CONDORCET — CONDUCTEUR
raière œuvre scientifique de Condorcet : Essai sur te calcul intégral (1765), suivie d'un mémoire sur le Problèine des trois corps (1767), lui ouvrit les portes de l'Académie des sciences (1769), dont il devint secrétaire perpétuel en 1773. II publia pendant cette période les Eloges des académicieixs morts avant i699, et il continua par ceux de d'Alembert, Buffon, Euler, Franklin, etc. En 1774, Turgot le nomma inspecteur général des monnaies : il publia alors différents écrits relatifs à l'économie politique. En i777,Condorcetobtintun prix proposé parl'Académiede Berlin sur la. Théorie des comètes. Entre temps, il fournit des articles à n l'Encyclopédie n , écrivit les Lettres d'un théologien, publia une édition des Pensées de Pascal, des Lettres d'Eider, etc. En ni>2, il entra à l'Académie française et fit paraître, sous le pseudonyme de Schwaktz, des Jiéflexions sur l'esclavage des nègres, puis, de 1785 à 1789, la première édition des Œuvres complètes de Voltaii-e (édidition de Kehl\ nuil fit précéder d'une étude biographique. 11 y porta les idées et les passions du parti philosophique de son temps. En 17S8, Condorcet publia une brochure sur les Atlrilfutions des assejublées primyiciales, qui le désigna à l'attention des hommes politiques. La réunion de la Constituante de 1789 acheva de l'engager dans cette direction ; il entreprit, avec Cérutti, la publication de ]a n Feuille villageoise ».
Elu député do Paris à l'Assemblée législative (1791», il en fut le secrétaire. Elle le choisit pour président, en 1792. Ses fonctions lui laissèrent le temps de faire un remarquable rapport sur l'instruction publique et Je manifeste adressé à l'Europe pour expliquer les motifs de la suspension de Louis XVL En 1793, au moment du procès du
roi, la Convention était '
occupée à préparer un Condorcet.
projet de constitution qui
était précédé d'une introduction de Condorcet, conçue d'après les idées de la Gironde. Ce fut sa perte. La Montagne le fit décréter d'accusation comme les girondins. Grâce au dévouement d'amis inconnus et de sa femme, Condorcet put se dérober pendant huit mois aux recherches. Mais, ayant appris que ceux qui lui donnaient asile étaient exposés à être poursuivis, il quitta sa retraite. Arrêté à Clamart et transféré à Bourg-la-Reine, il s'empoisonna dans sa prison, à l'aide du poison contenu dans le chaton d'une bague, qu'il tenait de son beau-frère Cabanis. Pendant sa réclusion forcée, Condorcet écrivit son ouvrage le plus important : Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain ^1794).
Dans toutes les situations qu'il a traversées, Condorcet a montré un caractère élevé, bon et juste, en même temps qu'une vaste intelligence. On peut dire que, sur bien des points, il a devancé son siècle. Outre les ouvrages cités plus haut, Condorcet avait publié un grand nombre d'écrits sur les sujets les plus divers ; entre autres, le Moyen d'apprendre à compter siire/nent et avec facilité, destiné aux écoles de la République.
Condorcet (M™* Sophie de Grouchy, marquise de), femme du précédent, sœur du général de Grouchy et de M"* Cabanis, née en 1764, morte à Paris en 1822. Elle épousa, en 1786, le marquis, dont elle partagea les opinions lîoérales. Belle, instruite, elle fut une des reines intellectuelles de la société parisienne, et, lorsque les circonstances l'exigèrent, elle se montra toute dévouée à son mari; pour le voir, elle risqua pendant huit mois chaque jour sa liberté. Aussitôt après 1 arrestation de Condorcet, elle fut elle-même jetée en prison et n'en sortit qu'à la chute de Robespierre. Elle dut pourvoir, par son travail, à sa subsistance. La crise révolutionnaire passée, elle put reprendre son rang; sous le Consulat et l'Empire, son salon réunissait tous ceux qui étaient restés fidèles aux idées libérales. M°" de Condorcet a publié une traduction do l'ouvrage d'Adam Smith intitulé : Théorie des sentiments moraux (1798), auquel elle ajouta huit Lettres sur la sympathie.
CONDORI n. m. Bot Syn. de adénanthère, genre de légumineuses : On trompe en Chine et aux Moluques une variété de condori. (V. de Bomare.)
CONDORMANT {man — du lat. cum, avec, et dormire, dormir) n. m. Membre d'une secte (pii autorisait la promiscuité des sexes, et qui a duré du xiii' au xvi* siècle.
GONDORNIS (niss) ou FEN {fèn') n. m. Monnaie chinoise, dont la valeur est la centième partie d'un taël, c'est-à-dire 8 centimes environ, u Dans le mémo pays, poids de op",375.
— Au Japon, une ancienne monnaie portait le même nom. Il En poids, OB',368.
GONDORTES [dort') n. f. pi. Faisccau do roseaux, servant à la construction des bourdigucs.
CONDOTTIERE {do-ti-é-ré) n. m.; pi. GONDOTTIERI [mot ital-, formé du lat. conducerc, supin conductum. servir à gagej. Chef de partisans ou do soldats mercenaires en Italie; soldat mercenaire en général : S'il faut en croire Machiavel, len condottikhi étaient en général plus vantards que redoutables. (De Chesnel.) n Bandit des Apennins, au XVII' siècle.
— Par cxt. Personne qui agit hardiment et sans règle : Un brillant condottikbb de plume. (Balz.)
— Encycl. Les condottieri étaient des aventuriers qui jouèrent un rôle capital dans les guerres de l'Italie du moyen âge. La mollesse de la grande masse du peuple itafieD, la peur que les républiques avaient do voir 1 un de leurs citoyens s'élever par la gloire militaire à la dictattire, et enfin l'impossibilité, pour ces petits Etats, d'entretenir des armées permanentes en dehors du temps de guerre, multiplia en Italie la pratique des troupes mercenaires, qu'on payait pour soutenir les querelles des républiques et qu on licenciait, sitôt la guerre terminée.
il y a. trois périodes dans l'histoire des condottieri. Ils paraissent d'abordàla faveur de la guerre entre les guelfes et les gibelins, et ce no sont encore, à cette époque, que de véritables bandes do brigands, tous étrangers, sans
Condottiere.
aucune attache dans le pays, et assez faciles à manier pour les gouvernements qui les employaient. Ils venaient généralement d'Espagne, d'Allemagne ou d'Angleterre, et menaient une existence plutôt précaire. L'Espagnol Raymond de Cardone et l'Anglais John Hawkwood se distinguèrent, à cette époque, par leur fidélité au parti guelfe.
Dans la seconde moitié du xiv* siècle, les condottieri prennent une organisation régulière et permanente. C'est l'époque héroït^ue, celle de la grande compagnie, dont les chefs, disposant de ressources considérables, peuvent nourrir de grandes ambitions personnelles et s'élever le plus souvent au rang des princes. Albéric de Barbiano fonde la compagnie de Saint-Georges; Attendolo Sforza fonde une maison appelée â régner un jour sur Milan.
Mais la profession devient un métier peu rocommandable. Les condottieri trahissent indifférommeut toutes les causes , ne songeant plus qu'à tirer bon parti de leurs pillages et de leurs trahisons, et à épargner la vie de leurs hommes, qui constituent pour eux un véritable capital : c'est la décadence. L'art militaire, le courage s'avilissent. A Zagonara (1423), il n'y a que trois morts ; à Molinolla (1467), pas de mort du tout ; même résultat à la bataille de Castracaro, qui dura près d'une journée ; enfin, à colle d'Anghiari, on ne compta qu'un homme renversé de son cheval, et qui mourut des suites de l'accident. Lescondottieri, devenus de vrais soldats de parade, disparurent lorsque, au cours des guerres d'Italie, les Français et les Suisses commencèrent à faire la guerre pour de bon.
GONDOUBLÉ, ÉE adj. Bot. Syn. de condoplicatif, ive.
CONDOULOIR (SE) [lat. condolere ; de cum, avec, et dolere, pousser des plaintes], v. pr. S'associer à la douleur de quoliju'un : Les avares se lùsitent pour SB condou- LOIR ou se congratuler. {M""^ de Créqui.) [Vieux.]
CONDOUMANI n. m. Bot. Syn. de condori.
GONDREN (Charles de), théologien français, né à Vaubuin, près de Soissons, en 1588, mort en 1641. Il succéda, en 1629, au cardinal de Bérulle comme général do la congrégation de l'Oratoire, déploya une grande habileté dans des négociations difficiles, et refusa, par niudcstie, plusieurs archevêchés, ainsi que le chapeau do cardinal. Il fonda le collège de Juilly, en 1639. Il a laissé des ouvrages de piété, des />iscours et lettres (1644-1648).
GONDRIEU (lat. Conderatum civitas), ch.-l. do cant. du Rhône, sur le Rhône, au pied des contreforts du Pilât, arr. et à 44 kilom. de Lyon ; 2.149 hab. Ch.de f. P.-L.-M. Arbres fruiiiers; vignobles importants et grand commerce de vins. V. l'art, suiv.) — Le canton a 10 comm. et 9.171 hab.
Fondée par une colonie d'Helvètes sous Jules César, cette ville fut entourée de murailles, vers le xii" siècle, par l'archevêque do Lyon, Reynaud de Forez. (Quelques ruines d'un château bâti à la même époque subsistent encore.) Sa position en ayant fait un point stratégique important, elle fut le théâtre de sanglants combats pendant les guerres de religion, à la fin du xvr siècle. Les bateliers de Condrieu étaient célèbres par leur audace et leur habileté.
