‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 199 sur 870 · hab. Moulins · texte numérisé non relu

hab. Moulins

CONGRATULANT (/(j?(), ANTE adj . Porté à congratuler: Humeur congratulante, ii Dont on se sert pour congratuler: Paroles congratulantes.

CONGRATULATEUR, TRICE n. Fam. Celui, celle qui congratule, qui aime à congratuler: Un congratulateur obstiné.

— adj. : Juges CONGR\TULATEURS.

CONGRATULATION {si-on -~ lat. eongratulatio, mômo sens) n. f. Action de congratuler : Les congratulations ont été et sont encore en usage chez tous les peuples. (St-Prosper.)

— Syn. Congratulation, félicitatlon. Les félicitations sont des paroles obligeantes, des compliments qui semblent annoncer qu'on prend part au bonheur dos autres; les congratulations sont des marques d'un intérêt plus réel, elles annoncent qu'on est réellement heureux de ce bonheur. Mais l'usage a presque abandonné ce dernier mot, au moins dans lo langage sérieux.

CONGRATU LATO IRE {to-ar') adj . Qui a rapport  la congratulation ; destiné à congratuler : EpUre congratulatoire. (Ne s'omploio plus sériousomont.)

CONGRATULER (lat. congratnlari ; de cum, avec, ot gratus, agréable) v. a. Féliciter, compUmontor sur un heureux événement. (Ne s'emploie plus sérieusement.)

Se congratuler, v. pr. Se féliciter soi-mémo. ii Se féliciter réciproquement.

CONGRE n. m. Genre de poissons physostomos, type do la tribu des conQ'h'inés, renfermant de grandes anguilles marines à peau nue, sans écailles, à narines s'ouvraut par des tubes __ courtsauboutdu musoau.

— Encyci-.Los congres, dont on connaît quatre espèces répandues dans presque toutes les mers, sont représentés par le congre commun [couger conger ou vulfjaris ), qui se rencontre depuis les régions boréales jusqu'en Australie. C'est une grosso ot forte anguille pouvant atteindre 3 métros do long, ot dont la chair fado et sans finesse est, cependant, un aliment répandu, à cause do son faible jirix. Les congres se tiennent dans les (Issuros dos rochers ; ils dévorent tout ce qui passe à leur portée ot se repaissent fréquemment des cadavres do noyés. Les pécheurs s'en emparent au moyen do forts hameçons ou do tridents. On a jadis décrit comme dos espèces particulières les formes larvaires do cos poissonii sous lo nom

d'Espagne (Léon [prov. de Léon]);

CONGO — CONGREGATION

do leptocéphales (leptocephalus), sans s'apercevoir que c'étaient des congres qui n'avaient pas atteint leur complot développement. Au reste, leurs métamorphoses sont encore inconnues.

CONGRE n. ra. Pêch. Sorte de vivier qu'on installe, dans les rivières, au moyen de pieux jiresquo jointifs qu'on y enfonce, il On dit aussi congriek, et congrois.

— Ane. coût. Droit de congre, Droit d'établir un congre dans une rivière.

CONGRÉAGE {gré-af) n. m. Action de congréer.

CONGRÉER (du lat. congregare, rassembler) v. a. Entourer un cordage de marine avec dos brins peu épais, pouren faire disparaître les vides entre les torons.

CONGRÉGANDINE n. f.

Religieuse de la congrégation de Notre-Dame.

GONGRÉGANISME ,, , ^

inissm') n. m. Système et Mam«re de congréer un cordage esprit politique et rehgieux de la Congrégation, sous la Restauration.

CONGRÉGANISTE {nissf — du lat. congregare, rassembler) n. Rel. Membre d'une congrégation religieuse. (On a dit aussi, mais rarement, congrégationnaire.) ii Chez les jésuites, Se dit d'un écolier ou d'un homme qui appartient à la Société.

— Hist. Sous la Restauration, Membre de la Congrégation ou partisan de ses doctrines politiques.

— adj. : Doctrines congréganistes. ii Ecole congrêgaiiiste, Ecole dirigée par les membres d'une congrégation religieuse.

CONGRÉGATION [si-on — lat. congregatio ; de congregare, supin congregatum, assembler, réunir ; dérivé luimême de cum, avec, et de gj'ex, gregis, troupeau) n. f. Assemblée, réunion.

