‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 194 sur 870 · C. d'Uari.evillb · texte numérisé non relu

C. d'Uari.evillb

— Dr. Faire confiance. Se fier en.

— Homme, Femme de confiance. Homme, Femme à qui l'on se confie complètement pour la direction de certaines affaires, il Place de confiance. Place qu'on ne donne qu'à des personnes à qui l'on se fie complètement, n Maison de confiante, Titre que se donnent certaines maisons do commerce, pour persuader au client qu'il peut acheter sans crainte d'être trompé.

— Loc. aijv. : En conllance, En toute liberté et sécurité : Acheter kn confianck. ii De confiance, Sans hésitation, sans crainte, sans défiance.

— Anton. Déliance, méllance, suspicion.

CONFIANT (fi-an), ANTE adj. Porté à se confier, à donner sa confiance ; qui no se défie pas : L'ignorance est

confiante et crédule, il Présomptueux : Un jeune Homme confiant et plein de lui-même.

— Substantiv. Personne confiante : L'abbé Terrai a découvert la secte des confiants et des défiants.

— Anton. Défiant, méfiant, ombrageux, soupçonneux. CONFIDEMMENT yda-man) adv. En confidence : Parler

CONFIDliMMKNT.

— Syn. Confidemment, confidentiellement. Dire une chose confidemment, c'est la dire comme une confidence, comme une chose qui doit rester secrète ; la dire confidentiellement ne suppose pas un si grand désir de secret; c'est parler d'une manière non publique, comme s'il s'agissait d'une chose qui ne peut intéresser que des amis.

CONFIDENCE {da7iss — lat. confidentia; de cwn, avec, et fides, foi) n. f. Communication intime et secrète : Faire une coNFiDENCK. Les confidences s'attirent. (Balz.) il Secret, connaissance de ce qui est gardé secret : Etre dans la confidence d'un projet, n Autref., Confiance.

— Fausse confidence. Révélation fausse, faite dans le but d'attirer quelqu'un dans un piège : On fait souvent de FAUSSES CONFIDENCES pour en obtenir de véritables.

— Dr. canon. Accord secret et illicite, par lequel une

fiersonne obtenait et gérait un bénéfice dont elle laissait es fruits à une autre.

— En confidence, loc. adv. Secrètement; comme chose secrète.

Confidence (la), tableau de Meissonier (1857). Deux hommes, en costume du xvii!' siècle, sont assis à une table garnie de fruits et do flacons. La physionomie, le geste,

La ConriJonct', d'après Meissonier,

la pose des deux personnages sont d'une vérité extrême : il est à regretter seulement que la peinture soit déparée par un ton rougeâtre qui se rapproche du vernis de la porcelaine. — Il a été fait beaucoup d'autres tableaux sous ce titre : la Confidence. Le plus charmant est celui de Carie Vanloo, qui a été gravé par Beauvarlet.

Confidences (1849), par A. de Lamartine. Sous ce titre, ce sont des confessions de jeunesse que le poète a prétendu donner au public. En réalité, c'est plutôt une méditation en prose, coupée d'épisodes évidemment enjolivés, arrangés au caprice de la plus brillante imagination.

L'auteur raconte d'abord son enfance et se peint luimême avec une charmante fatuité quasi féminine. Le morceau capital du livre est l'épisode de Graziella. V. Gra-

ZIELLA.

Lamartine, dans un autre livre, a fait au public de Nouvelles confidences (1851), en racontant l'événement le plus considérable de sa jeunesse, l'histoire poétique de ses amours avec Elvire. Y. RaphaÊl.

Ces réminiscences ont du charme; ces tableaux, de la fraîcheur. Mais les Confidences présentent deux défauts : trop d'importance attachée au moi du poète, si intéressant soit-il, qt, de plus, une certaine froideur résultant de ce que le lecteur se trouve en face non d'une action qui se aéroule, mais d'une exhumation de souvenirs.

Confidences (les), opéra-comique en deux actes, paroles d'Hofi"mann (qui garda d'abord l'anonyme), musique de Nicolo Isouard, représenté à l'Opéra-Comique le 30 mars 1803. Cet ouvrage obtint un vif succès à son apparition : le livret, amusant et gai, était fort aimable ; la musique, où l'on peut signaler surtout, parmi les morceaux d ensemble, un très joli trio d'hommes et ie finale, était charmante, et l'interprétation excellente.

