‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 186 sur 870 · V. P^NGHIEN · texte numérisé non relu

V. P^NGHIEN

GondÉ ( Louise-Marie-Thérèse-Bathilde d'Orléans , duchesse de Bourbon, princesse de), plus connue sous le nom de duchesse de Bourbon, née à Saint-CIoud en 1750, morte à Paris en 1822. Elle était fille de Louis- Philippe, duc d'Orléans, petit-fils du régent, et de Louise- Henriette de Bourbon-Conti. Sa beauté fit, en 1770, une vive impression sur le duc Louis-Henri-Joseph de Bourbon-Condé, qui l'épousa, lo 23 avril 1770. De ce mariage naquit, en 1772, à Chantilly, un fils, qui fut le duc d'Enghien. Bientôt, l'inconduite du duc amena une séparation entre les deux époux.

La duchesse de Bourbon prit go(it aux doctrines de quelques mystiques de la fin du siècle. Elle connut dom Gerle, Catherine Théot, Suzanne Labrousse.

Au mois de mai 1793, la duchesse de Bourbon fut reléguée, avec le reste de sa famille, au fort Saint-Jean, à Marseille, et, lors de la déportation de fructidor an V, la loi du 19 de ce mois (5 sept. 1795) prononça son exclusion du territoire de la République, en lui accordant une pension annuelle de 50.000 francs. Laduchesse de Bourbon se rendit alors en Espagne avec la duchesse d'Orléans, sa belle-sœur (mère du futur roi Louis-Philippe). Elle fixa sa résidence en Catalogne, à Soria, près de Barcelone, et s'y livra aux bonnes œuvres.

Rentrée on France à l'époque de la Restauration, la duchesse de Bourbon continua de vivre séparée de son mari. Elle avait établi dans son hôtel, rue de Varennes, un hospice, dit hospice d'Enf/hien, pour recevoir des pauvres malades, et elle l'avait confié à des sœurs de chanté. Elle vécut ainsi loin de la cour dans la jtratique de ses théories charitables. La duchesse de Bourbon avait beaucoup écrit. Outre deux volumes cités par l'abbé Lambert et des Mémoires dont on n'a pas de traces, elle a laissé : Correspondance entre madame de Bourbon et M. Ruffin sur leurs opinions religieuses ; Suite de la correspondance entre madame de Bourbon et M . Ruffin el divers petits contes moraux de madame de Bourbon. Ces deux ouvrages, imprimés probablement à Barceloue, sont devenus aujourd'hui fort rares.

GoNDÉ (Louise-Adélaïde ue Bourbon, M"" de), sœur do Louis- Henri-Joseph, née â Chantilly en 1757, morte en 1824. Elle était destinée au comte d'Artois, puis fut nommée, on 1786, abbesse de Remiremont. Ayant émigré avec sa famille, elle passa l'époque de la Révolution dans divers couvents on Suisse, en Autriche, en Russie et en Pologne, où elle fit profession religieuse en 1802 ; se rendit en Angleterre après la mort du duc d'Engliien, revint à Paris en 1815, et reçut de Louis XVIII la maison du Temple, où elle établit l'institution do l'Adoration perpétuelle. Sa correspondance chastement amoureuse avec de La Gorvaisais

(nstî-nST) a été publiée par Ballanche et, en dernier Heu, par Paul Viollet (Paris, 1878).

Condé (HiSTOTKK DKS PRINCES DK), penduut IcS XVI* et

xvii' siècles, par lo duc d'Aumale [ I8(iy-isïi2j. l/I/istoire des princes tie Condé est uiio dos plus rouiarrjualilcs productions do l'ëcole historii|UO contemporaine, et on ne peut quo regretter qu'elle s'arrt^lo à la mort du grand Comté. Kiicoro que la phrase soit un peu hachée, lo récit est presque toujours vil" et entraînant, plein de vie. Des morceaux brillants s'y détachent. L'auteur oxcello dans lo portrait et dans le tableau militaire, où ses connaissances techniques le servent à niorveillo. L'ouvrage ne vaut pas souloniout par la forme ; lo fond est, en général, solide et puisé aux bonnes sources, notamment aux précieuses archives do Chantilly. Bien que l'on sente parfois que d'autres ont été employés à la recherche des documents sur lesquels a travaillé l'auteur, on sent aussi que celui-ci a su se rendre, par une connaissance profonde do son sujet, le contemporain des hommes et des choses dont il parle.

