CONDÉ-SUR-HUINE - CONDITION
Armes de Condi sur-1'EscBut.
Armes de Condé-sur-Noireau.
CONDÉ-SUR-HUÎNE, comm. de l'Orne, arrond. et à 30 kilom. de Moriagne, sur la Corbionne, près do son confluent avec ï Uulne ; 1.225 hab. Cil. de f. Ouest. Briques, tuiles ; minoterie.
GONDÉ-SUR-ITON, comm. de l'Eure, arr. et à 20 Idlom. d'Evreux, snr \'/ton; 776 hab. Ch. de f. Ouesl. Ce bourg était autrefois le centre d'une grande fabrication de fer. Au XII" siècle, Condé-sur-lton était la propriété de l'évétjue d'Evreux.
On y remarquait un tort beau château, qui fut restauré au xvi* siècle par Ambroise le Veneur, évoque do cette ville.
CoNDÉ-soR-L' Escaut, ch.-l.
decant. du dép.du Nord, arrond. et à 12 kilom. de Valenciennes au confluent de la Hayno et de l'Escaut ; 4. 4SI hab., entourée de fortifications. Ch. de f. Nord. Collège communal. Industries diverses :
chantiers de construction de bateaux, clouteries, corroiries tanneries. Mouvement de batellerie considérable, surtout pour le transport des charbons. Cette ville possède un ancien château, bâti en 1411 par Jean de La Hamaide, un hôtel de ville du xvin' siècle, un arsenal, une église bâtie en 1751 avec clocher à carillon.
Prise par Philippe d'Alsace en 1124, elle tomba au pouvoir de Louis XI en 1478, fut enlevée aux Français par Maximilien, et prise tour à tour par le comte d'Harcourt, Turenne, Condé et Louis XIV. — Le canton a 10 comm. et 28.462 hab.
CONDÉ-SUR-NOIREAU, ch.-l. de cant. du Calvados, arr. et à 25 kilom. de Vire, au confluent de la Druance et du Noireau; 6.663 hab. [Condéens, eniies.) Ch. de f. Ouest. Nombreuses filatures de coton, tissage; foires fréquentées; commerce de bestiaux et de draps. On y remarque l'église Saint- Martin, avec une porte du xiii' siècle, les restes du donion de l'ancien château et la statue de Dumont d'UrvilIe. Cette ville fut le siège d'une grande châtellenie ; prise par les Anglais en 1417, elle resta entre leurs mains jusqu'à 1449. — Le canton a 11 comm. et 11.587 hali.
CONDÉ-SUR-SARTHE, comm. de l'Orne, arr. et à 4 kil. d'Alençon, près de la Sarthe ; 931 hab. Granit, kaolin.
CONDÉ-SDR-VIRE, comm. de la Manche, à 7 kilom. de Saiui-Lô, près de la l'ire; 1.566 hab.
CONDETTB, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 9 kilom. de Boulogne, non loin de la Manche, près do la forêt d'Hardelot ; 1.119 hab. Fabrique de toiles à voiles. Château de Florincthun.
CONDIACRE {du préf. con, et de diacre) n. m. Titre donné autrefois aux diacres par les évêques.
CONDICTION (dik-s!-on — lat. condictio ; de cnm, avec, etdicei-e, supin diclum. dire) n. f. Dr. rom. Action personnelle par laquelle un demandeur soutenait qu'on devait faire ou lui donner quelque chose.
Encycl. La condictio a été d'abord une des formes
des actions de la loi, introduite par les lois Silia et Calpurnia pour les obligations ayant pour objet de donner une somme d'argent déterminée ou une autre chose certaine. Sous la procédure formulaire, on a donné lo nom de coiidicfio à l'action qui sanctionnait de nombreuses obligations contractuelles ou quasi contractuelles, ayant le caractère de droit strict ; mais toutes les actions de droit strict n'étaient pas des condictiones. La condictio naissait do contrat de stipulation ayant pour objet un certum {condictio certu pecunin et Iriticaria), du muluum et du contrat lilteris. Comme sanction d'obligations quasi ex contractu, on trouvait les condictiones données sur le fondemeut d'un enrichissement sans cause : indebiti, sine causa, ob rem dati, ob turpem causant, furliva. A cette liste s'ajoutèrent les condictiones de création récente, sanction dos pactes légitimes.
CONDIGNE {gn mil. — lat. condignus; de cum, avec, et diantis, digne) adj. En théologie. Digne do la faute, proportionné à la faute : Peine condigne. Satisfaction con- DicNK. D Equivalent, exactement proportionné à la récom-
fiense : Mérite cosdigne. n Condigne à. Digne de. (Cette ocution est aujourd'hui inusitée.)
CONDIGNEMENT {gn mil.) adv. D'une façon condigne : Mériter, Satisfaire condigsement.
