V. AFFINITÉ
— Encycl. Dr. En droit, la connexité est le rapport existant entre plusieurs affaires qui demandent à être décidées par un seul et mênie jugement.
En matière civile, l'article 17 1 du C. de proc. dispose: «S'il a été formé précédemment, en un autre tribunal, une demande pour le même objet, ou si la contestation est connexe à une cause déjà pendante en un autre tribunal, le renvoi au tribunal premier saisi pourra être demandé et ordonné. 11 D'autre part, la doctrine et la jurisprudence admettent que, Botamment, il y a connexité : 1*" lorsque l'instance formée en dernier lieu se rattache à une instance précédemment engagée, en ce sens qu'elle n'est qu'un accessoire de celle-ci ; 2" lorsque la solution du procès déjà pendant doit nécessairement réagir sur la décision de la seconde instance.
En matière criminelle, l'article 227 du C. d'instr. crim. indique, à litre énonciatif, les principaux cas de connexité, dans les termes suivants ; " Les délits sont connexes, soit lorsqu'ils ont été commis en même temps par plusieurs personnes réunies ; soit lorsqu'ils ont été commis par difterentes personnes, même en différents temps ou divers lieux, mais par suite d'un concert formé à l'avance entre elles; soit lorsque les coupables ont commis les uns pour se procurer les moyens de commettre les autres, pour en faciliter, pour en consommer l'exécution, ou pour en assurer l'impunité." La connexité a pour effet d'entraîner la jonction des procédures auxquelles les diverses infractions ont donné lieu.
CONNIFLE {kon'-nifl') n. f. Mollusque testacé comestible.
CONNIL [ko-nil') ou CONIL [du lat. cuniculus, même sons] n. m. Agric. Ancien nom du lapin, il On disait aussi
CONNILLE ou CONILLE, CONNIN OU CONIN.
— Fig. Intrigue, il Embarras. (Vieux.)
— Blas. Le lapin.
CONNILLEAUouCONiLLEAU (ko-ni-llo [/îmll.] — dimin.
de connil) n. m. Lapereau. (Vieux.)
CONNILLER OU CONILLER {ko-ni-lté [Il mil.]) V. n. Se cacher comme les lapins. (Vieux).
CONNILLEUR ou CONILLEUR {ko-ni-lleu)'' [//mil.] — rad. connd) n. ni. Homme qui se cache, poltron, n Homme qui use de subterfuges. (Vieux.)
CONNILLIÈRE ou CONILLIÈRE {ko-ni-lUr [Il mil.]) n. f. Clapier; garenne. (Vieux.)
— Fig. Subterfuge : Nous cherchons des CONILLIÈRES en la fausseté pour ?wus accorder. (Montaigne.)
CONNIVENCE {ko-7u-vanss — lat. connirentta; de conniverc, fermer les yeux) n. f. Complicité, action de favoriser quelqu'un pour lui épargner un châtiment ou pour l'aider, au moins en ne l'arrêtant pas, dans l'accomplissement d'une action ordinairement coupable : Le silence est quelquefois une CONNIVENCE criminelle.
— Syn. Connivence, complicité. V. complicitô.
CONNIVENT [ko-iii-vaii., ENTE adj. Tondant à se rappruchor.
— Anat. Valvules cotmiventes. Replis muquoux (juo prrsontu l'inteslin grôlc, à. partir du milieu du duodénum ot dont la fonction paraît être do ralentir le cours du clijlo pour favoriser la digestion et l'absorption.
— Bot. Se dit des organes similaires (|ui se touchent par le sonnnot, et Cjuolnuofois des plantes i|ui ont des organes otfraut ce caractùro ; /''euilles, Anthères cumnivuntiîs. Ctisus
CONNIVENT.
— Entom. Ailes conniventes, Ailes de lôpidoplères, qui, étant redrossées, so touchent par quelqu'une de leurs parties.
CONNIVER (Ao-ni — rad. connivence) v. n. Aider, favoriser, au moins par son silence ou son inaction : La plupart du temps, les parents connivent eux-mêmes aux ilt'surdrcs liai n^sultent des unions mal assorties. (Portails.) il Etre de complicité.
CONNOCHŒTES {kon'-no-kè-tèss) n. m. Nom scientifl- 4U0 des antilopes du genre gnou, que l'on emploie comme synonyme de catoulkpas. V. gnou.
CONNOR, village d'Irlande (Ulster [comté d'Antrim;); 6.600 hab. Ville autrefois importante. Siège d'un évèclie fondé au vi' siècle, ot réuni en 14-11 à celui de Devon. Défaite des Anglais par Edward Bruce, en 1315.
CoNNOR (Bernard), médecin et philosophe irlandais, né vers 1666. mort en 1698. Après avoir été médecin de Sobieski en Pologne, il devint professeur à Oxford, puis à Camiiridge, et membre de la Société royale de Londres. Nous citerons do lui : Evangelium medœi seu Medicina mystica de snspensis naturs: legiùus (Londres, 1697), curieux ouvrage qui le lit accuser d^athéisme, et dans lequel il cherche à donner une explication naturelle des miracles bibliques relatifs au corps humain.
CONNOTATIF, IVE {kon'-no — du lat. cum, avec, et notarc, supin notatum, noter) adj. Indiquant à la fois l'idée secondaire et l'idée principale : Termes connotatifs.
— n. m. : Les connotatifs. (Ce nom a été donné par Beauzée à l'article le, la, les.)
CONNOTATION (kon'-no, si-on — rad. connotatif) n. f. Sons plus général qu'on peut attribuer à un terme abstrait, outre'sa signincation propre.
CONNUBIAL, ALE, AUX {kon-nii — du lat. connubium, mariayei alj. Qui a rapport au mariage. (Vieux.)
CONNUBIUM (^i'-om')n.m.Mot latinqui signifie mariage.
CONOBÉE n. f. Bot. Genre de scrofulariacées-gratïolées, comprenant sept espèces américaines.
CONOBRER V. a. Arg. Connaître.
CONOCARDIUM \di-om') n. m. Paléont. Genre de mollusques ]iél'M y|>'j'ios (lamellibranches siphonîens), famille des oaidiides," <;omprenant des coquilles épaisses, à contour irrégulier, avec un grand rostre souvent prolongé eu lame d'épée. (Les couocardium sont répandus du silurien au carbonifère.)
CONOCARPE (du gr. kânos, cône, et karpos, fruit) n. m. Bol. Genre de combrétacées, tribu des terminaliées, réuni par Bâillon aux terininalies.
CONOCARPODENDRONn.m.Bot.Syn.deLEDCODENDHON.
CONOCÉPHALE n. m. Bot. Genre d'ulraacées, de la série des artooarpécs, comprenant sept espèces grimpantes de l'Asie et do l'Océanie tropicales. Il Genre de marchantiéos, réuni au genre fégatelle.
— Entom. Genre d'insectes coléoptères rhynchophorcs, famille des curculionidés, comprenant de grands charançons à tète eu cône allongé, avec le rostre long, robuste, dilaté au milieu et au bout.
