CONFORTABLEMENT — CONFUS
Coafortablea : 1. Puutoullo ;
— 11. ni. Coutort : Le confortable est partout et nulle part; dès qu'il y manque quelque chose, il a cessé d'exisler.
Il Sorte do fauteuil rembourré et capitonné, dont lo bois est rocoavert par l'étorto. ii Nom iamilior donné à dos pantoufles iourréos à, tif^os nioutaiiiiîs.
CONFORTABLEMENT adv. Duno mani<>ro cuufortablo : Maison , Chambre
CONKORTABLB-
MKNT meublée.
Vivre CONFOR- TA B L i: M E N T .
GONFORTANCE [tanss) n. f. Appui, soutien, n Consolation. (Vieux.)
CONFORTANT {tan), ANTE adj. Propre à conforter :
Potion CONFORTANTE.
— n. m. Remède confortant : Malade qui a besoin de confortants.
— Ai^TON. Débilitant, ante.
CONFORT ATTF, IVE adj. Qui cooforte, destiné à conforter : Des sucs confortatifs.
— Constr. Qui consolide une construction quelconque.
— n. m. : Un remède confortatif. ii Fig. Ce qui donne ou augmente la force, l'énergie de l'âme.
CONFORTATION (si-on) n. f. Action de conforter : Cela est bon pour la confortation des nerfs. (Acad.)
— P. et chauss. Réparation faite à un édiiice, dans le but de le consolider.
CONFORTE-MAIN {min — de conforter, et main) n. f. Dr. féod. Commission royale ayant pour but de conforter ou corroborer la saisie, faite par un seigneur non justicier, du fief de son vassal ou d'un héritage censuel. (Usitée surtout dans l'Angoumois, l'Auvergne, le Borry et le Blésois, la conforte-main tomba en désuétude à la fin du xvin' s.) Ii PI. Des confortk-main.
CONFORTEMENT (man) n. m. Confortation. il Soulagement. 1! Satisfaction. (Vieux.)
CONFORTER (rad. confort) v. a. Rendre ou augmenter les forces, l'énergie vitale : t'n doigt de vin conforte l'estomac.
— Fig. Ranimer, relever l'énergie, le courage: Une bonne parole confortk le cœur.
Se conforter, v. pr. Etre conforté, ii Conforter à soi.
— Fig. S'atfermir contre.
— Anton. Débiliter, déconforter.
GONFRANÇON, comm. de l'Ain, arrond. et à 14 kilom.
de Bourg, dans la Bresse, sur un affluent du Mentbon ; 1.125 hab. Clmteau de Loriol.
CONFRATERNEL, ELLE {tèr-nèV) adj. Relatif à la confraternité; digne de confrères : Rapports confraternels.
CONFRATERNITÉ [ter') n. f. Etat de confrères ; relations entre confrères ; rapports d'amitié fondés sur une similitude d'état ou de situation : Il existe une confraternité naturelle entre tous les sacerdoces. (B. Constant. 1
— Dr. anc. Confraternité de coutumes, Usage où l'on était, en Flandre, de régler la succession d'après la coutume de la ville dont le défunt était bourgeois, et do déférer aux tribunaux de la même ville toutes les difficultés relatives à cette succession.
CONFRÈRE (du préf. con, et de frère) n. m. Membre d'un m^me corps, d'une même association : Les lois de l'Académie défendent aux académiciens d'écrire ou de faire écrire contre leurs confrîîres. (La Bruy.)
— Fam. Confrère de la lune. Mari trompé, par allusion aux cornes du croissant de l'astre.
— Confrère en, S'occupant également de; également disciple de : Confrère en Apollon. Confrère en littérature, EN érudition.
— Hist. littér. Confrères de la Passion, Membres de la confrérie du même nom. V. confrérie de la passion.
— Hist. rel. Clerc de l'Oratoire, qui n'est pas encore prêtre.
— Allus. littkr. : Si mes confrères savaient peindre, Hémistiche do La Fontaine. V. pkindre.
— Syn. Conlrère, collègue. V. collègue. CONFRÉRIE (ri — rad. confrère) n. f. Association pieuse :
Une confrérie de pénitents.
— Par ext. Corps d'individus unis par un lien quelconque : Le noir est la couleur de la confrérie des bateliers. (G. Sand.) n Molière fait dire à un mari trompé i
Kn tout cas, ce qui peut m'ôter de fjlcherlc. C'est (jue je ne suis pas aeul de ma confrérie.
— llist. Confrérie de Dieu, Association do personnes pieuses de toutes les classes, formée en Normandie, au XI" siècle, pour poursuivre ceux qui troubleraient l'Eglise ou l'Ktat. Il Confrérie àlanclœ, Association formée on 1210 contre les albigeois par Foulques, évoque do Toulouse, ot Simon de Montfort. Il Confrérie noire, Association formée par le comte Raymond VI pour défendre les albigeois.
Il Confrérie du cordon, Association do ligueurs, qui tenait SOS réunions dans l'église Saint-Gervais. (Son règlement, imprimé en 1500, nortait que les confrères devaient jurer do vivre dans la toi (^atb(Mi([UP, dans l'obéissance au*cardinal do Bourbon, prétendu roi do France sous le nom de Cliarlcs X, ot à son lieutenant le duc do Mayenne. Elle disparut lors do l'entrée de Henri IV à Paris.)
— Encycl. On nomme confrérie (on latin confraternitns) une réunion de personnes pieuses qui s'engagent à remplir en commun certaines pratiques do religion ou do charité. Une archiijonfrérie est une confrérie mère, à lafjuolle plusieurs autres sont affiliées. L'une des plus anciennes confréries parait être colle que Odon, évêquo do Paris, fonda on 1208, sous le vocable de Notre-Dame; elle avait pour président l'évèquo de Haris, et pour doyen un des princijiauK magistrats du parlement; elle compta parmi SOS miîmbres un grand nombre do princes, do gontilshommos. do notables bourgeois, ot ninmo le roi Louis XL Le jour do l'Assomption, tous les confrères do Notre-Dame suivaient à pied, dans les rues de la ville, uno procession qui attirait une foule do curieux. En outre des confréries tio pénitents, ch&nuù corporation do métier était unio t nno confrérie avec laquelle il ne faut pas la confondre; la corporation avait [>our but la défense des intérêts matérit.-ls <li^H artisans ou des marchands; l'objet do la con-
frérie était d'ordre spirituel. Les confréries devaient être approuvées par l'évoque, autorisées et surveillées par les l)arlouients ; elles pouvaient acquérir, posséder ou gérer des biens propres qui étaient considérés comme biens ecclésiastiques.