CONDIGNITÉ (j/n mil. — rad. condigne) a. f. Egalité, exacte proportionnalité du mérite à la récompense ou de la satisfaction à la faute.
GONDILLAC, comm. de la Drôme , arrond. et à 15 kil. de Montélimar, sur un rocherescarpé;148hab.
Ch. de f. P.-L.-M. Eaux minérales, connues dès l'époque romaine, puis oubliées et découvertes de nouveau en 1845. Ancien château.
CONDILLAC (Etienne BoN.N'oT dej, abbé de Mureaux, philosophe français, né â Grenoble en 17ir», mort à l'abbaye de Flux en 1780. Il s'adonna de bonne heure à la philosophie spéculative, hmmené à Paris par son frère, l'abbé do Manly, il s'y lia avec Diderot, J.-J. Rousseau, Duclos, Condillac.
sansqucsesrelations l'aient
jamais amené à tirer de ses propres doctrines les conséquences morales et religieuses que ses disciples leur ont prêtées. En 1746, il publia VJiesai sur l'ongine des connaissance» humaines; sa pensée n'est pas encore fixée sur tous les points : il reproduit encore la doctrine de Locke et admet, avec lui, deux sources do la connaissance : la
du
sensation et la réflexion. En 1749, il donna le Traflé des systèmes, essai de réfutation de Descartes, Spinoza et Leibniz. Le Traité des sensations parut en 1754, suivi, en 1755, du Traité des animaux. Condillac n admet plus qu une seule source de la connaissance : la sensation, qui, en se transformant, explique tout. L'attention n'est qu'une sensation dominante ; la réflexion n'est que la sensation se sentant elle-même ; lo jugement et le raisonnement sont des combinaisons de sensations ; le • moi » n'est que la somme des sensations présentes et de celles que la mémoire rappelle. Condillac eut vite une grande réputation de philosophe et J'érudit : il fut choisi comme précepteur du prince do Parme, pour l'éducation duquel il composa son cours d'études de 1709 à 1773. Ce cours renferme ; la Cranunaire, l'Art d'écrire, l'Art de raisonner, l'Art de penser, l Histoire générale. Les quatre premiers volumes contiennent la Logique de Condillac. Toutes nos sensations sont les signes des choses, et nous les représentons elles-mêmes par des représentations plus subtiles, les mots, qui deviennent les signes de ces signes : une science est une langue bien faille, et les lois du langage ne sont autre chose que les lois mômes de la logique, exprimées sous une forme concrète. Condillac fut élu à l'Académie française, en 1768. On a encore de lui : le Commerce et le Gouvernement considères relativement l'un à l'autre (ma); (a ioffiîue(1777). En 1798, parut, par les soins de Laromiguière, une édition complète de ses œuvres en trente-deux volumes; elle contient une œuvre posthume intitulée : la Langue des calculs, et qui est une des plus remarquables de l'auteur.
CONDILLACIEN, EllNE[di-lln-si-iii, en' [Zi mil.]) adj. Relatif aux idées, aux opinions philosophiques de Condillac.
— n. Partisan des idées do Condillac. il On trouve aussi
CONDILLACISTE.
CONDILLACISME {di-Ua-sissm' [H mil.]) n. m. Système philosophique de Condillac.
CONDIMENT {man — lat. condimenlum ; de condire. assaisonner) n. m. Ingrédient ajouté aux aliments pour en relever la saveur : Le condiment le plus universellement répandu, c'est le sel.
— Fig. Ce qui donne un attrait piquant : Les romanciers anglais emploient souvent le condiment du mystère.
— Enctcl. Hyg. V. assaisonnement.
CONDIMENTAIRE (man-tèr) adj. Qui a rapport aux
condiments : L'emploi condimentaire de cette substance.
CONDIMENTEUX (man-tei'i), EUSE adj. Qui est de la nature des condiments; qui est propre aux condiments Zes sucs coNDiMENTEDX. L'influence condimentecse sucre.
CONDISCIPLE (di-sipV — lat. condiscipulus ; de cum, avec, et discipulus, disciple) n. m. Elève des mêmes maîtres ou du môme établissement : Le condisciple, c est la société qui commence, la vie sociale, ses devoirs et ses droits. (Dupanloup.)
CONDIT (rfi — du lat. condire, supin conditum, assaisonner)n. m. Substance végétale, comme orange, cédrat, angélique, etc., pénétrée et glacée de sucre cristallise, ou conlite au miel, il Substance pharmaceutique préparée de la même façon. Il Composé de vin, de miel, de poivre et de quelques autres aromates.
CONDITION {si-on — lat. conditio; de condere, supin conditum, établir) n. f. Position sociale de l'homme, relativement au hasard de la naissance, ou des circonstances dont il se trouve entouré, dos professions qu'il exerce, des ressources dont il dispose, des maux qu'il souffre, etc. : La CONDITION de noble, de roturier, de riche, de pauvre, d'ouvrier, de paysan, n Se disait autrefois ellipt. pour Condition de noble, noblesse ; La condition ne donne pas des vertus. [heSdige.)
