures faites et des sommes dues en conséquence : Solder son compte.
— Fig. Avantage, intérêt, plaisir. : Les fripons trouvent leur compte dans la bonne foi des honnêtes yens.
— Comptes faits. Ouvrage qui donne des calculs tout faits : Les comptes faits de Barrême.
— Ligne de compte. Les résultats généraux des comptes de gestion des comptables publics doivent être disposés d'après des règles déterminées par divers décrets ou règlemeDts. (La forme réglementaire dans laquelle ces résultats sont présentés constitue la ligne de compte.)
Il Mettre en ligne de compte. Faire entrer en ligne de compte. Prendre en considération.
— Compte administratif, Compte des recettes et des dépenses d'un exercice, présenté : au conseil général par le préfet, ordonnateur des dépenses départementales ; au conseil municipal par le maire, ordonnateur communal ; par le président de la commission administrative des établissements de bienfaisance, ordonnateur hospitalier ; par les proviseurs des lycées, les doyens des facultés et les recteurs, ordonnateurs des lycées, facultés et universités; par le président du conseil de fabrique.
— Compte de gestion, Compte des'opérations en recottes et en dépenses faites, pendant un exercice : par le trésorier-payeur général , comptable du département;
Sar les receveurs municipaux et hospitaliers, comptables es communes et des établissements de bienfaisance; par les économes des lycées et les agents comptables des facultés et universités; par le trésorier marguillier, comptable du conseil de fabrique.
— Compte rendu, Relation, rapport, exposition : Le COMPTE RENDU des séances de la Chambre, aune représentation théâtrale, d'un livre.
— Admin. Cour des comptes. V. codr.
— Eaux et for. Bois de compte, Bûche de compte, Bois coupé d'une longueur et d'une grosseur à peu près régulières, et dont les bûches. se comptent, au lieu d'être mesurées.
— Manufact. Unité formée de plusieurs unités simples, que l'on emploie pour la commodité du calcul : Vous avez vingt-cing comptes de quatre, ce gui fait bien cent, ii Lo compte est le nombre de cent fils compris dans la largeur d'une pièce d'étoffe ou de toile.
— Méirol. Monnaie de compte, Unité conventionnelle dont on se sert dans les comptes, mais qui n'est pas représentée par une monnaie réelle, comme l'écu de trois francs, qui n'existe pas en France : Une somme de cent écus.
— Loc. div. De ou Tout compte fait. Tout considtTé- il Compte rond, Nombre simple, facile à retenir ou à calculer, et qui n'est pas compliqué, soit d'un certain nombre d'unités ajoutées à une série d'unités d'un ordre supérieur, si le nombre est fort, soit d'une certaine fraction ajoutée à un nombre entier, si le nombre est plus petit : Cent cinquante mille trois cents francs, c'est cent cinquante mille francs, compte bond, il Compte borgne. Compte compliqué ou mal fait, presque toujours volontairement et dans un but do fraude, ii Compte de cuisinière, Compte mal tenu ou fortement majoré, il Compte d'apothicaire. Compte dans le<{uel le prix des articles est encore plus exagéré que dans le précédent, il Bon compte, Bon marché : Le bon compte est souvent le mauvais compte de l'acheteur. — Faire bon compte. Vendre à bon marché. — A bon compte, A bon marché, pour peu d'argent : Vendre, Acheter À bon compte. S'amuser  bon compte. — Sans grande peine; «ans beaucoup do mal : Les financiers s'enrichissent K bon COMPTE. — Pour tout de bon :. Notre sang coulait k bon COMPTE, et nous nous affaiblissions à vue d'ml. (Le Sage.) — En déduction de ce qui est dû : Prenez cinquante francs k BON COMPTE, li De bon compte, Kn comptant exactement, tont au moins : Etre dp bon co.mpte, Etre loyal en affaires, payer exactement ce qu'on doit. — Etre franc, sincôro.
H Tourner a compte, Etre avantageux.
— Ace compte, A ce compte-là, D'après ce raisonnement.
uAucompte (/e, Suivant l'opinion, le dire de : A roire compte.
Il Au bout du compte. En fin de compte, Après tout, en définitive. Il De compte à demi ou A compte à demi. En partageant les bénéfices. Il Sur le compte de, Au sujet de, pour ce qui concerne, ii Prendre, Mettre sur son compte. Faire inscrire sur son compte, se déclarer prêt à payer pour d'autres, et fig. : S'attribuer, accepter la responsabilité de.