La loi du 18 août 1792 abolit toutes les confréries, ot aucun acte législatif no les a rétablies. Cependant, depuis la Restauration, beaucoup do confréries ont été instituées, mais ce sont de simples associations pieusos, n'ayant aucune capacité légale. La plus célèbre de toutes est l'archiconfrérie de Notre-Damo-dos-Victoires, fondée en I83G par l'abbé Desgenettes. Toutes les paroisses ont pour los jeunes tilles pieuses une confrérie de la Sainte-Vierge.
Beaucoup de confréries ont été fondées â Rome, depuis lo XIII' siècle, avec l'autorisation des papes ; la plus répandue est celle du .Stapulai7-e.
Confrérie de la Passion (la), composée de bourgeois ot d'artisans de Paris, est la plus célèbre des corporations dramatiques du moyen âge. Elle était vouée à la représentation de drames sacrés, et notamment du mystère de la Passion. Le document le plus ancien qui la concerne (mais qui démontre son existence antérieure) est uno défense qui lui est faite par le prévôt de Paris (3 juin 1398) de représenter n aucun jeux de personages ». Elle en appela au roi et, en 1402, obtint non seulement l'autorisation demandée, mais un véritable monopolo. Les confrères exploitèrent ce monopole durant plus d'un siècle à l'hôpital de la Trinité, près de la porte Saint-Denis, établissement destiné primitivement à héberger les pèlerins et voyageurs arrivant à Paris après la fermeture des portes. C'est un souvenir confus do ce fait qui se retrouve dans les fameuï vers de Boileau :
De pèlerins, dit-on, une troupe crossière En public, à Paris, s'y montra la première.
Ils s'adjoignaient souvent d'autres confréries; notamment, celle des Enfants sans souci, qui représentaient sur la même scène des moralités, des soties ou des farces. En 1539, ils émigrèrent à l'hôtel do Flandres, puis, on 1548, à l'hôtel de Bourgogne, rue Mauconseil. Ils y étaient à peine établis quand le parlement, qui depuis longtemps les voyait de mauvais œil, rendit un arrêt {17 nov. 1548), qui, tout en maintenant leur privilège, leur interdisait de jouer des Mystères sacrés, c'est-à-diro les privait, en fait, de leur répertoire. C'est contre cette situation sans issue que les confrères se débattirent durant près d'un siècle. Après avoir essayé de jouer dos pièces profanes, ils firent exploiter leur privilège, moyennant un droit fixe, par une troupe de comédiens. Ceux-ci, locataires forcés des confrères, protestèrent de bonne heure (dès 1615) contre cette redevance. Après un demi-siècle de lutte, ils finirent par l'emporter : un arrêt rendu par Louis XIV, en décembre 1676, déclara dissoute la société de la Passion, et attribua ses biens à l'Hôpital général, auquel les comédiens durent payer la redevance qu'ils acquittaient auparavant envers les confrères. C'est l'origine du célèbre droit des pauvres, auquel les théâtres français sont encore astreints.
Confréries religieuses musulmanes. Les confréries musulmanes eurent primitivement pour but de fournir à leurs adhérents le moyen de vivre saintement et, en s'écartant des erreurs du vulgaire, d'arriver facilement aux béatitudes du paradis; mais elles ne tardèrent pas à se transformer en sociétés secrètes à tendances politiques et à réunir leurs adeptes dans uno sorte de franc-maçonnerie occulte. De la Syrie et de l'Egypte, elles se répandirent dans tout le monde de l'islam; la secte des fatimites , celle des assassins, celles, plus modernes, des wahabites et des mahdistes ne sont pas autre chose que des confréries au même titre que les ordres do dervicnos qui pullulent en Perse et en Asie Mineure.
L'Algérie compte un certain nombre de ces sociétés, qui sont en général défavorables à l'occupation française. Toutes ces confréries cherchent à établir une sorte do théocratie universelle, dont leur chef serait le souverain ; mais leur multiplication est tellement facile qu'elle empêchera toujours leur fusion sous une autorité uni(iuo; on offot, l'homme qui veut devenir chef d'une confrérie n'a qu'à se livrer à quelques austérités, et, après avoir ainsi acquis uno réputation de sainteté parmi ses compatriotes, il lui suffit d'annoncer qu'il a vu le Prophète on rêve ot que celui-ci lui a révélé une nouvelle prière dont l'efficacité est certaine pour conduire au paradis; cette prière est nommée tarika, chemin, ou leerd, mot d'ordre; il devient chcikk-et-tarika, prince du chemin (snirituol) ou kfuilifa-elloerd, prince du mot d'ordre. Los adhérents qui viennent se grouper autour de l'habitation ou zaouya du chef reçoivent le nom de khouans " frères o. Leur nombre est illimité, ot ils sont certains do pouvoir compter on toute occasion sur l'appui do tous les autres membres do la confrérie ; mais, on retour, ils doivent une obéissance passive aux ordres du cheifch-et- tarika et à ceux do son mokaddem ou lieutenant. Ils sont tonus aux obligations suivantes : le renoncement au monde, la retraite, la veille, lo jertno, l'assiduité aux réunions do la confrérie, lo payement d'une redevance d'ailleurs très faible, un don au chef, ot la récitation do la tarika; cotte dorniôro obligation est absolument indispensable : les kfiouans portent tous un chapelet composé do quairo-vingt-dix-nouf grains.
