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COMTE

Compteur (l'électricité.

nouveau voyageur. II faut aussi mentionner le compteur horaire, destiné à fractionner le prix de la course, en tenant compte du temps employé pour le trajet.

Compteurs de vapeur. Ils servent à enregistrer le débit

de vapeur en l'indiquant, soit au moyen d'un cadran, soit encore par le tracé sur un cylindre d'une courbe de débit. (Le compteur do vapeur le plus employé est celui de Parenty.)

-^ Compteurs d'électricité. Les 'compteurs d'électricité peuvent se rapporter à trois types : les compteurs de guantité on coulombmètres ; ]cs compteurs de force électro-motrice ou. voltmètres; les compteui's d'é?ierfjie électrii^ue ou u-attînètrès. 11 existe de nombreux types de la première catégorie, fondés les uns sur Vëleciroljjse, les autres sur les actions électromagnétiques ; les premiers ne sont que des modifications de l'ancien voltamètre; les autres sont des ampèremètres, combinés avec des chronomètres.

Les appareils de la seconde catégorie n'existent guère pratiquement .

bien qu'ils puissent servir à suivre la variation du potentiel pendant la charge et la décharge des accumulateurs. C'est un appareil qui rappelle le galvanomètre de Deprcz. Quant aux compteurs du troisième genre, ils servent à mesurerlaforce électro*motrice. L'un dos plus remarquables est celui de Marcel Deprez. On peut citer également les compteurs d'Aron, de Siemens, de Vernon-Boys, d'Ayrton, etc.

— Compteurs pour enti-ées. Sorte de tourniquets d'un usage fréquent dans les expositions publiques, sur les champs de courses, etc. Ils sont munis d'un déclic comptant les visiteurs, dont un seul peut passer à la fois. V. tourni-

QUiiT.

COMPTEUSE {kon-teuz') n. f. Ouvrière des fabriques de papier, qui assemble en mains les feuilles de papier.

COMPTOIR [kon-to-ar' — rad. compter) n. m. Comm. et îîn. Sorte de tat)le massive, de bois ou de métal, sur laquelle les changeurs comptent l'argent, les marchands étalent leurs marchandises, les débitants de boissons servent leurs consommations, etc. il Demoiselle, Dame de comptoir. Fille ou Femme qui est au comptoir pour servir les pratiques ou faire la recette.

— Succursale de la Banque de France : La Banque a des COMPTOIRS dans les principales villes, il Nom donné à divers établissements do crédit public : Le Comptoir d'escompte, ii Etablissement de commerce, de banque, etc., fondé, par une puissance ou par des particuliers, dans les pays d outre-mer : Les Anglais ont des comptoirs partout où ils n'ont pas de grandes coIojups.

— Techn. Lieu d'une fabrique de tissus où sont déposées les matières premières, et où l'on en fait la distribution aux ouvriers.

— Encycl. Arcbéol. Le mot comptoir, anciennement, s'entendait de plusieurs manières ; soit qu'il s'agît d'une table à compter, d'une salle où l'on travaillait, d un jeton de compte, ou d'un ofiicier de la chambre des monnaies. Les comptoirs du moyen âge, en tant que tables, portaient souvent gravées sur leur surface des tables arithmétiques, et aussi des logcttes creusées pour les espèces.

— Fin. Comptoir d'escompte. La création de cet établissement de crédit fut l'œuvre du gouvernement provisoire de 1848. La révolution de Février avait protondément affecté le crédit public. Les retraits do fonds, inspirés par la panique, avaient fermé les guichçts des banques; le cours forcé dos billets de la Banque de France avait été décrété; le payement des bons du Trésor, le remboursement des fonds de caisse d'épargne suspendus; la rente était tombée à 50 francs. Le gouvernement crut remédier à la crise en provoquant, par décret du 7 mars, la création, en province et à Paris, de comptoirs d'escompte dont le capital serait fourni par tiers : en bons du Trésor par l'Etat; en obligations par les départements et les communes, à titre do garanties; en numéraire par les associés souscripteurs. Soixante établissements furent ainsi créés. Ils disparurent peu à. peu, avec les circonstances qui les avaient fait naître, après avoir rendu d'incontestables services, sans avoir compromis ni leur capital, ni les garanties de l'Etat ou des communes.

Le Comptoir d'escompte de Paris leur a seul survécu. Il s'est successivement transformé. En 1889, à la suite de spéculations malheureuses sur les métaux, engagées par son directeur, Denfert-Rochereau, et du suicide de co dernier, il dut liquider. L'apport de son actif fut fait à une société nouvelle, constituée le 4 juin 1889, pour cinquante ans, au capital de 100 millions de francs, divisé en 200-000 actions, entièrement libérées, de 500 francs, et régie par un conseil d'administration de huit à «luinzc membres.