— Place de domestique : Entrer en condition. Par ext. Situation, manière d'être, en parlant des
choses : La condition des choses humaines, ii Circonstance : Les conditions de chaleur, d'humidité, d'aération varieront suivant les différents a:imuts. (Martins.)
— Base fondamentale ; qualité requise ou nécessaire : La date est une des conditions du testament.
— Clause restrictive : Mettre des conditions a son consentement, il Arrangement, stipulation ; Les conditions d'un traité, d'un contrat. V. la rubr. Dr.
Loc. div. Faire ses conditions. Faire connaître â l'avance ses prétentions , ce qu'on veut obtenir, il Dicter des conditions, Les imposer. Il Etre de pire condition. No pas mériter ou obtenir les mêmes égards.
A condition ou A la condition de ou 511e, Avec nécessité de, étant convenu, stipulé que : Attendre est sage, i condition D'attendre quelque chose. (De Broglie.) 11 Absol : A condition, Sous certaines réserves : Accepter, mais À cONnlTIoN. — Dans le commerce, A condition ou Sous condition, signifie : A charge pour le vendeur de reprendre l'objet vendu, s'il ne satisfait pas 1 acheteur. 11 Sans conditions. Sans mettre à son acte aucune restriction, sans faire aucune réserve : Ennemi qui se rend sans conditions. Il Sous condition. En réservant une condition dont l'inaccomplissement délierait de l'obligation contractée. — En théologie, et en parlant des sacrements, Sous condition signifie. Avec une restriction dans la pensée do celui qui administre le sacrement, de sorte que le sacrement ne soit pas conféré si la condition posée n est pas accomplie : Baptiser, Absoudre socs condition. — Fam. Baptisé sous condition. Afl'reusement laid ou sot, comme un être douteux entre l'animal et l'homme, et qu on ne pourrait baptiser que sous la condition : » Si tu es un nomme. " . ,
— Dr. Ensemble et étendue des droits : La condition des époux. La con.iition du créancier et du débiteur. 11 Evénement futur et incertain, de l'existence ou de la nonoxistcnce duquel on fait dépendre soit l'accomplissement, soit la résolution d'une disposition ou d'une obligation. ilSo dit aussi do la Clause elle-même qui fait de 1 événement une cause do suspension ou de résolution. Il Se dit encore, mais improprement, des Charges accessoires et personnelles qui ne constituent ou' un mode des dispositions ou des obligations, n Condition casuellc. Celle qui dépend du hasard et qui n'est nullement au pouvoir du créancier ou du débiteur. 11 Condition potestative, Colle qui dépond de la volonté do l'une ou do l'autre des parties contractantes, n Condition mixte. Celle qui dépend à la fois de la volonté d'une des parties et de celle d un liers, comme serait le cas, stipulcS comme condition, d'un legs
du mariage du légataire avec une personne désignée au testament. Il Condition crpresse, Celle qui est exprimée dans la loi ou dans l'acte. Il Condition tacite. Celle qui n'est pas exprimée, mais qui résulte de la nature du contrat. Il Condition de droit, Condition fixée par la loi elle-même et qu'il est inutile do stipuler dans un contrat, n Condition de fuit, Celle qui est stipulée dans l'acte et qui résulte de la volonté des parties contractantes. Il Condition de présente. Celle qui se rapporte au temps présent, il Condition de futiiro. Celle qui se rapporte à l'avenir, il Condition suspensive. Celle qui suspeud 1 exécution d'une disposition ou d'une obligation jusqu'à la réalisation du fait prévu. Il Condition résolutoire, Celle qui opère, lorsqu'elle s'accomplit, la révocation de roblif,'ation ou de la disposition. 11 Condition positire. Celle qui dépend do l'accomplissement d'un fait. Il Condition négative. Celle qui dépend du non-accomplissement d'un fait. Il Condition sine qua non, Stipulation ou circonstance indispensable, et dont l'inaccomplissement ou l'absence résout l'obligation ou rend la chose impossible : Le libre consentement des parties est une condition sine QOA NON des contrats. „ ,. , , . , . j
— Féod. Condition des terres. Qualité de nobles et de roturières autrefois donnée aux terres. .
— Philos. Principes des conditions d'existence, Principe philosophique d'après lequel, rejetant l'étude des causes finales, on s'attache à celle de la nature ou de la manière d'être des choses.
— Techn. Condition des soies. Etablissement de dessiccation et de vérification pour les soies, n Mettre des soies à la condition. Les mettre à l'air pour les faire sécher.
— Turf. En bonne condilinn. Se dit du cheval qui est parfaitement préparé pour la course, c'est-à-dire qui a les muscles fermes et bien développés, et qui est débarrassé de la graisse et des fluides blancs inutiles. 11 Par ext., cette locution s'applique à un lutteur, à un cycliste, etc.
