CONGO
Pais le Congo se rétrécit. Large encore de 8 kilom. près de Bolobo, il n'a plus que 1.500 mètres vers 1 embouchure du Kassaï, mais sa profondeur atteint jusqu à •Ï5 mètres, et son courant est très rapide. Des collines de plus en plus élevées apparaissent sur ses bords, premiers contreforts des monts de Cristal. Après une dernière expansion, le Stanley -Pool, le Congo se précipite avec violence dans une gorge profonde se resserrant parfois jusqu'à 400 mètres, et descend vers la mer par un gigantesque escalier de rapides et de chutes, que Stanlev nomma chutes de Livingstone.
A Matadi, le Congo redevient navigable, et bientôt commence son estuaire, large à l'extrémité de 13 kilom. Il apporte à l'océan Atlantique près de 80.000 mètres cubes d eau par seconde, et telle est la force de cette masse que le fleuve continue sa route vers le N.-O au milieu de la mer même, creusant un profond estuaire sous-marin. L'eau reste douce à 20 kilom. de la côte.
Coulant dans la région équatoriale, le Congo reçoit des affluents des deux hémisphères. Il a, par suite, deux crues ; l'une à la saison des pluies de l'hémisphère Nord, l'autre pendant la saison humide de l'hémisphère Sud.
divers noms (Kaomba, Mitumba, Kibala, etc.), jusqu au lac Tanganyika ; il se continue le long de ce lac où se trouvent quelques hauts sommets, le long du lac Kivou et du lac Albert-Edouard, que sépare une chaîne volcanique (3.000 à 4.000 m.), et le long du lac Albert, au delà duquel la ligne de partage du Congo et du Nil diminue considérablement d'altitude (700 à 800 m.) ; 2", à l'O., les chaînes dites . des monts de Cristal ■, qui, courant parallèlement à la côte, entravent le cours du fleuve par une longue suite de chutes et de rapides. , ,.„ ■ i j
— Hydrographie. Le territoire de 1 Etat est situé dans trois bassins fluviaux : celui du Congo, en très grande partie • celui du Nil, par le lac Albert-Edouard et la rivière Semliki, et celui du Tchiloango, petit fleuve côtier de la région du bas Congo. Malgré les chutes qui, en certains points, en entravent le cours, ces rivières présentent une immense étendue de voies navigables.
Climat. La moyenne annuelle de la température dans les régions de faible altitude est d'environ 26» C. à la cote et 28» vers le centre ; elle est moindre à des altitudes plus élevées. Ainsi, dans la région montagneuse du Sud-Est. à 1.000 mètres d'altitude, elle n'est plus que de 23». Cette
Carte du Congo.
Congo (Etat isdépesdant dd), vaste région s'étendant au centre de l'Afrique, entre les territoires du Congo et de l'Oubangui français, du Bahr-el-Ghazal, de l'Afrique orientale anglaise, do l'Afrique orientale allemande, de l'Afrique centrale anglaise et les territoires portugais d'Angola et Cabinda. La superficie est d'environ 2.150.000 kilomètres carrés.
— Géologie. Le bassin du Congo présente une grande dépression, entourée d'une zone montagneuse et de roches primitives, plissées et redressées. Dans la dépression se sont déposés horizontalement des conglomérats, des grès et des schistes rouges. Ensuite, ces sédiments furent recouverts par les grès blancs friables qui tapissent tout le centre du Congo; enfin, ce soubassement rocheux fut transformé, ou fut couvert de dépôts superficiels par l'altération des roches du sous-sol sous l'action des agents météoriques, par le ruissellement ou par lesalluvions des cours d'eau ; ces formations sont argileuses ou sableuses, suivant la nature du sous-sol, et prennent, on général, nu aspect particulier, une couleur rouge duc à l'oxydation des matières ferrugineuses, ou rouge brun, par le mélange d'humus noir.
— Orographie. Le territoire de l'Etat, comprenant en grande partie le bassin du fleuve Congo, descend de tous cotés des montagnes qui en forment la périphérie, mais il suit une pente générale vers l'O., c'est-à-dire vers la ligne de plus grande dépression, marquée par le cours inférieur du Congo et de son affluent l'Oubangui. Il présente deux systèmes montagneux : 1», au S.-E. et à l'E., un important niassif (altit. 1.500 à I.SOO m.) qui, partant de la ligne de séparation des eaux du Congo et du Zambèze, s'étend sous
moyenne varie peu suivant les saisons. Le plus souvent, le mois de février est le plus chaud, et le mois de juillet le moins chaud. C'est la quantité de pluie, plutôt que la température, qui diflTérencie les saisons. En général, il y a une grande saison de pluie (qui est aussi celle de la plus grande chaleur) et une grande saison sèche, séparées par un intervalle de petite saison de sécheresse et de pluie. Leur difi'érence est faible à l'équateur ; elle est influencée aussi par l'altitude du sol et par la densité de la forêt. Il tombe le plus d'eau en novembre et décembre et en mars et avril. — Les vents prédominants sont ceux du S.-O. et d'O.. dans le bas Congo, et assez loin dans le haut; ceux d'E. , au centre et à l'est. Les orages sont très fréquents, principalement d'avril à novembre.