— EnctcL. Entom. Les conocéphales, dont on connaît trois ou quatre espèces propres à Madagascar et aux Mascareignes, sont allongés, noir varié de rouge, couverts d'une pruinosité grisâtre; certains sont complètement rouges [conocéphale de Gyllenhalj.Le co~ nocôphale de Guérin {apiocepkalus (îuerini) vit à Madagascar. Le nom do apioccphalns doit t^ire préféré comme plus ancien, et celui de conoct-phale s'a|'pliquer à un genre d'insectes orthoptères.
CONOCÉPHALINÉSn. m. pi. Tribu d'insectes orthoptères sauteurs, iamilli' des locustidés, comprenant des sauterelles à long oviscapte droit, en épée, et à tête haute présentant un tubercule conique sur le front. Genres principaux : conocéphale, méifalod<m. — Un conocéi>hai.ini!:.
CONOCEPHALUS {sé-fa-luss) ou CONOCÉPHALE 11. m. Genre d'insectes orthoptères , type de la tribu dos conocépkalinéa, comprenant des formes grêles, do taille moyenne , do n t l'espèce type est le cunocephalus
CONNIVENT
CONOPS
Conoccplialiis (gr. nat.).
mandibularis do la France méridionale. (Ce conocé^halus est d'un beau vert; il est long do 25 millimètres, et vit dans les lieux arides du littoral circainôditerraiiéen.)
CONOCHILE (/(//■) ou CONOCHILUS iki-luss) n. m. Genre devers rotateurs, famille des Uoscularidés, comprenant dos animah-ules d'eau douce formant des colonies llottantos qui semldentdes granules gélatineux. (Les femelles seules sont ainsi agglomérées ; les milles nagent librement autour. Le connchl/us volvox, de Eranco, est le type de ce genre.)
CONOCUNE n. f. Bot. Syn. de EurAToiRK, ot do stro-
IHKT.lNKfN.
CONOCLYPÉIDÉS n. m. pi. Famille d'oursins irréguliors, compi-eiiaiit les genres conoclifpcs et nrirh/p'-ns, ayant pour caractères (•cjiiiriiiiiis lo test bombé, ovoïde ou rond, les pétales très ouverts vers le bas,lo tour do la bouche pcntagonaI,elc.— £/«coNOCLYPÉiDK.
CONOCLYPEUS ( pé-u-u) n. m.
Paléont. Genre d'oursins, type de la raniillo des conocltjpéidés, qui sont romarquablos par
Conoclyiicu».
Conogiiathe
(gr. 2 fois).
leur grande taille, leur forme en haute coupole, leurs petits tuljercules.
— Encycl. Les conoclypeiis se trouvent depuis lo crétacé jusqu'au miocène; ils sont particulièrement abondants dans l'éocène. On a rapporté à ce genre une espèce vivante [conocbjpcus Sigesbeei), qui doit rentrer près des échiuolainpas.
CONOCRINE OU CONOCRINUS (nuss) n.
Genre de crinoides, syn. de rhizocrinus.
CONODON n. m. Genre de pois.sons acantliupieres , famille des pristinomalidés, caractérisé par une rangée do dents coniques aux deux mâchoires.
— Encycl. Les conodons sont de taille moj^enno ; l'esTièce type est le coTiodon nobilis, de la Jamaïque, lon|j de 24 centimètres, argenté, avec sept bandes verticales brunâtres descendant sur les flancs, et les nageoires brunes.
CONOGNATHE ou CONOGNATHA n. m.
Genre d'insectes coléoptères serricornes, famille des buprestidés. tribu dos buprestinés, comprenant des formes à tète prolongée en museau, à thorax lisse, ayant en dessous une longue saillie.
— Encycl. Les conoffnathes sont de magnifiques buprestes à ély très régulièrement striés, brillant des nuances les plus vives. On en connaît une cinquantaine d'espèces, habitant l'Amérique du Sud.
CONOHORIEn.f. Syn.de RiNORÉE. i! On dit aussi conorie. CONOÏDAL, ALE, AUX (rad. coîîoïde) adj. Moll. Qui ressemble à un cône : Mollusques conoïdaux.
— Bot. Qui se rapproche de la forme d'un cône. CONO'iDE (du gr. kôîios, cône, et eïdos, aspect) adj. A
peu près semblable à un cône.
— Anat. Ligament conoide, Ligament qui attache la clavicule à l'apophyse coracoïde. ii Dents conoldes, Dents canines. 11 Corps conoïde ou n. m. Conoide, Glande pinéale.
— Géom. Surface conoide ou n. m. Conoide, Surface engendrée par une droite assujettie à s'appuyer constamment sur une droite tixe, à rester parallèle à un plan fixe, et à satisfaire à une troisième condition quelconque. (Les géomètres grecs désignaient, sous le nom de conoide, le solide engendré par une section conique tournant autour de son axe.)
— Miner. Se dit de la cassure d'un minéral, quand les fragments présentent en relief ou en creux la surface d'un cône ou d'un conoïde d'une certaine épaisseur. 11 On dit aussi conique.
— Moll. Qui est de forme conique : Bélice conoïde.
— Encycl. Géom. Dans un conoide, le plan fixe est appelé plan directeur. Le conoïde est droit ou oblique, suivant que la droite fixe est perpendiculaire, ou non, au plan directeur. Le plus simple des conoïdes est l'hélicoïde gauche, engendré par le mouvement d'un rayon d'un cylindre de révolution, dont l'extrémité décrirait une hélice. Citons encore \o pai'aùoloide hyperbolique, conoïde à deux plans directeurs.
Si l'on prend la directrice rectiligne pour axe des z et le plan directeur pour plan des xy, la génératrice sera représentée par deux équations de la forme ;
le mouvement de la génératrice sera d'ailleurs réglé par une condition ç (a, ^) = 0;la surface conoïde aura donc jiour équation :
En général, si P = 0 Q = 0 sont les équations do la directrice rectiligne, H = 0 celle du plan directeur, on démontre aisément que l'équation du conoïde est de la forme
et, réciproquement, toute équation de cette forme représente un conoïde.
CONOÏDES n. m. pi. Famille de gastéropodes, composée du seul genre cône. — Un conoïde.
GONOLLY (Jean), médecin aliéuiste anglais, né à Markct-Rusen (comté de Lincoln) en 1795, mort on 1866. Professeur de médecine à. Londres, de 1828 à 1S30, il fut nommé médecin en chef de l'asile de Middlesex, à Hanwell, où il appliqua, pour la première fois en Angleterre, aux aliénés (i839) le système de thérapeutique appelé no restraint-syatem, et qui consiste à supprimer les moyens coercitifs mécaniques. En 1813, il donna sa démission do médecin en chef; il fut l'un des fondateurs do l'asile des idiots d'Earlswood. Son célèbre ouvrage the Treatcment of the insnne without rnechanical restrautts (Londres, 1856) provoqua de vives discussions parmi les aliéuistos; mais sa méthode finit par ôtro adoptée dans les principaux Etats de l'Europe.
CONOMINATION (si-on — du préf. co, Ot do nomination) n. f. Indication simultanée de plusieurs personnes, do plusieurs objets, ayant quelque rapport entre eux.