— Syn. Condition, état. La condition se considère par rapport à d'autres ; elle se rattache à l'idée de plus ou de moins, à celle de rang. L'e/a(, c'est la manière d être en elle-même, ou bien c'est la situation fixe qui résulte du genre de vie habituel. On dit : L'inégalité des conditions ; les devoirs de chaque état.
Syn. De condition, de qualité. Un homme de condition est celui qui occupe un rang élevé, soit par la nature de ses occupations, soit par sa fortune. Un homme de qualité appartient de naissance à la noblesse, mais il peut être pauvre ou occuper un emploi subalterne.
— Encycl. Dr. La condition est une modalité des obligations ; elle consiste dans un événement futur et incertain, à l'arrivée duquel les parties ont subordonné soit la naissance, soit l'extinction d'un droit. La condition est suspensive lorsque c'est la naissance d'un droit qui dépend do f arrivée de 1 événement; résolutoire lorsque 1 événement, s'il arrive, amène la perte ou la résolution d'un droit. La théorie de la condition est presque la même, dans le droit romain et lo droit français. On rencontre cette modaliié dans les contrats (C. civ., art. U68-1I84) et dans les legs (art. 1040-1041), dans les institutions d'héritier. Le droit romain, qui ladmottait aussi dans les institutions d héritier, la prohibait dans les actus legitimi (mancipation, acceptllation, addition d'hérédité). De même, aujourdhui, la reconnaissance d'enfants naturels, l'acceptation d'une succession, ne peuvent recevoir aucune condition. Un eHet toujours attaché à la condition est la rétroactivité. Si la condition est suspensive et se réalise, c'est du jour du contrat que les parties sont liées : si elle vient à deiaillir, elles n'auront jamais été tenues. Si la condition résolutoire se réalise, les choses seront remises au même état que si l'obligation n'avait jamais existé ; si elle vient à défaillir, l'obligation aura produit son plein efl'et. Au cas de condition suspensive, pendente condicione, l'obligation n existe pas encore ; cependant, le contrat produit déjà quelques efl'ets ; le droit qui est l'objet du contrat est inaliénable et transmissible, mais sous condition. Les aliénations et constitutions de droits réels, consenties par un acquéreur sous condition suspensive, sont validées ou anéanties rétroactivement, selon que la condition arrive ou vient à défaillir. Des effets analogues, mais inverses, se produisent au cas do condition résolutoire.
— Biol. Conditions de vie. Les plastides ou cellules, c'est-à-dire les corps doués de lie élémentaire (v. ce mot), manifestent leur activité chimique de différentes manières, dans des milieux différents. On peut ramoner à trois types nettement définis les modes d'existence des plastides. ot tous les phénomènes bioloqiques, sans exception, se réduisent à une association, à une succession do ces trois types ou modes d'existence ; ■ -e i ■
i' Condition d'assimilation ou Vie élémentaire manifestée. Cette condition est la seule caractéristique des plastides. Dans tout milieu qui la réalise, les substances plastiques des plastides sont l'objet d'une augmentation quantitative, par suite de leur réaction même avec le milieu. Cette augmentation quantitative ou assimilatoire sépare nettement les plastides des corps bruts, lesquels se détruisent toujours en tant que composés définis, chaque fois qu ils reagissent Il peut y avoir, pour chaque espèce plastidaire, plusieurs milieux réalisant cette condition ; 1 assimilation s y produit rigoureusement ; seules varient avec le milieu la rapidité de l'assimilation et les substances accessoires qui
en résultent.
2» Condilinn de destruction ou de variation. Cette condition est réalisée dans tous les milieux autres que ceux de la condition précédente, dans lesnuels les plastides sont à l'état d'activité chimique. Les substances plastiques
corps bruts ordinaires; si donc cette condition se prolonge sufrtsamment, il v a destruction totale du plastide ou mort élémentaire. Si elle est, avant la destruction complète, remplacée par la condition d'assimilation, il y a variation quantitative. Quelquefois, la mort élémentaire d un plastide donne naissance à un plastide d'une autre espèce (variation qualitative).
3» Condition de repos chimique ou Vie latente. Le repos chimique absolu est rarement réalisé, sauf peut-être pour certaines spores. Le plus souvent, on donne le nom de i. vie latente » à un état de destruction chimique extrêmement lente. ,
Les trois conditions précédentes sont relatives aux piastidos considérés isolément ; bien plus complexes sont les conditions de vie pour les êtres poiyplastu aires. Elles peuvent toujours se ramener, en dernière analyse, à une association des trois conditions précédentes pour les divers plastides constitutifs des êtres considérés, mais cette
analyse ost loujours difficile, souvent impossible dans l'tHat actuel do la suiouoo. Les travaux do Lamarclc, de Darwin et do tuute rtV-olo translbrniisto, sans distinction d'opinion, ont montré l'importance considérable du rôle des conditions do vie dans la formation dos espèces.