— Productions minérales. On a constaté que le cuivre se trouve en abondance dans le Sud-Est; l'étain est signalé sur l'Oubangui et l'Ouellé ; le fer se rencontre à peu près partout. Il y a de nombreuses variétés d'argiles.
— Flore. La végétation se présente sous deux formes générales : la forêt et la savane. La forêt vierge, qui renferme d'innombrables essences, occupe tout le contre du territoire; elle est limitée au N. et au S. par les savanes, qui sont généralement couvertes de hautes graminées. Parmi les principaux végétaux se trouvent diverses espèces do palmiers ot do cotonniers ; l'élaïs, l'arachide, les plantes à caoutchouc, très abondantes; le cocotier, le bananier, le dattier, le manguier et des produits de culturc : maïs, riz, sorgho, manioc, caféier, canne à sucre, tabac, etc.
— Faune. Les principales espèces animales sont : 1 éléphant, le rhinocéros et l'hippopotame, le léopard, la pan-
thère, l'hyène et le chacal; de nombreuses espèces de singes et d'antilopes, une grande variété d'oiseaux, d'insectes et de poissons; des crocodiles dans toutes les rivières, des lézards, des serpents du genre boa ou python; parmi les animaux domestiques: la poule, la ciièvre et le mouton, qui sont très répandus ; le bœuf, le mulet, l'âne et le cheval.
— Population. On trouve, encore aujourd'hui, une race d'hommes do petite taille (l",4o), de couleur foncée, disséminés par petits groupes dans la forêt (sur le Roubi, l'Arouhouimi, lo Lomami, le Sankourou, etc.). A une époque très ancienne, un mélange de Nigritiens et de Chamites forma le peuple bantou, qui occupe aujourd'hui la plus grande partie de l'Afrique centrale, et est divisé en un très grand nombre de peuplades. Enfin, on distingue au N. un troisième élément, les Nouba, dont font partie les habitants du bassin de l'Ouellé. D'après les constatations faites dans beaucoup de parties du territoire de l'Etat, on en évalue la population totale à 25 ou 30 millions d'individus. Les blancs établis dans les postes de l'Etat et dans les factoreries sont, pour la plupart, de nationalité belge.
— Création de l'Etat du Congo. Une conférence géographique internationale fut réunie à Bruxelles, du 12 au 14 septembre 18"6, par l'initiative et sous la présidence du roi des Belges, Léopoldll. Le but de cette association était d'organiser, sur un plan international commun, l'exploration et la civilisation de l'Afrique centrale, par l'établissement de stations scientifiques et hospitalières entre le littoral et l'intérieur du continent, et
)ar l'extinction progressive de la traite et de l'esclavage. Ses rouages fondamentaux étaient :
1» une commission internationale, composée des présidents
des Sociétés de géographie et Drapeau de l'Etat du Congo, de deux délégués pour chaque
pays représenté à la conférence ou adhérant à son programme ; 2» un comité exécutif, organisme permanent, gouvernement de l'Association, chargé de diriger les entreprises et les travaux et de gérer les fonds ; 3» des comités nationaux, ayant la tâche de vulgariser, de populariser dans tous les pays le programme de l'œuvre et de recueillir des souscriptions. . . .
Quatre expéditions organisées pari Association (juin 18 . 7 à juin. 1880), furent dirigées dans la zone équatoriale comprise entre la cdte orientale d'Afrique et le lac Tanganyika, sur les rives duquel furent érigées les stations de Karema et de Mpala. . ,.., ■
Mais Stanley, de retour de sa traversée de 1 Afrique (aoiit 1S.77), ayant vanté au roi des Belges les immenses richesses naturelles du bassin du Congo, avait oriente dans cette direction les vues de Léopold II. Celui-ci reunit à Bru.velles, le 25 novembre 1878, des notabilités belges et étrangères, qui créèrent le Comité d'études du haut Congo, ayant en vue la pénétration en Afrique par l'ouest, dans un but non seulement scientifique et humanitaire, mais aussi commercial.