— Sorte de confrérie formée entre personnes pieuses, sous l'invocation d'un saint : La congrégation de la Sainte- Vierge. Il Lieu où se réunit une congrégation : Aller à la congrégation. Il Association d'ecclésiastiques soumis à uno même règle, sans former cependant un ordre religieux ; La CONGREGATION des jésuites. (On dit plutôt la Société.)

Il Chez les jésuites. Espèce de confrérie d'écoliers, d'artisans, de bourgeois, il Nom que l'on douuo quelquefois aux ordres religieux eux-mêmes, n Nom douné par quelques Eglises protestantes à certaines divisions ecclésiastiques : Chaque congrégation élit ses ministres.

— Admin. eccl. Commission de cardinaux, chargés de certaines affaires ecclésiastiques : La congrégation de l'index.

— Chim. anc. Agrégation imparfaite, dans laquelle les molécules n'adhèrent point ensemble, mais se touchent seulement par un point.

— Hist. Sous la Restauration, Association religieuse qui eut une influence politique considérable. V. la partie oncycl.

— Relig. Congi'égation des fidèles. Ensemble des membres de l'Eglise catholique. (Peu usité.)

— Enctcl. Hist. eccl. Congrégations religieuses. Le mot congrégation désigne, chez les écrivains ecclésiastiques, une association religieuse dont les membres, hommes ou femmes, ne font pas de vœux soleuncls, mais des vœux simples, soit temporaires, soit perpétuels, ou même ne sont liés que par un engagement ou une promesse d'obéissance, qui ne va pas jusqu'au vœu. Une congrégation, au çoint de vue canonique, diffère donc d'un ordre religieux. Lorigino dos congrégations est relativement récente. Les plus anciennes ne remontent qu'au xvu* siècle. Voici les noms et lo but de quelques-unes des congrégations qui, fondées à diverses époques, existent encore en Franco :

Congrégations d'honunes. Pour la direction dos grands séminaires : la Compagnie de Saint-Sulpice ou sulptciens ; pour la formation des missionnaires : la Congrégation du Saint-Esprit, les prêtres des Missions étrangères, la Société des Missions de Lyon; pour les miaisious ot les séminaires : les prêtres de la Mission ou lazaristes; pour les missions, la prédication à l'intérieur ot renseignement ; les prêtres de Jésus et de Marie ou eudistes, les l'éres de l'Oratoire ou oratoriens ; etc.

Congrégations de femmes. Lour nombre est considérable. Voici les noms do quelques-unes, choisies parmi les plus connues. Pour renseignement : les sœurs de la Doctrine chrétienne, les daines de Saint-Maur, les dames du Sacré- Cœur, les sœurs de l'Instruction chrétietmc, les sœurs de Saint-Joseph de Cluny; pour lo soin dos pauvres ot des malades : les petites sœurs des Pauvres, les sœurs gardesmalades de i\otre-Dame-de- lion-Secours, etc. ; pour Venseignomcnt et les œuvres de charité : les sœurs de Saint- Joseph, les filles de la Charité oix sœurs de Saint- Vincent de-Paul, los filles de la Sagesse, etc. ; pour la sauvegarde dos filles repenties ; VJnstitut du Bon-Pasteur, etc.

Pour qu'une nouvelle congrégation soit rôgulièromont fondée, il faut que les statuts soientapprouvés par l'évCipio du diocèse. Quand la conj^'régation coiniuence à prendre do l'importanco, l'approbation du pape est demandée. Aucun nouvel établissement d'une congrégation déjA existante no peut être fait sans l'autorisation de l'évéuuo du liou.

Pour co qui est do l'autorité civile, il est dit par la loi organique du 18 germinal au X ot par le décret du 3 messidor an XII quaucuno congrégation roligiouso, soit d'hommes, soit do fommos, no peut séiablir ou Franco, sans uno autorisation préalable.

Aujourd'hui, au point do vue civil, la situation dos congr.'gations est la suivante : i» sous co nom, la jurisprudence iiiodorne confond los associations A qui il appartient vérital)lement ot les anciens ordres religieux qui ont été peu i\ peu rétablis; 2" depuis le Concordat, toutes les lois civiles ont proscrit ou, du moins, refusé do roconnattro les vœux porpituols. Un grand nombre de congrégations se contontèront de se mettre en règle avec l'autorité ecclésiastique et cherchèrent, on constituant des sociétés civiles, un modus vivendi qui leur permît d'oxistor ot de s'accroître. Quatre congrégations d'hommos soulomont demanderont et obtinrent d'être reconnues légalement. Co sont : la congrégation des Lazaristes, oellos do Missions étrangères, du Saint-Esprit el hi compagnie do Saiin- Sulpico. A cos congrégations il faut ajouter : l'Institut des frères dos écoles chrétiennes, ot diverses autres tnsltiulions du même gonro. L'oxistonco légale dos institutions ensoignantos a paru à quolqucs-uns conllrmée indirocto-

