PORTION CONGRUE
— Arithm. anc. Qui est en rapports de congruence : Nombres congrus. (On disait aussi congruent.)
— Géom. anc. Qui est égal, qui coïncide : Triangles congrus. (On disait aussi congruknt.)
— Théol. Grâce congrue. Grâce appropriée aux circonstances et à l'état d'âme de celui qui la reçoit. (V. congruisme) : Je suppose que la direction du Verbe n est efficace que comme la grâce congrue. (Fén.)
— Anton. Incongru.
CONGRUAIRE {gru-èr') n. m. Desservant ou curé qui touche la portion congrue.
CONGRUENCE {gru-anss') n. f. Accord, convenance. (Inusité.)
— Arithm. V. la partie encycl.
— Géom. anc. Egalité, coïncidence ; La congruence de deux figures.
— Encycl. Arithm. Deux nombres entiers, a, b, positifs ou négatifs, sont dits congrus par rapport à un troisième nombre M, si leur différence est divisible par ce nombre M. Le diviseur M est appelé le module; a, b, sont dits résidus l'un de l'autre, suivant le module M. Pour exprimer q^ue a et 6 sont congrus suivant le module M, il faut écrire a = 6 ± multiple de M, ou, en suivant la notation de Gauss, aBb (mod. M). Cette formule s'appelle une conoruence.
On démontre que l'on peut ajouter, retrancner, multiplier membre à membre deux ou plusieurs congruences de même module. On peut aussi multiplier une congruence par un nombre entier, ou la diviser par un nombre entier premier avec le module, de telle sorte que, si l'on a a^b (mod. M), on aura aussi f{a) = f[b) [mod. M], où f{x) est un polynôme entier et rationnel en x, dont les coefficients sont des nombres entiers. Le théorème de Fermât, qui est une des propositions fondamentales de la théorie des nombres, est représenté par la congruence
a'^"*— lE(mod.;)), où p est un nombre premier et a un nombre entier non divisible par/ï. De même la congruence
1,2,3,... (^—l)e = i (mod. p), oùp est un nombre premier, constitue une propriété exclusive de nombres premiers.
— Géom. Congruence de droites. Si l'on a six quantités : L, M, N, X, Y,Z, telles que l'on ait LX-1-MY-FNZ = 0, ce sont les coordonnées homogènes de la droite qui a pour équations Zj/— Y; = L, Xz—Zx = M, Yx~ Xg = N, x. y, j étant les coordonnées cartésiennes d'un point par rapport à trois droites quelconques, ox, oy, oz. Si l'un suppose deux autres conditions établies entre les coordonnées homogènes d'une droite, on a, par définition, une congruence dedroites. Ainsi, les tangentes communes à deux surfaces, les cordes d'une courbe gauche, les droites qui coupent deux courbes données, les normales à une surface forment des congruences de droites.
On démontre que toute congruence de droites est formée, on général, de droites tangentes à deux surfaces appelées surfaces focales qui peuvent dégénérer en courbes; par exemple, la congruence dos normâes aux surfaces cychdes est formée de droites rencontrant constamment une ellipse et une hyperbole focales l'une de l'autre. Vordre d'une
congruonce est !e nombre do droites issues d'un point ; la classe est le nombre de droites situées dans un plan.
CONORUENT [gni-aii), ENTE [du lat. congnieiis; de coni/ruere, convenir] adj. Convenable, ()roportionué, en rapport avec : (Jue dites-vous de ma petite oie ? La trotivez-votis
CONGRUBNTK à l'kilôit 1^ (Mol.) [VioUX.]
— Ane. matbém. Syn. de congro, de.
— Algebr. n.b,a',{j' étant des constantes, z une fiuantit(^ imaginaire, si à - on fait correspondre z' jiar la relation
, ^ az + b
■juand le point dt^lini par z di^crira une certaine figure, le point délint par z' décrira une autre figure ; ces deux figures ^ont dites congruentes.
CONGRUISME (gru-issm') n. m. Doctrine d'après laquelle Dieu accorde à Wiomme la grâce congTue, c'ost-à-dire appropriée aux circonstances, au temps et à l'état d'âme de celui qui la reçoit.
