‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 169 sur 870 · Tofiue (î»*" Enipirej; 2. Heaume (xni'-' s); 3. Couronne · texte numérisé non relu

Tofiue (î»*" Enipirej; 2. Heaume (xni'-' s); 3. Couronne

tions. Ils étaient hiérarchisés en trois classes. D'autre part, on distinguait, parmi les comtes, ceux qui étaient revêtus d'un commandement militaire, ceux qui étaient chargés de l'administration provinciale, enfin ceux qui étaient attachés à l'administration centrale, correspondant à ce que nous appellerions aujourd'hui des cbefs de bureau. On trouvera lo détail de ces dignités dans la Notifia dignitatum et administrationum omnium m partibus Oi'ieniis et Occidenti (Bonn, 1839-1853).

Epoque byzantine. L'administration byzantine conserva les cadres do l'administration romaine ; mais le titre de H comte >' perdit de son importance en se multipliant. Dans l'organisation militaire, il tomba jusqu'à ne plus désigner qu'un grade inférieur. Dans les services de l'administration centrale, seul le directeur des haras conserva le titre de <■ comte 11. Dans l'administration provinciale, on trouve encore le comte de la tente, chargé des approvisionnements, le comte des aqueducs, et le comte des mines.

Mojfen âge et temps modernes. Sur la fin de l'empire, l'administration romaine plaea à la tête de chacune des subdivisions provinciales appelées civitates (cités) un fonctionnaire, chargé à la fois de l'administration civile et de la défense militaire. Ce furent les comtes. L'organisation fut maintenue par les rois germains. Le comte de l'époque mérovingienne concentre dans ses mains tous les pouvoirs : financiers, administratifs, judiciaires et militaires. Avec les rois carolingiens, l'autorité des comtes gagna plus de force encore et plus d'importance. Le nombre des comtes alla, en outre, en augmentant, avec le morcellement des circonscriptions à la tête desquelles ils étaient placés. Cependant, sous les derniers Carolingiens, le pouvoir royal se désorganisait : les fonctions de comte devinrent un véritable bénéfice, qui se transmit à titre héréditaire ; elles devinrent un fief. L'importance des comtes fut d'ailleurs variable, depuis les grands feudalaires, comme les comtes de Flandre et do Champagne, jusqu'à de simples hobereaux, comme les comtes âo Corboil et de Dammartin. Les comtes possédaient, en totalité ou en partie, les droits régaliens : haute, moyenne et basse justice, droit de battre monnaie, droit de guerre, etc. Quand le pouvoir royal, sous les premiers grands capitaines, reconstitua son autorité, ce fut au détriment des comtes, jusqu'à ce que, finalement, à l'entrée de 1 âge moderne, la rovauté fiit parvenue à supprimer leurs droits régaliens. La royauté s'arrogea simultanément le droit do créer des comtes : ce n'était ])lus qu'un titre, que la Révolution supprima. Il réapparut sous l'Empire, et, de nos jours, un grand nombre de familles se décorent do ce titre. (Sous l'empire, les comtes portaient une toquo de velours noir retroussée de contrehermine avec porte-aigrette d'or et d'argent surmonté do cin(| plumes.) La couronne de comto vue de profil, telle qu'elle est lignrée sur les blasons, se compose de neuf grosses perles.

Comte de Toulouse (i.e), roman de F. Soulié (1834). [Fait partie de la série de romans historiques, publiée sous le titre do Bomans du Languedoc] — Albert de Saissac, en revenant do Terre sainte, apprend que son château est détruit, quo son vieux père a été mutilé, sa sœur outragée, puis égorgée. Il cherche à tirer de ces forfaits une vengeance éclatante. Le récit est intéressant, le style concis et énergique.

Comte de Monte-Cristo (le), roman d'Alex. Dumas (1845). V. Montk-Cristo.

Comte d'Egmont (le), tragédie de Gœthe (1775), un do ses chefs-d'œuvre dramatiques. — La scène se passe à Bruxelles, au moment où Philippe II, inquiet de la popularité du prince d'Orange et du comte d'Egmont, qu'il soupçonne de favoriser secrètement la Réforme, envoie le duc d'Albe remplacer Marguerite do Parmo comme gouverneur des Pays-Bas. Le prince d'Orange, hommo prudent, exliorto le comte à partir avec lui avant l'arrivée du duc d'Albe; mais d'Egmont refuse pour rester auprès des habitants do Bruxelles, qui le considèrent commo le défonsour do leurs libertés. D'ailleurs, il aime une jouiio fille, Clara, née dans les rangs de la bourgeoisie, et, près d'elle, il so repose des inquiétudes et du souci des affaires.