CONOMITRE n. m. Genre de mousses, tribu dos fissidentées, comprenant des espèces qui vivent dans lob eaux courantes, et dont uno seule habite l'Europe.
CONOMORPHE {morf) n. m. Genre d'ardisiacéos, comprenant des arbustes américains.
CONON, général athénien (fin du v" s.-commoucemont du iv s. av. J.-C). Il commanda une floue en 413. Il remplaça Alcibiado en -iOO, et se laissa bloquer par l'amiral Spartiate Callicratidas dans la raie de Milylène. Délivré par lu victoire d'une autre flotte athénienne aux iles Arginuses, il fut un des amiraux vaincus in ^i^gos- Potamos (-tosl, so réfugia à Chypre avec huit vaisseaux, puis profita de la guerre entre les Lacédénioniens ot les Perses pour obtenir de ces derniers une flotte. Il battit Pisundro devant Cnido (391). cl chassa de toutes les villes maritimes les luirmostcs lacédémonions (3D3). 11 se rendit ensuite ù. Athènes, où on l'accueillit avec enthousiasme. Il relova les murs do la ville (3i>î). Alarmés, les Spartiates intriguèrent à leur tour auprès du roi de Perse. Pour prévenir letrot de ces menées, les Atliénicns députèrent Conon à. Sardes, oiï lo satrape Tiribazo lo fit
jeter en prison. Suivant les uns, Conon fut mis àmort ; suivant d'autres, il s'enfuit â Chypre, où il mourut. Il fut lo père de Timothéo.
Conon (contre), un des plaidoyers civils do Domostbène, composé vers 354. Ce discours a été écrit pour Ariston, citoyen d'Athènes, contre un autre citoyen nommé Conon. Les deux adversaires avaient été tous deux hoi)lites ot en garnison â Panade. Conon n'avait cessé do persécuter Ariston et d'exciter contre lui les camarades. Il avait continue ses tracasseries, alors même que tous deux étaient rentrés dans la vie civilo; oi, un jour, il avait frappé sa victime dans une rue d'Athènes. C'est do tout cela qu'Ariston, un honnête et doux jeune homme, demande justice. Dans le cours de son e.xposé, Démosilièno trace une série de charmants tableaux de mœurs.
Conon de Samos, astronome et géomètre grec (m* s. av. J.-C.). Il fut lié avec Arcbimède, qui lui dédia plusieurs ouvrages de géométrie. Il vécut à la cour de Ptolémée IV Evergète. La reine Bérénice ayant consacré sa chevelure dans un temple d'Aphrodite, cotte oftVande vint à disparaître : Conon déclara le reconnaître au ciel, et donna le nom de Chevelure de Bérénice à une constellation. Il avait composé sur l'astronoraio sept livres qui étaient dédiés à Ptolémée Evergète, et qui ont été utilisés par Hipparque. Il passe pour l'inventeur do la courbe appelée spirale d'Archimède. Il fit un calendrier où étaient marqués les levers et les couchers des étoiles, avec pronostics météorologiques.
Conon, grammairien grec, qui vivait à Rome au temps de César et d'Auguste. Il composa un recueil do cinquante narrations mythologiques et historitiues, qu'il adressa au roi de Cappadoce, Archélaos Philopator. Photios nous en a transmis des extraits dans sa Bibliothèque. Cet ouvrage de Conon était une compilation de mythes et de récits légendaires, surtout de récits relatifs à la fondation des colonies.
Conon, évêque de Tarse, en Cilicie, qui vivait dans la seconde moitié du vi« siècle. Tout ce qu'on sait sur son compte, c'est qu'il devint le chef d'une secte d'hérétiques qui , de son nom, s'appelèrent co?ïoni^es. (C'était une branche peu importante des monophysites. On n'en trouve plus do trace dès la fin même du vi« s.)
Conon, pape de ese à esv. Vieillard vénérable, mais d'une énergie insuffisante, il ne put rien contre les factions qui agitaient l'Eglise. Le seul acte remarquable de son pontificat est la mission qu'il donna à saint Kilian. évêque d'Irlande, pour la conversion de la Germanie.
CONONITE n. m. Hérétique. V. Conon.
Conopalpe (gr. 3fois).
CONOPALPE ou CONOPALPUS
{pnss) n. m. Genre d'insectes coléoptères hétéromères, famille des mélandryidés, comprenant des formes de taille moyenne, allongées, assez cylindriques, vivant dans les arbres pourris. (On connaît deux ou trois espèces de conopalpes, propres à l'hémisphère boréal. Le conopalpus testaceus de France, rare partout, est d'un roux ferrugineux.)
CONOPÉ ou CANOPÉ (du gr. kônôpeion, tente, draperie) n. m. Antiq. Moustiquaire ou rideau pour so proserver de la piqûre des moustifi^ues ; L'umgc des coNopÉs venait d'Egypte. (Chéruel). 11 Dais, ombrelle. 11 Sorte de dais, de pavillon, qui, d'après la liturgie romaine, abrite le tabernacle. (Expression très ancienne ot qui semble disparaître do la langue courante au xvi' s.)
CONOPHALLE n. m. Genre d'aroïdées-pythoniées, renfermant dos espèces de l'indo et des grandes iles avoisinautes.
CONOPHARYNGIE {rin-jt) n, f. Section du genre labenurmontana.
CONOPHOLIDE n. f. Genre d'orobanchacées, renfermant des plantes parasites dos régions chaudes de rAmériquo du Nord.
CONOPHORE n. m. Genre d'insectes coléoptères rhynchophores , famille dos curculionidés , tribu des loboirachélinés, comprenant des charançons d'assez grande taille, à rostre allongé, aux yeux vastes, ovales, peu saillants, à corps oblong. (Los conophores sont d'un brun rougeùtre, pubescents, couverts d'une effloroscence grisâtre. La seule espèce connue, coHopAoï'us aWirfus, habite lo cap de Bonne Espérance.)
CONOPHTALME (du gr. kônos, cône, ot ophthalmos, œil) adj. Zool. Dont les yeux sont on forme de cône.
CONOPIDÉ3 n. m. pi. Famillo d'insoctes diptères brachycèros, comprenant les genres conops, myopa, etc.. Ions caractérisés par leur tronqie cylindrique saillante, toujours coudée au moins une fois, terminée par des lames chitineusos.(Les conopidés sont des mouches de taille moyenne, de formes élégantes ; leurs larves sont parasites des bourdons, des guêpes ou dos criquets.) — un conoimd^.
CONOPODIUM [di-om') n. m. Herbe glabre, do la famille dos ombellifères. tribu des amminéos, que l'on trouve dans les régions tempérées, et surtout aux environs de Pans.
CONOPOPHAGE OU CONOPOPHAGA n. m. Genre d'oiseaux passereaux dent {rostres, famillo des forniicariidés, tribu des formicariinés, comprenant dos formes à bec court, large, aplati et crot'hu; ù patios hautes et longues; à ailes courtes, H queue nulle. N, ,
— Encycl. Les conopopha- ' O"
(fcs, dont on connaît unedouraine d'espèces propres A l'Amérique du Sud Irupioale, sont do la taille d'un moineau, bruns ot roux, variés de noir, avec le vonlro blanc.