— Matbôm. Une condition so traduit, en mathématiques, par une relation ou équation entre liss données et los inconnues do la question qu'on so propose de résoudre.
Les conditions d'un problème équivalent aux équations qui oxprimont que los vôrilicatious auxquelles il faudrait soumettre les valeurs des inconnues, pour s'assurer qu'elles sont bonnes, réussiraient toutes ensemble ; ces équations sont la traduction, on langue algébri([ne, dos conditions indi(|uées dans l'énoncé, ot c:o sont ces équations qu'il faut résoudre pour parvenir aux solutions que comporte le problème.
Le mot « condition ", on géométrie, ost souvent employé dans le sens d'élément. Un certain nombre d'éléments ou de conditions sont nécessaires pour déterminer une figure géométrique. Ainsi, par exemple, un triangle est déterminé par SOS trois côiés, ou un coté et deux angles, ou ses trois îiautours, etc. ; c'est pourquoi on dit qu'un triangle est déterminé jiar trois conditions. Il faut deux points, ou deux conditions, pour déterminer une droite dans un plan; il en faut trois pour déterminer un cercle, quatre pour une parabole, cinq pour uuo ellipse ou une hyperbole, etc. De même, il faut trois points ou conditions pour déterminer un plan, quatre pour une sphère, neuf pour une surface quelconque du second ordre.
Le nombre de points ou de conditions nécessaires pour déterminer une courbe piano d'une espèce donnée ou une surface d'une espèce donnée est le nombre do constantes indépendantes qui entrent dans son équation la plus générale, puisc^uo chaque condition fournit une relation entre ces conditions.
Une relation de position peut entraîner deux, trois, etc., relations algébriques, c'est-à-dire deux, trois, etc., conditions bien distinctes. Ainsi, donner le centre, ou l'un des sommets, ou l'un des foyers, ou un axe, d'une courbe du second ordre, équivaut à donner deux points non particuliers de la courbe ; c'est pourquoi on dit que le centre, ou l'un des sommets, etc., comptent pour deux conditions.
Donner le centre d'une courbe du troisième degré serait donner quatre conditions, parce qu'il faut déjà qu'une courbe du troisième degré soit particularisée par deux conditions pour qu'elle puisse avoir un centre.
— Philos. Selon Cuvier et Flourons, le principe des conditions d'existence n'est autre chose que le principe des causes finales : « Comme rien ne peut exister, dit le premier, s'il ne réunit les conditions qui rendent son existence possible, les différentes parties de chaque être doivent être coordonnées de manière à rendre possible l'être total, non seulement en lui-même, mais dans ses rapports avec ceux qui lentouront... Les espèces sont mutuellement nécessaires, los unes comme proie, les autres comme destructeur er, modérateur de propagation. On ne peut pas se représenter raisonnablement un état de choses où il y aurait des mouches sans hirondelles, et réciproquement. » L'école positiviste , avec Littré et Robin , s'est élevée contre ce principe : elle conserve l'idée des conditions d'existence dont elle fait un résultat de l'observation, et rejette l'idée de finalité, comme subjective et illusoire. D'autres penseurs, assez nombreux, font remarquer que la notion de finalité ne consiste pas nécessairemeni à considérer les milieux cosmiques comme appropriés aux organismes vivants, mais aussi à regarder les organismes comme appropriés aux milieux. Dans co second sens, l'idée do Cuvier et de Flourens échappe à bien des objections.
CONDITIONNAUSME {si-o-na-lissm' — rad. conditionnel) n. m. Doctrine^philosophique ou théologiquo, d'après laquelle l'immortalité do la personne humaine serait conditionnelle, c'est-à-dire acquise et méritée par le bon usage de la vie présente, ot non inhérente à la nature de l'âme.
— Encycl. Philos, et théol. Philosophiquement, le conditionnalisme s'oppose à la fois à la négation de toute vie future et à la théorie qui déclare l'immortalité essentielle à l'âme. En théologie, il s'oppose à la doctrine des peines éternelles ot à celle du salut linal universel. Il voit dans la vie une conséquence do la moralité, ot dans la mort l'aboutissement du mal ou du péché. Cotte théorie philosophique, qui est colle de Lambert et do Konouvier, a pénétré chez IJeaueoup do théologiens protestants, qui voient dans la communion avec le Christ lo principe do vie indestructible. Lo conditionnalisme a conquis récomment l'adhésion de nombroux protestants, surtout aux Etats-Unis. Dans los pays do langue française, il a ou pour principal défenseur ÎPétavcI-Ollif, (jui lui a consacré plusieurs livres.
CONDXTIONNALISTE (si-0-na-lisst') adj. Qui so rapporte au conditionnalisme : Doctrine condiïionnauste. Théolo-
tjien CONIHTIO.NNALISTE.