CONFIDENT {dan), ENTE [lat. confidens, qui se confie] n. Personne à qui l'on se confie, à qui l'on communique des secrets : Ayez beaucoup d'amis, et peu de confidents. (Apollonius do Tyane.)

— Par ext. Personne qui connaît certaines choses inconnues dos autres : La nature a, comme les rois, beaucoup d'observateu7-s et peu de confidents. (Boiste.) ■

— Fig. Interprète secret :

Uu geste confident de notre intelligence.

Racine.

— Art dramat. Personnage subalterne à qui les principaux personnages font leurs confidences, qui arrivent ainsi jusquaux spectateurs; rôle de ce genre; acteur qui le remplit : Jouer les confidents.

— Adjectiv. A qui l'on fait des confidences : Etre trahi par SCS amis les plus confidents. (Inus. auj.)

— Encycl. Art dramat. Les confidents sont des personnages do l'un ou de l'autre sexe, (pii, dans la tragédie classique française, figurent comme simples témoins des sentiments et des desseins des héros principaux. Ils n'ont généralement qu'une part indirecte à l'action. Les confidents, dont on a souvent abusé, ont été imaginés principalement pour faciliter les expositions, permettre aux caractères de se développer ot diminuer le nombre dos monologues. La nature môme de leur mission devait vouer à l'ennui ces personnages sans individualité, tout de convention. Lo théâtre antique n'a pas eu besoin de confidents ; les personnages avaient un intcrlocutcurou au moins un auditeur permanent, lo chœur. Los autours modernes l'ont remplacé par lo confident. Quand il faut instruire lo spectateur des divers sentiments et des intentions du héros, lo confident sert do prétexte. L'art consiste à donner aux confidents une raison d'/^tro au moins apparente, à. leur ménager, par

exemple, quelque passion personnel. :, qui influe sur les partis que prennent les personnages principaux. Racine a réussi quelquefois à leur créer un caractère. Narcisse est d'une méchanceté tragique ; c'est un rôle plein de relief. Œnone sauve Phèdre de l'horreur qu'elle inspirerait si elle accusait elle-même Hippoljte. Quelquefois, le confident hérite du rôle que jouait le « messager -> dans la tragédie grecque : c'est à lui qu'échoit le récit à faire, en un morceau artistenient narratif ou descriptif; celui do Théramône dans Phèdre, est célèbre.

CONFIDENT {dan — rad. confidence) n. m. Siège capitonné, à dossier bas, généralement en forme d'S et disposé de façon que les personnes placées en sens opposé puissent se parler facilement à l'oreille.

CONFIDENTER ( dan ~ té ) V. n. Etre en confidence.

(Vx et inus.)

CONFIDENTIAIRE {dan~siêr'} n. m. Dr. canon. Ecclé- Comideut-

siastique qui tient un bénéfice en confidence, par substitution illégale : Le roi ne souffrit plus que les séculiers possédassent des bénéfices, sous le nom de confidentiaibes. (Volt.)

— Par anal. Personne substituée pour transmettre un bien à une autre personne que la loi n'autorise pas à l'accepter. Il On dit plus souvent fiduciaire.

CONFIDENTIEL, ELï^{dan-si-èl') adj. Dit, fait, communiqué en confidence: Conversation confidentielle. Avis confidentiel.

CONFIDENTIELLEMENT (dan-si-èV-man) adv. En confidence.

— SvN. Confidemment. V. confidemment.

GoNFIENZA, bourg d'Italie (Lombardie [prov. de Pavie]), sur la Sesia ; 3.000 hab.

CONFIER (du lat. confidere, avoir confiance. — Prend deux / de suite aux deux prem. pers. plur. de l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous confiions. Que vous C07i- ^/e;)v. a. Remettre, livrer àlagarde, aux soins de : Confier uu dépôt. Confier ses intérêts. \\ Faire confidence de : Confier ses peines, c'est les alléger.

— Poétiq. Livrer, abandonner, mettre dans ou sur : Confier des sei7ie7ices à la terre, ses secrets au papier, sa desliiiëe au hasard.

