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V. CAS

GONJOUIR (du préf. con, et do jouir) v. n. Jouir, se réjouir avec quelqu'un : L'homme est mil par un attrait intérieur pour son semblable, par une secrète sympathie qui le fait aimer, coNJOUiR et condouloir. (Proudh.) [Vieux.]

Se conjouÎP, v. pr. Se réjouir avec quoiqu'un. (Vieux.) 11 On a dit, plus anciennement cucorc, sk conjoyer.

CONJOUISSANCE (/o«i-5a»4's) n. f. Joio inspirée par la joie des autres; jouissance que l'on partage. (Vieux.)

CONJOUISSEMENT (joui-sman) n. m. Congratulations, félicitations mutuelles. (Vieux.)

CONJUGABLE adj. Qu'on peut conjuguer : Verbes conjc-

GAULtS.

CONJUGAISON {ghè-zon — rad. conjuguer) n. f. Gramm. Tableau de toutes les formes et désinences d'un verbe, suivant les voix, modes, temps, personnes et nombres : La CONJUGAISON est cc qui offre le plus de cfuitnp aux variations dialectiques, il On a classé les verbes on un certain nombre de conjugaisons, suivant les types principaux auxquels on ► los a rapportés : Première, deuxième, troisième, quatrième CONJUGAISON. Il Conjugaison rétjulière, Colle qui est entièrement conforme à l'un des types adoptés, ii Conjugaison irréqulièrc, Collo qui s'écarte do ces mêmes types. Il Conjugaison simple ou synthétique. Celle de la forme active pour les verbes actifs et neutres, et de la formo unique pour le verbe être, formes qui n'admettent pas d'auxiliaires dans les langues precmio et latine, il Conjugaison composée ou périphrasiique, Celle dos verbes passifs et de tous les autres qui admettent l'auxiliaire dans quelquesuns do leurs tomiis. il Conjugaison passive. Celle de la forme qui exprime un sens passif, il Conjugaison réfléchie ou nwnominate. Celle dans laquelle lo verbe est précédé d'un pronom personnel, son régime vrai ou apparent, comme Je me blesse, Je me rcpens.

— Anat. Conjugaison des nerfs. Se disait autrefois nour Paire do nerfs, il Trous de conjugaison, Ouvertures latérales de la colonne vertébrale, donnant passage ù. des paires do nerfs.

— Art milit. Conjugaison des hausses. Emploi smiultané de plusieurs /uih«W par une mémo troupe, pour augmenter la profondeur do la zone battue, quand on so trouve obligé d'ouvrir, sans réglage préalable du tir, lo fou cuutro un but dont la distance n'est pas connue.

— Blol. Forme la plus simple do la reproduction soxuollo.

— KncvcL. I..exicol. Do la conjugaison dans les langues indo-européennes. Tous les verbes, chez les peuples aryens, 80 conjuguent de la mémo manière, c'esta-dire qu'ils adoiilent on principe les mêmes terminaisons personnelles. Mais ces teriniiuiisons présiMiteiit, dans leur réunion avec lo rudicut, dos dilféroucos do formo uoustituuut plusieurs

classes. C'est ainsi que les grammairiens indiens ont distingué dix séries dans la conjugaison sanscrite, et les grammairiens romains quatre conjugaisons. La grammaire grecque ne compte que deux conjugaisons. La base de toute conjugaison est la désignation des personnes : celle qui parle, celle à qui l'on parle, celle do qui l'on parle. Los désinences pronominales, diversement nuancées d'après les gradations logiques, persistent, toujours reconuaissables à travers los temps, les modes et les voix. Lo temps a trois grandes phases : présent, futur, passé. La voix est active, réfléchie ou passive ; le mode peut être afrtrmatif, dubitatif, impératif, indéfini, et marquer d'autres degrés encore, selon la nature do chaque langue.

La conjugaison grecque présente l'ensemble imposant de six modes, dont chacun contient cinq à six temps, sept à certains modes, développés dans les trois per sonnes et les trois nombres, et reproduits dans les deux voix. La conjugaison latino ne distingue que deux nom bres : singulier et pluriel; mais elle possède, dans l'indicatif et le subjonctif, deux séries de six temps; et chacun de ces temps et de ces modes se répète dans la voix active . et dans la voix moyenne ou passive.

De la conjugaison frariçaise. Dans toutes les langues romanes, on retrouve la conjugaison latine. L'effacement des syllabes terminales, il est vrai, empêchait de maintenir certaines formes. On était donc forcé de remplir les lacunes à l'aide de périphrases. Lo passif latin a été supprimé et remplacé par la combinaison du participe passé avec le verbe être. Les verbes déponents avaient déjà perdu la forme déponente dans le latin vulgaire et adopté la forme active.

En fait de modes, le supin et le gérondif ont disparu; un nouveau mode, le conditionnel, a été créé. Les temps passés cessent d'être exprimés par des désinences, et deviennent des temps composés de l'auxiliaire avoir et du participe passé ; la formation du futur a lieu à l'aide do Fauxiliaire avoir.