Insectivores, ils courout ot sautillout dans les grandes forêts.
CONOPS {nopss) 11. m. Genre d'insoc(os diptère.*!. t\ po do la famillo dos conopûii'â, oompronuut dus mouches âiroitos,
Cunopophcigt).
CONORRIS — CONRAD III
à grosse tête, à abdomen en massue, à livrée rousse, jaune ou ferrugineuse, avec des bandes brunes, rappelant celle des guêpes.
— Encycl. On connaît un grand nombre d'espèces de L-onops. Trente habitent l'Europe; entre autres, le conops rufipes, roux et ferrugineux, avec des bandes noires, commun en France, parasite des criquets (œdipoda); le conops guadrifasciatus^ dans les bourdons, etc. Les couops femelles pondent leurs œufs sur ces divers insectes; les larves pénètrent dans l'abdomen et y vivent comme celles des ichneumons pour eu sortir
à letat parfait. „ , „ ,. - ,
^ ■ Conops (gr. 2 lois).
GONORBIS {biss) n. m.
Genre de mollusques gastéropodes cténobraucbes, famille des conidés, comprenant des cônes fossiles dans les terrains éocènes, et caractérisés par leur forme biconiquo, leur spire élevée, la lèvre échancrée près de la suture. ^Le type de ce genre est le conorbis dorinUor, petite coquille del'éocène de Barton.)
GONOSPERME [spèrm] n. m. Genre de protéacées, compreoani des espèces d'Australie.
GONOSPERMÉES [spèr) n. f. pi. Tribu de protéacées,
ayant pour type le geure coiiospenne. — Une conospermée.
GONOSTÉGIE {slé-ji) n. f. Genre de mélastomacées,
tribu des miconiées, comprenant plus de vmgt espèces,
qui croissent dans l'Amérique tropicale.
CONOSTÈPHE [sti^f") n. m. Genre d'épacridées, tribu des styphéiiées. renfermant une seule espèce qui croit dans le' sud de l'Australie.
GONOSTOMB [stom') n. m. Genre de mousses, de la tribu des bartramiées, vivant dans les régions froides.
CONOSTYLE {stil') n. m. Genre d hémodoracées, croissant dans le sud de l'Australie, il Syn. de conomokphe.
GONOTÈLE ou GONOTELUS [té-luss) n. m. Genre d'insectes coléo[)tères clavicornes, famille des nitidulidés, comprenant des formes très petites, allongées, à abdomen découvert, pointu, à élytres courts. (Les conotèles ressemblent à de petits stapliylins ; on eu connaît une douzaine d'espèces, propres à rÂmérique centrale et méridionale. Le conotelus cotiicus des Antilles est brun.)
GONOTEUTHIS {tiss) a. m. Paléout. Genre de mollusques céphalopodes dibranchiaux, sous-ordre des décapides, famille des bélemnitidés, comprenant des formes fossiles dans le terrain aptien de France et le gault d'Angleterre, et qui ne sont connues que par des débris de phragmocône. CONOTHAMNE n. m. Bot. Section du genre mélaleuque. GONOTRACHELUS [ké-lnss) n. m. Genre d'insectes coléopières rhyncbopbores, famille des curculionidés. tribu des cryptorbynchinés, comprenant de petits charançons grisâtres ou roux, caractérisés par leurs antennes à massue ovale, à articles distincts, leurs cuisses postérieures courtes. (Les conotrachelus, dont on connaît cent vingtcinq espèces, n ont, en général, que quelques millimètres de long ; ils habitent l'Amérique du Sud.)
CONOTRICHIE n. f. Bot. Syn. de manettie. CONOTTES n.f. pi. Nom donné, dans quelques localités, aux deux bras de la charrue.
GONPAN n. m. Métrol. V. compan.
CONQUASSANT {koua-san), ANTE [du lat. conquassans, secouant fortement] adj. Méd. gui. brise, qui abat, qui rompt les forces. (Se dit particulièrement des douleurs vives de la pariurition.)
GONQOASSATION [koua-sa-si-on) n. f. et CONQUASSER (koua-sé) V. a. Syn. inusités de concassation et de cun-
CASSEB.
GONQUE (du lat. concha; gr. konhhê, coquille) n. f. Moll. Grande coquille bivalve, dont le genre n'est pas bien précis, mais que l'on peut cependant rapporter presque toujours aux tridacnes ou bénitiers. Il Animal qui habite ces coquilles, il Conque de Vénus, Nom de plusieurs coquilles du genre Vénus et dune bucarde. — Nom impropre des porcelaines ; Conque de Vénus épineuse.
CONQCE DE VENDS mâle. CONQCE DE
VÉNUS orientale. Il Conque iuilée, Bucarde isocarde, il Conque exotique, Bu- ::arde contessie. il Conque sphérique, .Nom vulgaire de quelques coquilles du
fenre tonne, n Conque de Neptune ou de 'riton. Grand triton, n Conques anatifèreu, Ancien nom des anatites.
— Parext. Objet ayant la foi-me d'une conque : Les conques d'une fleur, il Vase ayant la forme d'une conque : Une CONQUE en arqeni.
— Anat. Cavité profonde du pavillon do l'oreille, où s'ouvre le conduit auditif. Conque.
— Antiq. rom. Mesure do capacité
équivalente à la moitié du cyathe, ou à un peu plus de ot,02.
— Archit. Ancien nom de l'absido ou partie semi-circulaire qui termine la grande nef d'une église.
— Artill. anc. Grosse pièce d'artillerie, plus large vers la bouche qu'à la culasse.
— Bol. Conque marine, Tremelle coriace qui croît sur lo saule. Il Conque oreille. Groupe incohérent de champignons dont le chapeau est contourné en formo d'oreille.
Il Conque oreille frisée^ Espèce do tremelle qui croît sur ïe frêne et le noyer.
— Min. Petite caisse en bois, dans laquelle on place le ainerai riche à mesure qu'on le recueille, i)our lo trans-
Eorter ensuite, soit directement au four, soit simplement à X chambre d'accrochage, suivant la disposition de la mine.
— Mus. Longue coquille recourbée ou en spirale, dont sonnaient les tritons, d'après la Fable, il Gros buccin qu'on perce à son extrémité et dont on tire dos sons très intenses, li Instrument on usage dans les armées chinoises, pour les appels et le signal do la retraite.
— Verr. Nom sous lequel on désigne un vase en verre de forme spéciale, rappelant celle d un coquillage.
— n. f. pi. Famille de coquilles bivalves, de formes régulières : CoNQUfcJS fluviatiles, marines. — Une conque.
— Encycl. Kelig. Conque sacrée. On appelle ainsi une grande co<iuille marine, du genre turbinella râpa, qui se pêche surtout sur la côte orientale do Tlndoustan. Elle a longtemps servi de trompette de guerre et sert actuellement encore d'instrument de musique religieuse dans l'Inde, dans toute l'Indo-Cliine, au Japon et au Thibet. Les Hindous, qui la nomment çankha, l'ont donnée pour attribut à plusieurs de leurs divinités. La conque la plus recherchée est celle qui a ses volutes dirigées de gauche k àToiiQ [dakshinâvartta), anomalie d'ailleurs très rare: elle est tenue pour sacrée, et se paye, aujourd'hui encore, jusqu'à mille roupies et plus. V. çankha.