Se confiep, v. pr. Etre confié, il S'abandonner, n Donner sa confiance; faire des confidences. Il Se faire des confidences mutuelles.

— RiiM. Se co7ifier à, Se co7ifier en ou dans. Se confier sur sont synonymes dans la plupart des cas. Toutefois, se co7ifier à signifie particulièrement faire une confidence : Je ME confie à vous, gardez-moi le secret. — Se confier en ou dans signifie Mettre son espérance en, ne pas douter du concours, de l'aide de : Se confier en ses amis. — Se confier sur exprime une confiance pratique, une confiance qui est la raison déterminante do l'acte : Se confier sdb de faux calculs. (Co dernier est peu usité.)

— Syn. Se confîer, se fier. Comme synonyme de se fier, se confier exprime une confiance plus absolue : on se confie on Dieu, on met en lui toute sa confiance ; on se fie à un dépositaire, à la probité d^ quoiqu'un. D'un autre côté, se confier peut signifier simplement dire une chose qui doit rester secrète, et se fier n'a pas le même sens.

CONFIGURATION {si-on — rad. configure?-) n. f. Figure et disposition des parties, qui donnent la forme à l'ensemble : La configuration de la terre.

— Fig. Forme sensible : Le monde est la configuration de la parole. (H. Heine.)

— Astrol. Conjonction des planètes ; aspect mutuel de ces corps.

— Astron. Situation relative des corps planétaires, marquée pour nous par la figure que forme leur disposition : La CONFIGURATION des salellites de Jupiter.

— Stn. Contigu ration, conformation, figure, forme. Configuration et confur/nation ne s'emploient guère que dans le langage scientifique ; le premier se dit des plantes, des minéraux; le second des animaux surtout. Foi-me et figure sont du langage usuel ; le premier exprime quelque chose de concret, on ne conçoit la forme qu'appliquée à l'objet lui-même ; la figure est quelque chose d'idéai, le géomètre raisonne sur des figures. La figure ne frappe que les yeux, la forme est palpaWe.

CONFIGURER (lat. configurai'e ; de cum, avec, et figura, figure) V. a. Donner la forme, la figure à : C'est le rriouveme7it de rotation qui a configuré notre tei're.

— Fig. Figurer, représenter, symboliser : Tels person- 7iages contei7ipo7'ains configurent le mal social dans toute sa virule7ice. (Peu usité.)

— En T. de théol. mystiq.. Assimiler, rendre semblable ou conforme ; L'abnégatio7i de la volonté 7ïous configure à la mort de Jésus-Christ.

CONFINAGE n. m. Bomes, limites. (Vieux.)

CONFINEMENT (mrtn) n. m. Action de confiner; état qui on résulte, exil, n Prison. (Vieux.)

— En T. de dr., Isolement des prisonniers, emprisonnement cellulaire : En Amérique, le confinement est une peine légale.

CONFINER (rad. confins) v. n. Etre sur les limites communes, toucher : Les Pyrénées confinent à la F7'ance et à l'Espagne.

— Fig. Etre très voisin, presque semblable : Tout, icibas, CONFINE au bien et au 7nal. (Renan.)

— v. a. Limiter, borner : Bois qui confine une terre.

— Reléguer, renfermer : Confiner un vieillard dans sa chambre. Air confiné.

— Fig. Borner, resserrer dans d'étroites limites : Les mathématiques confinent l'intelligence dans une seule étude, celle de la 7nesure et de la quantité. (Andrieux.)

— A signifié Finir, terminer.

Se connner, v. pr. Se retirer, s'isoler : Se confiner à la campagne.

— Syn. Confiner, reléguer. Confiner emporte l'idée do limites étroites dans lesquelles on oblige à se renfermer. Ileléguer exprime surtout l'idée d'ôloignemont. Celui que l'on confine est quelquefois envoyé dans une prison ; celui qu'on reti-gue conserve une liberté plus grande ; mais lo

lieu qu'il iloit habîtor est déterminé et choisi de manière qu'il ni." jtuisso plus iiuiro.

CONFINITÉ (rad. cotifins) a. f. Communauté do limites : La coNKiMTK de deux provinces.