GONDRIEU n. m. Vin blanc des côtes du Rhône ; Une tioateiLle de condrieu.
— Encycl. Récolté à Condrieu (Rhône) et dans une partie des communes de Saint-Michel et Vérin (Loire), lo condrieu est un vin plein de sève, capiteux, soc, d'un guùt très agréable, et dont les qualités se développent beaucoup en vieillissant. Le cépage qui le fournit est le vionnier. Les vignobles de Condrieu, situés sur un plateau granitique exposé au S.-O-, ont une superficie d'environ SO hectares, tant daus lo département du Rhône que dans celui de la Loire. Ils ont eu à souffrir de l'invasion du phylloxéra, mais ont été reconstitués, grâce à des soins intelligents. Leurs principaux crus sont : Château-Grillct, Ciicry, Lcaud, etc.
CONDRILLG n. f. Bot. V. CHONDBILLE.
CONDRODITE n. f. Silicate naturel de magnésie. Syn.
de cnoNORODlTE.
GONDROZ, région très fertile de la Belgique, comprise entre la Meuse, l'Ourthe et la Lesse, divisée en Bas-Condroz, dont la principale localité est Huy, et Haut-Condroz, dont les principales villes sont : Ciney, Binant et Rochefort. Le nom de cette contrée est fort ancien, puisque César donnait déjà à ses habitants le nom de Condrusi.
GONDRUSES (lat. Condrusi), peuple de la Gaule (Germanie II*), sur la limite de la forêt des Ardennes, dont le territoire forme aujourd'hui la partie orientale de la province belge de Namur. — Un, une Condruse.
CONDUCIBILITÉ n. f. Syn. de conductibilité.
CONDUGTANGE (ktanss) n. f. Terme usité en électricité depuis le congrès do Chicago (1893), pourdésigner l'inverse de la résistance, do môme que la conductibilité(ou conductivité) est l'inverse de la résistivité. Il y a, entre la conductance et la conductibilité, la difl'érence qu'on faisait autrefois entre la conductibilité et la conductibilité spécifique.
— Encycl. La conductance d'un corps dépend de ses dimensions et de l'une dos propriétés physiques de ce corps, qui est sa conductibilité électrique. Par exemple, un fil do section transversale 5 et do longueur /, pris dans un corps do conductibilité y, a une conductance C qui est donnée
par la relation : 0= y.
L'unité pratique de conductance est lo mho : c'est la conductance d'un fil dont la résistance est égale à un ohm; elle vaut 10-* unités du système électromagnétique C.G.S. Cette unité n'a guèrQ d'emploi.
La notion de conductance permet de simplifier certaines expressions, dans lesquelles on la substitue à la résistance. La loi dos circuits dérivés s'énonce ainsi : lorsque plusieurs circuits sont montés en dérivation, la conductance de l'ensemlde est égale à la somme des couductauces do chacun d'eux.
Ou a, on effet, d'après la loi d'Ohm, pour chaque circuit,
ii = EC, ia = ECi, tj = EC,
d'oïl
Ï^EC = i,'\-i,-\-i,+ = E(C,-1-C,-|-C,-1- )
et, par conséquent ;
C = C,-HC, + C,-f
CONDUCTEUR, TRICE (lat. cotiductor ; do conduccre, supin conductum , conduire) n. Guide; personne qui conduit : Le CONDUCTEUR d'une barque, d'une voiture. (V. la partie encycl.) il Personne qui exerce une direction sur les actions ou sur l'esprit des autres : Les conducteurs des peuples.
— Employé chargé des rapports avec les voyageurs, dans une voiture publique : U7i conducteur d'omnibus.
— Par ext. Objet dont on se sert pour se conduire. Il Livre contenant les indications nécessaires pour guider,
dans une localité, les personnes qui ne la connaisseut pas : Le CONDUCTEUR de L'étranger dans Paris.
— Fig. Moyen de transmission, de communication, de préservation : Un ami véritable est, au pied de la lettre, un CONDUCTEUR QUI soutire les peines. (J. do Maistre.)
— Art milit. V. la partie encycl.
— Chir. Instrument que l'on employait autrefois, dans l'opération de la taille par grand appareil.
— Constr. Conducteur des travaux. Sorte de contremaître qui dirige les travaux et surveille le personnel do l'entreprise.
— Electr. Conducteur de l'électricité, Appellation donnée, pour la première fois, vers le commencement du xix* siècle, au corps susceptible d'égaliser le potentiel entre deux points électrisés qu'il lelie. ii Conducteur de première classe. Conducteur électrique dans lequel il n'y a pas de décomposition électrolytique. il Conducteur de seconde classe. Conducteur dans lequel il se produit des décompositions électrolytiques. il Conducteur secoJidaire de la machine électrique, Conducteur de capacité suffisante pour recueillir et emmagasiner l'électricité produite dans la machine électrique à frottement.
— Hist. Conducteur de la haquenée du gobelet, Of^c'iev commensal de la maison des rois de France, qui faisait porter en campagne, sur un cheval de bât, du linge, du pain, des fruits, des confitures, une tasse pour le roi, une tasse à faire l'essai, un coulcau, du sel, le couvert du dîner et celui du souper du roi, en prévision du cas où sommiers et charrois ordonnés à cet cflct n'arriveraient pas à temps.
— Ichtyol. Conducteur du requin, Nom vulgaire du gastérostée conducteur, ii Conducteur des églefins, Nom vulgaire du capelan.
— P. et chauss. Employé qui dirige le travail des piqueurs. Il Conducteur ejnbrigadé, Couducteur des ponts et chaussées à titre permanent.
— Phys. Corps susceptible de transmettre d'un point à un autre de sa masse la chaleur ou l'électricité : Lhydrogèneest un gaz bon conducteur de la chaleur et de l'électricité, il En général. Corps servant à la transmission d'un fluide ou d'une action : Les sens sont les rayons du foyer, les conducteurs de l'acte vital. (Bautain.) it Cylindre métallique isolé, qui fait partie d'une machine électrique, et qui est disposé de façon à sélcctriser, lorsqu'on met lo plateau de verre en mouvement : Beaucoup de machines électriques ont un double conducteur. Il Nom que l'on a donné aux paratonnerres, à l'époque de leur invention.
— Typogr. Conducteur de presse, Ouvrier chargé de mettre en train une presse mécanique, d'en surveiller le travail et de remédier aux accidents qui peuvent survenir : Pour être un bon conducteur, il faut être à la fois imprimeur et mécanicien.
— adj. m. Qui conduit: Canonnier conducteur. Il Dont on se sert pour se conduire ; 7^*7 conducteur. Il Fig. Qui sert à guider, à indiquer une suite de moyens à prendre : Une table bien faite est un fil conducteur qui dirige et facilite les recherches.
— Bot. Tissu conducteur. Tissu du style et du placenta à travers lequel pénètre le pollen, lorsqu'il s'allonge en boyaux pour aller féconder les ovules.
— Electr. Corps bon conducteur. Corps qui, mis au contact avec une source électrique, s'électrise aussitôt sur toute sa surface. Il Corps moyen conducteur, Corps dont les propriétés conductrices lui assignent une place intermédiaire entre les bons et les mauvais conducteurs. Il Corps ?ion conducteur. Corps qui arrête la propagation des manifestations électriques.
— Ency'cl. p. et chauss. Les conducteurs sont, dans l'administration des ponts et chaussées, les fonctionnaires placés immédiatement sous les ordres des ingénieurs des ponts et chaussées, et qui sont chargés de diriger l'exécution des travaux de toute sorte, terrassements et constructions, dont l'entreprise appartient à l'Etat, tels que routes, ponts, aqueducs, viaducs, canaux, etc. Ils ont sous leurs ordres les piqueurs et autres agents subalternes de la môme administration. Aujourd'hui, les conducteurs dos ponts et chaussées peuvent acquérir le grade d'ingénieur, après avoir subi des examens théoriques et pratiques qui nécessitent de leur part des connaissances étendues, analogues â celles des ingénieurs sortis do l'Ecole polytechnique.
— Ch. de f. On appelle conducteur d'un train un agent qui est chargé de transmettre au mécanicien l'ordre de mise en marche d'un convoi, ordre qu'il reçoit du chef de gare ou du chef de station, lorsque l'houre réglementaire a sonné. Le conducteur du train est tenu do ne transmettre l'ordre du départ qu'après s'être assuré que tous les voyageurs sont montés dans les voitures.
— Art milit. Conducteurs d'artillerie. Ce nom était donné autrefois à des sous-officiers d'artillerie spécialement chargés de la conduite des convois et du matériel de l'arme. Ils disparurent à la réorganisation de 1825, et leurs fonctions revinrent alors en partie aux sous-officiers chargés do la garde des magasins, et qui sont devenus les gardes d'artillerie. Le nom de conducteur ou canonnier conaucteur est donné maintenant, par opposition à canonnier nervani, à ceux des soldats d'artillerie qui, depuis la réorganisation do 1829, sont chargés do cojirfit're les chevaux de trait; rôle qui, avant cette date, était rempli par des hommes appartenant au train d'artillerie.
