CONNECTICUT — CONNIVENCE
bons ports. Le climat est salubre et tempéré. Cependant lo réf;ime des vents amène des froids assez vifs en hiver, quelcjuefois de brusques changements de température, avec d'assez grands extrêmes de froid et de chaleur. Température moyenne on hiver, — 4°, 6 ; température moyenne de l'été, + 22M.
Dans le Connccticut, il y a 53 p. 100 de champs et de prairies, 23 p. 100 de forêts; le reste des terrains est rocheux et infertile. Du reste, le sol n'est pas, en général, favorable à la culture ; mais, partout où il s'y prête, on en tire admirablement parti. Il y a de belles forêts et de vastes pâturages dans le nord-ouest et dans l'est. On récolte des quantités importantes de maïs, de riz, d'avoine, de pommes de terre, de seigle, de froment, de vin, de fruits, de tabac. L'élève du bétail est assez développée. Néanmoins, dans l ensemble, le Connecticut n'est pas un pays essentiellement agricole. Ce qui fait son importance exceptionnelle, c'est son industrie, remarquable surtout par son extraordinaire variété ; on y compte, bien qu'il ne soit pas très étendu, environ 7.000 établissements industriels. Les principaux centres sont : Hartford, New-Britain, Menden, Middletown, Norwich, New-Haven, Waterbury, Bridgeport, Daubury. Au premier rang vient l'industrie métallurgique ; fer, cuivre, acier; ensuite la cordonnerie, la soierie; l'industrie des lainages et des cotonnades, des conserves de viande; la fabrication de tapis, d'instruments de musique, de wagons, de machines à coudre, de corsets ; la minoterie, les scieries, les constructions navales, etc. Le commerce est considérable ; il se fait par de nombreux chemins de fer et canaux, et par d'excellents ports : Fairfield, Ne\r-London, Stonington, et surtout New-Haven. Par suite de toutes ces conditions, les habitauts du Connecticut sont regardés, en Amérique, comme représentant l'esprit yankee de la manière la plus parfaite. Ecole normale à New-Britain, université wcsleyenne à Middletown: à New-Haven, Yale Collège et Hopkin's Collège : académie de Norwich, etc. La constitution du Connecticut a été établie définitivement en iSlS. Gouverneur, représentants, sénateurs sont élus pour un an. Il y a encore une haute cour de cassation et une haute cour suprême. Il se divise en 8 comtés et a pour capitale Hartford.
Connecticut, fleuve côtier des Etats-Unis d'Amérique, sorti d'un petit lac situé aune altitude de 762 mètres, qui franchit plusieurs seuils par des rapides et par des cascades et se jette dans le canal de Long-Island, Ses affluents sont : à droite, le Deerfield, lo Westfleld, le Farmington ; à gauche, le Chicopee et le Miller's River. Sa vallée, largement ouverte, est célèbre par sa beauté, par son aspect riant et gracieux. De nombreuses industries s'y sont installées. Pour la navigation, les rapides du fleuve ont été contournés par des canaux.
GONNECTIF, IVE [kon'-nèk' — rad'. connecter) adj. Qui sert à unir.
— Tis&u connectif. Anat. Syn. de tissu lamineux.
CONNECTir [kon-hék'— même étymol. qu'à l'art, préc.) n. m. Bot. Partie de l'anthère qui unit les deux paires de sacs poUiniques.
— Encycl. Le connectif est la portion médiane de l'anthère, qui en comprend la nervure. Il est souvent assez long, de manière à réunir les sacs polliniques dans toute leur étendue, qu'il soit étroit (renoncule), ou large (ascarel); mais il peut être très court. Si, alors, il demeure étroit, les deux moitiés de l'anthère s'écartent par leurs extrémités, de manière à simuler un X (graminées); si, au contraire, il s'élargit beaucoup, il supporte les deux paires de sacs polliniques à la façon d'un fléau de balance (mercuriale).
CONNELLITE (ko-nèl') n. f. Chlorosulfate naturel de cuivre, qui se présente en petites aiguilles bleues.