CONFINS ^dii lat. confims, ayant la mÔme limite) n. m. pi. Frontiùi'o communo à deux pays ; Les confins de l'Europe et de l'Asie, il Borno, limite extrême, au prop. et au fig. : Jl n'est donné à personne d'arriver aux CONI-'INS de ta science. (J.-B. Sa v.) il Confins de la ferre. Parties do la tori'o les i>lus éloignées : Aller jusf/u'aux confins de la terre. {Colto expression est fondée sur l'ignorance où l'on était, autrefois, do la forme réelle do la torre.)

— Fig. Point intermédiaire, formant comme un passage entre deux époques, deux Etats, deux objets do nature dirtoronto : Les confins de la vie et de la mort. Les confins de la joie et de la douleur.

— Confins mililaires. Hist. Ancienne division administrative et militaire do Tenipiro austro-hongrois, qui avait été organisée en 1807 entre la Dravo et la Save, pour empêcher les incursions turques et comme défense sanitaire. (Depuis 1875, les territoires des confins forment six districts : Peterwardein, Semlin, Brod, Gradiska, Petriuia, Ogulin, qui font partie du gouvernement de Croatie-SIavonie [monarehio transleithane], et dépendent au point de vue militaire du commandement général d'Agram. V. Ckoatuv.)

CONFIRE (iu lat. confîcere, achever, parfaire : Je confis, nous confisons. Je coiifisais, 7ious confisions. Je confis, nous confîmes. Je confirai, 7ious confirons. Je confirais, nous confirions. Confis, confisons. Que je confise, que nous confisions. Que je confisse, que nous confissions. Confisant, ante. Confit, ite) v. a. Faire macérer des substances végétales comestibles dans un liquide qui les pénètre et les conserve : CoNFiBË des pêches, des olives, des cornichons. Confire au sucre, au vinaigre, à l'huile.

— Fam. Garder très longtemps, ne pas faire usage do : Les bibliomanes achètent des livres pour les confire.

— Tochn. Confire les peaux, Les tremper dans la préparation appelée " confît ", pour les cbamoiser.

Confit [fij, ite part. pass. du v. Confire.

— Adjectiv. Plein d'un objet qui est supposé, par plaisanterie ou autrement, jouer le rôle du sucre: Confit cji dévotion. Confit rfe jnystères. La conduite de MazaHn était absurdement confite en félonie. (St-Simon.) ii Par plaisant. Tempéré, adouci : Les refus ne valt'nt rien que confits. (Costar.)

— n. m. Art culin. Dans plusieurs départements. Pièce de viande, de volaille, conservée dans de la graisse : Alan- (/er du CONFIT d'oie.

Se confire, v. pr. Etre confit : Les câpres se confisent au vinaigre.

CONFIRMAND {man), ANDE n. Personne qui va recevoir le sacrement de confirmation.

CONFIRMATEUR, TRICE n. Individu, Chose qui confirme : Le CONFIRMATEUR d'une ywuvelle.

CONFIRMATIF, IVE (lat. confinnativus ; de confirmare, supin confinnatutn, confirmer) adj. Propre à confirmer ; qui confirme : Bref confirmatif d'une ordonnance.

— Acte confirmatif. Dr. Acte par lequel une personne valide une obhgation entachée d'un vice qui pourrait motiver à son pront une action en nullité ou en rescision.

CONFIRMATION {si-on — rad. confirmatif) n. f. Acte qui certifie l'exactitude d'une chose déjà connue : Nouvelle gui a besoin de confirmation, u Acte qui maintient, qui ratifie un acte déjà accompli : Sentence qui est une confir.mation pure et simple d'un premier jw/ement.

— Diplom. Charte de confirmation. Acte confirmant une donation.

~ Dr. milit. Confirmation de jugement. Sentence d'un conseil do révision confirmant un jugement renvoyé devant lui.

— Ilist. Confirmation de noblesse, Edit ou jugement qui confirmait !e privilège de la noblesse à des personnes oui en avaient joui, mais qui passaient pour l'avoir perdu, par dérogeance ou autrement. (Une taxe étant due dans ce cas, le trésor imagina parfois de provoquer des enquêtes, dans le seul but de faire rendre des jugements do confirmation, et do percevoir des taxes.)