GONQUÉRAMMENT {ké-ra-mau) adv. En conquérant. ^luus.)
CONQUÉRANT iké-ran), ANTE Trad. conqitéiir] adj. Qui fait ou a fait des conquêtes : Tout peuple conquérant «em conquis. (Latena.)
— Fam. Se dit de ceux qui prétendent faire la conquête des dames : Prenrfre «n air conquérant. Al'oîV des inteïitions conquérantes.
— n. Personne qui fait, qui a fait des conquêtes : Toul conquérant est un fou. (J.-L. Mabire.)
— Fig. Personne fiére, hautaine, qui a un air vainqueur, UQ air dominateur, il Ce qui exerce une sorte de domination : La pensée est une conquérante.
— Fam. Personne qui fait des conquêtes parmi les individus d'un autre sexe : Si j'avais à revivre, je voudrais être une aimable conquérante. (Fontenelle.)
CONQUÉRANTS {ké-ra7t) n. m. pi. Hist. relig. Nom donné aux anabaptistes dont Muncer était le chef. -^ Un conquérant.
CONQUEREUIL, comm. de la Loire-Inférieure, arrond. et à G2 kilom. de Saint-Nazaire, près du Don ; 1.510 hab. Ch. de f. Ouest. Ardoisières. En 982 et 992. défaites de Conan, comte de Rennes, par Guérech, comte-évéque do Nantes, d'abord ; puis par Foulques Nerra, comte d'Anjou.
CONQUÉRIR {ké — du lat conquirere, rassembler i Je conquiers, nous conquérons, vous Cù7\quérez, ils conquièrent. Je conquérais, nous conquérions. Je conquis, nous conquîmes. Je conquerrai, Jious conquerrons. Je conquerrais, nous couquen'ions. Conquiers, conquérons, conquérez. Que je conquière, que nous conquérions, que vous conquériez, qu'ils conquièrent. Que je conquisse, que nous conquissions. Conquérant. Conquis, ise) v. a. Soumettre par la force des armes, et, au tig., Obtenir par ses efforts, amener à soi, gagner: Conquérir des provinces, c'est bien; conquérir des esprits, c'est mieux. (V. Hugo.) Conquérir le ciel, l'estime.
— Par ext. Se procurer la possession de, étendre sa dom ination sur ; Conquérir sur la mer l'emplacement d'une ville.
Conquis (ki), ise part. pass. du v. Conquérir.
— Fam. Trniler en pays conquis. Traiter avec hauteur, sans ménagement : Des atnis indiscrets qui traitent votre maison en pays conquis.
— Substantiv. : Les conquis. Les peuples, les hommes soumis par un conquérant.
Se conquérir, v. pr. Etre conquis, li Faire la conquête l'un do l'autre.
Conques (lat. Conckse), ch.-l. de canton de l'Aveyrou, arroud. et à 30 kilom. de Rodez, près du Dourdou, afrtueut du Lot; 1.117 hab. A Conques était une abbaye que les Sarrasins ruinèrent, et que l'ermite Dadon rétablit avec l'appui de Louis le Débonnaire, alors roi d'Aquitaine (vers 800). Elle dut son importance à la possession des reliques de sainte Foy, vierge chrétienne martyrisée à Agen.
Ces reliques valurent au monastère de Conques de grands biens jusqu'en Alsace, en Angleterre, en Espagne. L'abbé de Conques prit rang immédiatement après les évêques de la région. L'église de Conques, monument historique, fut construite au XI' siècle (1035-1107) poursorvir d'église au monastère.C'est un des plus beaux spécimens de l'art roman auvergnat. On admire surtout son chevet orné de cinq absidioles, ses trois clochers et le tympan du portail où est sculpté un dramatique jugement dernier. On peut citer aussi son trésor qui renterme des pièces d'orfèvrerie très anciennes, lo reliquaire appelé A de Charlemagne, une statue en vermeil do sainte Foy. — Le canton a 6 comm. et C.728 hab.
Conques, ch.-l. de cant. de l'Aude, arrond. et à 7 kil. de Carcassouno, sur l'Orbiel, affluent de l'Aude ; 1 .53 1 hab. Restes d'un donjoa du xiv« siècle. Eglise gothique. Les seigneurs de Concfues, vassaux des vicomtes de Carcassonne, furent dépossédés par la croisade des Albigeois. La ville, administrée dès lo xiv" siècle par des consuls, prospéra aux xvii» et xviiP siècles, grâce à des fabriques do drap. — Le canton a 10 comm. et 5.352 hab.
CONQUET (LeJ [Saliucanus portus de l'époiiue galloromamej, comm. du Finistère, arrond. et à 27 lîilom. de Brest; 1.595 hab. Quartier du 2" arrondissement maritime. Elève do bestiaux et particulièrement de chevaux. (On appelle chevaux du Conquet les chevaux élevés sur le littoral de cette extrémité de la Bretagne.) Usines où l'on extrait des herbes marines la soude et l'iode. La mer qui baigne Le Conquet est parsemée d'iles (Ouessant, Molène, etc.), d'écueils qui, avec les traces de forêts submergées, trouvées au Conquet dans la plage des Blancs-Sablons, attestent que lo Fuur, passage entre la Manche et l'Atlantique, a été produit par rôt)oulement des terres. — A 2 kil. an S., les ruines do l'abbaye do Saint-Matfliieu et un phare couronnent la pointe la plus occidentale de la France.
Eglise de Conques.
CONQUET (ké — du lat. conquisitum, eu anc. franc, con- QUEST) n. m. Dr. Chose acquise par industrie.
~ Adjectiv. : Les biens sont propres^ ncuvÈxs ou coti<ivkTs. (Montesq.)
— Encycl. Dans notre ancien droit, on appelait conguêfs les biens acquis pendant la communauté existant entre h; mari et la femme, tandis que les acquêts étaient ceux acquis avant le mariage. D'où l'adage : Conquèts se font par deux, acquêts se font par un. Aujourd'hui, on dit indifféremment conquèts ou acquêts de communauté pour désigner les biens qui entrent en communauté durant lo mariage, et les distinguer des propres.
CONQUÊTE (^e7' — même étymol. qu'à l'art, précéd.) n.f. Action de conquérir dans tous les sens de ce verbe : La cONQUÈTK d'un royaume, d'un cœur. JSotre lan<jue et nos belles-lettres ont fait plus de conquètks que Charlemai/ue. (Volt.) Il Résultat de cette action, chose ou pays conquis ; En moins d'un an, Napoléon perdit toutes ses coNQUÊTiiS.
— Spécialem. Action d'inspirer de l'amour, il Fam. Personne dont on a conquis le cœur : Mener sa conquête au théâtre.
— Pays de conquête. Pays conquis. Il Vivre comme en pays de conquête, Vivre eu maître, commander, ne pas se gêner, n Air de conquête. Air vainqueur, air suflisaut et prétentieux, particulièrement en amour.