CONNELLS VILLE, bourg des Etats-Unis (Etat do Pensylvanie,. sur le Youghiogheny, affluent de la Monongahela: 7.800 hab. Mines de charbon; fonderie de fer et de bronze ; fabrication de voitures; tannerie.
GONNERRÉ, comm. de la Sarthe, arrond. et à 25 kildu Mans, sur l'Huine; 2.323 hab. Ch. de f. départemental de Mamers à Saîul-Calais. Tanneries, fabrique de toiles. Commerce d'œufs, de fruits et de grains. — Le 9 janvier 1871, engagement entre les Fran<;ais et les Allemands, à la suite duquel les troupes françaises se retirèrent sur Montfort et Ponl-de-Gennes.
GONNERSVILLE, bourg des Etats-Unis (Etat d'Indiana), sur lo White-Water, sous-affluent de l'Ohio ; 6.525 hab. Fabriques do meubles, minoteries.
CONNÉTABLE [h-Q-né — du bas lat. conestabidus, corrupt. de cornes stabuli)u.m. Dans les premiers temps de la monarchie française, Premier officier de la maison du roi et do celle de ses principaux feudataires. n Plus tard, jusqu'au xvir siècle, Commandant général des armées en France. Il Sous Napoléon l". L'un des grands dignitaires de l'Empire. Il Titre héréditaire, dans certains pays.
— S'emploie quelquefois pour constable.
— Ane. art milit. Gouverneur d'une place forte, li Officier chargé de la distribution dos munitions nécessaires pour le service du canon.
— Dans les ilcs normandes. Officiers paroissiaux, électifs, chefs de l'administration et de la police dans leur paroisse.
— n. f. Femme d'un connétable.
— E.NCYCL. Sous l'empire romain, le comte de l'établo {eomes stabuli) était un des plus hauts dignitaires^ La fonction fut conservée par les rois mérovingiens, et le connétable prit une place importante dans l'Etat; sous les Carolingiens, il apparaît nettement comme chef militaire; sous les Capétiens, il est un des cinq grands officiers do la couronne : sénéchal, cbambricr, connétable, boutcillcr et chancelier. Les rois n'étaient pas seuls à avoir à la této de leur cour ces cinq graodsofnciors: le duc de Bourgogne, le comte de Toulouse, le comte de Poitiers, le comte de Boulogne, etc., avaient autour doux leurs grands officiers et, parmi eux, lo connétable.Quand, àla mort do ThibautdeBlois, Philippe- Auguste
Armoiries de conoétabic.
TlHIIIIHHilllHininiBnBo
Epée de cérémonie des coanétablcs.
sunprima (1191) l'office de sénéchal, qu'il considérait comme redoutable pour la royauté, le connétable fut placé à la tête de toute l'organisation militaire. La charge de connétable fut à son tour supprimée, pour une raison analogue, à la mort du duc de Lesdiguières (1627), par Richelieu.
L'insigne du connétable était une épée nue, qu'il recevait des mains du roi et qu'il portait devant celui-ci, dans la cérémonie du sacre. Cette épée était reproduite dans sou écu, la pointe eu haut, tenue par une main armée d'un gantelet et sortant d'une nuée. Napoléon I'^^ à son avènement, créa un grand connétable (son frère Louis) et un vice-connétablo (Berthieri.
Le titre de " connétable " désigna encore des officiers secondaires, chefs de compagnies, aux xiv* et xv* siècles, et, dans les villes du Nord, les commandants des compagnies fournies par les corporations d'arts et métiers. Dans l'Aquitaine anglaise, on appelait « connétable de Bordeaux » un clerc, personnage qui avait dans ses mains toute l'administration financière. Le titre lui venait de ce que le siège de son administration était au château de Bordeaux, dont il se trouvait, par le fait, être le capitaine ou connétable.
CONNÉTABLIE [ko-né, bit) n. f. Juridiction d'un connétable et, plus tard, des maréchaux do France, il Tribunal où elle s'exerçait. (On a dit aussi connétablkrik.)ii Par ext., Personne de la counétablie. (On ajjpela aussi connétablie des compagnies de fantassins ou de cavaliers qui furent formées au xiv" siècle.)