— Rhétor. Partie du discours dans laquelle on donne la preuve des faits avancés dans l'exposition, ii Confirmation directe. Preuves à l'appui de la thèse, il Confirmation indirecte. Réfutation des objections.

— Théol. Sacrement do l'Eglise qui est destiné à confirmer, à compléter la grâce conférée par le baptême, en communitiuant le Saint-Esprit et tous ses dons.

— Encycl. Dr. civ. La confirmation est un acte juridique par lequel unepersoimo fait disparaître les vices dont se trouve entachée une obligation contre laquelle elle eût pu se pourvoir par voie de nullité ou de rescision. La conlirmation suppose donc un acte simplement annulable ou rescindable (C. civ., art. 1338); elle no pourrait donner aucune valeur à un acte inexistant. La confirmation n'est valable (lue si elle a eu lieu avec connaissance du vice dont l'obligation était entachée et avec l'intention do le réparer. Enfin, ollo n'intervient utilement qu'après la cessation do l'état do choses d'où procède le vice. La confirmation peut ôtro expresse ou tacite. La loi appollo aussi cet acte ratification, mais il vaut mieux réserver cette expression pour l'approbation donnée après coup aux actes d'un gérant d'atrairos. La confirmation est souîïiise à quelques règles spéciales en matière de mariage.

— Hist. Le droit royal de co«/irma(/ûn, dû à l'avènemont des rois do Franco, était basé sur ce que les rois, en recevant les hommages de leurs sujets, devaient confirmer les privilèges, droits et franchises, dont ceux-ci étaient on possession. C'était un droit domanial, qui s'oxereait sur tous les sujets ayant des domaines. Gratuit dans l'origine, il devint ensuite un véritable impôt.

— Rhétor. Quand on veut faire triompher son opinion, il faut l'appuyor par des raisons plausibles ; if nous faut consolider co que nous avons établi dès l'abord dans la proposition. Los Grocs nommaient ptSaiwiiiî (do pïSauiv, fortifier), les Latins, confirmatio, la partie du discours qui correspondait à co besoin. Dans le discours, la confirmation vient ordinairement après l&narration, (piaud il y on a uno; sinon, elle suit immédiatement la proposition. Kilo est intimement liée à la réfutation, qui tantôt se place avant, tantôt après elle. Au reste, la conlirmation est toujours la iiartie principale du discours : il faut y rassembler tons tes artjuments qui peuvent agir sur l'auditoire. Il faut tonir compte, non seulement du choir, mais

CONFINITE — CONFITURERIE

encore de Vordre des arguments. On peut mettre on avant les plus forts, puis les tairo suivre dos plus faibles. Mais l'auditeur a le temps d'oublier les bonnes raisons «[ui l'ont frappé d'abord; il se souvient dos mauvaises qui l'ont frappé à la fin. Il est préférable do commencer par les preuves les plus faibles pour s'élever successivement jns- (pi'aux plus fortes. L'intérêt va en croissant ; l'auditeur, entraîné, s'abandonne à l'orateur. On peut aussi débuter par des arguments solides, puis réunir on un groupe les arguments ([u'il est plus aisé de renverser; enfin, ou termine par les arguments les plus victorieux; c'est la méthode préférée de Cicéron. Quintîlien appelle cette disposition homérique, parce qu'elle rappelle l'ordre dans lequel Nestor range ses troupes, dans Horaè^'o {Iliade, IV, 297).