GONGRÉGATIONALISME — CONGRUENCE

ment par la loi du 15 mars 1850 sur la liberté d'enseignement. Un plus grand nombre de congrégations de femmes ont été reconnues. La loi du 29 mars 1880 obligea les jésuites à se disperser sans condition, et donna trois mois aux autres congrégations pour demander et obtenir l'autorisation légale. Celles-ci, ne s'étant pas rendues à cette injonction, furent à leur tour dispersées par la force. Quelques années après, les religieux expulsés rentrèrent peu à peu dans leurs établissements, qui se reconstituèrent.

En ce qui regarde le tîsc, les congrégations payent : 1» les impôts ordinaires; 2" l'impôt spécial dit de mainmorte; 3* l'impôt de 4 p. 100 sur leurs revenus, tous leurs biens, meubles et immeubles, étant réputés leur rapporter 5 p. 100; 4" l'impôt dit droit d'accroissement.

Congrégations pieuses, La Congrégation. Vers la fin de l'année 1560, un professeur de la compagnie de Jésus au collège Romain, le P. Jean Léon, forma une association déjeunes gens à qui il donna un règlement; elle devint le centre de beaucoup d'associations semblables qui lui furent affiliées. Fort répandues en France, elles disparurent lors de la dispersion des jésuites, au svai* siècle. En 1801 , se reforma une congrégation de la Sainte-Vierge qui. affiliée à la congrégation du collège Romain, compta parmi ses membres : Laënnec, Augustin Caucliy, le duc Matthieu de Montmorencj'. L'association, frappée par Napoléon, prit un grand développement sous la Restauration. Do Montlosier l'attaqua et la dénonça comme un péril public dans son Mérnuire à consulter sur un système politique et religieux tendant à renverser la religion, la société et le trône (1826). Ce mémoire eut un grand retentissement. On accusa la Congrégation d'avoir pris de ricLfluence dans le parlement, l'administration, 1 armée, les écoles et même les ateliers, et d'être devenue ainsi une véritable puissance politique, dont dépendaient toutes les places, les honneurs et les faveurs. La chute de Charles X entraîna celle de la Congrégation. Quant aux congrégations pieuses proprement dites, elles furent reconstituées plus tard. Dès Tannée 1852, les jésuites établirent, dans leur collège de Vaugirard, récemment fondé, une congrégation déjeunes gens, et, depuis, ces congrégations se sont multipliées sous divers noms.

Congrégations roJnai7ies. On nomme ainsi des commissions permanentes do cardinaux, que les papes ont instituées pour l'expédition des aff'aires de l'Eglise. On en compte vingt. Le pape en préside en personne quatre : 1" la Congrégation de l'inquisition romaine et universelle du saint-office, instituée par Paul III (1542), pour l'examen des causes d'hérésie : elle se compose de dix cardinaux ; 2° la Congrégation du consistoire, établie par Sixte V (1587) pour toutes les affaires que le pape conclut en consistoire, particulièrement l'institution des évêques : elle compte cinq cardinaux ; 3" la Congrégation de la visite apostolique, instituée par Clément VUI (1592) pour le gouvernement du diocèse de Rome : elle est formée àe trois cardinaux ; 40 la Congrégation de l'état des réguliers, fondée par Pie IX (1847) pour le maintien de la règle dans les ordres religietix : elle n'a qu'un seul cardinal. Les seize autres congrégations sont chacune sous la présidence d'un cardinal qui a le titre de préfet. Nous citerons la Congrégation de la propagande; la Congrégation des rits; la Congrégation de l'index.