Condé (Mdséiî). Eq 1898, fut ouvert au public, à Chantilly, le rauséo Condé, formé des collections quo le duc d'A'umale avait léguées à l'Institut, en même temps que son château: chaque objet se trouvait disposé aux places que le duc lui-même avait indiquées par ses dernières volontés. Ces collections ne renferment pas moins de cinq cent cinquante tableaux, trente émaux, deux cent quatrevingts miniatures, deux cents bijoux et pierres précieuses, cinquante statues, deux mille six cents dessins, trois mille estampes, trois mille six cent quatre-vingts médailles, quatorze cent cinquante manuscrits, vingt-quatre mille volumes, cinq cents objets mobiliers (meubles, bronzes, porcelaines, armes, etc.} ; et, en outre, de vastes recueils de chartes-archives et correspondances autographes. Parmi ces innombrables œuvres d'art se distiuguent, au premier rang, les Trois Grâces et la Vierge de la jnaison d'Orléans, par Raphaël, Esther et Assiiérns, par Filippino Lippi, des bas-reliefs de Jean Goujon dans la chapelle, quarante miniatures do Fouquet, le Livre d'heures du duc de Berrj. — Poussin, Ingres, Delacroix, Prud'hon, sont largement représentés dans ces collections. Les appartements du duc et do la duchesse d'Aumale ont été annexés au musée, sans que rien ait été changé à leur distribution.

Condé, contre-amiral français, né à Auray en 1752, mort à Pontivy en 1822. D'abord pilotin sur un navire de la Compagnie des Indes, il devint lieutenant de frégate (1778) et commandant du Saumon (1780). Il fit la camjiagne de Sierra-Leone, quitta ensuite la marine militaire et n'y rentra t^u'en 1792. Capitaine du Ça-ira, il résista doux jours à neuf vaisseaux anglais et 'fut acclamé par l'équipage quand il se rendit prisonnier. Nommé chef de division (1796), il commanda le Brave, de 1803 à 1806. Attaqué dans les Antilles par sept vaisseaux anglais, il ne se rendit qu'après une résistance énergl(iuo. Il revint en France en 18U, fut nommé contre-amiral, et député pendant les Cent-Jours.

CONDÉE n. f. Bot. Syn. de hyptide.

GoNDÉ-EN-BRIE, ch.-l. de cant. do l'Aisne, arrond. et à 15 kilom. de Château-Thierry, au conduent de la Dhuys et du ï^urmelin ; 70S bab. Ch. de f. Est. Bourg très ancien, qui possédait avant la Révolution un couvent de Picpus. Ruines d'un château célèbre. — Le canton a 27 comm. et 9.087 hab.

CONDÉ-FOLIE, comm. de la Somme, arrond. et à 24 kil. d'Amiens, non loin de la Somme ; 1.154 hab. Tourbières ; fabriiiue de toiles.

GONDEGA, bourg de l'Amérique centrale (Nicaragua [départ, do Ksteli;;); 4.000 hab.

GONDEIXA A Nova, comm. du Portugal (Beira [district de CoinibreJ); 1.G20 hab. Eaux minérales. Fontaine abondante d'Alcabideque. Ch.-l. d'un concelho peuplé do 11.617 hab. — A la localité do Condeixa a Nova s'oppose celle, toute voisine, de Condeixa a Veltia; L800 hab.

CONDEMNADE [dèm-nad') n. f. Ancien jeu de cartes se jouant avec un jeu de trente-deux cartes et entre trois personnes. (La marche de la condemnade était analogue à celle de l écarté actuel, sauf qu'il n'y avait pas de demande, chacun dos partenaires jouant avec ses cartes ou passant en mettant un jeton au panier. Les gagnants se partageaient l'enjeu, au prorata des levées qu'ils faisaient.)

CONDENSABILITÉ [dan) n. f. Propriété do ce qui est condensable : La C(inijensaijilitk des gaz.

CONDENSABLE [dan) adj. Réductible à un moindre volume : GfC condensablks.

CONDENSANT (<-Mrj-jrt«),ANTEadj. Qui condense, ti Force condensante, Rapport entre la quantité d'électricité que possède, dans un condensateur, lo collecteur mis on communication avec une source, quand lo plateau condensateur en est voisin, et la quantité d'électricité qu'il prendrait s'il était seul.

GONDÉON, comm. do la Charente, arrond. et à 8 kilom. do Barljezioiix, prés de la source du Condéon, sousaffluent du Né; 929 hab. .Source ferrugineuse. Scieries; moulins. Eglise du xii" siècle.

CONDENSATEUR [dan] n. m. Physiq. Appareil dans lequel on opèro la condensation des gaz, soit par une pression mécanique, soit par un simple refroidissement.

II Appareil propre à accumuler et à rendre sensibles de très DOtitos quantités d'électricité : La bouteille de Lei/de et l'électropliore sont 1rs condknsatkurs les plus connus.

Il Système optique, employé principalement dans les lanternes magiques ou les lanternes à projection, pour concentrer sur une surface déterminée les rayons émis par une source lumineuse, il Condensateur de forces. Appareil destiné à accumuler les puissances du moteur et à en régler ensuite la dépense. (Les montres et les horloges sont nécessairement munies d'un appareil do co genre.)

— Tochn. Appareil au moyen duquel on opèro l'élimination du goudron dos huiles lourdes provenant de la distillation do la houille, ii Appareil en forme do récipient ik surfaces multiples, employé pour refroidir les vapeurs de ditTéronts liquides et les liquéfier, ii Appareil spécial, destiné à distiller l'oau do mor afin do la transformer on eau doucn.

— Adjoctiv. So dit dos appareils propres à produire une condensation : Etectroscope coNDKNSATiitni.

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