Lorsiiuo Egmoiit, attiré dans un piôgo, est jetrt on prison par lo diu; J'AIbo, Clara rassemble les citoyens t^pouvantôs, leur rappelle leur ontlionsiasuie pour le cumto et Uuu's sennoiils, mille fois répètes, do vivro à ses côté» DU do mourir pour lui. La jeune lïUo no peut ])arvonir à éloctrisor ces cu^urs làclies et timides, et se tue pour no pas survivre à celui qu'elle aime. Egaient périt, et lo (ils du duc d'Albo, Ferdinand, qui a servi à son insu à attirer Egmunt dans lo guet-apons, devient lo cliâtimeut de son pure, à qui il reproclio son infamie. Parmi les plus beaux morceaux de cette tragédie, on cite la scéno entre le dm; d'Albo et Egmont, scène dovonuo classique, et celle où Clara appelle vainement aux armes les citoyens. Les personnages, les caractères sont supérieurement dessines.

Comte Ory (lk), opéra en deux actes, paroles de Scribe et Dolestre-Poirson, musique de Rossmi, représenté à l'Opéra le 20 août 1828. Cet ouvrage se composait, pour les paroles, d'un vaudoville du mémo titre et dos mêmes auteurs, et, pour la nmsique, d'un opéra italien de circonstance, il Viaggio a lieiins, écrit ù. l'occasion du sacre de Charles X, et représenté au Tlioàtre-Italien en 1825. Soribô et Poirson donnèrent plus d'ampleur à leur premier ouvrage, Kossiui remania sa partition, à laquelle il ajouta un duo, dos chœurs, un trio et un finale. La pièce, du genre comique, est fort amusante et la musique est délicieuse.

Comte Ory (li-;), ancienne romance qui raconte une légende picarde remontant au xiv" ou au xv" siècle. Il n'en restait que quelques fragments lor.sque Laplaco en remplit les lacunes, en rajeunit le langage, et la publia en 1785. Elle rime par assonances. Le comte Ory et quatorze de ses chevaliers se déguisent en religieuses et réussissent à s'introduire dans le couvent de Farmoutier, dont ils séduisent l'abbesse elles nonnes. Voici le premier couplet :

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Comte (François-Charles-Louis), publiciste , né à Saintc-Enlmie (Lozère) en 1782, mort en 1837. Avocat, il fonda en 1814, avec Dunoyer, un périodique, le Censeur, où il défendit avec vigueur les idées libérales sous la première Restauration, pendant les Cent-Jours et sous la seconde Restauration. Poursuivi, frappé d'amendes, le Censeur devint un journal quotidien en 1819 et se fondit, en 1820, avec 11 le Courrier français». Comte, condamné à deux ans de prison, passa en Suisse, puis en Angleterre, et revint en France en 1825. Après 1830, il fut nommé procureur du roi à Paris, puis député de la Sarthe et (1832) membre de l'Académie des sciences morales, dont il devint secrétaire perpétuel. Les principaux ouvrages de ce rcmari|uab!e écrivain sont ; Traité de législation (1826), livre qui obtmt le prix Montyon, et Traité de la propriété (1834).

Comte (Louis-Christian-Emmanuel-Apollinaire), prestidigitutcur et ventriloque, né à Genève en 1788, d'un père français, mort à Rueil (^S.-et-O.) en 1859. Destiné daburd à l'étude du droit, il se laissa entraîner à sa passion pour la magie blanche, et acquit sous ce rapport une telle célébrité qu'il obtint de Louis XVIII lo titre de " i)hysicien du roi ".Cette célébrité grandit encore dans ses voyages, et il obtint des faveurs du roi de Prusse et de divers autres souverains. Son habileté était en effet prodigieuse, et nul prestidigitateur ne l'a dépassé dans ses tours d'adresse, comme aussi dans ses boniments, ses lazzis et ses mystifications. Comte ouvrit, à Paris, on 1812, un théâtre qui devint le théâtre Cornue. V. Comtk (théâtre).

Lo récit des meilleurs tours de ce prestidigitateur se trouve dans un livre intitulé : Voyages et séances anecdotitums de M. Comte, de Genève (Paris, 181G).