— n. Partisan du conditionnalisme ou do l'immortalité conditioniK^llo.
CONDITIONNALITÉ (si-o-nà) n. f. Etat do ce qui est conditiunnol : (Jni dit délcnnination dit rapport, condition- NALiTi^, ex(iéricncc. (Proudh.)
CONDITIONNEL, ELLE [si-o-nèV] adj. Dépoudant^l'uno condiii.m : l^njs conihtionnkl.
— Dr. So dit d'uuo disposition ou d'une obligation dont racconiplissement ou la résolution dépend d'un événoniont futur ot incertain : C/au«ecoNi)iTiONNiiLLE.V. condition.
— Gramm. Mode conditionnel, Modo dans lequel l'affirmation ost soumise à une condition : Je viendrais chez voua si... Je serais parti si...\\ Proposition conditionnelle, Proposition subordonnée qui exprime une condition, comme collos que nous soulignons dans los exemples suivants : Si vous voulez, je veux aussi. Je parlerai, pourvu qu'il se taise.
— Log. Sytlof/isme conditionnel, Celui dont la majeure ost une proposition conditionûollo, comme lo suivant : Si Dieu existe, il est éternel. Or Dieu existe. Donc, Dieu est éternel.
— /'Snf/af/i^a conditionnels. V. KNGAGfî.
— n. m. Modo comlitioniiol ; La conditionnel présent.
— Théol. Evénement contingent, qui serait résulté do certaines conditions qui n'ont ]ius été posées : Dieu seul a la science campUto des conditionnki.r.
~ Anton, Absolu, formol, Inconditionnel,
CONDITIONNALISME — CONDORCET
— Encycl. firamm. Hist. Etymoloçiquemont, le conditionnel est un imparfait du futur -.j'aimerais correspond à amare habebam, qui signifiait à pou près, dans la basse latinité, je devais aimer. Lo conditionnel, à l'origine, avait donc surtout une valeur temporelle, ot équivalait à un futur dans lo passé. C'est un sons qu'il a encore dans les propositions subordonnées; par ex. : // se demandait ce qu'il ferait, c'est-à-dire ce qu'il devait faire. Lo conditionnel passé a aussi conservé la valeur d'un temps dans les propositions subordonnées : il est coniino un futur antérieur transporté dans le passé; par ex. la phrase: Il dit qu'il aura fini quand on vietidra, transportée dans le passé, devient : // disait qu'il aurait fini quand on viendrait. Mais, en outre, le conditionnel a pris la valeur d'un mode, pour exprimer une idée que lo latin rendait par le suljjonctit. Il indique alors, que l'action est possible et, de plus, qu'elle est géuéralenuînt soumise à une condition.
Emploi. Ce mode a plusieurs temps : un présent et deux passés. Le conditionnel présent exprime une chose {[ui arrivera dans un temps présent ou futur : Je ferais actuellement votre affaire, si vous m'en aviez parlé plus tôt. Je FicRAis votre affaire avant qu'il fût peu, si elle dépendait uniquement de 7noi. Les conditionnels passés e.xpriment également un événement futur, mais que l'on considère comme devant être passé à l'époque où la condition lui permettra de s'accomplir. Le fait que le plus-que-parfait du subjonctit\ j'eusse aimé, sert de conditionnel passé aussi bien que la forme ;""auj'a/* aimé, est un souvenir do l'ancienne parenté du conditionnel et du subjonctif. Outre ces deux formes passées du conditionnel, il y en a doux autres qui expriment un passé antérieur, et qui marquent que la chose aurait dû se faire dans un temps passé, et qu'elle aurait été passée à l'égard de ce temps passé : y aurais Etj dîné ou /"eusse eu dîné avaJtt 7nidt, si l'on ne fût venu me déranger.
Le conditionnel appelant toujours une condition, cette condition est ordinairement exprimée par si : Je terminerais cette affaire, si je le pouvais. Après si, on emploie l'imparfait de l'indicatif, au lieu du conditionnel; l'usage ne permet pas, comme autrefois et comme cela a encore lieu dans quelques provinces de l'Ouest, de dire : Si je le POURRAIS ; Si je le saurais. La condition qui doit se trouver dans toutes lés phrases oii existe un conaitionnel est (|uelquefois sous-entendue : Vos lettres me plairaient d'un inconnu ( M"« de Sév. ), c'est-à-dire : Vos lettres me plairaient, même si elles venaieiit d'un inconnu. Le conditionnel ne marque parfois rien de plus que la possibilité, et se trouve employé pour exprimer un doute, une exclamation, une question, un étonnement poli, etc. : Quoi! il en serait ainsi !
CONDITIONNELLEMENT [si-o-nêV) adv. Sous une condition : Accepter condetionnelli^ment.
— Anton. Absolument, formellement.
CONDITIONNEMENT (si-o-ne-man) n. m. Action de conditionner : Le bon conditionnement des textiles, il Etablissement où l'on exécute cette opération.