Toutes les congrégations romaines portent le titre de sacrées; elles ont chacune un sceau, confié à la garde d'un archiviste ; un secrétaire dresse les procès-verbaux des délibérations et porte les décrets à la connaissance du pape. Outre les cardinaux, il y a, dans chaque congrégation, un certain nombre de consulteurs, choisis soit dans le clergé séculier, soit dans le clergé régulier. Toutes les affaires se traitent par écrit; les parties intéressées peuvent se faire assister, ou même représenter par un avocat. Les congrégations romaines jugent sans appel ; suivant l'expression de Benoit XIV {Institutions, LXXVIII, 8), elles sont l'organe même du pape ; leurs -décisions, quand elles ont été revêtues de la signature pontificale, doivent être considérées comme émanant de la chaire de saint Pierre. Cette doctrine est aujourd'hui celle de toute l'Eglise, et les décrets des congrégations sont respectés et obéis dans loute la catholicité. L'ancien parlement se refusait absolument à reconnaître l'autorité des congrégations; jamais ma de leurs décrets ne fut enregistré par lui. .actuellement, les actes des congrégations sont communiqués directement par les évêques aux fidèles et ne donnent naissance à aucun conflit avec le gouvernement.

CONGRÉGATION AUSM£ [si-o, lissm') n. m. Secte des congrégationalistes; leur système religieux.

CONGRÉGATIONALISTE {si-0, lisst') n. m. Dans les pays anglo-saxons. Partisan d'un système ecclésiastique, qui fait de chaque Eglise locale une petite république ne relevant que d elle-même.

— Adjectiv. : Eglise congrégationaliste.

— Enctcl. Sous le règne d'Elisabeth, les puritains persécutés se séparèrent de l'Eglise anglicane et constituèrent dos communautés particulières. A la suite de Robert Browne, ils en vinrent pou à peu à professer que toute association de chrétiens a le droit de prendre le nom d'Eglise, que chaque Eglise est une société religieuse distincte, indépendante de toute autorité spirituelle : évêques, conciles ou synodes, prononçant en dernier ressort sur ses affaires intérieures. Persécutés sous les Stuarts, ils ont fait des progrès constants depuis l'avènement de la maison d'Orançe. Ils ont fondé, en 1830, une Union qui tient doux sessions par an, et qui n'a d'autre but que d'établir un lien fraternel entre leurs Eglises.

CONGRÉGATIONNAIRE n. Syn. peu usité do CONGRÉGA- :."ISTE.

CONGRÉGATIONNISTE [si-o-nisst') D. Partisan des congrégations religieuses.

CONGRÉGÉ 0^), ÉE adj. RéuDÎ en tas.

CONGRÉGÉE(yé)n.f.Ursuline qui ne faisait pas de vœux.

CONGRÈS 'grè — du lat. congressus, réunion) n. m. Réunion de personnes, venues do divers points, et délibérant sar des sujets d'intérêt commun.

— Fig. Assemblage : ^ui' peut se figurer le congbÎvS de migrainet, de vapeurs et de nerfs qu'offrirait une assemblée féminine et légiférante ? {F. Mornand.)

— Assemblée politique, diplomatique, scioDtiiiqae, etc. V. la partie encycl.

— Encycl. I. Congrès diplomatiques. En langage diplomatique, le mot congrès désigne une réunion do plénipotentiaires, qui doit nno importance spécial© soit aux ques-

tions à discuter, soit à la présente ae souverains on a autres personnages de marque.

Parmi les congrès les plus célèbres, il faut citer : les congrès de Munster et d'Osnabruck (I641-ie48), qui amenèrent la paix de Westphalie; le congrès de Fi'e/iTie (1814-1815), réeiant les affaires de l'Europe; le congrès d'Aix-kt^hapelle (1818), déterminant les conditions de l'évacuation de la France par les armées alliées; le congrès de Ley bac h (1821), constituant une ligue de la Russie, de la Prusse et l'Autriche contre les idées libérales; le congrès de Vérone (1822), qui chargea la France d'intervenir en Espagne contre la révolution ; le congrès de Paris (1856), qui mit fin à la guerre de Crimée ; le congrès de Berlin (1878), qui rétablit la paix entre la Russie et la Turquie ; le congres panaméricain (1889-18901, par lequel les États-Unis essayèrent d'établir leur hégémonie sur toute l'Amérique.

II. Congrès internationaux. On range dans cette catégorie les congrès dont l'initiative revient aux Puissances, mais dans lesquels, au lieu de traiter des ciuestions de territoires ou do rapports d'Etat à Etat, on s occupe plus spécialement de fixer certaines règles du droit des gens. Tels furent : le congrès de Genève (1863), d'où sortit la convention internationale du même nom, neutralisant en temps de guerre les blessés, les ambulances et les services sanitaires; — le congrès tenu en 1874, à. Bmxellcs, sur l'initiative du gouvernement russe, dans le but d'établir un code de la guerre qui en rendit les coutumes plus humaines ; — le congrès de Saint-Pétersbourg , qui, en 1878, prononça notamment l'interdiction des balles explosibles.