Comte (Isidore-Au(/as/e-François-Marie), mathématicien et philosophe, né à Montpellier en 1798, mort à Paris en 1857. Il entra à l'Ecole polytechnique l'un dos premiers do la promotion de 1814, et, en étant sorti sans fonctions par suite d'un licenciement momentané do l'Ecole, il se livra à l'onsoignemont des mathématiques. En 1818, il devint le disciple de Saint-Simon, avec lequel il se brouillaon 1824. Il se maria, en 1825, avec M"' Massin. L'année suivante, il entreprit de développer dans un cours sa doctrine personnelle ; mais il fut frappé, après les premières leçons, dune attaque d'aliénation mentale. Il put reprendre, on 1828, ses travaux et son cours.

Il obtint, en 1832, une place do répétiteur à l'Ecole polytechnique ; en 1837, il y tut nommé, en outre, examinatour. Ses ressources étant très minimes, il donnaitdcs leçons à l'institution Lavillo. Malgré toutes ces occupations, il fit un cours gratuit d'astronomie dans une mairie do Paris, de 1831 à 1848. En 1832, il avait vainement sollicité do Guizot unochairo d'histoire générale des sciences, dont il proposait la création au Collège do France. En 1844 ot 1845, il perdit ses ileux places do l'Ecole \

dut se retirer de l'institution Lavilfo. A partir do co moment, il vécut surtout des contributions do ses amis. En 1842, il s'était séparé do sa femme pour incompatibilité do caractère ; il était en correspondance avec oUo ot lui servait uno pension.

Il avait publié, do 1839 à 1842, son Cours de philosophie positive (6 vol.), La méthode qu'il y préconise consiste à no s'occuper que dos faits ot de leurs relations; les faits sont les pliénom6n<(S qu'on peut constater par l'expérience ; la seule expérieiic.o est colle des sons, la psyctiolouio est impossible ot la coiniaissanco do l'homme si^ réduit À la pli^siulogio. Loh soûles relations entre les

Aiigutttc Comle.

ytocliniquo ot, on 1848,

faits dont l'étude soit légitime sont colles do succession et de simultanéité dans l'espace; Comte rejette l'étude des relations de cause ù etfot et de moyen à lin. Il pose la loi des trois états : tliéologiquo, métaphysique, positif, donne sa fameuse classilication dus sciences en sciences abstraites ot sciences concrètes, dont la généralité et la complexité croissent en raison inverso l'une de l'autre, réduit la morale à. l'altruismo ot me l'idée du droit.

A partir do 1845, Comte tenta do tirer de sa philosophie une religion. Il émit successivement les idées de Istvîer'yemère, de l'adoration do l'Immanité, do l'urganisation do la société par la science. Plusieurs de ses amis explitjuèront ce retour au mysticisme par uno crise nerveuse et par la passion platonicpie que lui in^^pira M"" Clotilde do Vaux. 11 sHnstitua grand prêtre do I Humanité, et mit en pratique, au milieu de quelques disciples, la nouvelle reli-

fion. Au Deux-Dccembre, il donna son adhésion au coup 'Etat; Littré, qui n'approuvait pas sa doctrine modifiée, se sépara de lui. Comte mourut d'un cancer à l'estomac, laissant un testament volumineux par lequel il instituait treize exécuteurs testamentaires et les chargeait de conserver son appartement de la rue Monsiour-le-Princo • comme premier siège du culte de l'Humanité.

Comto a publié : Traité élémentaire de géométrie analgtique (1843); Traité philosophique d'astronomie populaire (1844); Discours sur l'esprit positif {\Sii); Circulaire proposant une association libre pour l'instruction du peuple dans tout l'Occident européen (1848); Calendrier positiviste (.1849); 6'yslème de politique positive (1852-1854); Bibliothèque positiviste (IS5\); Catéchisme positiviste {IS^'2); Appel aux conservateurs (1855); Synthèse subjective (185G). Ses exécuteurs testamentaires ont publié : Lettres à M. Valat, professeur de mathématiques (1870); Lettres à Stuart Mill (1877); Opuscules de philosophie sociale (1883); Testament d'Auguste Comte (1884).

— BiBLiOGR. : D'' Robinet, Notice sur l'œuvre et surlavie d'Auguste Comte (Paris. 1860); Emile Littré, Auguste Comte et la philosophie positive (1863).