Il Mettre sur le compte de. Attribuer â : Muttre une faute SUR LE compte DE Son Camarade, ii Pour le compte de. Aux profits et dépens de : Faire le commerce pour le compte D'autrui. — Pour l'avantage, l'intérêt de : Pas de solidarité, dit l'égoïste; chacun pour son compte ici-bas. |i Pour le compte de. Quant à, pour ce qui est de : Pour le compte DE Corneille, il est fort inégal, il Laisser une marchandise pourcompte, La refuser, sans indemnité pour le fournisseur ou l'expéditeur, parce qu'où ne lui trouve pas les qualités requises. Il Par compte, Successivement, à mesure qu'on en a besoin, il Etre de compte. Etre à compter, mériter d'être compté. Il Etre loin de compte, Etre en désaccord de beaucoup sur un compte ou sur un sujet quelconque, n Aiwir son compte, En avoir pour son compte. Etre fort maltraité.
— Etre complètement ivre, il Avoir ses comptes à jour, Avoir ses comptes bien réglés et offrant le moyen d'une vérification facile et immédiate, ii Demander son compte. Faire régler le compte de son salaire pour quitter le service d'une personne. Il Recevoir ses comptes. Etre congédié, ii Donner, Faire son compte à quelqu'un. Le payer et le renvoyer. — Donner son compte à quelqu'un. En donner à quelqu'un pnnr son compte, Le malmener, le traiter rudement, ii Trouver son compte à, Avoir profit, avantage à. il Ouvrir un compte à quelqu'un. Lui consacrer une place sur le livre de comptes.
Il Avotr un compte ouvert chez quelqu'un. Prendre chez lui à crédit. Il Avoir en compte, Avoir à sa charge, pour rendre compte à réquisition, ii Passer en compte. Inscrire au débit ou au crédit de quelqu'un. — Etre attribué à quelqu'un, compté à l'avantage de quelqu'un, il Passer, Etre nus sur le compte de. Etre attribué à. il Arrêter un compte, Le régler, le fermer avec le projet de n'y plus rien ajouter ou d'en ouvrir un nouveau, ii Bégler un compte. Par allusion au trait qu'on tire à la règle sous l'addition. Le fermer pour en balancer l'avoir et le doit et mettre le résultat en évidence. — S'acquitter, il Bégler ses comptes. Fermer ses comptes pour balancer son « doit » et son « avoir » et mettre à jour la situation générale. — Mettre ordre à ses affaires.
— Fig. Rendre raison de ses actions : Régler ses comptes avec la Justice divine, il Compte à rendre ou simplement Compte, Justification de sa conduite, compte rendu de sa gestion, il Rendre ses comptes, Présenter ses comptes à la vérification de qui de droit. — Présenter l'état des biens que l'on a administrés : Rendri^ ses comptes de tutelle.
11 Rendre ses comptes, ses derniers comptes, Isionvit. Il Rendre compte de, Exposer, analyser ; Rendre comptic D'unepiéce de théâtre. — Rapporter, 'racont3r : Rendre compte de ce qui s'est passé. — Expliquer, justifier ; être interrogé sur, être puni ou récompensé pour : Ri^ndre compte de ses actions. Il Rendre bon compte de. Avec un nom de personne, Rendre un bon témoignage en faveur de : Rendre bon compte D'un employé. \\ Vous m'en rendrez bon compte, Vous me le payerez, ii .S'e rendre compte de. Apprécier, se rendre raison de. Ii Devoir compte de. Etre tenu â : La magnanimité ne DOIT pas compte à la prudence de ses motifs. (Vauven.) — Etre responsable devant : J'en dois compte au Sénat. \\ Dema7ider compte de. Demander l'explication, la justification de. Il Faire son conrpte, Compter, fonder des prévisions ou des espérances : En tout ce qui est douteiLX, le seul moyen d'agir avec assurance est de fairi; son compte sur le pis. (Louis XIV.) Il Faire son compte que. Faire état que, avoir la pensée que : J'avais fait mon compte que vous viendriez. Il Faire compte ou Faire son compte de. Se proposer de, se décider à. il Faire le coynpte de, Etre à l'avantage de ; Le communisme ferait lk compte de tien des gens. Il Tenir compte de, Oiivrir un compte au sujet de. — Compter, prendre en considération. — Dédommager; et au fig. Savoir gré, être reconnaissant : Tenir compte de Vintention. 11 Ne tenir compte ni ynesure. Ne prendre aucun soin de ses affaires. Il Tenir ou Faire compte de. Faire cas do : Tenir compte itun avis, il Savoir, Entend}'e bien son compte, Connaître son droit, ses intérêts, il Son compte est bon ou Son compte sera bientôt réglé, U peut s'attendre à être châtié, maltraité.
— A compte, En déduction d'un compte plus considérable 1 Recevoir 20 francs k compte, u A crédit, parce que, dans ce cas, il y a compte ouvert : Prendre des marchandises k compte. V. acompte.