— Théol. Voici, sur ce sacrement, la doctrine de l'Église catholique. La confirmation est un sacrement qui donne à ceux qui le reçoivent le Saint-Esprit avec l'abondance de ses dons, les rend parfaits chrétiens et leur confère la force de confesser la foi de Jésus-Christ, mémo au péril de la vie. Le nom mémo de ce sacrement, appelé aussi par les Pères imposition des mains, onction, chrême du salut, indique qu'il est comme le complément et le couronnement du baptême. Plusieurs passées des Actes et notamment les chapitres VIII, v. 14-17; XIX, 5 et 6, montrent les apôtres conférant le Saint-Esprit aux nouveaiLx baptisés par un rit sacré, désigné tantôt sous le nom d' n imposition des mains » , tantôt sous celui d'« onction u. Evidemment, les apôtres n'administraient ce sacrement que parce qu'il avait été, comme les autres, institué par Jésus-Christ, et leurs successeurs l'ont conféré sans interruption jusqu'à nosjours. Le témoignage des écrivains les plus anciens, et en particulier de Tertullien et de saint Cyprien, est formel sur ce point. Il nous apprend, en même temps, que les premiers chrétiens recevaient la confirmation immédiatement après le baptême. L'évêque est le ministre ordinaire de la confirmation ; cependant, le pouvoir de l'administrer peut être délégué à un simple prêtre, par le pape, ce qui arrive en pays de missions. La confirmation imprime en celui qui la reçoit un caractère ineffaçable : elle ne rend pas la grâce sanctifiante perdue par un péché mortel, mais l'augmente dans ceux qui la possèdent déjà, et leur communique les dons du Saint-Esprit, qui sont la sagesse, l'intelligence, le conseil, la force, la science, la piété et la crainte de Dieu. La matière de ce sacrement consiste dans l'onction du saint chrême, faite sur le front en forme de croix, et l'imposition des mains de 1 evêque. La forme consiste dans ces paroles : n Je te marque du signe de la croix, et je te confirme du chrême du salut, u Dans l'Eglise grecque, l'évêtiue dit seulement : « Voici le sceau du don du Saint-Esprit, a Le nouveau confirmé reçoit, en même temps, un léger soufflet; c'est un symbole destiné à lui apprendre que son devoir est d'être disposé à tout souffrir pour Jésus-Christ. Autrefois, il devait être accompagné d'un parrain ou d'une marraine, qui contractaient soit avec lui, soit avec ses père et mère, la même affinité nue les parrains et marraines du baptême. Cet usage tend à revivre en plusieurs diocèses. La confirmation n'est pas absolument nécessaire au salut; mais, ne pas la recevoir par négligence, pourrait constituer une faute grave. Le confirmana doit être baptisé et en état de grâce; il faut, de plus, qu'il soit instruit des principaux mystères de la religion. Pourtant les Grecs confirment les enfants immédiatement après le baptême. Mais l'usage do l'église latine est d'attendre qu'ils aient l'âge de raison, et mémo, en France, où la première communion se fait de dix à douze ans, la confirmation est reculée jusqu'après cetto époque.

Tournée de confirmation. On nomme ainsi la visite que l'évoque doit faire dans les paroisses de sou diocèse, pour y donner la confirmation.

Confirmation ecclésiaslique. On appelle do co nom l'agrément donné par un supérieur ecclésiastique à celui qui est élu ou nommé à une fonction vacante. Elle s'appelle aussi « institution canonique ». C'est le pape seul qui possède le droit de confirmer les évoques nommés en France ftar le gouvernement. La confirmation est aussi l'acte par oquel Te pape approuve et sanctionne les canons d'un concile, soit général, soit particulier, ou la règle d'un ordre religieux.

Confirmation civile. On désigne parfois ainsi l'agrément donné par un souverain ou par le chef d'un Etat à la collation d'un bénéfice : mais ce terme est impropre; on doit lui préférer celui d'" approbation"; plus spécialement, encore, on dit que telle nomination a été agréée. L'approbation ou l'agrément du gouvernement, on France, est obligatoire pour la nomination des curés, non dos desservants, et aussi pour colle des vicaires généraux.

Confirmation protestante. Les premiers réformateurs ont rejeté le sacrement de confirmation ; mais ils ont appliqué co nom à l'acto ecclésiastique par lequel les jeunes garçons et les jeunes filles sont déclarés, après examen préalable, aptes à prendre part à la Cène.

CONFIRMATOIRE (to-ar) adj. Propre à confirmer : Déclaration CONFIKMATOIBE.

CONFIRMEMENT {i7ian) a. m. Etat do CO qut est coafirmé. (Vi-mx.)

