CONJUGAL — CONNAISSANCE
Fig. 2. Fécondation (l'uue oosphère de fucus par les anthérozoïdes.
D'une façon conjugale ;
Dans la deuxième, on trouve tous les passages entre l'isogamie presque pure (comme chez les spirogyra [fig. \' où les deux gamètes ne diffèrent que parce que l'un se déplace tout entier vers l'autre, qui est immobile), et une différenciation sexuelle comparable à colle des êtres supérieurs (comme chez les fucus [fiy. 2], dans lesquels il y a une véritable oosphère et des anthérozoïdes mobiles).
Dans le phénomène de la conjugaison, il y a fusion des deux gamètes, noyau à noyau et cytoplasma à cytoplasma, et cette fusion est généralement accompagnée d'une contraction, le volume de l'œuf étant inférieur à la somme des volumes des gamètes.
Chez les infusoires ciliés, ou dit souvent qu'il y a conjugaison; c'est une expression fautive, d abord parce qu'il n'y a pas fusion complète des gamètes, ensuite, parce que la formation de ces gamètes est le résultat d'une division réductrice, tout à fait comparable à colle dos produits sexuels des êtres supérieurs.
CONJUGAL, ALE, AUX i^lat. conjugalis; de cum, avec, et Jiigurn, joug; adj. Du mariage, qui a rapport au mariage : Union cosjugai^b. Foyer conjugal. Foi, Fidélité con-
JtGAI.E.
— Spéciaiem. Devoir conjugal. Obligation pour chacun des deux époux de se prêter à l'union charnelle lorsque son conjoint le désire : Le refus du dévoie conjugal est une cause de divorce.
— n. m. Fam. Mariage; caractère propre au mariage : Tourner au conjugal.
CONJUGALEMENT adv
époux.
CONJUGALITÈ n. f. Etat conjugal.
CONJUGATIF, rvE adj. Qui a rapport à la conjugaison : Formes conjcgatives.
CONJUGUÉES ighé) n. f. pi. Famille de chlorophycées qui se reproduisent exclusivement par conjugaison. ~ Une CONJUGUÉE.
— Encycl. Les conjuguées sont des algues vertes d'eau douce à thalle pluricellulaire, filamenteux et jamais ramifié. Les chloroleucites ont souvent, chez ces plantes, une forme remarquable : un ruban spirale (spirogyre), un corps étoile (zygnème, zygogune). une plaque axile (mésocarpej, etc. Jamais les conjuguées ne produisent de spores ; elles forment leur œuf par la conjugaison do deux gamètes semblables, captifs et immobiles, avec isogamie parfaite (zygogone, mésocarpe) ou imparfaite (spirogyre, zygnème.)
CONJUGUER ighé — lat. conjugare, réunir ; de cum, avec, etjugunt, joug) v. a. Enoncer, dans un ordre convenu," toutes les formes dont un verbe est susceptible, suivant les voix, les modes, les temps, les personnes et les nombres : Conjuguée des verbes.
— Fam. Faire ou manifester l'action indiquée par un verbe : Celui gui sait conjuguer le verte avoir est un aigle en finances. (Mirab.)
— Unir, joindre : Conjuguer le travail industriel et le travail agricole.
Conjugué ighé), ée part. pass. du v. Conjuguer. ^ Algèbr. Imaginaire conjuguée. V. imaginaire.
— Ânat. JS'erfs conjugués, Ceux qui concourent à la même opération ou à la même sensation.
— Bot. Se dit des feuilles qui portent, sur un pétiole commun, une ou plusieurs paires de folioles opposées.
li Se dit aussi des végétaux cryptogames, de la famille des algues, chez lesquels deux filaments développés parallèlement s'unissent par des mamelons ou tubes transversaux.
— Chim. V. la partie encycl.
— Géom. Diamètres conjugués, Diamètres d'une courbe tels que l'un est parallèle aux cordes que l'autre divise en deux parties égales : Le grand et le petit axe de l'ellipse sont des DIAMÈTRES CONJUGUÉS. Il Substantïv. : Les conjuguées d'utie ellipse, c'est-à-dire Les lignes conjuguées.
Point conjugué. V. acnodal. il Points conjugués harmoniques. V. HARMONIQUE.
