CONGRUENT
CONIOPTERYGIDÉS
Coulatc [gr. 5 fois).
— Encycl. La conicine est un alcaloïde volatil non oxygéné, qui a été découvert en 1827 par Giesocke, dans la grande ciguë : on peut retirer 10 grammes do conicine de l kilogramme de fruits verts de ciguë, ou de 5 kilogrammes do fruits desséchés, ou de 120 kilogrammes de feuilles.
Liquide incolore, oléagineux, de densité 0,873 à 15", bouillant à IGS** sous la pression atmosphérique, la conicine est très altérable au contact de l'air et ne tarde pas à se colorer en brun. C'est une base qui, comme l'ammoniaque, émet des vapeurs quand ou en approche une baguette imprégnée d'acide clilorhydriqne ; elle s'unit, en ettet, aux divers acides pour former dos sels neutres dont la plupart sont difficilement cristallisablos.
La composition de la conicine est ro[irôsentée par la formule C'H'°Az: ses propriétés vénéneuses, sa grande stabilité, sa propriété do former des dérivés iodés par l'action du periodure de potassium ou de l'iode libre, font classer la conicine parmi les dérivés pyridiques.
Quant aux effets physiologiques de la conicine, ils sont extrêmement intenses ; 10 centigrammes de cet alcaloïde suffisent pour donner la mort, précédée de stupeur, assoupissement, syncope, ralentissement du pouls, refroidissement, troubles dans la vue, embarras de la langue, nausées. En thérapeutique, la conicine est employée contre les engorgements chroniques et contre les cancers.
— Paracuiiicîne. La paraconicine est un produit qui a même composition que la conicine, et qui s'obtient en chauffant ensemble de la butyraldéhyde et de l'ammoniaque; on obtient d'abord une dibut^'raldine CH'^AzO, isomérique avec la conhydrine. La dibutyraldine se transforme sous l'action de la chaleur en eau et paraconicine; cette paraconicine est un produit jaune, aussi vénéneux que la conicine, et qui, sous l'action de la chaleur, se transforme en paradiconicine C^H'^Az,
CONICIQUE adj. Se dit d'un acide dont on prépare le chlorhydrate à partir de la conicine.
CONICITÉ (du lat. conus, coni, cône) n. f. Forme conique.
— Chir. Conicité du moignon. Etat d'un moignon conique.
— Encycl. Ch. de fer. Dans les chemins de fer, pour faciliter le passage des véhicules dans les courbes, on a recours à un artifice qui consiste dans la combinaison du jeu des boudins des roues et de la conicité de la jante. On obtient ce résultat en donnant une faible inclinaison au profil extérieur des roues. Cette conicité varie suivant les contrées de l/lO" à 1/20". La disposition prise, qui est en même temps combinée avec le calage des roues sur l'essieu, a aussi pour but d'assurer la stabilité des véhicules, même dans les vitesses les plus grandes.
Cependant, dans les machines à six roues, la conicité qui favorise le roulement des roues extrêmes détermine, sur celles du milieu, des frottements plus considérables que si leur jante était cylindrique.
CONIDÉS n. m. pi. Famillo de mollusques gastéropodes cténobranches, comprenant les cônes et genres voisins. (Les conidés se subdivisent, d'après la forme de leur opercule, en f|^uatre tribus : coninés, clavaiulinès, pleurotominés, inatigiliinés.) — Un CONIDÉ.
CONIDIE {di — du gr. konis, idos, poussière) n. f. Spore de champignon née sur un appareil sporifère accessoire chez des espèces possédant un autre appareil de reproduction par œuf ou par spore plus différencié.
— Encycl. Beaucoup dascomycètes, par exemple, possèdent, outre leurs asques, un appareil conidien produisant des co'iidtes : l'oïdium do la vigne est un appareil conidien d'ascomycète. Comme un grand nombre d'appareils reproducteurs, analogues aux précédents, existent, sans que l'on ait démontre qu'ils appartiennent â des ascomycètes ou des basidiomycètes, les spores qu'ils produisent sont également appelées a conidies » .
CONIDIOPMORE (de conidic, ot du gr. phoros^ qui porte) adj. M()t-t^>ni [torte aos'conidies.
CONIDIQUE adj. Qui appartient aux conidics ; qui les concerne.
CONIFÈRES n. m. pi. Famille do phanérogames gymnospermes, caractérisée par lo groupement des fruits en cône. — Un conifèrb.
— Encycl. Les conifères sont des arbres dont lo tronc épaissit par couches annuelles ot concentriques: lo bois est formé de trachéidos à ponctuations aréolées; les feuilles sont ordinairement étroites et persistantes (arbres verts) ; tous leurs organes sont riches en résine, contenue dans dos canaux sécréteurs. Los fleurs dos conifères sont unisoxuécs et, le plus souvent, monoïques, La fleur mâle est constituée par un axo qui supporte une série spiraléo d'écaillcs fertiles (étamines ), dont chacune forme à sa face dorsale un petit nombre do sacs poiliniqnos. Les carpelles ouverts naissent doux par doux â l'aissello do chaque bractée du rameau femelle; concrescents bord â bord, ils sont les deux premières feuilles du rameau axillairo do cette bractée ; chaque pistil, ainsi constitué, forme â lui seul nno fleur femolle; le rameau femelle est donc uno inflorosconco ou éui. Chaque carpelle porte ordinairement, sur sa face dorsale, un ou plusieurs ovules ronformant plusieurs corpuscMios. Après la fécondation, les écailles femelles so liguiflont et so rapprochent do manièro i\ former lo oAiio dans lequel les ovules se transforment en graines, disséminées ensuito par l'écartomenl dos écailles.