Les verbes français sont répartis en quatre conjugaisons, suivant la terminaison de l'infinitif. La première conjugaison comprend les verbes terminés en er; la seconde conjugaison, ceux terminés en ir; la troisième conjugaison, ceux terminés en oir; la quatrième conjugaison, ceux terminés en re. La première conjugaison comprend, à elle seule, les neuf dixièmes des verbes français.

Première conjugaison (er). Cette conjugaison correspond à la première conjugaison latine en are- Deuxième conjugaison (ir). Les verbes de la seconde conjugaison française peuvent être divisés en deux catégories : l** les verbes qui suivent à tous les temps et à toutes les personnes la quatrième conjugaison latine en ire comme venir [ventre), etc. ; 2" les verbes qui proviennent des verbes inchoatifs latins, tels que DV^escere, flokcscere, iMPescere, GEMiscere. Ces verbes sont caractérisés par la forme se, qui s'intercale entre le radical et la terminaison, et qui, avec la voyelle finale du radical {a, e, 0, i)y est devenue is ou iss en français : for-esc-o, fieur-is; flor-esc-ebam , fleur-iss-ais. Cette particule perdit toute valeur inchoative, et s'ajouta aux verbes latins qui n'auraient pu donner, en français, que des formes trop écourlées. En même temps que la langue française adoptait la forme inchoative en iss pour : l'indicatif présent, l'imparfait, le participe présent, le subjonctif et l'impératif, elle la rejetait pour l'infinitif, le futur et le conditionnel, formés de l'infinitif, pour le parfait de lindicaiif ot celui du subjonctif.

Troisième conjugaison (oir). La conjugaison des verbes français en oir répond à la seconde conjugaison latino en ère : hab-ere, avoir; deb-cre, devoir.

Quatrième conjugaison (re). Cette conjugaison correspond à la troisième conjugaison latino (leg-ere).

Dans ces différentes conjugaisons latines, il faut tenir compte de Vanalogie^ dont ï'actiou troublante a fait passer certains verbes d'une conjugaison à une autre. Les conjugaisons des verbes en cj* et des verbes inchoatifs en ir fournissent sans cesse de nouveaux verbes; les conju^'aisons des verbes en i>, non inchoatifs, et do ceux en oie et en re, ne servent plus à fournir aucun verbe : les premières sont dites vivantes, et les secondes mortes.

La plus grande partie des verbes dits à tort irrégtdiers , sont oes verbes dont le radical varie, suivant les ^lersonnes ou les temps, à la suite du déplacement do 1 accent tonique. Le latin movet, où l'o est tonique, donne meut; movere, où. l'o est atone, donne mouvoir. D'autres fois, lo radical du verbe est modilié par la présence do certaines consonnes ou voyelles dans la flexion. Mais toutes ces variations du radical sont parfaitement régulières et conformes aux lois phonétiques.

— Biol. Dans la véritable conjugaison, il y a fusion complète de deux cellules en une soûle, qui prend lo nom d'œuf et est lo point do départ d'un ôtre nouveau. Les doux cellules qui se conjuguent prennent le nom do gamètes. Le plus souvent, la conjugaison s'observe dans des espèces qui sont aussi susceptibles do se reproduire par spores asexuées, ot il n'y a pas, on général, de différence morphologique très marquée entre les gamètes et les spores. Cependant, los dernières peuvent so multi|dicr par elles-mêmes, tandis que los gamètes ont besoin, pour cola, de so conjuguer deux à deux. Ou s'explique cette dif féronco par une comparaison légitime avec la fécondation des êtres supérieurs. Chez ces êtres, on etVct, ou constate morphologiquement, dans la maturation des pioduits sexuels, la disparition do certains élé- ^m i

monts constitutifs, qui transforment les T:.V\n r '.-\ proïtuits sexuels enptastides incomplets, incapables do vivre par eux-mêmes, mais susceptibles de so compléter l'un par l'autre. Kien n'ompécho iVadmettre qu'il en est do mémo pour los gamètes qui se conjuguent, avec cotte seule dif- ' ierence que la disi>aritiou dos éléments n'est pas visible choa eux, ces élémonis étant miscibles avec lo reste dos substances plastiques, ot n'ayant pas de ^ morpliologio propre. Et, en ortol. les / , ^ gamètes qui doivent se conjuguer sat- > jtirent ruurautrecommelesélémeutsdo Konuatlo» sexe différent chez les êtres supénours. j/Z-K^^lf^HîtA" On dislingue deux sortes de conju- gyra(A, U, C, trots gnisons : l'isogauiio ot l'hétérogamie. phnsosaiicccisivct).

Dans lo premier, tes gamètes des doux sexes sont morphologiquement ulonliquos. Cocas estasse»

rare ^grégarinos, quelques algues).

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