Voici les noms des principales confréries du mondo musulman sunnito :
Ordre de Sidi-Abd-el-Kader-el-Djilani, dont lo siègo ost à Bagdad. (Il obéit aux ordres du sultan do Constantînoplo ; il a uno influence considérable dans Vhinterland do l'Algérie) ; ordre do Sidi-Mouleij-Tayleb, fondé au Maroc il y a un peu plus do trois siècles. (Lo siègo est à Tanger : il a uno grande influence au Maroc) ; ordre do Sidi-Ahmed- Tidjani, dont lo siège est près de Laghouat, à Ain-Mudhi. (Cette confrérie a pour affiliés beaucoup do Tunisiens et los
Populations du pays de Ségou, ainsi qu'un crand nombre o Touareg); orarÔ Ao Sidi-M'-hammcd-ibn-Ab-dar-Itahman, fondé dans los premières années do co siècle. (Ii compte beaucoup do sectateurs en Kabylio); ordre do Sidi-Mohammed-ibn-Aï8sa, fondé â Mequinoz, au Maroc, il v a environ trois siècles. (Les Aïssaouas y sont afilliés) ; ordre des Derkaoua, fondé au siècle dornieV, au Maroc ; ordre des Oulvd- Sidi-Cheikh, fondé au commencement du xvii* siècle; ordre do Sidi-eS'Senoussi. fondé par Sidi-Abd-el-A/iz-ol-Dobbagh & Fez, ù la fin du xvii" siècle.
Ces deux dernières confréries ont un très grand nombro d'adeptes, on Algérie et dans la régonco ao Tunis.
— BiOLioOR. : do Novcu, les Khounns (Paris, 184M; Brossolard, les Khouans (Alger, 1859); Pasca, ta Confrérie
musulmane des Senoussi (1880); Duvoyrier, la Confrérie religieuse musulmane des Sidi-es-Senoussi et son domaine géographique (Paris, 1884) ; Rinn, Marabouts et Khouans (Alger, 1884); Eepont et Coppolani, les Confréries reli' gieuses musulmanes (Alger, 1898).
CONFRICATION {si-on — du lat. confricatio, même sens) n. f. Réduction on poudre par lo frottement, il Expression des sucs végétaux opérée avec les doigts.
CONFRONTATION {si-on) n. f. Action do confronter : Confrontation de l'accusé et des témoins. Confrontation des écritures.
— Confrontation réelle. Dr. anc. Celle où lo témoin était mis en présence de l'accusé, n Confrontation littérale ou fictive. Celle qui consistait à faire connaître à l'accusé lo témoignage écrit d'un témoin absent ou décédé, n Confrontation par tourbe. Celle où le témoin soupçonné de fraudo ou d'erreur était mis en présence de plusieurs personnes, pour qu'il eût parmi elles â reconnaître et à désigner l'accusé.
CONFRONTEMENT {man) n. m. Action de confronter. "(Peu usité.) Il On dit confrontation.
CONFRONTER (du préf. con, et de front) v. a. Mettre en présence pour vérifier le dire des uns par le dire des autres : Confronter des accusés, des témoins, ii Comparer: Confronter des textes, des écritures, des étoffes.
— v. n. Etre attenant : L'Egypte, du temps des Perses, ite confrontait ;îojHf à la mer Hougc. (Montesq.) [Vieux.]
Confronté, ée part. pass. Blas. Syn. de affronté, êe. Se confronter, v. pr. Etre confronté.
CONFUCIANISME {tûssm') n. m. Nom par lequel les Européens désignent la doctrine do Khoung-fou-tseu ou Confucius, religion orthodoxe de l'Etat, en Chine. Les Chinois la nomment Jou-kïaô, « secte de Jou ». V.Chine. (Religion.)
Confucius {Khoung-tseu ou Khoun^-fou-tseu n maître ou docteur Kboung u), philosophe, historien et homme d'Etat chinois, naquit en 551 avant notre ère, dans lo royaume de Lou (dont son pèVe, Chou-liang-ho, était tafou ou gouverneur), d'une ancienne famille du nom de Khoung, qui passait pour appartenir à la famille du fondateur de la dynastie Tchéou (1134 av. J.-C). Dès lo plus jeune âge, il avait uno telle réputation d'intelligence, de savoir et de droiture, que le roi de Lou n'hésita pas à lui confier des fonctions importantes. Mais il s'en démit volontairement, et il se voua définitivement à l'éducation des peuples et des gouvernants, à laquelle il voulut se préparer par l'étude lecture approfondie des A'in^s (livres canoniques) et de ce qu'on appelait alors les six arts libéraux : musique, cérémonial, arithmétique, calligraphie, escrime et art de conduire un cliar. Bientôt, les souverains des petits Etats qui se partageaient la Chine se disputeront los leçons du sago qui enseignait l'art do gouverner en se faisant aimer des peuples. Après do longs et pénibles elforts, désespérant, bien ou'il eut de nombreux adeptes, de faire triompher ses idées, ayant vu mourir sa femme, son fils ot Yen-hoci, son disciplo préféré, Confucius rentra dans sa patrie, où il consacra lo reste do ses jours à enseigner sa doctrine (il eut jusqu'à 3.000 disciples), à reviser des kings, ot à mettre la dernière main à ses ouvrages d'histoire et de philosophie. Il mourut à l'âgo de soixante-treize ans, en 479 avant notre èro. Ses doctrines, propagées par ses disciples, devinrent la bas© do la civihsation chinoise, la règle politique suivie par toutes les dynasties qui se sont succédé jusqu'à nos jours. Les empereurs lui derernèrent dos honneurs presque divins, et, dans toutes les villes do la Chine, on a élevé au saint philosophe des temples où, aujourd'hui encore, il reçoit un cuJto do vénération comme bienfaiteur do la nation.
Lo caractère saillant do la philosophie do Confucius, toi qu'il se dégage do ses ouvrages (lo Ta-hio n Grande étude « , lo Tchnung-young « Fixité dans lo milieu « et le Lun-yu n Dialogues moraux »), est un bon sens pratique, utilitaire, presque terre à terre, et un grand amour de l'humanité. Tout son svstèrao repose sur les dovoirs réciproques dos hommes, classés par lui en relations entre princo ot sujets, entre pôro et enfants, entre concitoyens. Lo respect
Confucius,
feè^ «-;
Portique du («mplo lio Coufui-lus, h K-kin.
des parents, dos ancôtros, du nom, ost lo fondcuiont do la famnio, Cl, ces m6nies principes, il les applique au gou-
vornonu'nt. ... , . , , . . .,i..i
Lo senl culte siir lequel il insiste viSritalilouient est celui dos ancêtres, dont il fait la vraio religion nationale, et il semlilo nuo, pour lui, lo Cliang-Ti ot le» autres dieux no soient que los esprits dos promiors ancêtroa do la nation.