Points conjugués par rapport à une conique. On appelle ainsi doux points tels que l'un d'eux est situé sur la polaire de l'autre, ii Points conjugués par rapport à une quadrique. On donne ce nom à deux points tels que l'un d'eux est situé sur le plan polaire de l'autre, ii Diamètres conjugués d'une conique, d'une quadrique. V. diamètre.
Droites conjuguées par rapport à une conique. Droites telles que le pôle de Vune est situé sur l'autre, il Droites conjuguées par rapport à une quadrique, Droites telles que les plans polaires de tous les points de l'une contiennent
Plans diamétraux conjugués d'une quadrique. On désigne ainsi trois plans tels que chacun d'eux partage en deux parties égales les cordes parallèles à l'intersection des deux autres.
Jigperbole» conjuguées. V. hyperbole.
J/tfperbololdes conjugués. V. htperboloïde.
Tanyentet conjuguées. V. i.ndicatrice.
Lignes conjuguées sur une surface. Deux familles de courbes tracées sur une surface forment un réseau de lignes conjuguées lorsque, en chaque yjoint d'intersection de deux do ces lignes, les tangentes sont conjuguées.
— Gramm. Mots conjugués. Mots ayant le môme radical et exprimant la même idée fondamentale, comme âme, animal, animé, animation. \\ Substantïv. : Les conjugués.
— Grav. Pierre conjuguée, Pierre sur laquelle on a gravé des tètes presque superposées ot ayant leurs profils [>arallèles.
— Mécan. Machines conjuguées.
Machines unies pour concourir au même travail.
— Physiq. Foi/ers conjugués d'une lentille. Système des deux points tels qu'un faisceau do rayons parti de l'un se concentre à l'autre.
— Encvcl. Chim. Composés conjugui'-s. Cette expression, introduite en chimie par Dumas et Piria (1842), n'a plus aujourd'hui qu'im intérêt historique. Gerhàrdt, dès 1839,
Pierre conjuguée.
désignait sous le nom de copules des composés formés par accouplement de bases ou d'acides oxygénés avec des corps autres que des oxydes métalliques, sans que leur capacité de saturation soit altérée. C'H'^jSO*, résultantde l'action de l'anhydride sulfurique SO* sur la térébenthine C'"!!'*, était copule. Dumas, re])reuaut cette idée, désigne comme acide copule ou conjugué tout acide provenant de l'union de deux ou plusieurs acides unis sans aucune perte de basicité. Par exemple, l'acide bibasique, produit par l'action de SO* sur l'acide acétique, alors écrit C^H'O. était conjugué C*H*0,SO*. Mais les acides alors considérés étaient les anhydrides acuels : on ne tenait pas compte de l'eau. L'action était, en réalité :
C'H'O' + SO'H' = C'H'0%SO» -J- H'O. acide acide conjugué. eau.
acétique. sulfurique.
Aussi Gerhàrdt, en 1845, étendit sa théorie, donnant le nom de n conjugué n à tout corps formé par l'union de deux corps avec élimination d'eau, et capable de reproduire les corps originaires, en fixant de nouveau, les éléments de l'eau. Les composés les plus différents,' éthers. amides, sels, furent ainsi classés dans les corps conjugués. Actuellement, tous ces faits s'expliquent par les lois de substitution ; l'acide conjugué de l'acide sulfurique et de l'acide acétique n'est pas formé par l'accouplement do l'anhydride SO» avec l'acide acétique C'H'0*,SO*, mais dérivé de l'acide acétique par substitution à un hydrogène du groupe acétyl du radical (SO*,OH)' ; les deux fonctions acides (OH) sont conservées :
SO' ( OH + CH'.CO-OH = CH' ^ so?OH + ^^^-
acide acide conjugué eau.
sulfurique. acétique. bibasique.
Se conjuguer, v. pr. Etre conjugué : Chanter se conjugue comme aimer. \\ Se conjuguer sur, Suivre la conjugaison de : Adorer se conjugue sur aimer.
— Astron. Se mettre en conjonction : Planètes qui viennent SE conjuguer.
CONJUNGO ijon — mot lat. qui signifie j'unis, et par lequel commence la formule du mariage religieux) n. m. Fam. Formule du mariage : Prononcer le conjcngo. il Mariage, union conjugale : Se lancer dans le conjungo, ii Disposition à se marier : Cet homme-là se remariera, et plus tôt que plus tard; il a du conjungo dans l'œil. (E. Augier.)
— En T. de diplom., Ecriture sans ponctuation et sans espaces.