Les conducteurs d'équipages ( qu'il ne faut pas confondre avec les conducteurs du train des équipages) sont les hommes chargés de conduire les voitures ou bÔles de somme afl'ectéos à chaque corps de troupes, et qu'on appelle les "équipages" do ce corps. Ces hommes font partie do l'efi'ectil réglementaire du corps auquel ils sont
attachés. En outro, les corps dos différentes armes fournissent des conducteurs d"o([uipag(>s aux quartiers ^6n<iraux des brigades, divisions, corps d'arniêe, etc., pour conduire les voitures nui leur sont attribuées.
Conducleur de mise de feu. Ce nom est donne aux engins, pyrotocliniqnos ou électriques, c'ost-ù-diro cordeaux combustibles ou lils métallitiups, (jni servent ù transmettre, à distance, le feu aux l'ournoaux do mine ou charges d'explosifs iiuolcon(nios, destinés à. fairo sauter un obstacle.
CONDUCTIBILITÉ (rad. conductible) n. f. Propriété
? n'ont les corps do transmettre, avec plus ou moins de acilito, d'un point à un autre de leur masse, la chaleur ou l'électricité.
— Encvcl. On distinguo la conductibilité thermique ou calorifique et la conductibilité électrique.
— Conductibilité thermique. Les corps transmettent la chaleur avec plus ou moms de facilité, suivant leur nature. En général, on peut dire que les métaux sont bons conducteurs de la chaleur, alors que le bois, le verre, le caoutchouc ne la conduisent que très peu. Lorsque l'on considère la propagation do la chaleur dans la masse d'un corps, on n'a à s'occuper que de ce qu'on appelle la conductibilité intérieure, et, lorsque, au contraire, on veut connaître la quantité do chaleur qui se propage par la surface de séparation de ce corps et du milieu voisin, il faut faire intervenir une nouvelle propriété, qui est la conductibilité extérieure.
Il) Conductibilité thei-^nique intérieure. La théorie des pliénomônes do transmission de la chaleur dans les corps a été donnée par Fourier; elle est basée sur l'unique hypothèse du rayonnement moléculaire. Si l'on considère deux molécules très rapprochées 771, m', on admet que la molécule la plus chaude cède à l'autre une quantité de chaleur qui, pour un temps donné, est proportionnelle à la différence do température ((,—',) des deux molécules et à une fonction f{r) de la distance qui les sépare.
En s'appuyant sur cette hypothèse, on peut calculer la quantité de chaleur qui traverse un mur dont les deux faces sont à des températures différentes : elle est donnée
par la relation : Q = K — -'.dans laquelle T, et T, représentent les températures des deux faces du mur, e son épaisseur, et K le coefficient de C07iductiùilité thermique intérieure, qui dépend uniquement do la matière qui constitue le mur. C'est le problème connu en physique sous le nom de problé7ne du Hiur.
b) Conductibilité thermique extérieure. Si, au lieu de considérer un mur, on considère une barre homogène dont les extrémités sontà des températures différentes, il y aura transport de chaleur, non seulement d'une extrémité vers l'autre, mais encore de chaque point de la surface vers l'atmosphère environnante. Dans ce cas, la température t, en chaque point de la barre, est donnée par la relation :
( = Ae'"-j-Be-'" où A, B et a sont des constantes, e la base des logarithmes népériens, et x la distance du point considéré à l extrémité chaude de la barre. Dans le cas d'une barre infiniment longue par rapport à son diamètre, l'expression se réduit à :
t = Te"^, C'est la loi de Biot et Lambert; T est l'excès de température de l'extrémité chaude sur l'air ambiant.
Le coefficient a contient les deux coefficients de conductibilité K intérieure et H extérieure, ainsi que la section s et le périmètre p de cette section :
CONDUCTIBILITÉ — CONDYLIEN
Hp Ks'
— Conductibilité électrique. On appelle conductibilité électrique d'un corps, ou conductivité, ou conductibilité spécifique, la conductance d'un corps de 1 centimètre carré de section et de l centimètre de longueur. En effet, la con-
ductance 0 étant : C= ^^ ,
si l'on fait 5= 1 et /= 1, on a 0 = ^.
Les corps bons conducteurs de la chaleur sont aussi bons conducteurs de l'électricité et inversement. Tous les métaux, entre autres, conduisent facilement l'éiectricité, mais à des degrés cependant très différents.
On exprime quelquefois la conductibilité des corps en la rapportant à celle dun cuivre pur préparé par Matthiesen, ot en donnant à cotte conductibilité type la valeur 100. On fait aujourd'hui industriellement du cuivre dont la conductibilité est de 5 à 6 p. lOO supérieure à celle de cet étalon, et, comme on conçoit ([u'il puisse ôtre fait mieux encore, il est difficile de considérer comme bien solide une pareille base. Généralement, la grandeur de la conductibilité électrique est donnée par son inverso : la ré~ sistivité.
— Conductibilité moléculai7-e. Si l'on détermine la conductibilité électrique d'une dissolution d'un sel dans l'eau en fonction de la concentration, on constate quo cotte conductibilité diminue, à mesure que la dilution augmente, jusqu'à devenir nulle pour l'eau pure. I/obsorvation montre que ce qu'on appelle la conduitibilité 7noléculaire d'une solution ou le quotient de sa conductibilité par le nombre de molécules-grammes quo (Contient un litre, n'est pas nu nombre constant, mais t)uil croît lorsque la conductibilité diminue, c'est-à-diro que la dilution augmente. Ces* un des phénomènes qui ont servi de base à la théorie do Vio7ïisation des sols au sein de leur solution.
— Conductibilité mnqnétique. Ce nom a été donné par Jamin à la propriété dos tensions magnétiques de s'équilibrer en deux points,
CONDUCTIBLE (du lat. conducere. supin condnctum, conduire) adi. S'est quelquefois employé pour coNnucrKim. Il Conductible signifie proprement susc-eptible d'être conduit, et s'appli(|uerait plutôt à l'électricité ot ù la chaleur clles-mOmes, qui seraient conductibles.
CONDUCTION {Icsi-on — du lat. conductio; de eum, avec, et ducere, supin ductum, conduire) n. f. Dr. rom. Action do louer, de prendre à loyer.
— riiys. S'einploio quelquefois pour désigner le passage de la clialeur ou do 1 électricité à travers les corps couducteur.H.
— lOIoctr. Co7iduction électrolijtiaue. Modo do transmission do l'électricité admise par I-araday dans un circuit où il peut 80 produire dos clécompositions ot des transports éloctroiy tiques, il Conduction t'/cc(W^uc, Transmission élec-
trique par contact, par les molécules d'une barro métallique pur exemple.
CONDUIRE (du lat. conducere; de cion, avec, et ducere, mener : Je conduis, nous co7iduisons. Je conduisais, iioiis conduisions. Je co7iduisis, 7wus conduisi7nes. Je conduirai, nous condui7-o)is. Co7iduis, conduisons, conduisez. Que je conduise, que7wus conduisions. Conduisant. Conduit, te)v. a. Mener avec soi : Coniuiire un enfant à l'école. Conudiri: des troupeaux aux champs, n Faire arriver à un but, faire arriver à un résultat : Conduire a la fortune, à la (flaire. L'envie reiid iitjuste; e^/e conduit à la Aaine.(M'"*deGenlis.} Il Accompagner par honneur : Conduire U7ie dame. 11 Diriger, guider, régler la marche de : Conduire une voitiwe. U7ie barque, une armée. Conduire la ynain d'tm écolier, les pas d'un aveugle. Il Avoir le soin, la direction do : Conduirk une affaire, une intrigue, un complot. \\ Servir à diriger : Suivre un flambeau qui conduit. Il Diriger la conduite de : Ecoutez la voix de celui qui voils conduit. Il Inspirer, servir de motif à : L'intéi'êt conduit la plupart des hoinmes. 11 Diriger l'exécution de : Conduire des travaux. 11 Transporter d'un lieu dans un autre: Conduire rfe5marc/ia?îri(5es(/ePar(A' à Bordeaux, il Pousser, faire arriver jusqu'à : Conduire un canal jusqu'à Toulouse. Il Servir de voie pour aller : Chemin qui CONDUIT à la ville.
— Fam. Conduire la barque, Etre à la tête d'une affaire, la diriger.
— Loc. div. : Conduire une fe77\7ne à l'autel, L'épouser, Il Conduire à sa fin. Achever, terminer. 11 Conduire de l'œil, des yeux, du reyard. Suivre du regard, sans perdre de vue ; surveiller attentivement.
— Arboric. Conduire U7i arbj'e, Tailler ses branches de manière à lui donner une forme déterminée. 11 Conduire une forêt. Aménager une forêt de telle sorte qu'il y soit pratiqué des coupes annuelles régulières.
— ■ Comm. Conduire lui tissu bois à bois. C'est le mesurer à l'aide d'un mètre sans tendre l'étoffe, en lui laissant la tension naturelle de la trame et de la chaîne.
— Electr. Propager d'un point à un autre les manifestations électriques.
— Fauconn. Conduii'e l'oiseau, Dresser le faucon convenablement, de manière qu'il chasse bien.
— Géom. Faire passer : Conduire une ligne par deux points donnés.
— Littér. Disposer la succession dos faits et l'emploi des moyens : Auteur qui excelle à conduire une ijit7'igue.
— Manèg. Conduire un cheval étroit ou large. Se dit suivant que le cavalier fait décrire à sa monture un cercle de petit ou de grand rayon. 11 Conduire un cheval de la mam, Le faire changer de main.