CONFUS (fn), USB [Ittt. eonfumit; de for0im/«r-e. supin confusum, confondre] adj. Indistinct, formé do parties ou
CONFUSASTREE — CONGELATION
d'éléments mêlés, sans ordre : Amas confds de dt*bris. Sotis CONFUS. Une vue confuse, h Obscur, embarrassé : Langage, Style, Discours confus. Idée confuse. Souvenii's CONFUS. Il Honteux et troublé : Ceux qui vo7it droit ne sont jamais confus. (Fén.) il Qui rougit par modestie : Etre tout CONFUS des bontés, des éloges de quelqu'un.
— Dr. Uni, confondu en un seul : Des droits confus en une personne.
— n. m. Ce qui est confus : L'obscur est l'opposé du clair; le CONFUS, l'opposé de l'ordonné. (Tissot.)
— Syn. Confus, confondu. V. confondu.
— Anton. Clair, déterminé, distinct, explicite, net, ordonné, précis.
CONFUSASTRÉE OU CONFUSASTR^A (zass) n. f. Genre de madrépores, famille des asiréidés, tribu des astréinés, comprenant des polypiers à éléments unis par leurs côtés, avec les cloisons bien développées, pas de coluraelle, etc. (Les confusasirées sont fossiles dans les terrains jurassiques et crétacés ; elles abondent dans les récifs coralliens intraliasiques des crêtes, dans la région alpine.)
CONFUSÉMENT adv. D'une façon confuse, troublée, indistincte.
— Anton. Clairement, distinctement, explicitement, nettement, précisément.
CONFUSION (du lat. confusio, même sens) n. f. Etat de ce qui est confus, troublé, désordonné, mis pêle-mêle : Une confusion d'objets de toute sorte, ii Trouble, désordre : Dans les confusions d'une guerre civile, un brouillon est à craindre. (Patru.) li Défaut de clarté, de netteté : La confusion du style naît de celle des idées.
— Action de confondre, de prendre une chose pour l'autre : Faire confusion. Confusion de dates, ii Réunion : Confusion du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif.
— Embarras causé par la honte, la timidité, la modestie : La CONFUSION des timides résulte presque toujours d'une blessure de l'amour-propre.
— Profusion : Grande confusion de mets. (Acad.) [Vx.]
— Chronol. Année de confusion. Première année de la réformation du calendrier par Jules César, année à laquelle on donna 445 jours.
— Dr. Union de diverses matières appartenant à des propriétaires différents. (V. mélange.) il Réunion en uno même personne de droits actifs et passifs concernant un même objet, ii Réunion de droits différents, et dont l'un implique l'autre, sur un même objet, il Confusion des patrimoines, Confusion des biens et des dettes d'une personne décédée, avec les biens et les dettes de son héritier.
Il Confusion de part. Impossibilité de reconnaître le père d'un enfant né plus de six mois après que la mère a contacté un second mariage, et moins de neuf mois après la mort du premier époux. (Pour ce motif, la femme ne peut se remarier que dix mois révolus après la dissolution du mariage précédent.)
— Hist. sainte. Confusion des langues, Etat oïl se trouvèrent, d'après le récit biblique, les ouvriers qui construisaient la tour de Babel, lorsque Dieu, pour empêcher l'exécution de leur projet impie, leur fit parler tout à coup toutes sortes de langues différentes, ii Fam. Impossioilité de s'entendre : Tomber dans la confusion des langues.
— Pathol. Maladie des yeux attribuée au mélange des humeurs.
— Loc. ADV. : En confusion, En désordre, au hasard : Quand cltacun fait ce qu'il veut et ti'a pour règle que ses désirs, tout va EN CONFUSION. (Boss.) Il Confus, honteux : Je suis EN CONFUSION pour lui. (Mol.) Il A profusion. (Vieux.)
Il A la confusion de, A la honte de.
— Syn. Confusion, honte. La honte est intérieure, la confusion est extérieure ; l'une est le sentiment d'une âme qui a conscience d'avoir commis une faute, l'autre est le trouble qu'on éprouve quand on voit sa faute connue.
— Anton. Clarté, netteté, précision.
— Encycl. Dr. La réunion, aux mains d'une même personne, de deux droits réels, dont l'un implique l'autre, entraine extinction de ce dernier. Il en est ainsi de l'usufruit, quand les qualités d'usufruitier et de propriétaire sont réunies sur la même tête ; dans ce cas, on dit plutôt cotisolidation. U en est de même de toute servitude foncière, lorsque le fonds à qui elle est due et celui qui la doit sont dans la même main (C. civ-, art. 705).
La réunion en la même personne de la qualité de créancier et de colle de débiteur, appelée aussi confusion, a pour effet d'éteindre la dette et la créance (C. civ., art. 1300). La confusion se produit lorsque le créancier succède, à titre universel, au débiteur, ou inversement. Quand un codébiteur solidaire hérite d'un créancier, ou réciproquement, la créance et la dette no sont éteintes que jusqu'à concurrence de la part du codébiteur qui a hérité du créancier ou auquel le créancier a succédé.
La confusion oui s'opère dans la personne du débiteur principal libère la caution ; mais la libération de celle-ci par la confusion n'entraîne pas l'extinction de l'obligation principale.
^ La confusion n'éteint que les droits dont elle rend l'exercice impossible. Ainsi elle empêche le payement effectif de la dette; mais la créance éteinte par confusion doit être comptée dans le calcul de la réserve et de la quotité disponible. L'acceptation sous bénéfice d'inventaire empoche la confusion de so produire,
— Confusion des patrimoines. Lorsq^u'un héritier a accepté purement et simplement uno succession, ses biens et ceux da défunt se confondent, ainsi que leurs dettes respectives, de telle sorte que l'héritier est tenu, même sur ses propres biens, d'acquitter les obligations du défunt, et que les créanciers du défunt subissent le concours de ceux de l'héritier. La confusion cesse, au cas d'acceptation sous bénéfice d'inventaire et do séparation de patrimoines.
CONFUSIONNER (zi-o-né) V. a. Pop. Rendre confus, faire rou^'ir.
CONFUTATION {si-on ■
■ rad. confuter) n. f. Réfutation.
CONFUTER fdu lat. confutare, môme sons) v. a. Réfuter. (Vieux.)
Gong, ville d'Irlande (Connaught [comtés de Mayo et Galway]); 5.200 hab. Belles ruines de l'ancienne abbaye fondée ùar saint Féchan en C64. Cong était jadis la résidence des rois de Connaught.