— pROv. A chacun son compte, U faut donner à chacun ce qui lui est dt'i. ii Chacun veut avoir son compte, Personne ne s'endort sur ses propres intérêls. ii Erreur n'est pas compte, Il est toujours à ijropos de roctifier un compte inexact, ii Les bons comptes font les bons amis, Pour rester amis, il faut avant tout s'acquitter exactement do ce que l'on se doit l'un à l'autre. i| A tout bon compte revenir, On doit, si l'on a fait bon compte, ne pas faire difficulté de laisser recommencer le compte.
~ Enctcl. Comptab. Il existe deux sortes de comptes : les comptes arithmétiques, et les comptes digraphiques ou comptes d'une comptabilité tenue en partie double.
Le compte digraphique ou double est l'état disposé par doit et avoir, résultant do l'inscription méthodique d'un ou plusieurs comptes arithmétiques exprimant des échanges de valeurs. (Cet état porte le nom soit d'une personne, comme Pierre, Pacl, Léon, soit d'une chose, comme caisse, magasin, effets, frais généraux.)
— Compte collectif . Les comptes collectifs sont aujourd'hui do plus en plus usités dans la comptabilité des maisons do commerce, d'industrie et de banque, pour représenter et résumer au grand-livre général des séries de comptes do mémo nature, comme clients, fournisseurs, outillage, etc., que l'on ouvre dans un ou plusieurs gratids-livres particuliers. Les comptes collectifs facilitent la division du travail comptable, simplifient la balance d'ensemble et fournissent des contrôles très utiles.
— Compte à fjê, à ijS. à 1(4. Ces comptes relatent les opérations que font en participation deux, trois, quatre, etc., personnes, lesquelles so sont engagées préalablement à partager les bénéfices et à supporter les pertes do la spéculation poursuivie.
— Compte d'ordre. Los comptes d'ordre sont des comptes transitoires ou permanents qui permettent d'exprimer exactement les opérations économiques et les résultats qu'elles donnent. L'emploi raisonné de ces comptes caractériso la comptabilité élevée progressive-
ment â l'état de science des comptes, d'art empirique qu'elle était précédemment.
— Compte de retour. Un compte de retour est l'état établi sur une formule spéciale contenant l'énumération des sommes à rembourser par suite du non-payement d'un effet constaté par un protêt, à savoir ; capital de l'effet, frais de protêt, intérêts, rechange, timbre de la retraite, lettres, etc.
— Compte courant. Un compte, entre deux individus, est dit courant, du moment qu'il contient une suite, un courant d'opérations. On distingue le coinpte courant simple et le^compte courant et d'intérêls. Le compte courant simple est l'état dressé par doit et avoir des opérations exprimées en monnaie de compte, qui se poursuivent entre deux individus durant une certaine période, dont la durée est déterminée par la volonté des parties, et au bout de laquelle l'arrêté du compte fixe la somme dont l'une des parties est redevable à l'autre, quant aux capitaux mouvementés dans le compte. — Un compte courant et d'intérêts est un état dressé par doit et avoir des mouvements de capitaux qui se produisent entre doux individus durant une certaine période, dont la durée est déterminée par la volonté des parties, et au bout de laquelle l'arrêté du compte ùxe la somme dont l'une des parties est redevable à l'autre, non seulement quant aux capitaux mouvementés dans le compte, mais encore quant aux intérêts de ces capitaux et quant aux changes, commissions, etc., dont le taux et la réciprocité ont été préalablement fixés par convention ou tarifs respectivement consentis.
Les méthodes usitées pour étabhr les comptes courants, avec intérêts, sont au nombre de trois, savoir :
1" La méthode hambourgeoise ou par soldes;
i" La méthode directe ou progressive ;
;i° La méthode indirecte ou rétrograde.
La méthode hambourgeoise consiste simplement à calculer les intérêts d'une somme inscrite à un compte, jusqu'au jour ou une autre somme vient s'ajouter à ce compte. Exemple :
1» M. Lefort me remet une somme de fr. 8.000 le 5 janvier ; je lui verse fr. i.500 le 25 janvier. Nous sommes cotwenus d'un intérêt réciproque de 6 p. iOO.
A la date du 25 janvier, je puis savoir ce que je dois à Lefort; il suffit que j'ajoute à la première somme les intérêts courus du 5 au 25 janvier. Soit vingt jours d'intérêts â 6 p. 100 sur fr. 8.000 = 26,66.
J'obtiens Fr. 8.000 ■> (valeur 5 janvier).
Intérêts de 20 jours. 2t),6fi
Je lui remets . . .
Je lui dois