— Techn. Conduire la pieri'e. L'amener sur des rouleaux jusqu'à l'ouverture de la carrière. 11 Conduire un mur, Prolonger la construction de ce mur jusqu'en un point bien déterminé. 11 Conduire l'eau. Distribuer l'eau au moyen de conduites, après l'avoir amenée à un point voulu.
Conduit, ite part. pass. du v. Conduire.
— Constr. Travaux conduits. Travaux que le conducteur de travaux dirige intelligemment.
— Peint. Jours bien conduits. Jours bien distribués.
Se conduire, v. pr. Etre conduit. Il Marcher, diriger ses propres pas : V l'oir tout juste assez pour se conduire. Il Se comporter, diriger, régler sa conduite.
— Syn. Conduire, administrer, diriger, gérer, gouverner, régir. V. administrer.
— Conduire, guider, mener. Conduire et mener sentent l'autorité; guider marque Tinstruciion, les lumières. On conduit celui qui, seul, ne saurait où aller, ou qui n'ose pas aller seul; on guide celui qui craint de s'égarer; on mène celui qui résiste au mouvement, ou qui ne connaît pas môme le but. De plus, guider ne se dit que des personnes, co7iduire et mener peuvent so dire des choses; alors, conduire suppose une certaine habileté, mener marque une espèce de violence : conduire une maison, uu char; 7nener une affaire rondement.
GONDUISEUR(rad. condim-e) n. m. Conducteur. (Vieux.)
— Eaux ot for. Commis de marchand de bois, veillant aux intérêts de son patron dans une coupe.
— Techn. Ouvrier ardoisior qui conduit le bassicot.
CONDUISOIR (so-ur*— rad. co7ïduire) n. m. Dans les corderios. Long bâton destiné à conduire un fil de caret quo l'on passe dans le trou pratiqué à l'une de ses extrémités.
CONDUIT ( rfu-i) u^Autref., Conduite, direction. 11 Auj., Petit canal ou tuyau servant à l'écoulement d'un liquide ou d'un gaz : Un conduit souterrain. Les condoits du gaz d'éclairage. Un conduit e« fonte, en maçon7ierie. Il Passage souterrain. (Inusité.)
— Anat. Nom donné à divers canaux : Conduits lacrymaux. Il Conduit auditif. Canal qui s'étend de la conque au tympan de l'oreille, n Conduit de Pecauct ou thnracique. Gros tronc qui reçoit tous les canaux lymphatiques.
— Arcliit. Conduit à vent. Canal amenant aux appartements de l'air frais pris dans les parties basses d'un édifice.
— Mar. Poulie servant do support ot de passage à une manœuvre.
— Mus. Tubo qui, dans l'orgue, est destiné & mener lo vent des soufAots dans les sommiors. n Dans l'ancienne musique. Motet, chant d'église à plusieurs parties harmoniques : Celui qui veut faire un conduit doit t'uC d'abord trouver uti chant aussi beau que passible, puis l'employer
Î<our Composer un déchant. (Francon.) 11 A signifié aussi *artie principale d'un contrepoint, thème, sujet.
— Tochn. Appui d'un outil, n Petit tubo pour recevoir le lil tle for dune sonnette. 11 Espace vido ménagé pour lo passage do l'air froid, sous la plaque du foyer d'un po^le.
CONDUITE n. f. Action de conduire, de mener, do diriger, do gouverner : La conduite d'une armée, des troupeaux, des affaires, de travaux. Il Action d'accompagner quelqu'un pour lui fairo honneur ou pour lui donner une mar<iue d'affection : Etre chargé de la conduite d'un ambassadeur. Faire la condditk à des conscrits. 11 Plan, arrangement, distribution, onchaînomont : La conduite d'une pièce de théâtre, des jours d'un tableau,
— Fig. Action ou manière d'agir, do so conduire, do diriger ses propres actes : Les gens heureux croient toujours avoir rai.son. quand la fortune soutient leur conduite. (La Uochef.) Il Ahsol. Sagesse, prudence : At'oiV de la CONDUITE. Un esprit d'ordre et de conduite est indispensable dans les affaires.
— Art milit. V. la partio oncyol.
— (;onsir. Tuyau de conduite ou simplement Conduite. Tuyau ou uqueiluc do petite dimeusiou amenant les eaux
à un endroit déterminé. 11 Action de diriger les travaux d'un cliantier de terrassement, do charpente, de maçonnerie.
— Mar. Frais do route qu'on paye aux marins, pour se rendre au port d'ombarquement ou de station. 11 Appareil quolconquo qui dirige une manœuvre. V. conduit.
— Mus. anc. Conduite rythmique ou simplement Rythmique. V. ce dernier mot.
— Techn. Partie excédante d'un fût d'outil de menuisier, pour l'empêcher de descendre trop, n Sorte de canal ménagé sous un parquet, pour conduire l'air extérieur jusquau foyer d'une cheminée, afin d'obliger la fumée à monter. 11 Grosse pièce qui, en horlogerie, sert pour transmettre le mouvement à distance.
— Théol. Action divine; dessein de Dieu : La conduite de Dieu sur la vie et la maladie. (Pascal.) Les conduites de Dieu sur vous. (Bossuet.)
— Peint. Ordonnance satisfaisante d'un tableau.
— Loc. prov. (Fam.l : Aclieter u7ic conduite. S'amender. H Faire la conduite, Cnasser avec voies de fait, n Faire à
une persoTuie la co7iduite de Grenoble, La reconduire à coups de bâton et à coups de pierres. [L'origine de ce dicton populaire est assez incertaine. On a proposé une aventure arrivée à Rlchelet, l'auteur du fameux Dictionnaire des rimes et du Dictionnaire frajiçais {IGSO), dans lequel il avait trouvé moyen de faire paraître, en mainte occasion, l'animosité singulière qu'il nourrissait contre les Grenoblois. Ayant commis plus tard l'imprudence de se rendre dans leur ville, il y aurait été reconnu et accueilli à coups de bâton.]
— Enctcl. Techn. On nomme conduite d'eau ou de gaz un ensemble de tuyaux emboîtés les uns dans les autres et qui ont pour but de conduire l'eau ou le gaz, en partant d'un réservoir, pour se rendre à tous les points où le fluide doit être utilisé. Des règles bien déterminées régissent le calcul du débit des conduites et soumettent leur installation à certaines conditions que l'on doit observer, suivant que l'on doit distribuer un gaz ou un liquide.
— Art milit. Conduite du feu. C'est l'art de diriger le feu d'une troupe de façon à obtenir le maximum d'effet, tout en consommant le moins possible de munitions. Cet art a une importance plus grande encore aujourd'hui qu'autrefois, en raison de l'énorme consommation que permet lo tir rapide des armes actuelles. La co7iduite au tir est, pour l'artillerie, quelque chose d'analogue. Il ne faut pas la confondre avec le i-églage du tir.
Conduite des tei^rasse/nents. C'est l'art d'exécuter les travaux de construction d'un ouvrage do fortification do campagne, d'après les circonstances où on se trouve et le temps dont on dispose, de manière à obtenir le plus vite possible un abri défensif utilisable, que l'on complète et perfectionne ensuite si le temps le permet, en opérant par périodes, dont chacune produit un résultat qui s'ajoute à ceux précédemment obtenus.
Conduite des voitu/'es, de9 7nulets de bât. C'est l'instruction donnée aux hommes de l'artillerie et du train des équipages, pour leur apprendre à conduire, soit en selle, soit eu guides, etc., les voitures et bêtes de somme employées dans ces troupes.
CONDUPLICABLE adj. Bot. Qui peut être condupjiqué, sans enfermer la foliole ou le pétiole commua : j^otiole
CONDUPLICABLE. Pétiolc CONDUPI.ICABLE.
CONDUPLIGATIF, IVE (du lat. conduplicare, supin condupltcatum, plier ensemble) adj. Bot. Se dit d'un mode de préfoliation dans lequel les feuilles sont plièes dans leur longueur et placées côte à côte sans s'embrasser, comme dans le bourgeon du hêtre : Folioles conduplicatives. 11 Se dit aussi des cotylédons qui présentent la même disposition dans l'embryon. 11 On dit aussi condupliqué, ék, et
CONDOUBLÉ, EE.
CONDUPLICATION ($i-on) n. f. Etat de ce qui est conduplicatif : CONDUPLICATION des folioles, des cotylédo7is.
— Rhét. Répétition d'un mot au commencement ou â la fin d'une phrase.
CONDUPLIQUÉ, ÉE adj. Bot. Syn. do conduplicatif, ive.
CONDURANGO i.do condur-angu, liane du condor) n. m.
Nom vulgaire de diverses plantes do l'Amérique du Sud.
— Encyci.. Les espèces désignées sous lonom de conduranyo ont une action physiologique qui consiste en une suractivité do la circulation amenant do la diurèse et une sudation abondante ; mais aussi des vertiges ot dos troubles do la vue.
CONDURRITE (de Condurrow, mino du comté de Cornouaillos. où l'uD a trouvé cette substance) u. f. Variété d'arséniuro naturel de cuivre.
CONDY n. f. Mesure do capacité indienne, d'une contenauco d'environ -t^S.
CONDYLARTHRÉS n. m. pi. Groupe do mammifères
fossiles, comprenant les coryphodontos ot phénacodontes, ot dans lesquels on a voulu retrouver les ancêtres probables des ongulés. (Los condylarthrés présentent dos rapports avec les damans et les éléphants, ot aussi avec les porcins. Leurs débris so trouvent dans les formations éocèncs do l'Amérique centrale.) — Un condylarturé.