CONGALL ou GONALL. Trois rois do co nom ont régné sur les Scots de la province de Dalriada : Co.noall I", dans
Congés : 1. Antîq. rom. ; 2. Distill.
le premier tiers du vi« siècle ; — Congall II, mort en 574, qui donna le fameux monastère d'Iona à saint Columkille; — Congall III, roi de Dalriada, de 642 à 660.
GONGALL ou GOMGALL (saint\ né en 516, mort en 620. Issu d'une famille souveraine chez les Pietés d'Irlande, il séjourna quelque temps en Bretagne, puis revint dans sa patrie, où il fonda, en 558, au bord de la mer, à l'embouchure raéridionaie du golfe de Belfast, le célèbre monastère de Bangor, ou Bonchor. Il donna une règle, écrite en vers irlandais, à cette communauté, dont les trois mille frères, divisés en sept chœurs alternatifs, cliantaient jour et nuit les louanges do Dieu. C'est à Bangor que fut élevé saint Colomban. — Fête le 10 mars.
CONGE [konj' — du lat. congius, même sens) n. m. Antiq. rom. Unité de mesure de capacité pour les liquides, valant un peu plus de 3 litres.
— Comm. Variété de thé noir.
— Distill. Appareil composé d'un vase hermétiquement clos, dans lequel on chauffe les liqueurs pour les vieillir.
— Min. Récipient en bois, dans lequel on verse le minerai pourle mesurer, avant de le jeter dans le gueulard d'un haut fourneau.
— Pêch. Vase pour mettre l'huile de foie de morue, à Terre-Neuve.
CONGÉ ijé — du lat. commeatus, même sens) n. m. Permission, autorisation : iVe pouvoir rien sans le congé de quelqu'un.
— Signification de se retirer : Donner congé à un domestique, à un locataire, ii Signification de renoncer à certains rapports ou à certaines prétentions : Do/mer congé à tous ses amis, ii Signification de l'intention où l'on est de se retirer : Domestique qui donne son congé. Donner congé d S071 propriétaire, n Par ext. Feuille, titre par lequel le propriétaire signifie son congé au locataire, ou réciproquement : La concierge m'a re?nis mon congé, il Exemption de travail ou de service, autorisation de s'absenter : Ecolier qui a trois jours de congé. Donner congé à des ouvriei's. Fonctionnaire en congé.
— Loc. div. : Prendre congé. Demander la permission de se retirer; accomplir les politesses qu'on fait d'ordinaire à une personne que l'on quitte; se sé\ia.TeT.\\ Prendre congé de. Renoncer à, se retirer de : Prendre congé des affaires. \\ Prendre son congé. Se retirer du service militaire ou d'un autre service quelconque, et, fig., Se retirer, renoncer à ce que l'on faisait.
— Admin. mar. Congé maritime. Sorte de passeport donné à un navire qui va prendre la mer. (Il fait partie des papiers de bord et contient les renseignements qui permettent de reconnaître l'identité du navire.)
— Admin. milit. Cessation du service militaire actif, soit définitive, soit momentanée, mais dépassant 30 jours. (Au-dessous de 30 jours, c'est une permission. On appelle aussi congé le titre qui atteste la suspension ou la cessation du service. Les conditions des congés sont déterminées par les articles 16 et 17 du décret du 9 nov. 1S53.)
Il Durée légale du service : Soldat qui est à la fin de son CONGÉ. Il Congé définitif on absolu, Libération définitive du service militaire. wCongé renouvelable, Congé que l'on peut faire prolonger, mais qui expire s'il n'a été renouvelé en temps utile, il Congé d'ancienneté, Libération définitive acquise de droit par le temps que l'on a passé au service, il Congé de réforme ou de j'envoi. Renvoi du service pour incapacité reconnue, il Congé de libération. Renvoi du service après que le temps du service légal est expiré, il Congé de passe. Autorisation de passer d'un corps dans un autre corps. 11 Congé de convalescence. Congé accordé par l'autorité militaire, et sur la demande des chirurgiens d'un hôpital, à un homme qui relève de maladie.
— Antiq. rom. V. la partie encycl.
— Archit. Raccordement du fut et de la ceinture d'une colonne, opéré au moyen d'un quart de rond creiLx.
— Diplom. Audience de congé.
Dernière audience qu'un souverain ou chef d'Etat accorde à un personnage diplomatique, avant son départ.
— Techn. Raccordement d'une moulure et d'un parement; raccordement de deux plans au moven d'une surface concave.
Il Outil de menuisier, au moyen duquel on pratique ce raccordement, n Renfort éviJé, dans une pièce de serrurerie.
— Pbov. : Pour boire de l'eau et coucher dehors, on ne demande congé à personne, Pour user do ce qui no coûte rien, on n'a pas besoin d'autorisation.
— Encycl. Antiq. rom. Dans l'armée romaine, le congé {missio).on autorisation de quitter l'armée, pouvait prendre cinq formes : 1" le congé temporaire {inissio temporaria ou commeatus), qui permettait de s'absenter de la légion pendant un temps déterminé. (Tout soldat
Congé (techn.).
qui ne rentrait pas dans les délais // fixés était puni comme déserteur.
Co congé n'était jamais accordé
en temps d'expédition) ; 2° le conqé . „„„„* /<.„„>.!* \
honorahle {missio honesta), par A, congé (ai-chit.).
lequel était libéré tout soldat qui avait accompli son temps de service (20 ans dans la légion, 16 ans dans les cohortes prétoriennes, 25 ans dans les troupes auxiliaires ou navales); 3" le congé de faveur (ynissio gratiosa), accordé à titro d'exception par le général, et qui pouvait être annulé par les censeurs ; 4*' le congé motivé par des raisons de santé {missio causarJa); 5" le congé d'infamie {missio ignominiosa), sorte de dégradation militaire, qui consistait à renvovor do l'arméo un soldat qui s'était rendu coupable d'un délit criminel.
— Ane. dr. Conqé de cour. Le congé do cour, dans l'ancienne procédure, était le renvoi du défendeur, lorscpio le demandeur no poursuivait pas son action. C'était, comme on disait, une simple rvlacre do l'assignaiioû, permettant au défendeur de se retirer indomno du procès, mais laissant
tout à fait intacts, quant au fond, les droits allégués à tort ou à raison. Le demandeur pouvait donc intenter une nouvelle instance contre le défendeur, sauf à payer les dépens de la première.