— Encycl. Cette expression ne s'est pas tant appliquée à la charge dont était revêtu le connétable de France qu'à la juridiction dont il était investi, et qui subsista sous ce nom, après même que l'office de connétable eut été supprimé. Elle instruisait et jugeait les délits des gens de guerre en service, ainsi que des malversations dont pouvaient 56 rendre coupables des officiers de guerre. Le connétable était assisté des maréchaux de France, d'où l'expression n connétablie et maréchaussée de France». Quand le connétable fut supprimé, les maréchaux demeurèrent. Le tribunal de la connétablie formait l'une des trois tables de marbre du tribunal du Palais. Les appels étaient portés au parlement. Il ne faut pas confondre la connétablie avec le tribunal des maréchaux de France, établi pour juger les questions de point d'honneur, éviter les duels, etc.
CONNEWITZ, ville d'Allemagne (Saxe), sur la Pleisse, affluent de l'Elster; 7.û00 liab. Fabriques de compteurs à gaz, manufacture de tabac, etc. Cette ville est considérée comme un faubourg de Leipzig.
CONNEXE {kon-nèkss — lat. connexus; de cum, avec, et nectere, supin nexum, lier) adj. Lié, uni : Ce sont deux choses coNNiiXES que l'esprit national et la langue nationale. (Littré.)
— Bot. Feuilles connexes. Celles dans lesquelles les pétioles opposés se soudent par la base.
— Géom. Su?-face connexe. V. coNNiiXioN.
— Miner. Se dit des cristaux dans lesquels les diverses faces remplacent les bords d'une forme dominante : Baryte sulfatée connexk.
CONNEXION (A:on'-;i^'-A'5i)n. f. Action de rendre connexe ; état qui en résulte, liaison : La connexion des idées. Telle est la CONNEXION ent7-e l'intelligence et la liberté, que, la liberté étant donnée, elle s'accroît de tous les progrès de la 2)ensée. (J. Simon.)
— Anat. compar. Principe des connexiojis. Celui d'après lequel tout organe existant, même à l'état rudimentaire, chez plusieurs animaux, s'y retrouve toujours dans des conditions analogues, et jamais transposé.
— Dr. V. CONNEXITÊ.
— Géom. V. la partie encycl.
— Mécan. Machine à conhexio7ï directe, Machine dans laquelle l'action motrice se transmet directement sur riiélice sans le secours d'engrenages.
— Syn. Connexion, affinité, alliance, connexité, liaison, union. V. affinité.
— Encycl. Philos., anat. et zool. Principe de la fixité des co7inexions. Ce principe a été mis par Etienne Geoffroy Saint-Hilaire à la base de ce qu'on a appelé depuis « anatomie philosophique « ou « philosophie anatomiquo ». Ce qu'il faut considérer, d'après Geofiroy Saint-Hilaire, pour établir la ressemblance typique des êtres, ce n'est pas la fonction des organes, ni leur forme, ni leur structure, ni leur grandeur : c'est leur position relative, leur dépendance mutuelle; en un mot, leur connexion. De l'identité des connexions résulte l'unité du type. Le singe, l'homme, l'éléphant, l'oiseau et le poisson se ramènent à un seul et même type, parce que le corps de ces divers animaux est composé d'un certain nombre de pièces placées, les unes par rapport aux autres, dans le même arrangement. Par suite, les animaux de même type peuvent être considérés comme un seul animal, dont les pièces constitutives sont les mêmes dans toutes les espèces, malgré les nombreuses variétés de forme que leur développement inégal imprime à leurs composés. De là résulte une conception abstraite de chaque organe. Grâce au principe des connexions, le mot sternum, par exemple, devient un nom collectif, désignant un assemblage de diverses parties osseuses, qui forment la partie inférieure do la poitrine et qui contribuent, suivant leur degré respectif de développement, aux usages généraux de l'organe qu'elles constituent. Comme pièce intégrante d'un type, un organe peut être déformé, atrophié, employé à dos fonctions diverses; il ne peut jamais être ni supprimé, ni transposé.