— Enctcl. Le conditionnement est une opération que l'on fait subir au coton, à la laine et à la soie, dans des établis- ■ sements appelés conditions ou conditionnements, pour les amener à un état de dessiccation complète, dans le but de déterminer les quantités d'eau qu'on a ajoutées artificiellement, ou que ces matières textiles ont absorbé au contact de l'air humide. La soie est tellement hygrométrique qu'il est de toute nécessité do tenir exactement compte de l'eau qu'elle peut contenir et qui augmente son poids. On emploie, pour obtenir la dessiccation voulue de la soie et l'amener à no plus contenir que la quantité normale de 8 p. 100 d'eau, des appareils spéciaux connus sous le nom de dessiccateurs. On obtient lo résultat voulu eu rapprochaut du poids primitif d'un échantillon, avant son traitement, celui de ce mémo échantillon, nettoyé ot desséché au degré voulu.
CONDITIONNER {si-o-né)v. S.. Comm. Faire, fabriquer dans do bonnes conditions : Conditionner des marchandises.
— Cuut. anc. Conditionner un héritage. Stipuler qu'il no sera point soumis aux règles établies par la loi municipale sur les successions, et accorder la faculté d'eu disposer.
— Dr. Charger do clauses, do conditions, en parlant d'un acte. (So disait autrefois pour les etfots do commerce.)
— Tochn. Soumettre à la dessiccation ou parlant de la soie, do la laine, du lin ou du coton, pour en déterminer la valeur rôello.
ConditiOfiné, ée part. pass. du v. Conditionner.
— Fig. Bien complet, bien caractérisé, d'une naturo bien dotorminéo : Une dncrie bien conditionnée, h Fam. En parlant dos personnes, Plein do bonnes qualités.
— Pop. Kepu : Nous nous levâmes de table tous assez bien conditionnes. (Lo Sage.) [So dit particul. do quoiqu'un (jui ost coniplôtoment ivre.)
— Féod. Homme conditionné ou substantiv. Conditionné, Muinmortablo, homme do condition sorvilo.
— Philos. Fait conditionné. Dans lo systômo do Kant, Fait résultant de certains autres qui sont pour lui des conditions ossentiollos : lout kait est conditionné, hors un seul, qui est le principe de tous les autres.
— n. m. Fait conditionné : La relation de la condition au conditionné est plus générale que celle de la cause à l'effet.
— Encycl. Philos. Lo mot conditionné a été introduit dans la langue philosophique par Kant ot pur ses traducteurs français. Il n'y a pas do mot, en efi'ct, (|ui puisse lo remplacer exactomont, pas mémo celui do conditionnel, et l'idâo qu'il exprimo ost une des notions fondaïuontalus do la philosophio de Kant. La rolaiiou do condition à conditionné s'est substituéo, dans cotte doctrine, au rapport do cause à ctfot. La condition do Kant est plus générale ot plus vague aue la causalité proprement dite; oUo désigne tout antécédent nécessaire pour qu'un fait ultérieur s'accomplisse; uno choso peut donc ôtro condilionuéo par une autre, sans ou ôtro Voiret.
Se conditionner, V. pr. Etre fabriqué; Atro soumis à la dessiccation, on parlant des soies ot autres textiles.
GONDITOR, dieu champôtto dos Romains, qui voillaît à la conservation dos grains après la moisson.
CONDITORIUM {ri-om' — mot Int, ; do conditus, caché) n. m. Antiq. rom. Cavoau dans lequel on enfermait dos morts sans* los briller, ii Cori-uoil dans lequel on los pluvait. Il Magasin où l'on gardait los machiuos do guerre. Il Au moyen Age, Arnioiro.
Armes de Condum.
CONDJEVERAM, ville de l'Inde anglaise (présid. de Madras (distr. de TcliongalpatJ), sur la Vegavali, affluent de laPalar ;42.r..'i0 hab. Uno dos villes sacrées du sud do l'Inde. Ce fut la capitale du Dravida, puis un grand centre bouddhiste, avec de nombreuses pagodes. Clive l'enleva aux Fran<;ais, on 1751.
CONDOFURI, comm. d'Italie (Calabre [prov. do Roggio di CalabriaJ), non loin de la mer Ionienne; 2.550 hab. Vers à soie.
CONDOLÉANCE {^lé-anss — du lat. condolere, so condouloir) n. f. Témoignage de regrets, de participation à la douleur d'autrui : Lettres, Sentiments de condoléance. Il On dit aussi Offrir, Présenter ses condoléances.
CONDOLÉANT {lé-an), ANTE adj. Qui fait des condoléances : Je fermai la porte à quiconque m'avait trahi, je l'efusai la foule condoléante. (Chateaubriand.)
CONDOM {dom' — du nom do l'inventeur) n. m. Sac en baudruche ou en caoutchouc, employé comme préservatif . dans los rapports sexuels.