— Hist. Place de la Conquête, Nom que Napoléon I*' fit donner à la place Vendôme, à l'époque de l'érection de la colonne qui en occupe le centre.
— Hortic. Nom de quelques variétés et de tulipes.
— Allus. littér. :
Et par droit de conqw'te et par droit de naissance, Vers qui se trouve au début de la Henriade, de Voltaire, et qu'il a pris mot pour mot dans le poemo de Henry le Grand, par l'abbé Cassagne. (Dans l'application, ce vers signifie qu'on a sur une cTiose des droits indiscutables.)
— La plus noble conquête que rbomme aitiamaisfaite..., Allusion au début d'un morceau fameux de Buffon, sur lo cheval. (Dans l'application, ces mots se disent, sur un ton familier, de toute chose dont on veut exagérer plaisamment l'importance. En parlant d'un mauvais cavalier, on retourne quelquefois la citation, et l'on dit : La plus noble conquête que le cheval aitjaynais faite, c'est l'homme.)
CONQUÊTER {kè-té — rad. conquête) v. a. Conquérir. (Vieux.)
CONQUETTE (kèt') n. f. Nom de plusieurs variétés d'œillets.
CONQUINAMINE (Ai) n. f. Alcaloïde qui se trouve dans une seconde écorce de certains arbres à quinquina.
CONQUININE (ki) n. f. Nom donné quelquefois à la quiuidino. Il Ou écrit aussi conchinine.
CONQUISITEUR {ki-zi — lat. conqitisilor ; de conquirerc, supin conquisitum, chercher) n. m. Antiq. rom. Officier qui était chargé do rechercher ceux qui tentaient de se soustraire au service militaire, et de leur faire prêter le serment.
GONQUISTA (Basco, comte he La), marin espagnol. V. La Con(juista.
CONQUISTADOR [ku-iss — mot espagn. signif. conquérant) n. m. Nom donné aux aventuriers espagnols qui, à différentes reprises, allèrent conquérir l'Amérique. Il PL i>e5 conquistadores {rèss).
Conrad ( saint ) , prélat allemand, mort en 976, appartenait à l'illustre maison des Guelfes. Il fut élu évêque do Constance en 934, fonda des églises et un hôpital, et laissa ses biens aux pauvres. Conrad fut canonisé sous le pontificat de Calixte II, vers 1123.
— Fête le 26 novembre.
Conrad F% roi de Germanie (911-918), tils de Conrad de Lahngau, duc de Franconic, et de Glismut, fille d'Arnulf. Premier roi élu en dehors des Carolingiens, il ne put se faire reconnaître des Saxons, Bavarois et Alamans.
Il ne fut pas plus heureux contre Henri l'Oiseleur en Thuringe (912), ni contre Reiner de Lorraine. Il désigna pour son successeur son adversaire Henri l'Oiseleur. La féodalité se constitua définitivement en Allemagne sous son régne,
Conrad II, dit le Salien, empereur, né vers 990, élu roi en 1024, couronné empereur le 26 mars 1027, mort à Utrecht ou 1039- C'est le fondateur de la dynastie franconienne. 11 succéda à Henri II, et fit de nombreuses guerres pour pacifier l'Allemagne. En 1026, il prit la couronne do fer à Milan et, après son couronnement à Kome, il dut revenir étouffer des révoltes en Alamanie, Rhétie et Bavière. Il fut moins heureux contre la Pologne. Eu 1036, il fut appelé à réprimer des troubles qui avaient éclaté en Italie, mais son armée fut décimée par la maladie et il dut repasser les Alpes, tint une dièie à Soleure, où il fit jurer fidélité à son fils Henri, couronné roi de Bourgogne, puis il parcourut l'Allemagne, rétablissant la p»'x partout, et mourut peu après.
Conrad m, de Holienstaufen, empereur d'Allemagne, né en 1093, élu le 7 mars 1138, mort à Bamberg le 15 février 1152; c'est le fondateur de la dynastie dos Hohenstaulen. A la mort de Henri V, les grands élurent Lotbaire, duc de Saxe. La guerre éclata entre les grands, (|ui voulaient dépouiller les Hohenstaufeu de l'héritage privé des empereurs franconiens, et l'empereur appuyé sur les Welfs et les Zxhrimjen. Conrad prit le titre de » roi » (1127), se fit couronner à Monza et excommunier par le pape. C'est là l'origine de la querelle dos guelfes et dos gibelins. Conrad se réconcilia avec Lothaire. et, après la mort de celui-ci, il fut élu et couronné A Aix-la-Chapelle. Mais la lutte continua entre Conrad et Henri de Saxe, qui fut dépouillé de la Saxe, puis de la Bavière. Une^ réconciliation eut lieu, mais ne fut que temporaire. En 1147, Conrad prit la croix, mais ses soixanto-dix mille cavaliers
Conrad I'' (Bibliothèque nationale).
lurent liécimôs on Asie Miaouro. II rejoignit lo roi do Kraïuo ou Palestine, ot, après l'ôchoc delà croisade, revint découragé tm Allemayuo.
Conrad IV, omporour d'Allomagno, nô à Acdha on 152S, rui des Romains on 1237, cnipcrour on 1230, mort ù Luvi'llû on 1251. Fils de Krëdoric II, il ont à lutter contre TAïUicésar Kaspo, qui le battit à Francfort (1216), contre (iuillaumo do Hollande, qui lo battit égalomont à Oppcnlioiin (1251). Kxcommuoiô par lo pape, qui prôcha une croisauo contre lui, il redescendit en Italie, reprit lo royaume do Naples soulevé, ot mourut peu après do la lièvre, laissant un tils de deu.v ans, Conradin.
Conrad V on Conradin, le dernier des Hohenstaut'on,ducdo Souabe, no à Wolfstein, près Laudshut.en 1252, décapité à Naples eu 12*iS. Fils de Conrad IV et d'Eléonoro do Bavière, il fut élevé à la cour do Bavière. Appelé par les gibelins, il se rendit en Italie avec .son ami Frédéric do Bade, pour reconquérir le royaume de Naples. Excommunié par lo pape, il s'empara de Rome ; sa riotte, alliôo a celle des Pisans, fut victorieuse. Il marchait vers Luceria, qu'il voulait débloquer, quand Charles d'Anjou le vainquit à Tagliacozzo (23 août 126àl. Arrêté dans sa fuite par le baron Frangipani, il fut livré à Charles d'Anjou, qui le tint enfermé avec ses compagnons, avant de le livror à un simulacre de tribunal qui le condamna à mort. L'exécution eut lieu en présence do Charles d'Anjou et devant un immense concours de peuple (oct. 1268) à Naples; neuf autres do ses amis furent exécutés avec lui. Ce meurtre fui la cause première des Vêpres sicilwnne$.
Conrad le Pacifique, roi de la Bourgogne transiurane et de Provence (mort en 993), succéda à son père, Rodolphe II, en 937. Son règne ne fut signalé que par la destruction, en 950, des bandes de Sarrasins et de Hongrois qui dévastaient le pays. Il avait épousé en secondes noces (95S) Mathilde, fille àe Louis d'Outremer.
Conrad de Mayence (ou Conradus episcopus),
chroniqueur allemand, vivait vers 120i). On a do lui : ChronicûH rerum moguntiacarum, qui va de 1140 à 1251.