III. Congrès législatifs. On désigne sous ce nom : 1°, eu France, la réunion du Sénat et de la Chambre des députés en Assemblée nationale, pour procéder à rélcction du président de la République ou à la revision de la Constitution ;

— 2", aux Etats-Unis, les deux assemblées, Sénat et Chambre des représentants, qui constituent le pouvoir législatif;

— 3", l'assemblée des représentants du peuple belge qui, en 1830, décida de la forme du gouvernement.

En France, les séances du Congrès ont lieu à Versailles, dans la salle des séances de la Chambre des députés (art. 3 de la loi du 22 juill. 1879). Elles sont publiques. Comme toutes les assemblées délibérantes, le Congrès a besoin d'un rè-

flement pour fixer la procédure de ses délibérations et la iscipline de ses séances. N'ayant pas le temps d'en arrêter un, le Congrès de 1879 a adopté celui de l'Assemblée de 1871. Il va de soi que sa décision n'engageait que lui et qu'à chacune de ses réunions, le Congrès, dont la composition sera presque toujours nouvelle, a le droit d'adopter tel autre règlement qui lui convient. Le Sénat a une dotation, la Chambre dos députés en a une, et toutes deux sont annuellement prévues au budget. Les assemblées de revision n'en ont pas. Le Congrès de 1S84 a pourvu à ses dépenses en décidant, le jour même de sa séparation, le 13 avril, qu'elles seraient couvertes au moyen d'un prélèvement do 80 francs sur l'indemnité de chacun des membres du Sénat et de la Chambre.

IV. Congrès divers. En dehors des congrès législatifs ou diplomatiques, il convient de citer quelques congrès réunis sur une initiative privée, en vue de discuter des intérêts politiques, sociatix, professionnels, etc. : le congrès de la Société des amis de la paix, réuni à Londres en 1847, en vue de propager le principe de la paix universelle; les congrès socialistes de l'Association internationale des travailleurs, tenu à Londres en 1862; de l'Association internationale pour le progrès des scierices socm^es, à Bruxelles (1862); des Etudiants, à Liège (1865) ; les congrès ouvriers de Paris (1876), de Lyon (1878), de Marseille (1879), de Paris (1886): ce dernier était international; le congrès économique de Lubeck (1871), qui se prononça pour la suppression des droits de douane ; celui de Vienne (1873), qui s'occupa des brevets d'invention ; celui d'Anvers (1892), qui discuta la législation douanière et la réglementation du travail ; les congrès do statistique ; le congrès littéraire de 1878, tenu à Paris sur l'initiative de la Société des gens de lettres; le congrès international de la propriété artistique (1878-1879); les congrès pédagogiques tenus en Allemagne (1851), en Italie (1865), en Suisse (1866), en Belgique (1871), en France (1878); les congrès des Sociétés savantes; les congrès scientifiques, dont le premier eut lieu en Allemagne en 1828, et qui, en Angleterre depuis 1832, en France depuis 1833, se réunissent annuellement sous les directions respectives des Associations britannique et française pour l'avancement des sciences; les congrès professionnels des meuniers (1892), des verriers (1892), du bâtiment (1893), des mineurs (1893) ; les congrès agricoles, horticoles, féministes, de tempérance: les congrès tenus par les catholiques pour la sauvegarde des intérêts religieux (ceux-ci diffèrent d'autres assemblées qui paraissent avoir un objet analogue, comme les conciles et les synodes, soit parce que leur objet est beaucoup plus étendu, soit parce que les laïques y prennent part, soit parce que leurs décisions ne sont pas obligatoires pour la conscience des fidèles).

CONGRÈS igrè — du lat. congressus, coït) n. m. Dr. anc. Expérience légale, faite en présence de témoins peur constater si le mari était, ou non, impuissant, lorsque la femme s'appuyait sur cette impuissance pour demander la nullité du mariage.

— Encycl. L'épreuve du congrès avait lieu devant des témoins nommés par les juges. La procédure réaliste et grossière du congrès s'introduisit au xiv« siècle. L'affaire célèbre du marquis de Langey donna lieu â un arrêt du parlement de Paris du I6 février 1677, qui défendit le congrès; mais le principe de la nullité du mariage pour cause d'impuissance fut maintenu.