CONFIRMER (lat. cnnfirmare; de cum, avec, et finnare, rendre ferme) v. a. Fortifier, assurer : Confirmer quelqu'un dans ses résolutions. Les persécutions ne servirent qu'à coNFiRMKR l'Eglise naissante. (Acad.) ii Appuyer la vérité d'une chose déjà connue ou soupçonnée : Conkirmf.r des soupçons. Evénement qui confirme des prévisions, il Sanctionner, ratifier : Arrfit confirmant un jugement de première instance. i-'us(i/;e confirme les a6u*. (Turgot.)

— Kolig. Conférer lo sacrement do la confirmation à : Confirmer des enfants, ii Absolum. : C'est régulièrement aux évâques qu'il appartient de C()NFIR.mkk. L'évêque seul a le pouvoir de confirmer, n Pop. Souflletor, à causo du léger souftlol que donne l'évéquo on confirmant : Confirmer quelqu'un sur tes deux Joues. \\ Confirmeren grâce, Affermir dans la grâce, accorder la grâce do la persévérance.

— Manèg. Confirmer un cheval. Achever do lo dresser. Confirmé, ée part. pass. du v. Confirmer.

— n. Personne qui a reçu la confirmation ; Les confirmes récitent le Pater. TAvo et le Credo.

Se confirmer, v. pr. Etre conllrmé. ii S'affermir.

— Impers. Devenir plus cerlain : // se confikmk que...

— Syn. Conlirmor, altormlr, cimenter, rnllermlr, Boaller. V. affkumiu.

Conltrmer, affirmer, nnnuror, attester, avancer, oortillor. confirmer, u">'uiitlr, prétendre, promottro, répondre, soutenir. V. affiummr.

- Anton. Contredire, dédire, démentir, dénier, désavouer, nier, rétracter. — Abroger, annuler, casser, iuiirmer, invalider, rapporter, réformer.

CONFISABLE adj. Qui est propre à être confit : Fruits coNFisAHi.Es. (Peu usité.)

CONFISCABLE {fi-skabl') adj. Susceptible d'être confisqué : Marchandises confiscabi.es.

CONFISCANT {fi-ska7i), ANTE adj. Qui confisque.

— Dr. téod. Sur qui la confiscation pouvait tomber.

CONFISCATEUR,TRICE(;î-5A-a)n. Individu qui confisque. CONFISCATION {fi-ska-si) v. a. Action de confisquer. Il Pariicul. Disposition qui prive de tous leurs biens certains condamnés ou leurs héritiers : Soun Louis XI, la confiscation suivait toujours le supplice. Il Par ext., Bien confisqué : Donnera une personne la confiscation d'une autre.

— Féod. Droit de confiscation, Droit pour le seigneur do confisquer les biens du vassal révolté ou coupable de désaveu, ii Confiscation de fief, Réversion du fiel servant au fief dominant, dans le cas d'indignité du vassal.

— Encycl. La confiscation est l'attribution au Trésor, et, dans quelques cas, aux parties lésées, de tout ou partie des biens d'un individu condamné pour certaines infractions à la loi. Cette peine, essentiellement barbare, remonte à l'origine même des sociétés : à Athènes et à Rome, c'était le châtiment le plus naturel ; les empereurs, ensuite, s'en emparèrent pour se venger do ceux qui leur étaient opposés, et aussi pour remplir leur trésor épuisé. De l'empire romain, elle passa dans la législation française et fut adoptée avec un égal empressement par le régime féodal et par la royauté ; dans les discordes civiles et religieuses, tous les partis abusèrent successivement de cette arme terrible. Abolie par la Révolution française, la confiscation générale fut rayée définitivement du Code français par l'article 66 de la charte du 4 juin 1814.

Subsiste seule, aujourd'hui, la confiscation spéciale qui ne frappe que certains biens, et dans des circonstances formellement prévues par le législateur (art. 1 1 du C. pén. pour les crimes: art. 470 du C. pén. pour les contraventions). Elle s'applique soit au corps du délit, soit aux choses produites par le délit, soit à celles qui ont servi ou qui ont été destinées à le commettre. Elle suppose que le prévenu n'est pas dessaisi des objets, et, sauf l'exception de l'article 16 de la loi du 3 mai 1844 sur la chasse et celles en matière de contributions indirectes, les tribunaux n'ont pas le droit d'exiger le payement de la valeur des objets confisqués. Lorsque la confiscation profite au Trésor, le recouvrement en est opéré par la Direction do l'enregistrement et des domaines, ou par l'administration poursuivante. Lorsqu'elle profite à la partie lésée (contrefaçon, etc.), c'est à celle-ci à en faire le recouvrement. La confiscation est encore en vigueur aujourd'hui en Russie, en Autriche et même en Angleterre.