— Dr. act. Congé ou Défaut-congé. Ce qu'on appelle aujourd'hui défaut-congé correspond à l'ancien congé de cour. C'est le défaut du demandeur {C. proc. civ., art. 154). Le jugement par défaut-congé est celui par lequel l'avoué du défendeur obtient défaut contre celui du demandeur et peut obtenir pour son client un congé, c'est-à-dire l'extinction de l'instance, sans que le procès ait été jugé au fond. Mais le défendeur peut-il, ne so contentant pas d'un simple renvoi, exiger que le tribunal juge le fond du procès? La question est controversée, mais on décide généralement qu'il en a le droit. Si le défendeur préfère prendre ce parti, le demandeur étant un défaillant, aura le droit de faire opposition au jugement qui a statué sur le fond par défaut, toutes les fois qu'il lui a fait perdre le procès en tout ou en partie.
— Fisc. On donne le nom de congé, en matière de contributions indirectes, à l'une des expéditions de la régie qui doivent être levées à chaque déplacement de boissons. Le congé accompagne les boissons dont le droit a été payé au départ, à la différence de Vacgnit -à- caution, délivré lorsque le droit n'est payable qu'à la destination, sous la garantie d'une caution. La loi du 28 avril 1816 laisse aux expéditeurs le choix entre les deux procédés. En matière de douanes, on emploie aussi tantôt le congé, tantôt l'acquit-à-caution, d'après la distinction ci-dessus, dans le rayon des douanes appelé rayon-frontiêre.
CONGEA {je) n. f. Genre de verbénacées, tribu des symphorémées, renfermant des arbustes grimpants, tomenteux, do la Birmanie et de la presqu'île de Malacca.
CONGÉABLE [je — de l'anc. franc, congéer, congédier) adj. Se disait d'un bail ou d'une tenure résiliable à la volonté du propriétaire, ii Auj. Bail à domaine congéable ou à convenant, Convention par laquelle le propriétaire d'un fonds cède à un tiers, contre payement d'un fermage appelé rente convenancière, la jouissance du sol et des édifices et supcrfices qui s'y trouvent, en conservant la faculté de congédier le preneur au temps convenu, ou même à toute époque, moyennant le remboursement du prix des édifices et superfices.
— A qui l'on peut donner congé : Il est une certaine quantité de commis, gui, quoique congéable à merci, veut rester en place. (Balz.) [Peu usité.]
CONGÉDIABLE (J(f — rad. congédier) Sià}. Qui est dans les conditions voulues pour obtenir son congé : Les hommes coNGÉDiABLiiS reçoivent une feuille de route.
— n. m. Soldat congédiable ; Congédiables qui attendent l'autorisation du départ.
CONGÉDIEMENT ijé-di-man) n. m. Action de congédier: Le coNGKDii-JMENT d'un équipage.
CONGÉDIER {je — rad. congé. Prend deux i de suite aux deux prem. pers. plur. de l'imparf. de l'ind. et du prés, du subj. : Nous congédiions. Que vous congédiiez) v. a. Renvoyer, ordonner de se retirer : Congédier une bonne, n Donner à des soldats ou à des marins Tordre ou la permission de rentrer dans leurs foyers, n Donner une audience de congé à : Congédier un àjnbassadeur. n Engager à se retirer : Congédier une assemblée, ii Signifier à quelqu'un lintention où l'on est qu'il renonce à certaines espérances : Congédier un prétendu.
— Fig. Supprimer, faire disparaître : Le penseur ne peut CONGÉDIER l'homme. (Vinet.)
— Fauconn. Congédier un oiseau. Renoncer à s'en servir pour la chasse.
Congédié, ée part. pass. du v. Congédier.
— n. m. Soldat congédié.
CONGÉE n. f. Bot. Syn. de congea.
CONGÉLABILITÉ {je) B. f. Etat, caractère de ce qui est congelable ; La congelabilité de l'eau.
CONGELABLE {je ) adj. Qui est susceptible de se congeler : L alcool n'est pas congelable aux températures ordinaires.
CONGELANT {je-lan), ANTE adj. Qui congèle, qui est propre à congeler : Mélange congelant.
CONGÉLATEUR {je) n. m. Appareil pour congeler les liquides, l'eau en particulier, au moyen d'un mélange réfrigérant qui entoure le liquide contenu dans un récipient central. (Cet appareil est familièrement appelé glacière des familles.)
CONGÉLATIF, IVE (je) adj. Propre à produire la congélation.
CONGÉLATION {je, si-on — rad. COhf/eler) n. f. Passage d'un corps de l'état liquide à l'état solide : La température de congélation de l'eau sert de base à l'échelle thermométrique. Il Action de provoquer ce passage : Procédera la congélation de...
— Abusiv. Epaississement de certaines liqueurs : Congélation de l'huile.
— Par ext. Désorganisation produite par l'effet d'une température très basse : La congélation des plantes. La congélation du riez.
— Fig. Inertie, apathie : Il y a de la congélation dans le désespoir. (V. Hugo.)
— Archit. Ornement qui imite des stalactites ou des glaçons.
— Enctcl. Phys. Quand un corps, perdant de sa chaleur par refroidissement, arrive à une température convenable pour passer de l'état liquide à l'état solide, l'on dit (|u'il y a congélation. On peut, sur un liquide qui se congèle, faire les remarques suivantes :
1» Pour chaque espèce chimique, la congélation se produit à uno température déterminée, fixe, la même que colle de la fusion. Cotte température varie avec la pression supportée par le corps et son état de pureté : do même, Gay-Lussac a pu porter à — IZ" do l'eau préservée du contact de l'air par uno couche d'huile. V. fosion,
CRYOSCOPlE, SURKCSION.
2" Pondant toute la durée do la congélation, la temporature do la masse qui so solidifie reste invariable.
3" En so congelant, le corps dégage une quantité do chaleur égale à celle qu'il absorberait si, éta;it solide, il se liquéfiait.
Congélateur.
A" En se conpolant, los corps changont do volume : en règle générale, Te volume dimuiuo, sauf pour l'oau, la fonto, le bismuth, otc. ; gônôraloinont, aussi, une «Môvation de pression élève la tompôraturo do congélation comme un abaissement de pression l'abaisse, sauf i)Our la glace, où les phénomènes sont à l'inverse.