CONDYLE (du ^T. kondulos, môme sens) n. m. AnaC. Extrémité articulaire d'un os ayant la forme d'uue portion d'ovoVde allongé.
— Antiq. gr. Lo mot kondylos, nom de la seconde phalange du doigt médius, a été quelquefois employé par les Grecs uour désigner une mesure do longueur égale à doux
doigts (îaxTU>,oO.
— Encycl. Les vrais conrfy/es, ceux qui rentrent exactemont dans la définition, sont ceux du maxillaire inférieur ot ceux do l'occipital. Les cavités qui les reçoivent sont dites « glénoïdes ". On donne aussi le nom do « condylo - à l'éminenco articulaire do l'humérus qui regarde la tête du radius, et aux deux éminencos articulaires do l'extrémilô inférieure du fémur (condvlo interne, condylo oxlorno) qui s'urticuleut avec le tibia. Lo carpo forme aussi un condyla articulé avec le radius.
CONDYUE {IS — du gr. kondulos, condylo) a. f. Bot. Nom donné à l'anthéridio dos chara.
CONDYLIEN, ENNE {It-in, en') adj. Qui so rapport© & uu condylo.
— 'Articulation condylienne. Sorte do diarthroso dans laquollo les surfaces articulaire» sont uu condylo et uno cavité glénoVde (occipito-atloïdiouno, tomporo-maxillaire, radio-carpienno).
— rroii con(/y/iCH, Orilicos do l'occipital placés ou avant
CONDYLOCARPE
CONEMAUGH
et en arrière des condyles de cet os. Les antérieurs qui sont les plus importants donnent passaee aux nerfs de la douzième paire crânienne {grand hypoglosse}.
CONDYLOCARPE n. m. Genre d'apocynacées, tribu des plumériées, comprenant des lianes vofubilcs et souvent très élevées de lAmérique tropicale.
Syn. de skquoia, et de taxodium.
CONDYLOCARYE n. f. Bot. Syn.
de KAPISTRE.
CONDYLODÈRE OU CONDYLO-
DERA {dé) n. m. Genre dinseotes orthoptères sauteurs, famille des locustiaés, comprenant une forme à corps allongé, à corselet atténué en avant, noueux.
— Encycl. Par leur aspect général, leur taille, leur coloration bleue, leurs antennes grêles, leurs pattes longues et fines, les condyhdères, que leurs affinités zoologiques rapprochent des éphippigères, imitent absolument les insectes coléoptères du genre tricondyle (cicindélidés) et aussi les collyris. La seule espèce connue, condylodera trxcondyloides, bleue, avec le thorax et la tête variés de pourpre, est aptère, ou plutôt n'a que des élytres et des ailes rudimentaires. Longue de 20 millimètres, elle habite Java.
Condyiodère (réé. d'un tiers).
CONDYLOÏDE (du gr. kondulos,coTiày\e, et eidos, aspect) adj. Anat. Qui a h ■* " ' ' " '
LOÏDE.
la forme d'un condyle : Èminence condy-
CONDYLOÏDIEN, ENNE (rfi-ÏH, en') adj. Anat. Qui avoisine le condyle.
CONDYLOME (du gr. konduluma, renflement) n. m. Excroissance charnue douloureuse, d'origine vénérienne, qui siège le plus souvent à l'anus ou au voisinage des parties génitales.
— Enctcl. L'aspect du condylome varie et donnaJieu à des dénominations populaires variées : crête-de-coq, chou-fleur. Lo traitement consiste dans l'excision, au moyen des ciseaux ou du thermocautère.
CONDYLOSTOME ou CONDYLOSTOMA {stoj n. m. Genre d'infusoires hétérotri- condvlostome ches, famille des spirostomidés, compre- /^j.. 15 fois), nant des formes allongées, dont la bouche ° est bordée par une membrane ondulatoire et une série de cils. (Le condylostoma païens est le type de ces animalcules qui vivent dans l'eau.)
CONDYLURE n. m. Genre de mammifères insectivores, famille des talpidés, comprenant des taupes munies d'une queue longue et à museau terminé par une couronne de tentacules en étoile. [On no connaît qu'ime espèce de condylure (conaylurus cristafus), de la taille d une taupe, à pelage d'un brun roussâtre,répandue dans l'Amérique du Nord. C'est la taupe étoilée des vieux auteurs.]
CÔNE (du gr. kônos, lat. conus, mot qui signifie pi'n. r-étine, pomme de pin) n. m. Géom. Solide engendré par une droite variable, passant constamment par un point fixe et s'appuyant sur une courbe directrice quelconque dans l'espace, n Côîie de révolution. V. la
Condylure.
1. Càae droit ; 2. CÔne oblique ; 3. Cône rectangle ; *. Tronc de côoe.
partie encycl. il CÔne circulaire, Celui dont la directrice est une circonférence. Il C(Jnerfroï7, Cône dont l'axe, c'est-à-dire la ligne qui joint le sommet au centre de la base, est perpendiculaire à la base, ii Cône oblique. Celui dont 1 axe est oblique sur la base, n Cône rectangle. Cône circulaire droit, dont l'axe est égal au rayon de la base, auquel cas deux génératrices menées par les extrémités d'un diamètre de la base forment au sommet un angle droit, ii Cône acutangle. Celui où. Taxe étant plus grand que le rayon, i'anglo indiqué ci-dessus est plus petit qu'un droit, it Cône obtusangle. Celui où l'axe est momdre que lo rayon, et I angle ci-dossus indiqué plus grand qu'un droit, ii Tronc de cône. Solide que l'on obtient en retranchant d'un cône la partie comprise entre lo sommet et une section plane de la figure.
— Par anal. Objet d'une forme qui rappelle celle d'un cône géométrique : La queue de ta comète est un cônb creuj:. (Arago.)
— Arbonc. Forme d'arbres fruitiers en plein vont, consistant on une tige verticale, garnie do branches latérales dont la longueur diminue progressivement depuis la base jusqu'au sommet de l'arbre : Les arf>re» en cônk ont un aspect très séduisant. (A. Dubreuil.)
— Astroh. Cône d'ombre. Ombre en forme de cône projeté© par une planèto, dans la direction opposée à celle du soleil : Il y a éclipse totale de soleil pour tout point de la terre qui se trouve dans le cône d'ombre de la lune.
— Bot. Frnitdos conifères, tels guo le pin, lo sapin, etc. : La forme des cdNES est toujours plus ou moins ovale. (Bosc.) il Syn. do BTBOBtLR. V. coNipfcRRs. Il Partie du houblon employée dans les infusions et dans la fabrication de la bière. \\ Cône
Cône : a, de pin ; fi, de cypréi; e, de houblon.
Développement latéral du cône.
d'or. Nom vulgaire d'une espèce d'agaric de couleur jaune, quo l'on trouve dans les environs do Paris.
— Brass. On appelle cône la fleur du houblon qui entre dans la fabrication de la bière.
— Mar. Signal de forme conique hissé aux sémaphores, pointe eu haut ou pointe en bas, pour signaler le mauvais temps.
— Optiq. Cône de lumière. Faisceau de rayons divergents formé en arrière d'un point qui leur est commun : Hl se forme, en arrière d'une lentille convergente, rfeux cônes de lumière opposés par leur sommet.
— Techn. Moule de fonte ou de fer, ayant la forme d'un cône creux et qui est destiné à. recevoir soit des métaux en fusion, soit du sucre liquide.
— Encycl. Géom. On nomme généralement cône une surface engendrée par une droite assujettie à passer par un point fixe, et dont le mouvement doit, d'ailleurs, être réglé par une condition spéciale. Cette condition que doit remplir la droite mobile peut être de rencontrer toujours une courbe donnée, qui prend alors le nom de directrice du cône, ou de rester tangente à une surface donnée, auquel cas le cône est dit circonscrit à la surface donnée.
On nomme plus particulièrement trian"?e rectan- '■ côoe » la surface engendrée par une gie générateur, droite mobile tournant autour d un axe fixe qu'elle rencontre toujours au même point, en faisant avec lui un angle constant. C'est le cône de révolution.
Plus particulièrement encore, on désigne sous le nom de >■. cône » la surface précédente limitée à une section faite perpendiculairement à son axe, ou même le volume compris entre la surface ainsi limitée et le plan de base. On a ainsi le cône étudié en géométrie élémentaire.
La surface latérale de ce cône, qu'on peut assimiler à celle d'une pyramide régulière, a pour mesure la moitié du produit des mesures do la circonférence de la base et du côté, arête ou apothème, tKI.
La mesure de son volume, déduite de celle du volume
de la pvramide, est : — «R'/i.
La surface latérale du tronc do cône compris entre deux plans perpendiculaires à son axe est u (R-l-r) /; le volume
de ce ironc est : -- TcA(R*-î-r'4-Rî').
— Géom. anal. L'équation en coordonnées rectilignes d'un cône rapporté à son sommet pris pour origine est nécessairement homogène par rapport aux trois variables x, y, z, parce que les trois coordonnées d'un point de la surface doivent pouvoir subir une transformation proportionnelle, dans un rapport arbitraire, sans que le point représenté par les valeurs ainsi modifiées de x, de y, et de z cesse de représenter un point de la surface du cône.