CONFISERIE (ze-rî) n. f. Art du confiseur : Substance employée en CONFISERIE. Il Produit de l'art du confiseur : Manger des CONFISERIES. Il Atelier et magasin do confiseur : Confiserie bien achalandée.

— Usine où l'on prépare les sardines à conserver.

CONFISEUR, EUSE n. Personne qui fabrique des friandises dont le sucre est la base, comme bonbonnerie, pastillage, gommes et pâtes, fruits glacés ou confits, etc. V. bonbons.

— adj. : Marchand coiiFiSEVv..

CONFISQUER {fi-ské — du lat. confiscare; de cum, avec, et fiscus, fisc) V. a. Saisir au nom du fisc ou d'un tiers : Confisquer des marchandises.

— Fam. Prendre, détourner, n Oter à des écoliers des objets dont ils abusent : Confisquer un couteau, des billes.

— Dr. anc. Qui confisque le corps confisque tes biens, La peine de mort entraîne la confiscation des biens.

— Féod. Confisquer son fief. Refuser foi et hommage à. son seigneur.

Se confisquerf v. pr. Etre confisqué.

CONFIT {fi) n. m. Techn. Mélange aigri d'eau et do son ou de larine d'orge, dans lequel les mégissiers, les chamoiseurs et les maroquiniers mettent les peaux pour les faire confire, u Immersion des peaux dans ce baiu. Il Cuve dans laquelle on met co bain.

— Econ. rur. Mélange d'eau et do son pour la nourriture des porcs et do la volaille.

CONFITEOR {té — mot lat. qui signifie : Je confesse) n. m. Formule do confession des péchés en usage dans l'Eglise catholique, et commençant par le mot qui lui a donné son nom : Dire son confitkoh. il PI. Des confiteor.

— Fam. Dire son confiteor. Faire l'aveu do sa faute; exprimer son repentir.

— Encycl. Le confiteor est on usage dans l'Eglise catholique depuis le via* siècle : sa forme actuelle a été fixée au troisième concile do Ravenno, on 1314. Lo prêtre lo récite au commencement de la messe, et aussi avant d'administrer lo sacrement d'extrémo-onction et do donner l'absolution générale. Lo servant ou le clerc qui accompagne le prêtre lo récite & son tour au début do la niesso et quand la communion doit être donnée. Il fait partie do l'office de Complies et do celui de Prime, aux fêtes et aux fériés qui ne sont pas du rit double. Enfin, tout fidèle qui se présente au confessionnal doit on réciter la première partie avant l'accusation de ses péchés, ot la seconde eusuilo. En disant les mots mea culpa (« c'esi ma faute >•), on se frappe la poitrine en signe do repentir.

CONFITURE (rad. confit) n. f. Fruits ou autres matières végétales que l'on fait confire dans un sirop.

— Fig. et fam. En confiture, Brisé, moulu. Il On dit plutôt

EN COMÏ'OTB. V. COMPOTE.

— Pop. Excrément : Marcher dans ta confïtprk.

— Arg. des cercles. Gratification donnée par les joueurs au caissier, au garçon, etc., qui leur ont prêté do l'argent.

— Art culin. Assaisonnement. (Vieux.)

— Encyci.. Los confitiu'es, suivant lo degré do cuisson qu'elles reçoivent, so divisent en sèches ou liquides; mais

10 confiturier ne s'occupe, habituellemont, que do ces dernières, qu'il partage on trois classes : confitures vroprement ditex. marmelades et gelées, ot il abandonne la confection des autres au confiseur.

CONFITURERIE (ri) n. f. Art do préparer los conflturos: Homme crprrt dans la coNFiTinriiiK. Il Lieu où l'on fabrique des confitures : Porter des fruits à la coNFrrURKUlB.

11 Confitures : .V.iuyiT rfr* coNFiruiiKHiKS.

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