Stanley dirigea la première expédition, et, de 1879 à 1883, un grand nombre de stations furent établies dans le bassin du Congo. , . . . , /- ■,,-!■,
V Association internationale africaine et le Comité <( études du haut Congo disparurent alors, absorbés par 1 Association internationale du Congo, qui adopta leur programme, mais en y joignant une idée politique : celle de taire reco.inaitre et accepter, par les Puissances, sa souveraineté dans le bassin du Congo.
A la suite des négociations diplomatiques entamées dans ce but, la France et l'Allemagne se mirent d'accord pour provoquer la réunion de la mémorable conférence africaine qtii s'ouvrit à Berlin, le 15 novembre 1884, et dont l'acte général, signé le 26 février 1885, mit fin à 1 Associadon internationale, en constituant l'Etat indépendant du Congo sous la souveraineté du roi des Belges.
— BIBLIOGB. : Emile Banning, l'.ifrigue et la Conférence géographigue de Bruxelles (Bruxelles, 1877) ; Albert Chapaux, le Congo historique, diplomaliqiie ,physigue , politique, économique, humanitaire et colonial (Bruxelles, 1894).
— Gouvernement. Le roi souverain exerce le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif. Il est aidé d'un gouvernement central à Bruxelles et d'un gouvernement local à Borna. Le gouverneipent central est place sous la direction d'un secrétaire d'Etat; il est divisé en trois départements : atTaires étrangères et justice, finances, intérieur, gérés chacun par un secré taire général
Le gouvernement loaûét'àblià Boma, est placé sous la haute direction, d'un gouverneur général, de qui relèvent tous les services administratifs et militaires. Il est assisté d'un vice-gouverneur général, de plusieurs inspecteurs d'Etat, d'un secrétaire général et de plusieurs directeurs, dont les services sont : justice, transports et travaux publics , intendance, agriculture et industrie, travaux de défense, force publique, finances. Le territoire est divisé en quatorze districts, dont deux (Quelle et Stanley- Falls) sont subdivisés en zones ; ils sont placés sous 1 autorité de commissaires de districts. De nombreux postes militaires et des stations sont répartis dans toutes les parties de l'Etat.
— Commerce. Les principaux produits exportes sont : le caoutchouc, l'ivoire, la noix palmiste, l'huile de palme, les bois, le copal. Les principaux articles importes sont : tissus, denrées alimentaires, métaux, rails, machines, etc. Le commerce est, en grande partie, entre les mains do puissantes sociétés belges.
— Voies de communication. Les communications avec l'Europe sont assurées par des lignes de navigation régulières belges, allemandes, anglaises, françaises et portugaises. L'estuaire du Congo présente trois ports en eau profonde : Banana, Boma et Matadi, bien abrités et tou-
ours accessibles aux navires de mer. Une ligue de chemin de fer de 388 kilomètres, inaugurée en 1898, re le le port do Matadi au Stanloy-Pool ; à partir de ce point, le Congo est uavigahlc et présente avec ses affluents un mcomparabla
Arnlûiries de l'Etat du Congo.
Ordre du Lion du Congo,
réseau fluvial, sillonné par une cinquantaine de bateaux ù vapeur. Entiu, entre divers contres importants, existent oncoro dos lignes de porlago t|uo remplaceront les voies tcrroos. Une ligne télégrauliiquo partant de Honia va roiuindre le lac Tanganyilca; une ligue tôloplionique loiii,'o le cliomin de fer; ohtin, l'Ktat du Congo fait partie do l'Union postale.
— Bihliûgr. : Masui , l'Etat indépendant du Congo à riCrpusitiun de Hriixelltis (Bruxelles, 1897) ; Congrès Jiational a hygiène et de climatologie médicale de la Belgique et du Congo (isyS); Helations de voyages de Stanley, Coquilkat, Hecker, Chavanries, etc.
Congo {ordre royal du Lion nu), institué le 28 juillet isyi par LéopoM II, roi dos Belges et du Congo. Le ruban est rouge, oorde d'une raie jaune pâlo entre doux lisérés bleus. L'ordre fomprond six classes, dont une, la plus basse, do médaillés.
Congo (royaume de), ancien Etat africain, sur la rive gauche du bas Congo, entre la Mpozo et la mer.