CONJURATEUR, TRICE (du lat. cum, avec, et iurare, supiïijuratum, jurer] n. Personne qui forme avecd autres une association dont les membres s'engagent à agir en commun dans un but déterminé, et particulièrement contre un pouvoir établi.
— Personne qui s'attribue le pouvoir surnaturel de conjurer, d'empêcher ce qui est capable de nuire : Un conjc- RATEUR de dénions.}'. A.d}ecûv. : Intervention conjdratbick.
— Syn. Conjurateur, conjuré. Conjurateur éveille l'idée d'action, d'organisation agissante; conjuré semble n'exprimer que lêlat.
CONJURATION {si-on) n. f. Action de se conjurer : La conjuration d'Amboise.
— Par ext. Ligue, action menée de concert, en bonne ou en mauvaise part : Utie conjuration d'hommes éclairés. A peine le liasara a t-il mis quelqu'un e7i place, qu'il devient l'objet d'une conjuration riV^oiy**s. (Duclos.)
— Antiq. Chez les anciens Romains, Serment solennel que faisait le peuple, assemblé au Capitole, de mourir pour la patrie.
— Magie. Action d'écarter, do conjurer, par des moyens surnaturels, les effets d'une iufluence maligne, ii Paroles magitiues dont on se sert pour conjurer : Prononcer de terribles conjurations, ii Prières, exorcismes destinés à mettre en fuite le démon.
— n. f. pi. Supplications pressantes ; Les sanglots et les CONJURATIONS ne purent le fléchir. (Acad.)
— Fig. Ensemble de moyens concourant à empêcher ou à détruire quelque chose : Les débauches de la jeunesse sont autant de conjurations contre la vieillesse. (F. Bacon.)
— Stn. Conjuration , brigue , cabale , complot , etc . V. BRIGUE. — Conjuration, charme, etc. V. charme.
— Encycl. Polit. V. conspiration.
— Antiq. rom. Aux jours de grand danger, le consul montait au Capitole et y plaçait un drapeau rouge pour servir de ralliement aux cavaliers, un drapeau bleu pour l'infanterie. Les citoyens se rassemblaient aussitôt, et prononçaient ensemble (conjurare) le serment militaire qui, dans les circonstances ordinaires, était prêté individuellement.
— Magie. Ce ftU dans l'antiquité, pendant des siècles, une croyance gén*érale, qui n'est d'ailleurs pas complètement éteinte aujourd'hui, que l'homme, au moyen de cer* taines paroles et de certaines opérations, qui recevaient le nom de conjuration, pouvait influer sur la volonté des dieux et celle des génies ou esprits. Moyennant ces conjurations faites dans les termes consacrés et suivant la formule, l'homme, croyait-on, pouvait se défendre efficacement contre la puissance des divinités malfaisantes, et forcer à l'aider les divinités favorables ou indifférentes. Connaître les paroles et les formules nécessaires constituait l'art de la magie. Ces pouvoirs imaginaires, que certains hommes s'attribuaient sur les puissances de la nature, avaient pri^ surtout de l'importance dans les cultes orientaux, qui, pour la plupart, admettaient un antagonisme entre le dieu créateur et conservateur du monde et un esprit destructeur et malfaisant. Le type de ces cultes est la religion perso du mazdéisme, qui, d'une part, admettait l'existence du dieu du bien, Ormazd, ot do l'autre celle d'Arihman, génie du mal, qui contre-balançait, pour un temps très long au moins, la puissance ot la volonté du premier.
Conjurationd'Amboise.V. Amboise (conjuration d").
CONJURE {rad. conjurer) n. f. Conjuration, ii Injonction. (Vieux mot.) [On disait aussi conjurkmknt].
— Dr. féod. Semonce et conjure, Expression qui désignait, dans les Pays-Bas, une convocation faite à dos feudataires ou consiers, pour juger une affaire qui leur compétait. (Les baillis ot prévôts qui ropréson talent les ducs et comtes n'avaient pas le caractère déjuges, et c'était eux qui faisaient injonction aux juges composant la justice seigneuriale do procéder au jugement dos procès.)
CONJURER ;du lat. conjurare; de cum, avec, ei jurare, jurer) v. a. Comploter, projeter par complot ou de concert : Conjurer la perte de quelqu'un.
— Tendre à la fois à empêcher ou à détruire quelque chose : Conjurer un accident.