Du principe des connexions résulte celui do l'importance des organes rudimontaires;sans la considération de ceuxci, il est impossible d'avoir des connexions réelles et par là do marquer la correspondance réelle des organes dans les diverses espèces. Enfin l'étude de ces organes rudimentairos montre qu'ils coexistent toujours avec d'autres très développés ; on ne tarde pas à découvrir qu'une pièfo d'un système n'acquiert jamais une prospérité extraordinaire sans qu'une autre du même système n'en soulfre dansuno môme raison; do là lo principe du balancement des organes.
Ces trois principes réunis forment la théorie dite des analogues. C'est do cette théorie et des principes qu'ollo
suppose que Geofl'roy Saint-Hilaire a été conduit à l'hypothèse d'unité de composition organique, c'est-à-dire d un type commun à toute la série des organismes. Mais la théorie et l'hypothèse sont distinctes; celie-ci peut être ébranlée sans que la première le soit. Qu'il existe plusieurs plans de comjfosition, comme d'aucuns le soutiennent, et non pas un seul, comme le pensait Geofll'roy; ce n'est pas une raison pour que le principe des connexions ne s'applique pas à chacun des types dans toute son étendue.
— Géom. On dit qu'une surface est connexe s'il est possible de joindre deux points quelconques de cette surface par un trait continu situé tout entier sur la surface. Dans le cas d'une surface fermée, on commencera par lui procurer un bord à l'aide d'une fente ou d'un petit trou. Chaque coupure, comme un coup de ciseau, fournit deux nouveaux bords, et la coupure, si elle s'arrête au besoin en un point antérieur de son trajet, ne peut se traverser : la coupure doit toujours aller d''un bord à un autre.
Une surface est alors dite simplement connexe lorsqu'il est impossible de tracer une coupure sans morceler la surface; sinon la surface est à coyinexion multiple. La sphère, la surface d'un cercle ou d'un plan sont simplement connexes; le tore, lui, peut être afl'ecté de deux coupures, sans être morcelé. Un cercle, percé de 3 trous A, B, C, peut supporter au plus 3 coupures : Aa, Bft, Ce. La délinition précise de 1 ordre de connexion d'une surface repose sur les propriétés suivantes : 1° Une surface S, simplement connexe, est décomposée en deux morceaux simplementconnexes par une coupure; 2" Si, au moyen de n coupures successives, on décompose un système S de surfaces en a morceaux simplement connexes, la difl"érence n-o est constante pour le système de surfaces considéré. On appelle alors ordre de connexion d'une surface le nombre N = n — a -f- 2 . Une aire plane à p contours est,
en général, une surface connexe d'ordre p et, à l'aide de p — 1 coupures, on peut transformer une surface p fois connexe en une surface simplement connexe.
On peut encore remarquer que l'ordre de connexion d'une surface formée est un nombre impair, et si l'on pose N = 2ç -|- 1 ; j est le genre de la surface.
On en déduit aussi immédiatement une généralisation du théorème d'Euler reliant les nombres de sommets, arêtes et faces d'un polyèdre, et, en général, l'étude de la connexion des surfaces est du plus haut intérêt comme application aux surfaces'de Rieniann et à la théorie des fonctions algébriques et de leurs intégrales.
— Analyse. On appelle connexe alf/ébrique une équation homogène entre xyz et Et^Ç, xyz étant les coordonnées homogènes d'un point, lr,X, les coordonnées homogènes d'une droite. Le degré de l'équation en x, y, z est le degré du connexe, le degré de l'équation en 5) i] et I^ est la classe du connexe.
CONNEXITÉ (ko-nè-ksi) n. f. Etat de connexion ; L'esprit de chaque peuple et sa langue sont dans la plus étroite con- NEXiTE. (Renan.)
— EnT- dedr., Liaison qui existe entre deux causes, et qui exige qu'elles soient soumises aux mêmes juges et décidées par un mémo jugement.
— Syn. Connexité, affinité, alliance, connexion, union.