COMPTON (sir William), général anglais, né en 1625, mort à Londres en 1663, (ils d'un officier uo Charles 1*^% qui périt à la bataille d'Hopton Heath, en iCii. A dix-huit ans, il recevait do Charles I" le commandement d'un régiment, et il se distinguait à la bataille do Banbury (1G43). Lieutenant gouverneur de cette ville, il y subit l'assaut des Parlementaires, et, à force d'héroïsme, parvint à s'y maintenir jusqu'au 8 mai 1G4G. Il déploya les m^;mcs qualités au siège do (jolchestcr, où P'airfax no put entrer qu'on affamant la place (IC48). Aussi Cromwell 1 avait-il on haute estime. Compton, en 1C52 et 1659, prit une part active à toutes les intrigues en faveur de la Kestauration, ce qui le fit emprisonner  deux reprises (1655 et 1658). Après la Restauration, Charles II le nomma maître do l'artillerio. Compton fut député de Cambridge à la Chambre des communes, en 1660-1661.

Compton (Henry), évfiqnc anglican, né à Compton (comté de Warwickj en 1632, mon à Fulliam en 1713. Après un long voyage sur le continent (IC52-1660), il entra dans l'armée, qu'il quitta bientfit pour se consacrer à l'Etlise. En 1674, il était évoque d'Oxford; en 1675, évéque de Londres. ÏCn 1676, il entrait au conseil privé. Charles II le chargea do l'instruction de ses nièces, Mario et Anne, qui furent reines d'ADglctorro. Compton, dans l'administration do son diocèse, se montra protestant rigide. Aussi

déphit-il fort à Jacques II. qui le suspendit de l'exercice do ses fonctions(1685). Compton, blessé, se retira à Fulham, et lit une propagande active en faveur de Guillaume d'Orange, qu'il couronna à Westminster (1689). Il eut peu d'influence sur la nouvelle cour, mais il regagna toute sa faveur à l'avènement de son ancienne élève, la reine Anne, qui le nomma, en 1702, aumônier de sa maison. On a de lui d'assez nombreux écrits, entre autres : Life of donna OUjmpia Maldachini (1667), traduit de l'italien, et des Episcopalia (1686), qui sont un recueil de ses mandements. Compton était un botaniste distingué, et il avait créé de curieuses collections de jilantes.

GOMPTONIE [kon-pto-ni) n. f. Bot. Section du genre mijrica.

COMPTONITE {kon-pto — de Compton, n. pr.) n. f. Silicate naturol, zéolite sodico-calcique ; variété de thomsonito, qui se présente, en petits sphéroïdes groupés ou en cristaux courts, dans les oasaltes d'Eisenach, en Saxe, et dans un trapp grisâtre de Bohême.

COMPTORISTE {kon-to-risst' — rad. comptoir) n. m. Celui qui tient un comptoir, il Celui qui est habile à tenir des comptes. (Peu usité.)

COMPULSATION (kon, si-on) n. f. Action de compulser (Peu us.) Il (Quelques-uns disent compdlsion.

compulser {kon — du lat. cum, avec, et pulsare, supin pulsattim, pousser) v. a. Obliger un notaire ou autre ofiicier pulilic, en vertu de lettres obtenues en chancellerie, à délivrer des actes dont il garde les minutes, ii Se faire montrer une pièce chez un ofticier public, ii Examiner attentivement, feuilleter avec soin, en parlant de livres ou de manuscrits : Compulser des dossiers.

COMPULSEUR (kon) n. m. Individu qui compulse : Un coMPCLSEUR de dossiers.

— Ane. art milit. Ofticier ou serre-file, chargé de pousser les soldats au combat.

COMPULSIF, IVE {kon — du lat. compellere, supin cotnpalsum, pousser; adj. Qui pousse, qui contraint, qui oblige : J-orce COMPULSIVE.

COMPULSION (^071 — rad. compulsif) n. f. Impulsion violente, contrainte. Il Action de compulser. (Peu usité.)

COMPULSOIRE {kon, so-ar' — rad. co7npulser) n. m. Dr. Procédure employée pour obtenir communication d'un acte dans lequel on n'a pas été partie, et qui est chez un dépositaire public, ii Vérification de livres do commerce.

— Ane. dr. Lettres de compulsoire, Autorisation de compulser un dossier ou un acte, il Ordre donné au dépositaire de titres de les laisser compulser.

— Encycl. Les articles 846 et suivants du C. de proc.civ. règlent la façon dont un tiers peut être autorisé, au cours d'une instance, à prendre connaissance d'un acte chez un dépositaire public, et à s'en faire délivrer une copie ou un extrait. C'est une dérogation à la loi du 25 ventôse an XI sur le notariat. Il faut, pour la justifier, un lien direct et sérieux entre la pièce dont on demande communication et l'olijot du litige.

COMPURGATEUR [kon — du lat. cum, avec, et purgare, supin imrgalum, purger) n. m. Ane. dr. Témoin à décharge.

COMPUT {kon-puV — du lat. computare, compter) n. m. Calcul servant à dresser un calendrier, et particulièrement le calendrier des fêtes mobiles : Les premiers chrétiens suivirent le coMPUT de l'empire, il On a dit aussi compost.