La famillo dos conifères comprend trois tribus : los abitUini'f», â cônes formés do nombreuses écaillos ol â ovules pendants (pin, épicéa, sapin, cèdro, mélézo, otc);
, Conidie : 1. De r<«tdium ; 2. De mortîerella.
Conifftrei : a. n«ura miVIot ; b, Atamlne Isolée; c, ilflurArcmoUos: d. r1«url«ul<^r; «.cAdo montraot les gr,iliii'i ; /, grniuc.
los cuprcssinées, à cônes formés d'écaillés peu nombreuses et à ovules dressés (cyprès, thuya, genévrier, eta); les (axinées, dépourvues de cônes et ayant l'ovule dressé et terminal (if, ginkgo, etc.).
Répandus dans le monde entier jusqu'à la limite de la végétation arborescente, los conifères s'accommodent particulièrement des climats tempérés, ot leurs espèces tropicales vivent surtout sur les hautes montagnes.
Los conifères semblent dater do la fin de l'époque dévonienne; ils ont été nombreux à toutes les époques suivantes, et ont prédominé dans la végétation forestière de la période triasique et du conimencemont de la période jurassiûue. Ils donnent dos bois de construction incorruptibles, dos résines, des essences, des goudrons.
CONIFÉRINE n. f. Glucoside contenu dans les feuilles de certaines espèces de couifères. h Syn. glucosioe coni-
KÉRYLIQUK, LARICINE, ABIÉTINE.
— Encycl. hviconiférine, C'*H"0», est un corps cristallisé en aiguilles incolores, pou solublos dans l'eau froide, solubles dans l'alcool, insolubles dans l'éther; elle est lévogyre. Ce corps a été découvert par Hartig dans le larix Europsea et, depuis, dans d'autres conifères, et par von Lippmann dans les asperges et les tissus lignifiés de la betterave. Lémulsine le dédouble eu glucose et en alcool coniférylique.
CONIFÉRYLIQUE adj. Se dit d'un alcool C'"H"0», qu'on obtient par le dédoublement de la coniférine sous l'action de l'êmulsine.
CONIFLORE (de cône, et du lat. fîos, floris, fleur) adj. Qui a des fleurs disposées en cône.
CONIFORME adj. En forme do cône. (S'emploie surtout en liistoire naturelle, mais on dit plutôt coNi<iDE.)
CONIINE n. f. Chim. Syn. conicine.
CONIL, CONILLEAU, CONILLEUR n. m.; CONILLIÈRE n. f. ; CONILLER v. a. V. ces mots avec deux n.
GONIL, bourg d'Espagne (Andalousie [prov. de Cadix]), sur l'océan Atlantique ; 5.600 hab. Mines de soufre, salines ferrugineuses et sulfureuses; fabriques d'eaux-de-vie et de liqueurs ; pêche de thon et d'ancnois.
CONILE, CONULE, CONYLE n. m. Noms anciens de diverses labiées aromatiques, telles que les origans.
GONILLE {Il mil.) n. f. Partie des galères, aux xvi» et XVII* siècles, qui s'étendait du tambouret au premier rang des rameurs. (La conille occupait un espace de 3 mètres de long sur la couverte; elle communiquait avec l'arrière par la coursive.)
CONILLER [U mil.) V. a. Dans la marine du Levant, co verbe était synonyme de rentrer, il Conilier les rames. Les rentrer en dedans de la galère.
CONILOCÈRE {sèr') ou CONILOCERA {se) n. m. Genre de crustacés isopodes-euisopodes. famille des cymothoïdés. comprenant des formes cylindriques, allongées, de taille petite ou moyenne, â pattes postérieures grêles. (L'espèce t^'pe de ce genre, couilocera cylindracea^ habite l'Océan.)
CONIMA n. m. Chim. Sorte de résine aromatique, qui découle dun arbre de la Guyane anglaise.
— Encycl. La résine coniyna. produite par Vîcica heptaphylla (Aubl.) et étudiée par Stenhouse et Grèves, répand une odeur agréable d'encens. Elle contient uno essence volatile, une substance cristallisable ot des corps amorphes.
CONIMÈNE n. m. Hydrocarbure C* H'*, doué d'une agréable odeur aromatique, que l'on prépare en distillant la résine conima dans un courant de vapeur d'eau, et rectifiant sur le sodium l'huile essentielle ainsi obtenue.
CONINÉS (rad. côt\e) n. m. pi. Tribu de mollusques gastéropodes, famillo des conidés, caractérisée par 1 opercule droit, étroit, en forme d'ongle, et comprenant les genres : cône, conorbis. genotia, pusionella, colomôaire. — Un comné.
CONINCK (Frédéric de), armateur ot écrivain fran<;ais, né à Copenhague en 1805. mort au Havre en 1874. Il fonda dans cette dernière ville uno importante maison de commerce, créa une maison de santé, un hôtel pour les mousses, etc., et se simiala comme un chaud partisan du libre-éohango et un zélé protestant. On lui doit un assez grand nombre d'écrits d'ordro économique ou de politique religieuse.
CONINE n. f. Chim. Syn. do conicine.
GONIOCARPÉES n. f. pi. Ordre de lichens, avant pour types les groupes algosi, fungosi et lichenosi. — Une coNio-