Quelques li(|uides d'origine organique ont résisté aux procédés connus do congélation, qui sont : i" les mélanges réfrigérants; 2" l'abaissement de température produit par lévaporation rapide d'une série d'autres liquides.
— Industr. Congélation des boissons alcooliques faibles. La congélation est devenue la base d'une méthode générale de concentration des boissons alcooliques. Cette méthode est due à Tellior, qui l'appliqua pour la première fois en 1872. Melsens, de l'Académie des sciences do Belgique, se livra ensuite, sur le môme sujet, à des expériences par lesquelles il augmentait la teneur en alcool et en principes nutritifs des bières, transformées ainsi en adjuvants susceptibles d'applications dans les hôpitaux.
Congélation de l'eau-de-vie. Melsens a fait d'intéressantes observations sur la dégustation des liqueurs alcooliques congelées. Ces boissons, solidifiées, procurent par leur contact avec les muqueuses de la bouche et de la langue une sensation de froid très agréable, permettant d'apprécier plus facilement la finesse et la qualité de l'alcool soumis à cet essai.
— Œnol. Congélation des vins. La congélation, usitée comme procédé d'amélioration et de conservation des vins, donne de bons résultats pour les vins ordinaires. Elle précipite, d'un seul coup, une partie des matières colorantes azotées, du tartre, des matières gommeuses et le ferment alcoolique, ainsi que les autres germes de décomposition, tandis que ce résultat ne s'obtient ordinairement qu'après de nombreux collages et soutirages. Le vin à congeler est placé dans un récipient en fer-blanc étamé que l'on appelle sabotière. La sabotière est mise dans un grand vaisseau et entourée de glace et de sel dans la proportion de 50 kilogrammes do la première pour 4 kilogrammes du second. La température, que l'on fait rarement descendre audessous de 120, e5t maintenue pendant plusieurs heures, après quoi le vin est dépoté à l'aide d'une pompe douce. Au bout de quelque temps, on constate que les vins reposés ayant subi la congélation ont gagné du corps, de la solidité, sans avoir perdu de leur bouquet, et qu'ils ne sont en rien comparables aux vins non opérés de la même cuvée.
— Physiol. La congélation des tissus vivants est comparable à l'action d'une brûlure ; et, comme cette dernière, elle peut déterminer la rubéfaction, les phlyctènes et les ulcérations, et même la mortification des parties atteintes.
Il faut distinguer l'action locale de l'action d'ensemble, qui impressionne la synergie, le corps tout entier. Dans le premier cas, on a les engelures, qui présentent des degrés très variables, mais pour lesquelles le traitement pïcriaue parait donner de bons résultats. Les congélations locales, qui frappent naturellement les parties excentriques (membres, oreilles, nez), se rencontrent surtout dans les pays très froids, comme la Russie, la Norvège, la Sibérie, le Canada. Elles déterminent une induration de la région, par suite de la prise des liquides qu'elle renferme. En cette occurrence, il faut recourir aux frictions froides (eau, neige) pour éviter la mortification définitive des tissus. Quand le fonctionnement synergétique du corps est atteint, il y a engourdissement, faiblesse, somnolence, ralentissement marqué de la circulation, avec, parfois, des accidents épileptiformes précédant la mort. Il faut, alors, recourir encore aux frictions froides et administrer ultérieurement des boissons aromatiques. L'alcool, par l'hypothermie et la narcose qu'il entraîne, peut précipiter et aggraver les accidents de froidure. On doit donc recommander aux personnes exposées à des températures très basses d'éviter les boissons alcooliques, l'immobilité, et de lutter, par tous les mo3'ens possibles, contre l'engourdissement et la somnolence. La caféine, la théobromina donnent à cet égard de bons résultats.
La congélation de la peau soit au moyen do mélanges réfrigérants, soit par la vaporisation de liquides très volatils {chlorure de méthyle, ethor, etc.), est utilisée par les chirurgiens comme moyen d'obtenir une anesthésie localisée.
CONGELER (je — lat. congelare ; de cuni, avec, et gelare, geler. Change l'e muet du rad. on è ouvert devant une syllabe muette ; Je congèle. Tu cortgèleras) v. a. Solidifier par le froid, on parlant d'un corps qui est liquide à la température ordinaire : Il faut une température très basse pour coNGELiiR le inercure.w Abusiv. Coaguler, figer : Un froid urdinaire coNai^LE l'huile d'olive.
Se congeler, v. pr. Etre congelé, ii Abusiv. Se coaguler.
GONGÉMENT (jé-man) n. m. Congé qui était donné par le seigneur à un teneur congéablo : Droit de congémknt.
GONGÉMINATION {je, si-on — du lat. cum, avec, et gemïnati», action de doubler) a. f. Formation double et simultanée.
CONGÉNÈRE {je — lat- conffener; de cum, avec, et yenus, enn, genre) adj. Do môme genre -.Plantes, Animaux, Substances cong^:ni-;rks. {On dit plus rarement congénkri- QDE.) Il Appartenant à une nn'^me famille, ù une mémo catégorie : Mots, Idiomes coNGKNÎ:niiS.
— Anat. Muscles congénères^ Ceux qui concourent, à produire le môme mouvement.
— Physiol. /lybndité congénère, Hybridité produite par des animaux appartenant à dos espèces ditférentos du mémo genre.
— II. m. Objet du môme genre : La truffe est un champignon souterrain qui se produit comme ses congùnkrks. (Martins.)
— Anton. Antagoniste {on parlant dos muscles). CONGÉNIAL, ALE, AUX {Je — du lat. cum, ave<-, et gc-
niiix, génie) adj. Propre, conforme au génie, à la nature do quelqu'un : liunapartc se tourna vers l'Orient, doublement CONOÉNIAL à sa nature par le despotisme et l'éclat, (Château br.)
CONGÉNIALITÉ {je) n. f. Caractère do ce qui est congé niai.
CONGÉNITAL, ALE. AUX (je — du lat. cum. avec, et qrnitus. ongniidréi adj. Né avoc, app4)rté on naissant ; .Maladies, A (ferlions cuNGÉNiTALKS. || Ou dit aussi, abusivom.,
CONGICNIAL.