— Encycl. D'après la doctrine catholique, la grâce est tellement nécessaire à l'iionime que, sans elle, il ne peut rien faire qui soit utile à son salut. Elle lui est donnée par Dieu toutes les fois qu'il en a besoin ; mais, tantôt la grâce obtient la coopération de l'homme et l'aide à produire uD acte vertueux et méritoire, tantôt l'homme lui résiste et commet un péché. Dans le premier cas, la grâce est appelée efficace; dans le second cas, suffisante. Sont-ce là deux grâces de nature ditférente, ou bien n'y a-t-il qu'une seule et même grâce, à laquelle l'homme
Earfois obéit, parfois résiste, au gré de son libre arbitre? a question est livrée aux controverses des théologiens. Les thomistes soutenaient la première opinion; les moliuistes, la seconde. Après do longues et vives discussions, le pape Paul V, en 1607, refusa de trancher le problème. Vers cette époque, fut proposée par plusieurs docteurs, entre autres Vasquez, Bellarmin et Suarez, une opinion qui admettait les mômes principes que le molinisme, mais avec une modification notable. On rappela lo congruisme. D'après ses partisans, ce qui rend la grâce efficace, c'est que Dieu nous la donne de la manière et sous la forme qu'il prévoit être opportunes, pour que le libre consentement de notre volonté s'ensuive certainement. Dieu agit comme un père qui, connaissant les secrets ressorts du cœur de son enfant, les touche sans les violenter, et cependant sait les gouverner à son gré. Ainsi, disaient les congruistes, sont à la fois sauvegardées la prescience divine, l'action de la grâce, la liberté et la responsabilité ijumaines. Ce système est en faveur aujourd'hui.
CONGRUISTE (grii-isst') n. Partisan du congruisme.
— Adjcciiv. : Doctrines congruistes.
CONGRUITÉ (lat. congruitas, même sens) n. f. Etat de ce qui est congru, convenable, proportionné : La congruité des termes. (Peu usité.)
— En T. de théoL, Efficacité de la grâce combinée avec le libre arbitre.
CONGRÛMENT adv. Dnne manière congrue, proportionnée ; Vivre congrûment. Il Pertinemment, en homme qui s'y connaît : Parler congrûment sur une question.
CONHYDRINE n. f. Alcaloïde que l'on extrait de la ciguë.
— Encycl. La co)>hydrine, CH'^AzO, est un alcaloïde oxygéné, solide et volatil, qui existe dans la ciguë en même temps que la conicine, dont eUe difi'ère par les éléments do l'eau. Elle cristallise en lames fortement irisées, fondant à 126»; ses solutions aqueuses et alcooliques ont une forte réaction alcaline et neutralisent les acides pour former des sels; son action physiologique est narcotique, mais moins puissante que celle de la conicine.
GONI (ital. Cuneo), ville d'Italie [Piémont], ch.-l. do la province de Coni, ad confluent du Gesso et do la Stura; 29.814 hab. Evèché suffragant de Turin. La fabrication des étolfes de laine et de soie y est assez active.
Coni, autrofois fortifiée, commandait la route du col do Tonde vers Nice ; elle fut prise trois fois par les Français : en 1744, en 1796 et 1800.— Pop.du circondario: 187.600 hab. La. province de Coni a une superficie do 7.746 kilom. carr., et une poimlation de 659.100 hab.
CONIANDRE n. f. Bot. Syn. de rhynchocarpe.
CONIANDRÉES n. f. pi. Tribu de plantes, de la famille des cucurbitacées , avant pour type le genre coniandre. — Une
tONIANDREE.
GONIANTHE n. m. Suction du genre juugcrmannio.
CONIATE on CONIATUS (tuss) n. m. Genro <l'inscctos coléoptères rhvnchophoros, famillo des curculionidés, tribu des hypérinés, comprenant do jolis petits charançons aux yeux ronds, à ongles robustes.
— Encycl. Los coniates n'ont que quel(|ucs millimètres de long; leur livrée, à couleurs vives et tranchées, est pollincuso ; les douze espèces connues, répandues dans la région circaméditerranôenno et lo ïurkostan, vivent sur 1Ô9 taraariscinées.
CONICÉIDINE n. f. Base C"H"Az', que l'on obtient en faisant bouillir l'oxycouicéino avec de la potasse alcoo-
liijuo.
CONICÉINE n. f. Se dit do chacnne dos trois bases i^omériques C*H"Az, dérivant de la conicine.
CONICÈRE on CONXCERA {se) n. m. Gonro d'insectes diplèrt'S brachycères, famillo des phoriilés, comprenant des moucherons â t^-te ronde, à corselet globuleux, â viistos ailes. (Ils ne dépassent guère 2 millimètres et demi do long, et vivent sur les fleurs.) Citons lo couiccra atru, petite mouche noire do l'Europe centrale.
CONICHALCITE ikal-sit') n. f. Arséniato hydraté naturel do cuivre. Variété de liroconitc.
CONICHRITE (/cn7') n. f. Ilydrosilicate naturel de manganè.se,
CONICINE {sin") n. f. Principe actif du poison extrait do la cigné. il Ou l'appullo aussi conine, cominis, conêine, ot
CICUTINK.