Congrès de Vérone (le), par Chateaubriand (1838). — C'est le titre d'un ouvrage dans lequel Chateaubriand, représentant de 1? France au congrès de Vérone (1822), expose le rôle prépondérant qu'il y a joué et défend contre les critiques du parti libéral les mesures qu'il y a fait adopter. D'après lui, l'intervention de la France en Espagne devait avoir pour avantage de la dégager de toute complicité avec la Révolution, de lui restituer son ascendant perdu sur l'Europe, de consacrer la Restauration Far le prestige de la gloire militaire, et de détourner activité des esprits vers les brillantes aventures. L'ouvrage, plus sobrement écrit quo les œuvres d'imagination de l'autour, a une grande valeur littéraire, et certaines des dépêches qu'il contient peuvent passer pour des modèles de style diplomatique.

CONGRESSION (grè-si-on — lat. congressiOf môme sens) n. f. Accouplement du mâle et do la fomello.

GONGRESSIONNEL, ELLE (grè-si-o-nèl") adj. Qui se rap- |.orte â iin congros.

CONGRESSISTE {grè-sisst') n. Partisan d'un congrès.

CONGRÉURE n. f. Mar. Syn. de congréage.

CONGREVE (William), poète dramatique anglais, né dans le Yorkshire en 1670, mort en 1729. Il débuta en 1693 par une comédie, le Vieux Garçon, qui eut un brillant succès; puis il fit jouer : le Fourbe, le Train du monde. Amour pour amour, la Fiancée en deuil, le Chemin de la rie, etc. I! s'y montre original, spirituel, habile à conduire une intrigue, écrivain élégant; mais ses caractères tiennent plus do l'art que de la nature. Ses œuvres ont été traduites en français dans les Chefs-d'œuvre des théâtres étrangers.

GONGREVE (sir William), ingénieur et général anglais, né dans le comté de Middlesex en 1772, mort à Toulouse en 1828. Il était officier d'artillerie lorsqu'il inventa, en 1804, la fameuse fusée à laquelle il doit sa célébrité. On lui doit aussi l'invention de procédés perfectionnés pour la fabrication de la poudre, l'amalgamation des métaux, l'impression des billets de banque, l'impression simultanée en plusieurs couleurs, etc. Congreve devint général d'artillerie et surintendant de la fonderie de Woolwick. Ayant été impliqué dans certaines opérations financières douteuses (1826), il se retira en France, où il mourut fort riche. On lui doit un Traité élémentaire sur le montage de l'artillerie de ynarine (1812).

Congrève (fusée à la). Du nom du colonel anglais sir W^. Congreve, qui apporta d'importants perfectionnements aux fusées de guerre. V. fusée.

Congreve (Richard), philosophe et écrivain anglais, né en 1818, entra en relations avec Auguste Comte, et fut, pendant longtemps, l'unique chef de l'école positiviste en Angleterre. Congreve n'appartint à aucun parti politique. Ses principaux ouvrages sont : la Politique d'Aristole (1855) ; l'Empire romain a Occident (1855) ; l'Inde ; ordre et progrès, XTa.à\x\t Qu français (1858) ; Catéchisme de religion positive (1858); Elisabeth d'Angleterre [\^&2)\ Essais politiques, sociaix et religieux (1874); l'Angleterre et la Turquie, traduit en français (1877); etc.

CONGRIER {gri-é)n. m. Sorte de vivier. V. congre.

GONGRIER, comm. de la Mayenne, arr. et à 35 kilom. do Cliâteau-Gontier, près du Chéran, afûuent de l'Oudon ; 1.247 hab. Moulins, tannerie.

CONGROIS n. m. Péch. Syn. de congrier, et de congre.

CONGRU, UE (du lat. eongruus , qui s'accorde, qui convient) adj. Exact, convenable, ayant les conditions voulues : Se servir de termes congrus. Avoir des connaissances CONGRUES. Il Apte, capable," compétent, en parlant des personnes.

— Portion congi'ue. Revenu nécessaire à la vie et à l'entretien de celui qui remplit une charge ecclésiastique et, spécialement. Pension annuelle payée par le bénéficiaire au prêtre qui desservait son bénéfice. (Cette pension n'était fréquemment, avant le concile de Trente, que le seizième des revenus du bénéfice; le concile décida qu'elle en serait environ le tiers.) 11 Par eit.. Rente, traitement, salaire à peine suffisants pour vivre : Etre réduit à la

Page 1