CONGÈRE [jèr' — du lat. congeries, amas) n. f. Dans quelques provinces, Amas de neige outasbéo par lu vent.
Congérie.
C0Ng£rie ou CONGERIA {jé)n. f. Sûus-gonre de droissensia (mollusques lamellibranches, famille dos mytilidés), comprenant des coquilles globuleuses d'assez grande taille, fossiles dans le tertiaire d'Autrit'he.
(Ija congeria conglobata, de la grosseur d'une pomme, est du tertiaire do Vienne.)
CONGÉRIE {jé-rt — lat. congeries; de congerere, entasser) n. f. Entassement, masse informe et sans ordre.
(Vieux.)
— Auc. rhét. Accumulation.
CONGÉRINÉS {je) n. m. pi. Tribu
de poissons physostomes apodes, famille des murénidos, comprenant les congres ou anguilles de mer, repartis dans les genres : congre, urocongre, fiétérocongre, némichthys, saccopharynx, etc. (Des formes fossiles existent dans los terrains tertiaires.) — Un congériné.
CONGESTIBLE(J(f-5(i6/") adj. Qui est susceptible de congestion.
CONGESTIBILITÉ {jé-sti)Q.î. Prédisposition d'un organe à se congestionner.
CONGESTIF {jé-stif), IVE [du lat. congestus, entassé, ramassé] adj. Réuni en tas; réduit dans un petit espace.
~ Bot. Se dit d'organes étroitement réunis, rapprochés.
— Pathol. Relatif à la congestion : Prédispositions congé stiv es.
CONGESTION {jé-sti) n. f. Afflux, dans une partie circonscrite du corps, dans un organe, du sang ou de tout autre liquide.
— Fig. Tension intérieure ou secrète, de nature à produire des désordres soudains : Ces congestions cérébrales qu'on appelle révolutions. (E. de Gir.)
— Encycl- La congestion peut provenir de plusieurs sources : soit d'une pléthore dans la circulation artérielle {congestion active), soit d'un embarras, d'une stase, dans la circulation de retour {congestion passive). Dans tous les cas, le tissu congestionné augmente de volume, le sérum du sang s'extravase dans le tissu cellulaire, et l'œdème apparaît. La turgescence des vaisseaux amène parfois leur rupture, et il y a hémorragie Jocale ou diffuse. Les symptômes sont fort variables, et il est nécessaire par suite de traiter séparément la congestion des principaux organes.
— Congestion pulmonaire. La congestion des poumons apparaît dans certains états dyscrasiques : la goutte, l'artnritisme y prédisposent. Fréi^uente dans la tuberculose, dont elle annonce parfois le début, elle est de règle dans la rougeole, la grippe, la fièvre typhoïde. Considérée comme congestion active, elle peut provenir d'une suppression d'un flux sanguin habituel [menstruatiori, hémorroïdes, etc.), ou encore d'un réflexe nerveux consécutif à un froid vif, à des brûlures étendues. Comme congestion passive, elle n'est pas rare chez les vieillards restés longtemps dans le décubitus dorsal.
L oppression, un sentiment de gêne dans certains points de la poitrine, une toux avec crachats striés de sang en sont les principaux signes. Les vomitifs, les révulsifs tiennent une large place dans le traitement.
— Congestion hépatique. Elle résulte le plus fréquemment d'une entrave de la circulation cardio-pulmonaire (affections cardiaques), ou encore de maladies du tube digestif. Le foie augmente de volume, il devient douloureux spontanément ou à la pression. Les saignées, les dérivatifs sont précieux pour vaincre cette pléthore.
— Congestion de ia ra/e. Elle existe dans presque toutes les maladies infectieuses, mais atteint un grand développement chez les paludéens et les tvphiques.
— Congestion utérine. Normale fors des menstrues, elle peut devenir clironiquo, donnant lieu à des pesanteurs abdominales, à la dyspepsie et à des phénomènes nerveux divers. Ce sont encore les saignées locales, les purgatifs qui sont indiqués.
CONGESTIONNEL, ELLE {jè-ati-o-nêV) adj. Qui a rapport à ia congestion, qui la produit.
CONGESTIONNER {jé-sti-0-né) v. a. Causer une congestion dans : La chaleur à la tête congestionne le cerveau.
Se congestionncp, v. pr. Devenir le siège ou la mattôro d'une congestion : Organe qui se congestionnk.
CONGIAIRE iji-èr'— du lat. congius , boisseau) n. m. Antiu. rom. Vase qui tient un congé, n Largesse faite au peuple romain, à l'occasion do certains événements.
— Ailjectiv. : Libéralités congiairrs.
— Encycl. Lo congiaire (congiarium) consistait à l'origine en un conoiJM do vin, d'huile ou do sol, mais la mesure et la nature des denrées distribuées se modîtièrent ; on donna, en outre, des vêtements, de la viande, même do l'argent, toutefois lo nom resta. On attribuait la première de ces distributions, à Rome, au roi Ancus Marcius. Sous l'empire, on appelait do7iativum le don fait à l'armée ; congiarium, le don fait au peuple. Le congiaire n'était pas distribué réçuiièrement. On le donnait ii l'occasion de quolc^uo grand événement; victoire, triomphe, avènement d'un prince, otc. Los personnes oui recevaient le congiairo étaient les mémos qui avaient droit au blé do l'annono. Les distributions furent , certainement , un moyen de gagner la faveur populaire, mais on a beaucoup déclamé & leur sujet, sans's'apercGVoir quo île telles Institutions répondaient, d'une manière en^'ore rudimoutairo,ù l'institution actuollo de l'Assistance publiciue.
CONGLACIATION {si-on — du préf. con, et do glacer) u. f. Conversion on glaco. (Très pou usité ; ou dit plutôt comoù-
LATlON.)
CONGLETON (lat. Condalc Cornauiorum), villo d'Angleterre [comté de Chester], près du Dane, aflluout du Woavor ; lif.ooo liab. Filatures do soio ut do cotun.
CONOLOBATION {st-on — rad. conglobe) n. f. Action d'ontûssiT. daccunuiler.
— Eu T. de rliétor.. Accumulation de preuves nour un mémo objet à dùmonlrur; Uéveloppomont d'une idoo.
Monoalo repré««ntant la dlstri-
butloa d'un congiaire.