Réciproquement, toute équation homogène entre trois coordonnées rectilignes, x, y, z, représente une surface conique, parce que, les trois variables liées entre elles par une pareille équation pouvant subir une mutation proportionnelle arbitraire, tous les points de la droite qui joindrait l'origine des coordonnées à un point de la surface appartiennent à cette même surface.
Les sections faites par les plans parallèles dans un cône sont toutes semblables, d'après la définition même de la similitude; les tangentes menées à ces sections, aux
fioints situés sur une même génératrice, sont donc paraléles, et, par suite, contenues dans un même plan ; ce plan est le plan tangent au cône, le long de la génératrice considérée. Un plan tangent à un cône le touche donc en tous les points de la génératrice qui passe par le point de contact. — Les sections du cône do révolution, ou plus généralement du cône du second degré, par des plans, portent le nom de coniques. V. coniqur.
— Géol. Cône de déjection. On désigne ainsi l'ensemble des matériaux apportés par un torrent de montagne, au point où il débouche dans une vallée. En ce point, les blocs, pierrailles et graviers, rencontrant une pente plus douce et un espace plus vaste, se déposent en un large éventail. Généralement, les éléments les plus gros se rencontrent à la partie supérieure du cône, les galets et pierrailles vont un peu plus loin ; les graviers, plus légers, sont entraînés à la suite, et les boues, facilement transportables, en forment la base. Mais cette structure des cônes de déjection est assez fréquemment bouleversée par les crues des torrents.
Cône d'éboulement. On appelle ainsi un amas de matériaux qui se présentent en forme de cônes, à la base des montagnes, et qui résultent de la dégradation continue des sommets, par l'action répétée du gel et du dégel. Los cônes d'éboulement contribuent au comblement des lacs.
Cône volcanique. Quelques canes volcaniques sont entièrement formés de laves; c'est le cas du Mauna Loa et du Mauna Kea; mais il s'agit, le plus souvent, de cônes de débris formés'autour do l'orifice du cratère par l'accumulation do scories, de lapilli, de cendres, rejetées pondant les éruptions. Lo cône de débris le plus remarquable est celui du Cotopaxi, qui a une hauteur do 2.000 mètres et une régularité géométrique. En Franco, les anciens volcans d'Auvergne présentent de jolis petits cônes, parmi lesquels il faut citer celui du Pariou.
— Mécan. La forme conique est employée avec avantage comme organe de mouvement ; les principaux sont : lo rône de friction, les cônes-poulies, les tambours coniques, les roues coniques à contact et à frottement de roulement, les engrenages coniques, les pendules coniques, etc.
1" Cône de friction. Le côno do friction est un appareil d'embrayage, composé de doux cônes métalliques pouvant se pénétrer l'un l'autre, et quo l'on emploie pour communiquer lo mouvement de rotation d'une pièce à une autre.
S"» Cônes-poulies et Tanihours coju'ques. Pour changer
Cône-poiilie.
Cône de friction.
Roue conique.
instantanément la vitesse du mouvement, on emploie divers appareils auxquels on donne les noms de cônes-poulies et de tambours coniques. Ces organes consistent dans deux systèmes de poulies et de cônes allernés, réunis par une courroie de transmission et ti.vés sur deux axes parallèles. Pendant la marche, on peut faire passer la courroie d'une poulie sur une autre, afin d'avoir une variation dans la vitesse.
3" Houes coniques à contact et à frottement de roulement. Dans certaines machines à grande vitesse, on emploie des roues coniques à friction pour transmettre le mouvement à des axes non parallèles. Le cône qui conduit so fait en fonte, et celui qui est mené se compose de rondelles de cuir serrées fortement entre deux plaques de fonte; ces deux pièces sont tournées sur leur contour.
— Cône de résistance. Le nom de « côno de résistance « ou « de réaction » a été donné par Moselev au cône formé par l'ensemble des directions que peut prendre une force quelconque appliquée sur un plan quelconque, comprises entre les angles limites du frottement, qu'il appelle angles limites de résistance ou de réaction, avec la condition que cet effort se transmette en un autre point qui réagisse.
CÔNE n. m. Genre do mollusques gastéropodes, type de la tribu des coninés, et dont le nom scientifique est cuuiis.
— Encycl. Les cÔ7ies sont des animaux marins, à pied étroit, tronqué en avant, obtus en arrière ; à tentacules oculifèrcs grêles, à siphon saillant.
Leur coquille, conique, allongée, souvent recouverte d'un épiderme feutré, est, sous ce revêtement, ordinairement marq uée do dessins bruns sur un fond de couleurs vives. On connaît plus do 500 espèces de cônes, réparties dans les mers chaudes (une seule habite la Méditerranée), ou fossiles (150 dans les terrains tertiaires). La tailla des cônes est moyenne, dépassant rarement 15 centimètres de long.
CÔNE, ÉE adj. En forme de cône (en parlant des coquilles, coquillages, etc.).
CÔNE-ANCRE n. m. Sac conique traînant et s'emplissant d'eau, et servant d'ancre aux aérostats, dans les ascensions au-dessus de la mer. (Cet engin a été imaginé par Sivel: il se vide en le retournant.) Il PI. Des
CÔNES- ANC RE s.
CONECTE (Thomas), carme, né à Rennes dans le xiV siècle, brûlé à Rome en 1434. Il eut un prodigieux succès comme prédicateur, réforma les couvents de son ordre, puis alla en Italie. Ses éloquentes déclamations contre la dissolution du clergé et de la cour de Rome lui attirèrent des ennemis : il fut accusé d'hérésie, et périt dans les flammes.
CONECUH, rivière des Etats- Unis, qui arrose l'Etat d'Alabama, s'unit au fleuve côtier Escambia, dont elle est le principal affluent. Elle donne son nom à un comté de l'Etat d'Alabama.
CONEGLIANO, ville d'Italie (Vénéiie [prov. de Trévisel), sur leMonticano, affluent de la Livenza; 8.940 hab. Ecolo de viticulture et d'œnologie. Fabrication do soieries et draps. Vieille enceinte de murailles, ancien château fort. Eglise Saint-Léonard, avec tableaux du peintre Giovanni- Battista Cima, dit le Conegliano. Le titre de <> duc de Conegliano » fut donné par iS'apoléon P"" au général Moncey, en 1806. — Pop. du district de Conegliano : 51.950 hab.
Conegliano [Giovanni-BattistaCiMA, dit le), peintre italien, né à Conegliano vers 1460, vivait encore en 1517. Il adopta la manière de Giovanni Bollini, ce qui a fait croire qu'il avait reçu des leçons do ce maître. Ses œuvres, exactes et gracieuses comme celles de Bollini, ont, il est vrai, moins de délicatesse ; mais, d'un autre côté, elles l'emportent par l'éclat du coloris et le mouvement des figures. Dans la plupart de ses compositions, Conegliano a reproduit la colline couronnée d'un vieux château au pied de laquelle se trouve sa ville natale. Parmi les taoleaux de cet artiste, rappelons : la Madone enlj-e saint Jacques et saint Jérôme, à Vicence ; saint Jean- Baptiste; Constantin et sai^ite Hélène soutenaytt ta croix; Tobie; saijit Jacques et saint NicolaJ!. dans diverses églises de Venise. Il existe des œuvres de ce maître à Milan, à Munich, à Dresde. Lo Louvre possède de lui : la Vierge et l'enfant Jésus adorés par la Madeleine et saijit Jean.
Conegliano (duc de), général français et maréchal de l'Empire. \. Moncey.
CONÉINE n. f. Chim. V. conicine.
Conejera, petite île déserte du groupe des Baléares, conttMiant une lirodigieuse quantité de lapins, ce qui lui a valu son nom (de conejo, lapin).
Conemaugh, ancienne ville dos Etats-Unis (Etat do Pensylvanie), sur le Conemaugh, affluent de l'Alléghany. Kilo est actuellement annexée à la ville voisine de Johnstown. — Un lac du même nom existe dans lo haut bassin du Conemaugh.
Cône-ancre.
Coui'pate.
CONÉMON n. m. Espèce do coacombro du Japon, n On
liil aussi CONOMON, ot cuïnnomun.
CONÉPATE OU CONEPATUS (;i(', tiiss) n. m. Gonro do mamimtoros carnivores, famillo dos mustôlidos, comprenant dos nioufi'ettos lie l'Aniéi-u{Uo c o n t r al o ot niéridionalo , dont ou connaît quatre espèces.
{ Celle qui remunto lo plus au N. est lo conepatus Mapunlo de
Californio ; colle cnu descend lo plus HamhûhUi, do Ja Terre do Fou.) V. moufette. CONESSINE [nèss) n. f. Alcaloïde C*'H*"A2', tiré de l'écorco do wrightie {wriglUia antidysenterica). Syn. do
Wliir.HTINE.
CONEY(lo), rivière néo dans le département des Vosges, dans nn étang dos environs do Xortigny ; elle entre dans lo dôpartcmcnt de la Haute-Saône, et se jette dans la Saôiio à Curre, après un cours do 52 kilomètres.
CONFABULATEUR, TRIGE n. Celui, colle qui confabulo. (Vieux.)
CONFABULATION {si-o?i) n.f. Action de confabuler, causerie. (Vieux.)
CONFABULER (du lat. confabnlari; do cum, avec, et fabulai'i. causer) V. n. Se livrera des causeries familières. (Vx.) CONFALON n. m. Féod. V. gonkalon.
CONFALONIER n. m. Féod. V. GONFALONIER.