— Encycl. Les condoms primitifs, dont on attribue l'invention à un hygiéniste anglais du xviii" siècle, étaient invariablement faits de baudruche spéciale (cœcum do mouton). Aujourd'hui, on les fait aussi en caoutchouc laminé. La fragilité de ces engins les rend souvent inefficaces.
GONDOM, ch.-Iieu d'arrond. du Gers, à 36 kilom. d'Auch» sur la liaïse ; 7.045 hab. {Condomois, oises.) Collège communal, bibliothèque publique de 5.000 volumes. Grand commerce de blés et farines , de vins, d'eaux-devie d'Armagnac. Batellerie, sur la Baise, qui y devient navigable.
Eglise Saint-Pierre, jadis cathédrale d'un évêché dont Bossuet fut quoique temps titulaire : c'est un assez bel édifice, qui date du premier quart du xvi* siècle. Fondée au viu* siècle, la ville de Condom fut ruinée en 840 par les Normands, occupée par les Anglais pendant la guerre de Cent ans, et saccagée, en 1569, par les protestants à la têto desquels était Montgomery. Patrie du ministre do Louis-Philippe, de Salvandy. — L'arrondissement a 6 cant., S8 comm., 60.853 hab.; le canton, 12 comm. et 11.827 hab.
Condom, comm. de l'Aveyron, arrond. et à 20 kilom. d'Espalion, sur un plateau au-dessus des gorges de la Boralde Flaujaguèse, affluent du Lot; 948 bal).
CONDOMA n. m. Nom ancien des antilopes du genre strej)sicéros, vulgairement appelées coudons. V. strepsi-
CÊROS et CUUDUD.
CONDOMINIUM (Hi-om') n. m. Droit de souveraineté, exercé en commun par deux ou plusieurs puissances sur un pays.
— Encycl. On peut citer comme type de condominium : en Europe, la possession simultanée des duchés danois par la Prusse et 1 Autriche, après la guerre contre lo Danemark (1864); hors d'Europe, l'état de choses établi aux Nouvelles-Hébrides par la convention de 1887, qui a donné à la France et à l'Angleterre des droits égaux sur ces îles. Le condominium est d'un caractère essentiollomont provisoire ot aboutit, le plus souvent, à la possession complète et exclusive par un seul pays.
Condomois (le), petit pays de l'ancienno France, dans la province do Gascogne, autour do Condom et de Nérac, chez les antiques JVitiobriges, et aujourd'hui dans lo département du Gers pour environ 45.000 hoctaros, ot dans celui du Lot-et-Garonne pour 53.000. Cette région produit des vins ot des caux-do-vic. (Hab. : Condomois, oises.)
CONDOR (mot espagn. ; du péruvien cuntur) n. m. Grande espèce do vautour, appartenant au goure sarcoramphe {sarcoramphus gryphus), qui habite l'Amérique méridionale, notamment dans les Andos.
— Encycl. Ornith. Lo condor mesuro i métro do long ot 3 mètres au moins d'envergure ; son plumage, noir, ost varié do gris vi d'isabello sur les ailes. Il sr nourrit do cadavres, sur tout de mules ot do chevaux; mais on lui a fait uno telle chasse qu'il ost maintenant rare partout ot no fréquente guère qtio lo sommet des plus liantes montagnes. C est l'oiseau qui vole le plus haut; il s élève ù. dos hauteurs immenses. On l'a accusé d'attaquer les hommes ; il ost à peine prouvé ou'il fasse
dos dég&ts dans lo petit bétail. Son histoire a été longtemps entourée do fables, ot, bien que sa taille ot sa forco soient extraordinaires, on los a fort cxaçéréos. Comme les belles plumes raidos du condor ont oté demandées ou plumasserio,on a fait do jjrands massacres de ces vautours, ([ui disparaîtront prochainemont, si l'on on croit les voyageurs bien renseignés. — V. saucokampue, pour los caractères ot les mœurs.
CONDOR n. m. Monnaio chiliouno, dont la valeur est d'environ is francs. (Dans la Nouvollo-Grenado, lo condor vaut un )»uu plus do 50 francs. )
CONDORCET (Mario -Jean -Antoine -Nicolas Caritat, marquis pi:), philosophe, mathématicien ol hommo politique fiançais, né on 1743 A Hibomont (Aisne), mort à Bourg-la-Hoine en 1794. Apparionant â uno grande famille du nauphiné.CondoiTot tlt do brillanlos éludes cho/; los jésuites du collège do Navarre. A seiïo ans, il soutint avoc succès uno thèse do mathématiques, en présence de d'Alombort, Chiiraut ot le géométro Fontaine, qui l'engageront â faire dos ioioucovi sa carrière. A dix-sopt ans, il d«^dia À Turgot un opuscule intitulé : une Profession de foi, qui inaugura sos rotations avec lo graud ministre. La pro-