COMTE — COMUS
maires, prévôts. En Irlande, oii il y a 32 comtés, l'administration locale n'ost pas conliéo à un conseil élu. La principale autorité du comté est le grand jury, dont les pouvoirs cessent avec clia<iuo session d'assises. Les villes ont, pour la plupart, non pas dos conseils municipaux, mais dos commissaires (pii ont lo pouvoir do lover des taxes pour le payement des frais administratifs.
Au point de vue électoral, los comtés, au nonihro de 82, nomment 377 députés à la Cliambro dos comniiuios, soit ; Anj^'loterro et Galles 253, Kcosso 39, ot Irlande 85.
COMTE-PAIR n. m. Hist. V. PAIR.
COMTÉ-PAIRIE n. f. Hist. V. PAIUIE.
COMTESSE {Icon-téss) n. f. Femme qui possédait ua conuu. 11 Keuimo ou veuve d'un comte.
Comtesse d'Escarbagnas (la), comédie do Molière, en un acte et en prose, représentée pour la première fois devant le roi à Saint-Germain, en 1G71. La Comtesse d'Escarbtujnns fut improvisée en huit jours, sur l'ordre da Louis XIV, pour encadrer une pastorale : l'ensemljle du spectacle comprenait sept actes. Réduite en un acte, elle fut jouée, en 1672, sur le théâtre du Palais-Royal. L'intriguo est presque nulle ; mais la pièce, quoique bâtie à la hâte, n'en contient pas moins uno peinture fort vive des ridicules de la province.
— Par plaisant., on donne le nom de Comtesse d'Escarhagaas à une personne entichée desa noblesse jusqu'au ridictile.
COMTIFIER (kon) v. a. Fam. Faire comte.
Se comt/fler, v. pr. Se faire comte, se donner le titre do comte., On trouve aussi comtiser et se comtiser (l'un et l'autre très peu usités.)
Comtois, OISE (kon-to-a, az'), personne néo en Franche- Comté ou qui habite ce pays. — Les Comtois.
— Adiectiv. Qui appartient à ce pays, ou à ses habitants : Les franc/lises comtoises.
— Enctcl. Econ. rur. Hace chevaline. Les chevaux comtois habitent les deux côtés de la chaîne du Jura, en France ot en Suisse. A. Sanson les classe parmi los variétés do sa « race germanique ». Les l'ornies. la constitution, la vigueur du cheval comtois laissent à désirer.
Hace bovine. Les bœufs comtois constituent deux variétés bien distinctes de la race bovine jurassique do A. Sanson. I^a variété tourache habite, en France, les montagnes de l'Est, depuis les Vosges jusqu'aux Alpes. ïaiUe élevée, squelette volumineux et membres grossiers, cornes robustes, peau épaisse et dure, pelage rougeâtre ou jaunâtre marqué de tache blanches. C'est avec le lait des vaches touraches qu'on fabrique, dans les fruitières du Jura, le fromage dit « do Gruyère ». Les bœufs, achetés en grandes quantités par les .départements du nord, manquent d'ardeur au travail, mais ils s'engraissent facilement. La variété femeline (vallées de la Hauto-Saône, du Doubs, de rognon) a le squelette plus hn et les formes plus syelles que la précédente, mais sa taille est plus élevée. L'encolure est grêle, les cornes sont lines, lo pelage est de couleur " froment ». Les femelins, qui sont particulièrement aptes à la production de la viande, alimentent les boucheries de Lyon.
Comtois (hattru). Arg. Mentir, faire des contes.
COMTOR [kuyi) n. m. Nom que l'on donnait, dans quelques comtés, au vassal immédiat du comto.
— Encycl. Le titre de comtor tomba peu à peu on désuétude. Quelques hefs de comtorat subsistaient cependant encore, vers la lin du xvill' siècle, dans lo Kouergue et dans le Gévaudan, qui lui était contigu, bien que cotte contrée, ainsi que le Volay au N., et le Vivarais à l'E., appartint à la province do Languedoc. Le comtor, vassal immédiat du comto, mais inférieur au vicomte, prenait ensuite rang do droit avant tous les autres seigneurs. Sa femme portait lo titre de » comtorosse » ou u comtorisse » .
COMTORAT {kon. ra) n. m. Fief, titre do comtor : Le co.mtokat tétait un fief de dignité.
COMTORESSE (ion, rèss) n. f. Féod. V. comtor.
COMUNANZA, comm. d'Italie (Marches [prov. d'Ascoli Piccnoi), sur le llouve côlior Aso ; 3.100 hab.
COMUNERO ou COMMUNERO (lit! — mot espagn. formé de comiino, commun) n. m. Hist. Habitantd'uneconimuno, on Espagne, il PI. Des comcnkbos (ou communhhos).
— Encycl. I..os coiminei'os ont été do bonne heure pourvus de fueros ou chartes de privilèges par les rois, qui encourageaient ainsi leurs sujets à aller, au péril de leur vio, s'établir dans los contrées nouvellement conquises sur los Maures. Leur nom est resté célèbre, surtout par leur révolte de 1520 contre lo roi Charles l"(lo futur Charles-Quint), qui avait irrité la nation par sos préférences pour les Flamands, ses demandes do subsides et son départ pour la Flandre. L'insurrection éclata dans plusieurs viUos (Ségovie. Valence, Tolédo), â la suite d'une demande d'impôts, et se propagea dans la Castillo et plusieurs autres provinces. Commandés par Juan de Padilla, los comunoros vainquirent les troupes royales, s'emparèrent de Jeanno la Folle, mèrodo l'empereur, et tirent prisonnier lo réi;cnt Adrien d'Utrecht. Mais los comunoros furent bientôt abandonnés par los nobles qui les avaient soutenus d'abord et furent écrasés à Villalar, on 1521. Padilla l'ut exécuté. Sa veuve. Maria Padilla, se maintint quelque temps encore dans Tolède. Do 1821 ù 1823, los membres d'une société socrète se rattachant à la charlionnerio prirent lo nom do comunoros ou fils Je Padilla. Un de lours chefs. Fierez Estrada, l'ut ministre de Ferdinand VII, ou 1823.
COHUNIDAD (c/ikC — mot espagn.) n. f. Nom donné à certains corps municipaux d'Espagne, dont les membres étaient élus pour trois ans. il PI. Ves comunidauks ((Wm).
COMUS, diou subalterne, admis dans l'Olympe, avec Momus. pour divertir los grands dieux. Il présidait a In toilette, aux festins, ù l'amour matériel ; onlin, A toutes los jouissances do la sensualité. On lo représentait jeune, couronné do roses ot la fuco omiiourpréo par lo vin.
COMUS (Nicolas-Philippe Luduo, dit), savant pliysicien. V. LiaiRU.
COMUS, escamoteur célèbro dont on ignore lo véritablo nom mort on 1820 ot qui prit co psoudonymo pour établir uno confusion avec Lodrn-Comus. Il s inlituliiit le Premier l'hu.iirirn de /•'iiiiiec et il eut une grande vogue, grAco A l'adresse avec Inquollo il exécutait dos tours do caries ,-l autres lours, uolamineul celui du vorro do viu changé oii
CON — CONCENTREMENT
fleurs. Il inventa un coup de piquet permettant de gagner à coup sûr. 11 mourut dans la gêne, éclipsé par un nouveau concurrent : Conus. V. ce nom.
CON (du lat. cum, avec), modification du préfixe com.