— Particulièrem. Exorciser, chasser par des prières : Conjurer les démons. i\ Détourner, empêcher par des moyens magiques ou surnaturels : Conjurer l'orage, la tempête, la foudre, il Empêcher, détourner par des moyens quelconques : Conjurer la colère de quelqu'un.
— Supplier avec instance : Conjurer quelqu'un de se taire.
— Fig. Méditer la ruine, la destruction de quelque chose ; Descartes osa conjurer tout seul avec son génie contre les anciens tyrans de la raison. (Gucn.)
— v. n. Comploter; agir de concert contre quelqu'un.
— Conjurer ae (suivi de l'infin.). S'entendre par conjuration pour : Conjurer de servir quelqu'un. (Inus.) n Conjurer a, Former une conjuration contre : Conjurer k la ruine de sa patrie. (Inus.)
Conjuré, ée part. pass. du v. Conjurer.
— n. Personne qui prend part â une conjuration ; Une liste de conjurés.
— Syn. Conjuré, conjurateur. V. conjurateur.
Se COt)jurer, v. pr. Se liguer par un complot ou autrement.
— Syn. Conjurer, implorer, invoquer, prier, supplier. Prier est celui de tous ces verbes qui exprime de la manière la plus simple l'idée de s'adresser à quelqu'un pour lui demander quelque chose. Conjurer, c'est prier avec force, en employant tous les moyens propres à toucher. Supplier exprime aussi une prière très vive, mats en même temps cette prière est humble, on est à genoux ou on est prêt à s'y mettre. Implorer, c'est demander avec larmes, ou au moin-3 avec un vif sentiment de sa faiblesse, de sa misère. Invoquer, c'est appeler à son secours, et cet appel suppose souvent la prière, mais il ne la suppose pas nécessairement; celui qui invoque une loi pour montrer son droit ne prie pas, il ne fait que désigner l'objet sur lequel il compte appuyer ses prétentions.
CONJUREUR n. m. Individu qui conjure par des exorcismes ou des sortilèges : Un conjureur de tempêtes.
GONLIE, ch.-l. de cant. de la Sarthe. arr. et à 20 kilom. du Mans, à la source de la Gironde, affluent de la Vôgre ; 1,728 hab. Ch. de f. Ouest. Briqueterie. — Le canton a 15 comm. et 11.933 hab.
Un camp fut inâtallé, en 1870, à Conlie, par de Kératry, nommé parGambettaau commandement en chef des gardes mobiles, gardes nationaux mobilisés et corps francs des départements de l'Ouest, groupés sous le nom de forces de Bretagne. C'est là que le général d'Aurelle de Paladines forma l'armée de la Loire.
GONLIÈGE, ch.-I. de cant. du Jura, arr. et à 3 kilom, de Lons-Ie-Saunier, sur la Vallière; 879 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Vins estimés. Eglise construite en 1393 et agrandie au commencement du xvii* siècle. Aux environs, vestiges du camp romain de Coldres, et église Saint-Etienne, l'une des plus anciennes delà Séquanie. — La canton a
CONNAISSABLE {ko-né-sabl') adj. Qui peut être connu, reconnu : Le cardinal n'est pas connaissable. (M"" de Sév.)
CONNAISSANCE [ko-nè-san$s) n. f. Faculté de connaître; discernement : Etre en âge de connaissance, ii Notion, idée de l'existence, des propriétés ou des qualités d'une personne ou d'une chose : L'humilité n'est rien autre chose que le parfaite con.naissance de soi-même. (Bourdal.)
— Conscience do sa propre existence et des objets extérieurs : Perdre connaissance. Beprendre connaissance. L'âge de connaissance, ii Savoir, instruction : Avoir de grandes connaissances en mathématiques. Les connaissances rendent les hommes doux. (Moutesq.) [Ne s'emploie guère qu'au plur. dans ce sens.J ii Liaison qui s'établit entre personnes qui ont eu l'occasion de se voir : Faire, LieicoNNAissANCE avec quelqu'un. ïienouveler connaissance.