— Encycl. Le mot comput est entré dans la langue lors de la promulgation du calendrier grégorien. Le comput renferme le nombre d'or, [e cycle solaire, l'indiction romaine, Vépacteei les lettres dominicales. V. calendrier.

COMPUTATION {kon, sî-on — du lat. compittatio. mémo sens) n. f. Supputation du temps, faite dans le but do drosser un calendrier.

— Dr. Computation d'un délai, Fixation de ce délai.

— Encycl. En droit romain, on appelait computatio civilis le mode de calcul des délais qui consistait à compter simplement les jours de die ad diem, et non de momento ad momentum {computatio naturalis). Quand le délai devait faire perdre un droit, il n'était censé terminé qu'à l'expiration du dernier jour.

COMPUTER {kon — rad. coynput) v. a. Supputer, compter : Napoléon ne sut ni compotek les jours, ni prévoir l'effet des climats. (Chateaubr.) [Peu usité.]

COMPUTISTE {kon, tisst' — rad. computer) n. m. Celui qui travaille à dresser le calendrier ecclésiastique. Il A Rome, Officier (|ui i>orroit les revenus de la chambre apostolique.

GOMRIE, ville d'Ecosse (comté de Perth), sur l'Earne ; 1.900 hab. Exploitation d'ardoises. A 2 kil. S. de Comrie, restes d'un camp romain qu'on suppose avoir été le camp d'Agricola.(Les environs de Comrie sont exposés aux tremblements de terre.)

GOMTADIN, INE {kon), personne née dans le comtat Veuaissin, ou qui Iiabite co pays. — Les Comtadins.

— Adjectiv. Qui appartient à ce pays ou à ses habitants. Tradition comtadini;.

COMTAL, ALE, AUX {ko7i-tal') adj. Qui appartient aux comtes ou à un comte : Cou7'onne comtale. Ville comt/^le. COMTAT {kon-ta) n. m. Se dit pour Comté, mais seulement pour désigner le comtat Venaîssin.

CoMTAT (le) [ou comtat "Venaissin] et comtat D'Avignon, petits pays de l'ancienne France, enclavés dans la Provence, et qui restèrent terres papales jusqu'en 1791. Le comtat d'Avignon so bornait à la ville, où sont papes résidèrent de 1305 à 1378, et à son immédiate hanlieue; mais le comtat Venaissin comprenait plus de 180.000 hectares, et il a fourni plus de la moitié du département do Vaucluse ; il tirait son nom de Vonasque

I {vintlascinum). C'est uno contrée splendide, avec avantmonis dos Alpes — tels lo majestueux Ventoux (1.912 m.), le Lubéron (1.125 m.) — et plaines magnifiques, arrosées par des canaux tirés du Hhône, de la Durance et de la merveilleuse rivière de Vaucluse, la Sorgue. comte Ucont' — du lat. coynes, itis, compagnon, et plus

! tard " comte «) n. m. Sénateur choisi pour conseiller, du temps dos premiers empereurs romains, ii Au temps du Bas-Empire, Dignitaire du palais, n Chef militaire commandant uno province, n Comte des largesses sacrées, Chef dos finances de l'Etat, ii Comte du trésor privé. Ministre des revenus et des deniers do l'empereur, ii Comtes des domestiques, Titre dos deux commanaants de la garde impériale. Il Comtes du palais, Officiers attachés au service de l'em-

pereur. (C'étaient ordinairement des eunuques.) il Comte palatin, Premier titre que portèrent les ducs de Bavière.

— En France, jusqu'à Charlemagne, Dignitaire qui gouvernait une certaine étendue de paj's, sous l'autorité du roi : Les comtes de Charlemagne. Il Comte du palais ou Comte palatin. Chef suprême de la justice, n Comfe de iétable. V. connétable. — A l'époque de la féodalité. Vassal du roi qui gouvernait d'une façon à peu près indépendante une seigneurie appelée »■ comté » : Le comte de Corbeil et de Melun. Les comtes de Bretagne, il Comtepair, Comte grand feudataire de la couronne : Les comtespairs de Toulouse, de Flandre, de Champagne. \\ Depuis la féodalité et jusqu'à nos jours, Simple titre de noblesse, intermédiaire entre ceux do <i marquis " et de « baron ".

Il Comte es lois, Ancien titre honorifique des professeurs émérites de la faculté de droit, à Toulouse.

— Arg. Menteur {par jeu de mots sur conte, histoire inventée}, il Comte du canton, Geôlier, ii Comte de caruche, Porte-clefs.

— Démon. Comtes de l'eiifer, Démons d'un ordre supérieur, qui commandent de nombreuses légions de diablotins, et qu'on peut évoquer à toute heure du jour dans un lieu sauvage, disent les démonologues.

— .Encycl. Epoque romaine. Dans l'empire romain, les dignitaires de l'administration provinciale, puis les empereurs, étaient entourés de conseillers particulièrement attachés à leur personne, qui les « accompagnaient » ; ce furent les comtes. Leurs attributions devinrent de véritables fonc-

Signt's distiDclifs du comte :

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