Les Portugais en apprirent l'existence on 1485, lors de la découverte du fleuve Congo. En 1490, ils envoyèrent une première ambassade au enef d'Ambassi, (lui se fit baptiser et dont la résidence tut appelée San-Salvador. On ne connaît que par dos légendes l'histoire de ce royaume où pénétrèrent des missionnaires et quelques commerçants portugais au XVI" siècle. En 1627, le chef de San-Salvador se souleva et chassa les Européens qui gardèrent seulement Saint-Paul-de-Loanda.
L'ancien royaume de Congo fait actuellement partie du Congo portugais.
Congo français ou Ouest africain, colonie française de l'Afrique occidentale, limitée au N.-O. par la culonie allemande du Cameroun, à l'O. par l'Atlantique, au y. et à l'E. par le territoire portugais de Cabinda et l'Etat indépendant du Congo, dont elle est séparée par l'Oubangui, puis par le Congo jusque près de Manyanga. Au N., sa frontière n'est pas lixée vers le bassin du lac Tchad. Au N .-E-, une ligne partant de Bangui la sépare des territoires français du haut Oubaugui, qui ont, depuis 1894, une administration autonome. V. Ocbangui.
Les Français s'installèrent, pour la première fois, en 1S38. à l'estuaire du Gabon. En 1848, Libreville était fondée. Mais la colonie fit peu de progrès jusqu'à l'arrivée de Savorgnan de Brazza, qui, à partir de 1875, entreprit l'ex-
§!oration de l'arrière-pays, et conquit pacitiquemont à la 'rance d'immenses territoires.
Le Congo français forme la partie occidentale du plateau africain. Après une zone littorale basse, formée d'alluvions, d'environ 60 kilomètres de large, on rencontre une région montagneuse s'étendant le long de l'Atlantique, s'élevant on gradins, et constituée par des masses cristallines anciennes, recouvertes souvent par des grès blancs ou rouges. Les terrains anciens apparaissent surtout vers la bordure extérieure du plateau, où ils forment des massifs assez élevés, surtout au N. du Gabon {monts de la Mitre, monts de Cristal, 1.500 m.). Plus au S., l'altitude n'est guère que de 700 à 800 mètres. Vers l'intérieur s'étendent de vastes plateaux, où les sables s'accumulent on dunes élevées. Enfin, à l'E-, on trouve une vaste plaine alluviale, de 300 à 400 mètres d'altitude, marquant le fond du bassin du Congo.
L année se divise, dans tout le pays, en doux saisons : sèche en hiver, humide on été. Mais, comme l'équateur traverse le Congo à peu près en sou milieu, il n'y a pas correspondance entre les saisons au N. et au S. Lorsque, de juin à octobr,e,los pluies tombent au N., la sécheresse règne au S. La quantité de pluie augmente le long du littoral, du S. vers le N., et de la côte vers l'intérieur. La partie centrale, voisine du Congo et de l'Oubangui, reçoit presque toute l'année des pluies abondantes. La température reste constamment élevée : 25* à 26" en moyenne. Le thermomètre marque rarement moins do 15" et ne monte pas au delà de 35°. Les variations sont moindres, dans les régions les plus humides et pondant la saison des pluies.
Les cours d'eau sont, à l'O., les tributaires directs do l'Atlantique : le Campo, le San-Bonito, lo Mouny, torrents impétueux descendant les pentes rapides dos monts de Cristal entre des rives abruptes. Il en est de mémo pour le Como qui se jette, ainsi quo lo Ramboé, dans lo vaste estuaire'du Gaijon. L'Ogôoué est un puissant fleuve de 1.280 kilom. de long, plus abondant quo le Hhin, formant un grand arc do corcle ouvert au S., et se terminant dans l'Atlantique par un immense delta. Puis viennent lo Homboé, le Nyanga, enfin le Niari-Kouilou (500 kilom.), dont la valléo est la voie la plus directe entre la côte ot Brazzaville.
Les flouvos de l'intérieur, affluents du Congo, nés dans la région montagneuse, sont tous, dans leur cours supérieur, barrés par des rapides. Mais leur cours inférieur est lent et paisible dans la grande plaino centrale. Toiles la Lélini, l'Alima, la Mossaka, la Sanga, grand fleuve do 700 kilomètres, enfin l'Oubangui qui, avec le Congo, limite la colonie.
La côte se développe sur une longeur do 1.300 kilomètres environ, basse, insalubre, coupée do marigots ot de lagunes. Son point le plus occidental est le cap Lopez. L'estuaire du Mouny, la baie Corisco, le Gabon, la baie do Loaiigo, en sont les accidents les plus remarquables.