Conrad, évêque d'Utrecht, né en Souabe, assassiné à Utrecht le 14 avril 1099. II avait été précepteur de l'empereur Henri IV, dont il prit le parti contre Grégoire VIL 11 a laissé : Pi'o imperalore contra papam.
Conrad de Souabe, général allemand, qui se distingua durant les guerres contre les guelfes d'Italie, à la tin du XII' siècle, et dont les Italiens disaient qu'il avait une jnosca iH cen-ello (» une mouche dans la cervelle "). Marquis d'Anoône et prince de Ravenne (1172), il obtint, en 1195, le duché de Spolète.
Conrad, marquis DE Tyr et DE MoNTFERRAT, fils de Guillaume III, dit le «Vieux ». Après avoir pris part aux guerres d'Italie contre Frédéric I", il s'embarqua pour la Syrie (U8Ô;. Il forea Saladin à lever le siège de Tyr, et, après avoir rejoint l'armée des croisés devant Antioche, il allait être nommé roi de Jérusalem, quand il fut poignardé par des émissaires du Vieux de la Montagne (1192).
Conrad (le clerc) [der Pfaffe Konrad], ecclésiastique, originaire de la Franconie rhénane, qui composa à la cour de Henri le Superbe, vers 1135, sa célèbre Chanson de lio~ land [liolandslied], ou plutôt adapt-a en allemand le poème français do ce nom. Conrad est le premier de cette nombreuse lignée de poètes-traducteurs allemands qui firent fiasser dans leur langue les œuvres importantes de la ittérature française du moyen âge. Conrad, qui savait médiocrement le français, a altéré assez sensiblement le caractère de son original. L'idée patriotique a disparu de son oeuvre, ce qui s'explique aisément, la « dolce Franco « n'étant pas sa patrie. En revanche, son Charlemagno est un empereur allemand. De plus, Conrad a transformé la lutte de races en une guerre religieuse, une sorte de croisade. 11 a aussi fait à l'idée religieuse une part plus importante que le trouvère français. Malgré ces modifications, lo poème de Conrad présente un enchaînement logique et clair. Il se distingue aussi par la simplicité, la variété et le charme de la Tangue. Conrad est vraisemblablement l'auteur de la Chronique des empereurs {Kaiserchronik).
Conrad de Fussesbrunnen. poète autrichien qui, outre des poésies profanes aujourd'hui t^erdues, écrivit , vers 1210, une Enfance de Jésus {Kindlieit Jesu).
Conrad de Furstenberg, mort en 1227, abbé général do l'urdre de Citeaux (1217), cardinal et évcquo do Porto (1219), prêcha la croisade contre los albigeois ot une aussi contre les musulmans. On a do lui : ConstUutiones in Ge)'mania pro cleri rcformatione ot De erroribus Albigensium.
Conrad de Lichtenau, chroniqueur allemand, mort on 12U). 11 appartenait à une vieille famille souabe, fit un séjour assez long à la cour impériale avant d'Ôtro nommé abbé du couvent des prémontrés d'Ursperg (1215), où il continua lo Chronicon d'El^kebardt d'Ursperg, do 1101 à 1229 (Mon. ijcrm. hist., Scriptot^es XXIIJ).
Conrad le Roux, duc de Lorraine, de 944 à 953, gendre d'Otton 1'% roi do Germanie. Ayant suivi LuidolC, duc do Souabe, dans sa révolte contre co roi, il fut dépouillé de sou duché. Il appela à son secours los Magyars, qui dévasteront la Lorraine. Eu 954, il se récouci!ia«avoc ôtion I", qui lui rendit ses domaines de Franconie, mais non son duché do Lorraine. Il fut tué aux côtés du roi, en combattant los Magyars à. la bataille du Lechfold (955).
Conrad, comte de Hochstadkn, archevêque doCologno (1238-1261), prit parti pour Grégoire IX contre Frédéric II, ot eut à lutter contre tous ses voisins, couronna Guillaume do Hollande (1248), se brouilla avec lui, tit élire Ricliard do Cornouailles (1257) et lo couronna à. Aix-la- Chapelle. Il augmenta la puissance ot la richesse des archevêques, et lutta avec succès contre Cologuo qu'il soumit enliérement à son pouvoir (1259).
Conrad de "Wurzbourg, poète allemand, mort & Bâle en 1287. Conrad s'essaya dans les genres les plus divers, depuis le grand poème épique {Guerre de 7'roic), qui ne lui réussit guèro, son esprit manquant de tu vigueur nécessaire pour dominer une vaste matière, jusqu'à ta clianson. Il excella dans la nouvelle : VKtnpfreur Olhon, où il raconte un acte do courage du chevalier hoiiri do Kempten ; la Lt't/ende du crur, dont lo sujet est l'histoire bien connue d'une fommo £i qui son époux fuit manger lo cœur do son amant; Enr/vlnart et hngetlrut,
exemple d'admirable amitié ; la Récompense du monde, exposition allogorinue des déceptions réservées à ceux qui recherchent les joies de la terre ; Loltenyrin, version de la légende française du Chevalier au ciji/ne, sont autant d'œuvres intéressantes, écrites dans un style aisé et avec un très grand souci de la versification. Ces mérites se roncontreul aussi dans ses légendes pieuses {Alexis, Silvestre, Pantaléon)y et dans sa For<je d'or, poème en l'honneur de la Vierge. Conrad n'est peut-être pas l'auteur du Tournoi de JVanlts, qui lui a été longtemps attribué.
Conrad d'Aromenhusen, moino suisse qui écrivit en 1537 son Livre des échecs (Schachzabolbucn), le plus populaire dos poèmes allégoriques allemands se rattachant au jeu d'échecs.
Conrad d^Heresbach, théologien allemand, né à Heresbach en I4y6, mort en 1576. Il fut précepteur, puis conseiller intime de Guillaume de Clèves, entra en correspondance avec Erasme, et c'est dans une lettre qu'il lui écrivit que se trouve la lielatiofi de la prise de Munster par les anabaptistes, en 1534. 11 a laissé quelques ouvrages, uotamment : Libri duo de educandis principum liberis {Fvaacfort, 1592).
Conrad de Marbourg, dominicain allemand, mort en 1233. Il fut confesseur du landgrave Louis de Thuringe et de sa femme Elisabeth, puis fut nommé, par Grégoire IX, inquisiteur pour l'Allemagne (1332). Il se signala par la vivacité de son zèle contre les hérétiques, et périt assassiné dans une embuscade. On a de lui ; Epistola ad papam de miraculis Sanctx Elisabeth^ (Cologne, 1653).
Conradi (Jean-Georges), musicien allemand, né dans la seconde moitié du xvii* siècle, fut maître de chapelle à Œttmgen, 11 fut, dit-on. l'un des premiers compositeurs qui firent jouer des opéras allemands sur lo théâtre de Hambourg, où l'on ne connaissait jusqu'alors que les opéras italiens. Quelques-uns de ses ouvrages obtinrent d éclatants succès. On cite, parmi les plus importants : Ariane (1691); Dïogéne (1691); Numa Pompilms (l69l); Carolus maynus (1692); Jérusale7n, première partie (1692); Jérusalem, deuxième partie (1692) ; Sigismona{l693)] Genséric (1693), et Pygmalion \,1&9Z).
