CONNAISSANT — CONNECTICUT
plaires, qui contient, de la part d'un rnpitainode navire, l'iniiicalion et la reconnaissanr'O ihïs inariliandises chargées à son bord. Le connaissement est soumis au timbre. 11 est au porteur, ou à personne dénonnnéo, ou A ordre. 11 est tran.smissible par endos. C'est tout à la fois un tiire représentatif do marchandises, un instrument do mobilisation de ces marchandises, comme le warrant, un instrument de crédit et de règlement à terme, comme la lettre de change, et un document de transjiort.
CONNAISSEUR {nè-aeur), EUSE n. Personne qui est experte en (luehiue chose, qui s'y connaît : Faire le connais- SEDR. Avec cinq ou six termes de l'art, on se donne pour CONNAISSEUR en musique, en tableaux. {La Hruy.)
— lion connaisseur, Veneur qui, sur les simples con7iaissatices, juge bien l'âge et le sexe de la bèto, sans l'avoir vue.
— Adjectiv. : Des rpf/ards connaisseurs.
— SvN. Connaisseur, amateur. V. amatkur.
CONNAÎTRE [ko-nr/r' — du lat. cognoscere, m^me sens : Je connais, tu connais, il cannait, noits connaissons, vous co7inaissez, ils connaissent. Je connaissais, nous connaissions. Je connus, nous connûmes. Je connaîtrai, nous connaîtrons. Je cotmaitraiSt nous connaîtrions. Connais, connaissons, connaisses. Que je connaisse, que nous connaissions. Que jeconnusse , que nous connussions. Corviaissant. Connu, ue. [Comme tous les verbes en aitre, il prend un accent circonlloxe sur l'i devant un t]) v. a. Savoir, avoir la connaissance de : Connaître l'adresse de quelqxi'un. ii Avoir une notion do l'existence ou de la nature, do l'individualité de; savoir le nom de : On ne coAnaît que ce qu'on aime; on ignore presque toujours ce qu'on hait. (G. Sand.) ii Discerner, distinguer : CoNNAÎTRK à peine sa main droite. Il Se dit dos choses auxquelles on attribue par métaphore une sorte do discernement :
Le fer ne connaîtra ni le sexe ni râg:e. Racine.
Il Etre versé dans : Connaître l'anglais, w Savoir se servir de : Connaître i'ëpée, le violon. \\ Avoir des connaissances, do l'instruction; savoir : L'homme veut connaître, connaître toujours plus. (Lamenn.) il Etre initié aux habitudes, au caractère, aux qualités morales de : La femme connaît mieu.T l'homme que l'homme ne connaît la femme. (M""* d'Argent.) li Avoir des relations avec : Quiconque a connu d'Alembert attestera, comme moi, qu'il était d'une probité rigide et scrupuleuse. (Laharpe.) ii Dans le style biblique. S'unir charnellement à : Adam connut Eve, qui conçut et enfantai Cain. il Jouir de, posséder : Le stijle arabe a une ampleur que ne connurent point les langues sémitiques plus anciennes. (Renan.) ii Expérimenter, éprouver, pratiquer : Connaître la haine, le /nalheur. n Tenir compte de ; admettre, reconnaître ; A'e connaître que la justice. iXe pas connaître de maître. \\ Etre soumis à, s'assujettir à : Langue qui ne connaît pas de frein. Passion qui ne connaît pas de loi.
— En T. de manèg.. Obéir à : Cheval qui ne connaît ni le mors, 7ii la voix, ni l'éperon.
— Pop. Connaître le numéro, Etre roué, habile, expérimenté. (Ne se dit plus guère; a été remplacé par La connaître, La connaître dans les coins.) i\ Connaître le numéro de quelqu'un. Etre instruit de ses habitudes, de son caractère, de ce qu'il vaut.
— Loc. div. : JVe rien connaître, Etre sourd, insensible à tout : Quand on est en fureur, on ne connaît plus rien.