Il Personne, Figure de connaissance, Personne que l'on connaît. Il Pays de connaissarice. Lieu où l'on rencontre des personnes que l'on connaît, où l'on entend, l'on voit des choses familières. Il De ma connaissaîice ou A ina connaissance, A ce que je sais, il £"» connaissance de cause. Pour des motifs connus; pertinemment, en homme qui s'y entend. Il Avoir connaissance, Savoir, être informé, il Avoir une grande connaissance de. Connaître beaucoup, se connaître beaucoup en. ii Faire tort à ses connaissances, Dire. faire quelque chose qui donne une idée trop peu avantageuse des connaissances que l'on a. ii Donner connaissance. Informer, donner à connaître, ii Prendre connaissance. Lire, examiner, étudier, ii Venir à la connaissance de quelqu'un. Etre appris de lui.
— Fig. Usage des choses; relation qui s'établit entre elles et les personnes : Faire connaissance avec un vin, un pays, la prison.
— Par ext. Personne avec qui l'on a une certaine liaison : Dans le monde, on a beaucoup de connaissances et peu d'amis. (M"' de Staél.)
— Pop. Galant ou bonne amie : Faire un cadeau à sa connaissance.
— Avoir connaissance de. En T. de mar-, Apercevoir, distinguer.
— Dr. Droit de connaître, de décider : François I*' ôta au parlement la connaissance de ce qui concerne les évèchés.
— Hist. La certaine connaissance et science royale, La supériorité d'intelligence que l'on accordait autrefois aux rois, comme un privilège de leur rang.
— Météor. Connaissance des temps, Almanach à l'usage des marins, publié par le Bureau des longitudes. V, l'art. spécial.
— Théol. et écrit, sainte. Union charnelle de l'homme et do la femme.
— Véner. Marques du pied de la bêle et autres signes qui servent d'indication au veneur sur l'espèce, la taille, le sexe et l'âge de l'animal, il Avoir connaissaiice. Kn-parlint du limier, Trouver la trace de la bête.
— Encycl. Philos. La théorie de la. conriaissance relève à la fois de la psychologie, de la logique ot de la métaphysique. Les divers problèmes psychologiques relatifs à la connaissance peuvent se classer de la façon suivante, l'activité inlenectuclle étant à la fois une et complexe et l'analyse permettant d'y distinguer plusieurs opérations : l" L'esprit acquiert spontauéniont les pre-
miôros donru^es et comme les mîitôriaux do son travail : »'0 sont là los facultés on fonctions (les doux mots sont
fiour nous synonymes} d'acquisition ; ellos roniuronnont a perception externe, qui, s'effoctuant à l'aitlo nos sens, nous met on rapport avec les objets oxtériours, l'univers physique, et la perception interne, qui a pour instrument la t;onscience et nous fait saisir le " moi ». 2» Los matériaux spontanément acquis sont conservés et reproduits : l'esprit retrouve ses états déjà éprouvés, on les reconnaissant ou non comme tels : c'est la mémoire à ses différents degrés; ces états se lient los uns aux autres et reparaissent ensemble : c'est l'association dos idées. 3" L'esprit combine à son gré ces matériaux et en forme des constructions originales : c'est l'imagination, i" Entin, il les élabore pour en faire de vraies pensées; en les analysant et comparant, il crée les idées abstraites et générales, et, enctiainant ces idées entre elles, il forme les jugements et les raisonnements à l'aide do principes directeurs, dont il faut étudier la nature, la portée et l'origino.
La logique est l'étude des conditions qui font que la connaissance est réellement connaissance , c'est-à-dire vraie : elle détermine, d'une part, les conditions de la vérité qui dépendent de la seule forme de la pensée, abstraction faite de sa matière, et, d'autre part, celles qui dépendent do la matière de la pensée et qui, par suite, varient plus ou moins d'une science à l'autre.
Le problème métaphysique se résume souvent en cette question : quelle est la portée de la connaissance? Dans l'antiquité, les réponses se ramènent à trois principales : le dogmatisme, le scepticisme, le probabilisme. Dans la philosophie moderne, le dogmatisme et le scepticisme sont toujours en lutte; mais, le probabilisme ancien ayant disparu, d'autres théories ont pris sa place : le relativisme, le criticisme, le positivisme. D'autres fois, les discussions métaphysiques portent surtout sur l'origine de la connaissance : les solutions diverses et soutenues tour à tour se groupent, suivant la part faite ou refusée aux éléments à priori, sous ces deux titres : empirisme ou sensationisme, et rationalisme.
— Syn. Connaissance, notion. Notion désigne un simple aperçu, une vue générale et sommaire, ou partielle et imparfaite. Connaissance se dit de ce qu'on sait d'une manière nette, après étude ou mûr examen.