CONFALONIERI (comte Frédéric), patriote italien, né à Milan en 1776, mon à Hospenthal (Suisse) en 1846. Sa famille était dévouée à l'Autriche. Lui, au contraire, consacra sa vie à l'alfranchissement de sa patrie. En 1814, il souleva les Lombards contre les Français, puis il conspira contre l'Autriche. Il fut l'àmc de la conjuration des Fédérés, qui aboutit aux tentatives d'insurrection do 1820-1821. Malade, arrêté en 1821, il fut condamne à mort en 1823; mais sa femme, Teresa Casati, obtint la commutation de sa peine en celle du carcere dura perpétuel. Il refusa constamment, malgré les otTres de pardon, de dénoncer certains complices, et surtout le prince do Carignan (plus tard le roi Charles-Albert) que les conjurés voulaient faire roi d'Italie, et fut enfermé au Spielberg. Sa femme ayant tenté de le faire évader, il refusa, pour rester avec ses compagnons. Teresa mourut de chagrin, en 1830. Confalonieri fut mis en liberté en 1836 et vécut encore dix ans.
CONFARRÉATION {si-on — du lat. confaJTeatio ; de cum, avec, et far, farris, farine) n. f. Dr. rom. L'un des modes d'établissement de la marnis.
— Encycl. Des trois formes usitées pour établir la manus, la, confajTeatio était lo seul mode solennel. C'étaitune cérémonie religieuse, consistant dans l'otfrande à Jupiter d'un pain d'épeautre {farreas partis) et la prononciation de paroles sacramentelles, en présence de dix témoins, du grand pontife ot du flamine de Jupiter. On peut y voir un véritable mariage religieux, associant la femme au culte du mari. Ce mode parait avoir été réservé aux patriciens.
CONFECTEUR ifck'— du lat. confector; de conficere, supin conffctum, achever, tuer) n. m. Antiq. rom. Bestiaire, gladiateur qui achevait et dépouillait les animaux.
CONFECTION [fèk-si) n. f. Action do faire complètement : La CONFECTION d'une route, d'un habit, d'une pommade, d'une loi, des listes électorales.
— Drog. et pharm. Préparation pharmaceutique pâteuse d'une poudre avec du miel ou du sirop.
— Techn. Fabrication on grand d'objets prêts à servir et non commandés. (Cette expression désigne principalement l'industrie relative au vêtement.) tt Objets ainsi confectionnés : Acheter une confection, n Liou où se font et celui où se vendent les objets confectionnés : Passer à la confection.
— Enctcl. Industr. La confection est une industrie qui consiste à fabriquer des vêtements divers à l'avance, et généralement en faisant usage do la machine à coudre, au lieu d'employer la coulure à la main. La confection comprend deuxoranches, trois au plus, nui sont : la confection pour femmes, la confection pour nommes, la confection militaire. Cette industrie date surtout de 1848.
— Admin. milit. La confection des effets d'habillement est confiée à l'entreprise par des marchés temporaires. La Franco, y compris l'Algérie ot la Tunisie, est divisée en treize arrondissements do fourniture, dont il no peut être adjugé plus de doux au même entrepreneur ou à la même société. A chaque arrondissement — qui dessort uno ou deux régions do corps d'arméo — correspond un atelier de confection établi près du magasin général ou central d'habillement do rarrondissomcnt. Celui do Paris dessert par exception doux arrondissements. Les autres sont à : Lille, Kenno.s, Bourges, Besançon, Nantes, Bordeaux, Clormont- Ferrand, Lyon, ^L'lrseillo, Toulouse et Alger.
CONFECTIONNEMENT { fêfcsi-o-ne-man) n. m. Action do confectioinuT ; état de ce qui est confectionné.
CONFECTIONNER {fà-hsi-o-né) v. a. Faire complfftoiiient : Coni-k(ti»)Nni:b hh plat, une machine, un budget.
— Apprêter, parer, plier pour la vente. Confectionné, ée part. pass. S'emploie pour désigner
des objets et surtout des vêtements faits d'avance, sans être commandés spécialement pour quelqu'un : Lea vâteînents confkctionni'cs coi'ttetit rneilleur marché que les vêtements sur nicftia-p.
Se confectionner, v. pr. Etre confectionné, ii Confectionner pour son usage : SE confkctionnkr une robe.
CONFECTIONNEUR (fé-lcsi-o-ncur'), EUSE n. Personne qui (unifectioiitus ijui fait lies confections, n On trouve aussi, mais rarement, co.nkkctionnaihk.
CONFÉDÉRATEUR, TRICE adj. Qui organise, qui établit une (onlédération : /Ctat coNKrcnÊKATBUÏt. il Qui concourt, (jui est apte à l'ornier une confédération : Esprit conkiïdé- RATlîOR. Tendances (:onfi^:i>Ékatuicks.
— Substantiv. : lies confédérateurs qui bc retirent de
la co.ifrth'rntiiin.
CONFÉDÉRATIF, IVE udj- Qui appartient, qui a rajiport & uno coufédéruiiuu : Armée cONFiiDÉRATivu.
Ul.
CONFÉDÉRATION {s'i-oyx) n. f. Union de plusieurs Etats qui se suiimottont ù un pouvoir général, tonton conservant un gouvernement particulier : La Confedkhation helvétique, il Nom que l'on donnait, en Pologne, alix associations armées qui se faisaient entre nobles.
— Par oxt. Ligue, association : /.e peuple latin est une CONFKOKUATION des vjUes lafi/ies. (Guizot.)
— Syn. Confédération, alliance, ligue. V. alliance.
Confédération helvétique, v. Suisse.
Confédération des princes (la) [en allem. Fiirsienbii7id\ fut signée à Berlin le 23 juillet 1785, par la plupart des Etats allemands, sous l'inspiration do Frédéric II, dans le but de s'opposer aux vues d'agrandissement de l'empereur Joseph II, qui voulait céder les Pays-Bas à l'Electeur palatin on échange de la Bavière.
Confédération du Rhin. A la suite de la campagne do 1805, dont la conséquence immédiate fut la suppression du saint-empire romam germanique, Napoléon I"" songea à réorganiser l'Allemagne occidentale. Le 12 juillet 1806, il rit signer à seize princes allemands, parmi lesquels les rois de Bavière et de Wurtemberg, un pacte les groupant en une confédération qui reconnaissait pour protecteur l'empereur des Français, concluait avec lui une alliance militaire perpétuelle et se gouvernait au moyen d'une Diète siégeant à Francfort et composée de deux collèges. Par suite d'accessions successives, la Confédération comprit, en 1809, 37 membres, engloba 14.680.900 habitants, et disposa d'une armée de 120.000 hommes. Elle disparut à la suite du désastre de Leipzig (1813).
Confédération germanique. On désigne ainsi le
corps politique que constituèrent les Etats allemands, de 1815 à 1866, après la chute de Napoléon, dont les guerres avaient mis fin au vieil empire germanique. La Confédération nouvelle eut pour acte de naissance le pacte fédéral du 8 juin 1815 ; ses membres étaient, outre les souverains des Etats allemands proprement dits, l'empereur d'Autriche pour ceux de ses Etats ayant fait partie de l'ancien empire, le roi de Danemark pour le Holstein, le roi des Pays-Bas pour lo grand-duché de Luxembourg. L'Autriche, comme le plus ancien et le plus influent des Etats confédérés, avait la présidence de la Confédération. Le pacte fédéral laissait à chaque Etat son indépendance et son autonomie, son propre gouvernement et aussi son propre parlement, lorsque, après 1830, et surtout après 1843, les divers souverains allemands furent obligés d admettre les institutions libérales. Mais il y avait une représentation générale des intérêts communs à tous les Etats de la Confédération : ce fut la Diète fédérale, qui siégeait à Francfort, et qui se composait, non de représentants élus par le suffrage populaire, mais de plénipotentiaires désignés par les divers souverains confédérés. Cette Diète prenait des décisions pour régler les affaires communes, et représentait aussi la Confédération à l'étranger, chaque Etat conservant cependant le droit d'avoir sa propre représentation diplomatique.
La Confédération germanique portait en elle deux germes do destruction qui devaient la perdre : l'anarchie, résultant de l'impuissance du pouvoir central, la Diète de Francfort n'ayant jamais rien pu faire de grand ni d'utile ; et, surtout, 1 antagonisme de la Prusse et de l'Autriche, qui se portaient mutuellement ombrage. Bismarck, qui voulait émanciper la Prusse do l'Auiricne, et reconstituer l'unité impériale à son profit, comprenait qu'il n'atteindrait ce but qu'en brisant la Confédération germanique et en en faisant sortir l'Autriche. Il y parvint en provoquant la guerre de 1866, qui se termina par la défaite do l'Autricne à Sadowa ot par la dissolution de la Confédération.
— BiBLiOGR. : Kaltenborn , Geschichte der deulschm Bundesverhàltnisse und Einheitsbeslrebungen, von iSOG bis 1856 {Berlin, 1857); lise, Geschichte der deutschcn Bundesversammlunfj (.Marbourg, 1860-1862).
Confédération de L'Allemagne du Nord.