Comte (Joseph-Achille), naturaliste français, né à Grenoble eu 1802, mort à Nantes en 1866, fut successivement professeur, chef de bureau au ministère de l'instruction publique et directeur de l'Ecole préparatoire à l'enseignement supérieur, à Nantes. Ses principaux ouvrages sont : Recherches anatomiques et physiologiques relatives à la prédojninance du bras droit sur le bras gauche (1828) ; Hègne animal de Cuvier, disposé en tableaux méthodiques (1832-1841): Cahiers d'histoire naturelle (1836-1845), avec Miloe-Edwards; Œuvres complètes de Duffon^avec tes suites 0846); Traité complet d'histoire naturelle {\8AA-\MS); A/usée d'histoire naturelle (1854): etc. — Sa femme. M"* AcuiLLii Comte, née Aglaé de Bodcauville, et veuve en premières noces de J.-L. Laya, a publié un Eloge de il/"-' de Sévigné (1840), des comédies, etc.

Comte (théâtrk). Ce petit théâtre, fondé par le prestidigitateur Comte, n'était d'abord qu'un spectacle de curiosités dont son fondateur faisait en grande partie les frais, avec ses séances de magie blanche et de fantasmagorie. Il s'installa dans la salle de l'ancien théâtre des Jeunos- Elèves, rue Dauphine, d'où, on 1817, il passa dans l'ancienne salle du cirque Franconi, rue du Mont-Tliabor, puis, peu après, à 1 hôtel des Fermes, rue du Bouloi. Il s'était appelé premièrement Théâtre de physique a}ntisante, venlriloquie, magie; il prit alors le titre do Théâtre des nouveautés. Comte finit par obtenir l'autorisation de faire jouer des petites pièces par des enfants. Il alla alors s'établir au passage des Panoramas, et son théâtre prit à celte époque le titre de « théâtre des Jeunes-Elèves ».

Encouragé par le succès, Comte fit enfin construire, au passage Choiseul, une salle expressément pour lui, sallo dont il prit possession en 1827. C'est colle-là môme <i^ui, considérablement agrandie plus tard, sort aujourd'hui ù. l'exploitation du théâtre des Bouffes-Parisiens.

Le petit théâtre Comte, dont l'existence se prolongea jusque vers 1855, plusieurs années après que son fondateur l'eut abandonné, a formé un certain nombre d'artistes, dont plusieurs se firent plus tard une renommée sur les grandes scènes parisiennes.

COMTÉ {kon) n. m. Territoire sur lequel un comte exerçait son autorité. (Lo mot comté était féminin autrefois ; et il l'est resté dans Franche-Comté.)

— Conseil de comté {singl. county council). Dr. angl. Assemblées élues, composées d'un président, d'adjoints {atdermen) et do conseillers, qui ont été créées on 1888 ot exercent des attributions qui, auparavant, appartenaient pour la plupart aux juges do paix.

— Encycl. France. Avec la formation féodale, lo mot cornet* désigna le fief auquel était attaché le titre de <■ comte " . Le comté mérovingiou correspondait, comme superficie, à l'ancienno civitas romaine. Il était divisé en pagi, ot souvent lo nom de pay us qsI applicpié au comté lui-même. Sous les Mérovingiens, il y eut en (îaulo 120 comtés; ils allèrent se morcelant, et l'on en compta 800 sous les Carolingiens. La féodalité rendit les comtés héréditaires dans les familles. Un certain nombre d'usurpations de titres se produisirent ; â partir du règne do Philippe le Bel, les rois créèrent des comtes: les comtés no corrospondirent plus du tout aux anciennes civitates romaines. Les comtés los plus importants furent subdivisés dans lo Nord en bailliages ot prévôtés; dans lo Midi, on sénéchaussées ot viguories. Los comtés formeront do petits Etats dans l'Etat, mais dont l'autonomie fut insensiblement absorbée par lo pouvoir royal. Sous l'ancien régime, ce no furent plus quo des domaines décorés d'un titre. La Révolution supprima tous los comtés : il n'y eut plus, dés lors, distinction entre los terres nobles ot les terres roturières.

Angleterre. Le comté est uno division administrative do la Grande-Brotapne, mais son organisation varie avec les grandes divisions du territoire : Anglotorro ot pays do Galles, ICcosse, Irlande.

I/Angloterreet lo pays do Galles renferment 61 comtés. Dans chacun d'eux, la"couronno est roprésontéo par un lord-lieutonani. Los jiouvoirs exécutifs sont dévolus i\ un sliérif; il y a encore un sous-sliérif, un clore do ])aix,dos coronors et autres fonctionnaires. A côté do ces fonctionnaires existe un conseil élu, du " conseil do comté «, qui nomme dos aldormon ot a d'autres attributions importantes.

L'Eeosso comprend 33 comtés. Jusqu'à 1889, l'administration do ces comtés dilVérait assez notablement de celle des comtés anglais. Elle s'en rapproche maintenant beaucoup, sauf quo lus aldormou s'appuUout baillis, ou los

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