— Anton. Ignorance.
Connaissance de Dieu et de soi-même (Traité DE la\ ouvrage de Bossuot qui fait partie <le la série de traités composés pour l'éducation du Dauphin. Dans les cinq chapitres qui constituent l'ouvrage, Bossuet traite successivement du corps, de l'âme, de 1 union de lame et du corps, de l'existence de Dieu, des différences qui existent entre l'homme et la bête. Tout en se montrant cartésien d'esprit et de méthode, il conserve beaucoup de la tradition de l'école. Le fond de sa psychologie appartient à Aristote, qu'il avait étudié à travers saint Thomas, et sa métaphysique est très platonicienne, grâce à l'influence de samt Augustin et de saint Anselme. L'intérêt essentiel de l'ouvrage est dans la façon dont Bossuet combine ces inspirations assez diverses.
Connaissance des temps et des mouvements célestes. Le fon<iateur de l'Observatoire de Paris, l'abbé Picard, publiait sous ce titre, en 1679, un ouvrage anonyme, origine d'une publication annuelle non interrompue depuis; en 1684, à. la mort de Picard, le plan en fut continué par divers académiciens, principalement Lalande. La Conîiaissance des temps a subi, à différentes époques, des modifications destinées à la rendre plus précieuse pour les astronomes par les renseignements qu elle renferme, et plus utile aux marins, grâce aux données qui leur permettent de déterminer aisément leur position. Cependant, cet ouvrag^e n'ayant pas réalisé tous les progrès désirables, on lui préféra bientôt le IVaittical tUmanach, ouvrage anglais analogue fondé en 1767.
En 18GÛ, Le Verrier s'efforça vainement d'appeler l'attention sur l'insuffisance et les défauts do la Connaissance {les temps; il se heurta à de hautes personnalités, membres du Bureau des longitudes, à qui revenait le soin do cette publication. Aujourd'hui, la Connaissance des temps est de plus en plus négligée pour la navigation. Elle renferme principalement : les longitudes et latitudes du soleil, rapportées à l'équinoxe moyen de l'année et à l'équinoxe apparent do clia(|uo jour; lès coordonnées rcctilignes équatoriales et leur réduction à l'équinoxo apparent pour midi moyen, ainsi que diverses données facilitant le calcul des planètes et dos comètes; un tiers de l'ouvrage est occupé par des données relatives à la lune : ascensions droites, déclinaisons, longitudes et latitudes géocentri- <iues. On y trouve aussi les coordonnées héliocenlriques des grosses planètes; lo catalogue des étoiles fondamentales et, d'après J^augier, dos circumpolaires; calcul et tabloau d'éclinsos, d'après la méthode de Plaosen; positions des satellites de Jupiter ; etc.
Connaissances humaines (Essai sur l'orioinr DKS), premier ouvrage de Condillac, pultlié en 1716, et eolui qui fonda sa renommée. Dans uno première partie, il traite « des matériaux do nos connaissances et particulièrement des opérations de l'ânio » : dans une seconde, " du langage et de la méthode «. Condillac pose la sensation comme source unique de nos pensées ; il oxpliqt» par elle tour à tour la perception, la conscience, l'attention et la mémoire; il esquisse sur l'origine du langage uno théorie qui prépare celle de la psychologie contemporaine; étudiant ensuite les rapports du langage et do la pensée, il conclut que la perfection du premier est la clef du progrès dans les sciences. Dans cet ouvrage, Condillac ne tire pas encore toutes los conclusions auxquelles il arrivera dans le Traité des sensations (1751); il maintient encore aux facultés de l'âme une sorte d'existence substantielle; dans son livre suivant, il résoudra los facultés en les mêmes éléments qui lui servent ici à expliquer les connaissances.
' CONNAISSANT (né-san), aNTE adj. Qui connaît, qui a des connaissances, instruit ; La comtesse de Maure axHÙt un esprit capable, instruit, connaissant et extraordinaire en tontes choses. (Tallomant.) [Vieux.)
— tiens à ce connaissants. Personnes qui se connaissent à cela, gens experts. (Vieux.)
CONNAISSEMENT {nès8-man) n. m. Sorte do lettre de voiture rnarrttrni',
— Encycl. \ m connaissement (i%t l'acto, on quatre oxom-