EUo remplaça la Confédération germanique dissoute par la guerre do 1866, et en différa très scnsiblemont. Elle no comprenait plus ni l'Autriche ni les Etats allemands au S. du Mcin : Bavière, Wurtemberg, Bade, Ilesse-Darmstadt, mais seulement les Etats au N.du Mein, dont lo plus important était la Prusse, agrandie, après iiladowa, du Hanovre, de la Hesse électorale, du Nassau et de Francfort. Un seul Etat, lo royaume do .Saxo, pouvait, très imparfaitement, faire contrepoids à la monarchie prussienne. J^'énormo supériorité do la Prusse devait entraîner une première dilférenco entre la nouvelle Confédération ot l'ancienne : la nouvelle, plus centralisée, serait, on quelque sorte, uno Prusse agrandie, entourée d'Etats vassaux, sinon légalement, du moins pratiquement. Effectivement, la présidence do la Confédération appartenait à la Prusse, comme autrefois à l'Autriche ; io roi de Prusso était, d'autre part, le chef suprême de l'armée, qui était uno institution unitaire, et non plus un conglomérat do contingents plus ou moins indépendants. D'autres services d'intérêt commun étaient également unifiés, accentuant lo caractère décentralisation du nouvel Etat: la marine, les douanes, les postes ot télégraphes, etc. Une autre différence essenliollo entre la nouvelle Confédération ot l'ancienne consistait dans la représentation fédérale. La Diéle fédérale île Francfort, qui était lo pouvoir central do la Confédération germanique, no so composait que des représentants des souverains, à l'exclusion do ceux de la nation. Par contre, dans la Confédération do l'Allemagne du Nord, lo pouvoir fédéral so composait do deux organes : le Conseil fédéral, qui correspondait exactement ù, l'ancienne Diète, puis lo lieichstag, qui représentait la nation, et qui était élu nu suffrage universel. Ij'accord do ces doux pouvoirs était nécessaire pour la promulgation dos lois fédérales, on sorte quo rien no pouvait so faire contre le vœu do la nation, ni contre la volonté dos souverains. Ainsi, la nouvelle Confédération n'était ]>as seulement plus unitaire quo l'ancienne ; elle était aussi plus démocratique. Son caractère unitaire était encore accentué pur ce fuit quo les lois fédérales avaient lo pas sur les lois particulières, car, chaque Etat conservant son autonomie, il uvuit aussi sa législation propre. Celte nouvelle combinaison, quelque idéale qu'elle fût pour Bismarck, puis(|u'ollo représentait un régime essentlelloment prussien, ne devait être, cependant, qu'éphémère, car, en 1871, anrès la guerre francoallemande, elle fut remplacée par remniro allemand r<>stauré. Mais Bismarck s'était arrangé uo manière quo le caractère de son u'uvro no fût pus motlilié sensiblement. Entro UOO ot 1870, il avait conclu, uvoc les Etatii au S.
CONÉMON — CONFÉRENCE
du Mein, des traités d'alliance, en sorte qu'il était sûr do leur concours quand il voulut frapper la France. La guerre terminée, il sut leur faire adopter, pour lo nouvel empire restauré, les mômes institutions quo colles de la Confédération du Nord. La seule différence essentielle, entre lo nouvel empire et la Confédération qu'il remplaçait, consistait en ce qu'il était composé d'un plus grand nombre d'Etats,en sorte quo l'hégémonie prussienne, tout on subsistant comme par le passé, était cependant moins accentuée.
— BiuMooH. : Hier.somonzel, die Verfassu7w des Norddeulschen Bandes (Berlin, 1867-1870).
CONFÉDÉRER [lat. confœderare; de cum, avec, et /"œrfu*. eris, alliance. — Change le second é en è devant une syllabe muette : Je confédéré. Qu'il confédéré; excepté au fut. et au cond. : Je confédérerai. Tu con fédérerais) v. a. Kéunir en confédération, liguer : C'est l'unité d'intérêt qui CONFEDERE les peuples.
Conféàéréj ee part. pass. du v. Confédérer.
— Hist. nat. Zoophytes confédérés, Zoophytes réunis à leur pied par une partie commune.
— n. m. pi. Etats, peuples, individus confédérés : L'armée des confédérés. Trahir ses confédérés, ii Aux Etats- Unis d'Amérique, Etats ligués contre le gouvernement fédéral : Les confédérés 07it battu les fédéraux sur le Potomac.
Se confédérer, v. pr. Se réunir en confédération, se liguer : Schiuitz, Uri et Unteinoalden sont les premiers cantons suisses qui se coNFÉnÉBÈRENT. Il Avec suppression du pronom réfléchi : M. de Turenne faisait confédérée farinée contre la cour. (Abbé de Choisy.)
— Fig. S'unir, s'associer dans un but commun.
CONFÉRENCE {ranss — lat. conferentia ; de conferre, comparer) n. f. Action de rapprocher doux objets pour les comparer ; Conféricnce des textes.
— Discussion, examen que font plusieurs personnes d'une question qu'elles cherchent à décider : Médecins qui ont entre eux une longue conférence.
— Réunion de personnes discutant sur un objet convenu, et particulièrement de diplomates qui traitent des questions d'intérêts communs à plusieurs Etats : La conférence de Paris, n Réunion de personnes qui discutent des questions relatives à leurs études communes : Conférence des avocats. Conférences ecclésiastiques.
— Leçon publique sur un objet d'étude, ii Discours prononcé dans une réunion, sur des matières dont la connaissance est jugée utile au public.
— Dr. Nom que l'on donnait, avant 1789, à des réunions dans lesquelles les tribunaux réglaient les différends survenus à l'occasion de leurs juridictions.
~ Hist. relig. Chez les méthodistes anglais, Nom do l'autorité ecclésiastique suprême, constituée par un corps de 240 ministres et de 240 laïques. (Elle fut instituée en 1744 par John et Charles Wesley.)
— Théol. Discours religieux prononcé avec des formes moins solennelles que celles du sermon, et sur un objet plus ou moins philosophique : Les conférences de Lacordaire. Il Discussion publique, dans laquelle deux ecclésiastiques se posent et résolvent des questions de dogme et de morale. (On appelle avocat du diable celui qui est chargé de faire des objections.) n Livre qui contient des comptes rendus de conférences ecclésiastiques ou des discours religieux appelés « conférences B : Le premier volume des Conférences de La Luzerne.
— SvN. Conférence, colloque, etc. V. colloque.
— Encvcl. Dr. des gens. On désigne sous le nom de conférence une réunion de représentants d'Etats chargés d'examiner, de débattre, do trancher, par un traité à soumettre ensuite à la ratification do leurs gouvernomonts, une question dont la solution intéresse ces Etats. Dos réunions de ce genre sont parfois, cependant, qualifiées de a congrès u. Les gouvernements sont portés à donner le nom de « conférences w aux réunions diplomatiques où sont traitées des affaires d'un intérêt secondaire, spéciales ou techniques; ils réservent plutôt lo terme » congrès » pour celles qui ont uno grande importance, uno grande solennité, soit en raison dos questions à discuter, de la présence dos souverains, du nombre des Etais représentés, soit encore on raison du rang élevé des plénipoienliairos : ministres dos aifaires étrangères, ambassaucurs.
Los conférences diplomatiques ont été innombrables, dans lo courant du \i.\' siècle. Les principales sont :
La Conférence p'.Ki- la protection de la propriété industricllv, réunie à Paris le 4 novembre lS80,ot qui a élabora la convention inieruationate réglant la matière et signée à. Paris le 20 mars 1883 par un grand nombre d'Etats ;
La Conférence pour la protection de la propriété littéraire et artistique, ouverte à Borne on septembre 1884 et qui aboutit, après plusieurs réunions successives, à la convention de Berne du 9 septembre 1886, signée également par un grand nombre d'Etats ;
I<a Conférence de Berlin, tenue on 1885 et clôturée lo 2C. février do la même année, relative à la navigation du Niger et du Congo, ainsi qu'aux conditions A remplir pour rendre effectives tes occupations de territoires en Afrique;
La. Conférence antiesctavagiste de liruxelles, du \6 novembre 188tf au 2 juillet 1890, qui s'est oJforcéo d'établir les mesures les plus propres à enrayer le fléau do l'esclavage et do la traite en Afrique ;
La Conférence de licrne pour les transports inlernalionaux de vuirchundises par chemins de fer do 1S90, A laquelle on doit l'élaboration de la convention du 14 octobro IS90, qui constitue une véritable législation inlornationale dos transports par voies ferrées ;
La Conférence sanitaire de Venise, ouverte lo 5 janvier 18i»2 (EUo rédigea la convention du 31 innvior 1893, qui édicté les mesures A prendre par los Etats signataires contre l'invasion dos épidémies);
LaC'0H/(frcnCC</e/apnÙ*{l.S99).V.DKSAnMliMliNT,LAHAYK.
— HiDLiotiR. : Calvo, le /hvit international théorique tt pratique (Paris, ÎV* éd., 1890) ; Poinsainl, Etudes de tirait itilernational conventionnel {l*nvis, I8i>4).
~ Dr. parlement. I^orsqu'un projet de loi voté par Tuno dos deux Chambres a été nwdillé par l'aulro, la promièro peut déciilor qu'une conmiission sera cbargéo d'outrer en conférence ovec une oommissiou désignée par lu socondo, à l'effet de s'entendre sur un texte coiunmn. Les conditions de ces conléroncos, lour procédure, sont réglées par los articles \'iV et 130 du règlement du Sénat, M4, 145 et 140 du règlement de la Chambre des députés,
— Adimn. Conférences intriitéfiartenieutnles. Roux OU plusieurs cousoils géuérau.Y pouvoui provoquer entre eux,