Conradi (Auguste), musicien allemand, né et mort à Berlin (1821-1873), fut élève en cette ville de Rungenhagen. Maître de chapelle à Stettin en 1849, il fut successivement chef d'orchestre du théâtre de Kônigstadt à Berlin, puis à Dusseldorf, à Cologne, et enfin au théâtre KroU, de Berlin. Il a fait représenter à Berlin les opéras suivants : Hubezahl (I847J; Muza, dernier prince des Maures (1855); la Madone Sij-tine (1864); le Valet Rupert i\86ô); Voilà bien les femmes (1867) ; Dans les vignes du Seigneur (1867); etc. On connaît encore de cet artiste ime quantité d'œuvres musicales diverses.
GONRADIE (di — de Conrad de Gesner, natural. et mcd. suisse) n. f. Bot. Syn. de pkntaraphie, macranthère,
et TOFIKLDIE.
CoNRADlN. Hist. V. Conrad V.
CoNRADiN DE BoRNADA, dit le Bienhoureux,
dominicain italien, né près de Brescia en 1392, mort en 1429. La peste ravageait Bologne, lorsque, cette ville étant entrée en guerre avec le pape, il publia l'intordit lancé contre elle par ce dernier, et accusa les Bolonais d'attirer sur eux, par leur conduite envers le souverain pontife, le fléau qui les décimait. Les Bolonais le jetèrent alors en prison. H fut emporté, quelque temps après, par la peste. On l'a appelé le Bienheureux, bien que l'Eglise uo lui ait pas décerné ce titre.
CONRADINE n. f. Genre de labiées-saturéinées-mélissées, dont la seule espèce conaue est un sous-arbrisseau de la Floride.
CoNRARD (Olivier), cordelier et poète français, né dans le Gâtinais, vivait au xvi* siècle. Il se fit connaître par des Poésies latines (Paris. 1530). Le plus curieux de ses ouvrages est son Miroir des pécheurs (Paris, 1526), écrit en latin, et qu'il traduisit lui-même en vers français.
CONRART (Valentin), littérateur dans lo salon duquel prit naissance l'Académie française, né à Paris en 1603, d'une famille calviniste, mort en 1675. Ignorant lo grec ot lo latin, mais très versé dans los langues italienne et espagnole, habitué de l'hôtel do Rambouillet et, plus lard, des samedis de M"* de Scudèry, il réunit, dans sa maison de la rue Saint-Martin, Chapelain, Godeau, Gombault, les doux Habert, Malleville et Sorisay, dont Richelieu fit les premiers membres de la Compagnie. En 1635, lorsiju'ello eut été constituée par lettres patentes, Conrart on fut élu secrétaire perpétuel ; il était aussi conseiller et secrétaire du roi. Conrart a passé sa vie à lire ot à compiler, mais il n'a presque rien publié. Il a laissé des manuscrits au nombre do dix-huit volumes in-folio et do vingt-quatre in-4'', déposés â la bibliothèque do l'Arsonal, et dont L. Paris a donné la table dans te Cabinet historique. Tallemantdos Réaux, Liniôro, Boiloau ont été sévères pour cet excellent homme, qui a mérité, par sa bienveillance, la pureté de son goût et la droiture de son jugement, l'amitié fidôlo et les éloges de la plupart do ses contemporains.
— Allds. LiTTÉK. : Imiter de Conrart le allencfl prudent. Aphorisme tiré d'un vers do Boiieuu dans sa première épitre. {Lo satirique a dit " J'imite de Conrart... ■ D'après lui, c'était dans ta crainte de no rien donner do bon que Conrart no publiait rien. Ce " silence prudent « est devenu proverbial ; on l'applique À tous ceux qui, pour une raison ou une autre, ont la précaution do se taire.)
CONRINO (Hormann). érudit hollandais, né ù Nordon (Frise orientale) en 1606, mort en 1681 à Helmstodt. Il connaissait à fond la médecine, le droit, la théologie, l'histoire, la physique, la philologie, etc., fut nommé, en 16H2. professeur do philosophie & Helmstodt, et écrivit environ deux cents ouvrages, qui ont été réunis on partie sous le titre de : Opéra omnia ilïrunswick, 1730). Louis XIV lui lit une pension. — Une de ses filles, Marik-Sophik, épousa lo docteur Schelhnmmor, et composa dos poômos, des ouvrages sur l'économio domestique, etc.
CONRINOIE Iji ) n. f. Genre do crucifèros-chétranthéossisyiiibnnées, ronformant des herbes do l'Europe méridionulo el de l'Asie occidenialo.
CONROY iro-a) ». m. Nom donné, dans le contre do lu France, ù des terres très argileuses ot imperméables aux eaux pluvialofi.
CONRAD IV — CONSANE
CONSAARBRUCK, village d'Allemagne (Prusse-Rhé-
nanei, près du confluent de la Sarre ot de la Moselle ; 1.200 liab.— Pendant la guerre do Hollande sous Louis XIV, les Français avaient enlevé Trêves à l'Electeur. Le duc Charles de Lorraine et les deux princes de Brunswick se coalisèrent pour rendre cette ville à son possesseur. A la tèto de 20.000 hommes, ils attaquèrent (16*5) le maréchal do Créqui, commandant 15.000 hommes, dont le camp était établi près de Consaarbriick, au confluent de la Sarre et de la Moselle. Créqui, vaincu, se jeta dans Trêves; mais la ville dut se renoro peu après, ot le maréchal fut fait prisonnier.
CONSACRANT {h-an), ANTE adj. Qui consacre : Paroles
CONSACRANTES. (BûSS.) EvêquC CONSACRANT.
— Substantiv. : Le consacrant et le consacré. (On dit plus souvent consêcbateur.)ii Prêtre qui consacre le pain et le vin : Le consacrant se comynunie lui-même.
CONSACRER (lat. consecrare ; de cum, avec, et sacrare. sacrerj v. a. Bénir avec certaines prières qui rendent une personne ou un objet apte à être voué à un service "religieux : Consacrer un prêtre, une église, un cimetière, un calice, il Dans la religion catholique. Changer, par les paroles sacramentelles, au corps et au sang de .1 ésus-Christ : Consacrer le pain, le vin, des hosties. — Absolum. : Le prêtre ne consacre pas le vendredi saint, ii Rendre auguste, vénérable : Consacrer toutes ses actions par la sainteté du but qu'on leur assigne. :i Regarder comme sacré : Qui le premier a consacré un chat ? — C'est apparemment celui qui était le plus incommodé des souris. (Volt.)
— Fig. Sanctionner, affermir, rendre durable : L'usage consacre l'abus.
— Co)isacrer à. Vouer, dédier par des prières spéciales : Consacrer u«e chapelle À la Vierge, ti Dévouer, employer, appliquer à : Consacrer tout son temps av travail.
Consacré, ée part. pass. du v. Consacrer.
— Substantiv. Personne qui a reçu la consécration : Les