L'immense territoire du Congo, récemment occupé par la Franco, est encore peu exploité. On y a constaté la présence du fer, du manganèse, do l'éiain, du cuivre, du plomb, du sel, etc. La végétation est très richo, surtout dans la région atlantique mieux arrosée ot dans la plaino du contre, où commence la grande forêt éciuatoriale. Los bois de construction, d'ôbénisterie ot do temturo, y abondent (ébône, okoumé, bois rouge, etc.). La liane à caoutchouc s'y trouve ù. l'état sauvage ot commence t Atre cultivée, ainsi que le palmier à huile. Lo café, lo cacao, lo coton, la vanille, la vigno, lo riz, lo tabac, la canne h sucro y réussissent parfaitement à côté dos végétaux employé» depuis longtemi)S par les indigènes : banane, manioc, ignames, jmtates, maïs, mil, etc. La colonie oxportu surtout du caoutchouc, des bois précieux, do l'ivoiro, des noix ot do l'huile de palme. Kile importo d(^s armes, de la poudre ot des produits manufacturés d'Europe. Lo com-
merco est, on grande partie, entre les mains d'étrangers. Los voies do communication manquent.
Il est impossible d'évaluer le cliifiVo do la population du Congo. Los habitants sont nègres, la plupart do race bantouo, on général fétichistes, ot parfois anthropophages. Les principales tribus sont les M'Pongoué du Gabon, les Bakalais,les Obamba de l'Ogôoué.les Batékés voisins du Congo, les Bafourous sur l'Alima et le Sanga; les M' fan ou Pahouins, envahisseurs venus des contins du bassin du Nil; les Babongas ou Okoas, nains cliassours, parents des pygmées d'Atrique centrale, disséminés vers le Gabon, l'Ogôoué et la Sangha. Quant aux Européens, ils sont peu nombreux : administrateurs, missionnaires, commerçants, groupés autour des postes français. Les principaux centres sont : Libreville, N'Djolé, Francevillo, Loango, Brazzaville, etc. — Un décret du 30 septembre 1897 a organisé l'administration de la colonie. Elle a à sa tête un commissaire général du g:ouveruement et un lieutenant gouverneur du Cungo français avec un conseil d'administration.
Congo portugais. c'est l'une des cinq divisions administratives ou " résidences » de la colonie portugaise d'Angola, sur la côte occidentale d'Afrique. Elle est furmée par 1 enclave de Cabinda, comprise entre la colonie française du Congo et l'Etat indépendant du Congo. Ses limites ont été fixées par la convention franco-portugaise du 12 mai 1886, et par la convention conclue le 25 mai 1891 entre le Portugal et l'Etat du Congo. Elles lui donnent 70 kilomètres de longueur du N. au S., sur une largeur de 50 kilomètres. La superficie totale du Congo portugais est de 3.900 kilomètres carrés, sa population est de 50.000 habitants. Le climat en est très sain, comparativement à certaines régions du littoral voisin. Le sol, extrêmement fertile et bien cultivé, produit en abondance des bananes, des ananas, de la casse, des ignames, du mais et de la canne à sucre.
Villes principales : Cabinda, chef-lieu du Congo portugais, résidence d'un gouverneur et siège de l'une des cinq cours principales de justice de la colonie d'Angola; Landana, une dos grandes stations de factoreries de cette partie de la côte.
Congolais, aise ou Congolan, ane, personne née au Congo, ou qui habite ce pays. ^ Les Congolais, ou
CONGOLANS.
— Adjectiv. Qui a rapport à cette contrée ou à ses habitants : Les mœurs congolaises, ou congolanes.
CONGONHA (nom de pays) n. m. Nom brésilien d'une plante du genre ilex {ilex Paraguaiensis). Elle fournit le thé connu sous le nom de maté ou thé du Pay-aguay. (Ce thé contient la théine dans la même proportion que le thé chinois; mais il fournit aussi une petite quantité d'huile aromatique et de tanin.)
CONGONHAS, nom de diflTérentes localités des Etats- Unis du Brésil, dont la plus importante est, dans l'Etat de Miiïas-Geraes, Congonhas do Pilar. Sur son territoire est la mine d'or de Morro-Velho.
CONGOS, nègres de grande taille, à caractères nigritiquos très accusés, qui ont été refoulés par les Bakalais au sud de l'Ogôoué. Leur type n'est pas homogène : on rencontre assez fréquemment des individus à tête courte, au milieu d'autres à «râne allongé. A peine couverts d'un pagne, ils s'ornent de colliers, d anneaux aux oreilles, aux bras et aux jambes. Leur intelligence est assez vive, et ils deviennent des ouvriers habiles. Ils sont polygames et fétichistes. ^ Un Congo.
GONGOSTO, comm.