Il Connaître son monde. Apprécier à leur juste valeur les personnes à qui l'on a atiaire. li Se faire connaître. Dire son nom, faire savoir qui l'on est. — Se faire apprécier; acquérir de la réputation : Caton sk fit connaître de bonne heure par son amour pour la liberté. — Se manifester, devenir connu ; La vérité se fera connaître, il Connaître quelqu'un de vue. Se souvenir do l'avoir vu, sans savoir son nom. ii Ne plus connaître quelqu'un, Le regarder comme étranger; le renier; le trouver changé au point qu'il on est méconnaissable, il EUipt. et très fam. Connais pas! Je ne connais pas cela ou cotte personne-là. ii Je ne le connais ni d'Eve ni d'Adam, Je ne lo connais en aucune façon. Il II ne connaît ni Dieu ni diable. C'est un homme sans foi, un mécréant, n /e ne connais que cela. C'est le seul parti à prendre, la seule chose ijue je sois disposé à admettre, ou : Je suis très bien informé sur la personne, la chose dont on parle.
— Allus. litteb. : A l'œuvre on connaît l'artisan, Vers de La Fontaine dans la fable intitulée les Frelons et tes Mouches à miel. Il esl devenu proverbe et signifie : Les paroles, los vantardises ne prouvent rien ; ce sont les actes, les œuvres qui permettent d'apprécier les gens.
— On ne peut désiror ce qu'on ne connaît pas.
Vers do Voltaire, dans Zaïre, acte t", scène V. C'est Zaïre olle-mèmo qui lo dit on réponse à sa contidonto Fatimo lui demandant si elle préière Solymo aux rives do la Seine. (Ce vers est la traduction do ces mots d'Ovide dans « l'Art d'aimer » : Ignoti nulla cupido. Dans TappUcation, il s'emploie pour signifier qu'il faut avoir quoique idée d'un objet, ou du moins savoir qu'il existe, pour lo désirer.)
— Connals-tot toi-même, Inscription gravée sur lo fronton du lomple do Delphes, et dont Socrate avait fait sa maxime favorite. On la cite quelquefois, sous sa forme grecque : rvc>9i «auMv (ou latine : nosce tk ipsum).
— Mes pareils h deux foU ne «o font pas connaître, Vors do Corneille.
— Anton. lonorer, méconnaître.
— V. n. Dr. Connaître du. Prendre connnissanco d'une question et la juger : Tribunal auquel il appartient i/'kn connaître. Il Fig. Avoir droit do so prononcer sur; prendre connalssaneo de ; L'esprit de critique connaît des délits contre le goût et les porte au tribunal du ridicule. (Hivarol.)
Lo COf)f}Aitre n. m. La connaissance, l'exercice do la faculté de connaître : Le connaître est le but suprême de toute la science. (E. Littré.)
Conf\u, ue part. pass. du v. Connaître.
— Ellipt. et pop. Connu 1 On sait ce que cela vont aire. Il Ni vu ni contiu, On ne sait co (luo cela est devenu, ou
bien, On ne sait ce que cela signitte. ou bien encore. N'en disons mot, faisons comme si nous l'icnorions.
— Loc. prov. : lùrr connu comme le loup blanc, Etre très connu, parce qu'un loup blanc, s'il y on avait un, so distinguerait facilement des animaux do son espèce.
— n. m. Ce qui est connu : On ne peut instruire qu'en conduisant du connîj A /'inconnu. (Conaill.)
— n. f. Mathém. QuaniUô connue ou donnéo comme
telle : L'objet d'une science est proprement un problème qui, comme tout problème à résoudre, a pour données des connues et des INCONNUES. (Condill.)
— Anton^ Ignoré, inconnu, méconnu, obscur, oublié.
Se connéiître, v. pr. Etre connu, discerné, jugé, apprécié : Le brave ne se connaît qu'à la guerre, le sage que dans la colère, l'ami que dans le besoin. (Sentence persane.)
— Impersonnell. Etre reconnu, jugé : Il se connaît (/«e vous allez vous marier. (Vieux.) il Avoir une idée exacte do sa naissance, de sa position; avoir une idée juste do sa propre nature, de ses qualités, de ses défauts : Celui qui se CONNAÎT bien a beaucoup de facilité pour connaître les autres. (Renouard.) n Ae plus se connaître. Etre hors de soi. Avoir perdu connaissance : Malade qui ne se connaît plus, ii A'e connaître a, en ou dans, Etre connaisseur en fait de.
— Héciproq. Avoir connaissance l'un do l'autre : Les amants peuvent s'aimer avant de se connaître; les époux doivent se connaître avant de s'aimer. (Boisto.)ii Etre en relation; se traiter en personnes de connaissance : Souvent, grâce à la politique, les plus proches parents ne se