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V. CONSONANCE

— Gramm. Qui se termine par le même son : Afots consonants. Phrases consonantes. ii Qui s'unit aux voyelles pour former avec elles des sons articulés : Lettres consonantes. (On dit plus ordinairement consonnes.)

— n. f. Mus. Grand instrument qui tenait do la harpe et du clavecin, et dont l'invention est due à l'abbé Dumont.

— Gramm. Consonne, lettre qui s'articule avec les voyelles.

— Anton. Dissonant, ante.

CONSONANTIQUE adj. Qui a lo caractère de consonne.

CONSONANTISME {tissm'} n. m. Système des consonnes d'une langue.

CONSONNE (lat. consona; proprem. « qui sonne avec la voyelle n) n. f. Gramm. Lettre qui ne représente pas un sou, mais le mode d'articulation des voyelles qu'elle accompagne, de façon qu'elle ne peut sonner ou être entendue qu'avec une autre lettre : L'orthographe ancienne n'aimait pas l'accumulation des consonnes. (E. Littré.)

— Adjectiv. : Lettres consonnes.

— Kncy'cl. L'union ou la combinaison d'une coyxsonne avec une voyelle, qui produit une articulation, ne peut se faire que par une seule émission do voix. Cette combinaison so fait pourtant d'une manière successive, et l'oreille distingue très bien les éléments qui entrent dans la combinaison.

Les consonnes peuvent être classées de différentes manières. Quand la consonne est émise avec un courant d'air sonore, elle est dite sonore (ou faible), comme b, d, g; quand elle est émise avec un courant u'air muet, elle est sourde (ou forte), comme p, t, c. Lorsque lo courant d'air s'échappe brus(|uement, la consonne est momentanée, instantée ou explosive : b, p, t, d, c, g ; quand un obstacle la force à passer lentement, la consonne est appelée continue, spirante ou fricative: f, s, r, r, m, n. Les momentanées sont dites, bien improprement aspirées, quand leur émission est accompagnée d'une forte expiration. Certaines consonnes peuvent dovomr mouillées, comme l dans quille ou n dans digne. Les consonnes sont dites vibra/Ues, quand lo courant d'air est arrêté par la langue ot vibre ou coule sur sos côtés {l, r) ; liquides, quand la prononciation en est coulante (/, hi. n, r); sifflantes, quand elles se font entendre avec un sifflement, etc.

Les consonnes sont encore divisées en différentes classes, suivant l'organe qui sort le plus à leur formation; ainsi, on appelle labiales {b, p, f, v) celles qui proviennent des lèvres; linguales, celles qui sont produites princii)aloment par la langue; vélaircs ou palatales, celles que lo palais contribue à former Ik, g); dentales, colles oui sont produites surtout par les (lents [d, t); nasales, celtes qui résonnent dans le nez [m, n), ot gutturales, celles qui sont produites dans lo voisinage du gosier (c, k; g). Pour pou qu'on veuille entrer dans le détail, il y a un très grand nombre de classifications do consonnes et do termes pour les désigner.

Le nombre des consonnes écrites no correspond pas, en français, à celui des consonnes parlées. S'il y a, dans celte langue, plusieurs consonnes qui produisent lo mémo son, il y en a d'autres qui ne répondent à aucun son particulier; tel est lo T, par oxomplo, qui n'est autre choso qu'une lettre double. D'un autre côté, dos consonnes véritables ne sont pas figurées par un caractère uniiiuo et spécial comme cela a heu pour le ch de cheval, lo gn d'ignorer. Ce défaut existe plus ou moins dans to.itos les langues.

CONSONNER {so-né — du préf. cnn, et do sonner) v. n. Former une consonanco : Des accords qui consonnknt parfaitement.

— Fig. S'harmoniser ; /.c bouvreuil conRonnk et contraste très agréablement avec l'épine blanche. (H. do St-P.)

CONSORRANI, ancien peuple do la Gaulo (Novompopulanie), ii l'K. dos Convonie et au piotl dos Pyrénées, qui II donné son nom au pays moderno do CoDsorans ou Cousoraus. ti Sing. ConsouiÛnuh (mu^s).

CONSORT {soi-' — lat. consortium, communauté de biens ; do cum, avec, et sors, sortis, sort) n. m. Terrain vague, sur les contins do deux pays. (Pou usité.)

CONSORT {sor — mot angl.) n. m. En droit constitutionnel anglais, co mot s'applique au mari ou à la femme d'un souverain régnant, considéré non au point de vue de sa capacité privée, mais bien do sa capacité politique et do sa participation très limitée aux prérogatives royales.

— Encycl. La roino-eonsort [queen-consort) est ainsi nommée pour la distinguer do la reine régnante {gueenregnant), qui tient sa couronne do ses droits personnels, comme la reine Elisabeth ot la reine Victoria. Au point do vue de ses biens, cette roine-consort est considérée comme une feme-sole, c'est-à-diro une célibataire, indépendante de son mari. Sos revenus lui sont personnels, ainsi que les privilèges qui ont pu lui être attribués. Le consort, notamment le mari d'une reine régnante, est le sujet de son conjoint; il peut être accusé de haute trahison. Le mari de la reine Victoria ne possédait aucun titre honorihquo anglais et n'occupait à la cour d'autre rang que celui qu'on lui laissait par courtoisie. En 1857, le titre de priuce-consort lui fut octroyé par lettres patentes.

CONSORTIAL, ALE, AUX {sor-si) adj. Qui appartient à une société de commerce.

CONSORTIUM {si-om' — du lat. consoj'tîum, ménage) n. m. Association, société.

— Encycl. Econ. polit. Ce mot, qui primitivement signitîait association, société en général, a été employé d'abord par les Allemands dans le sens d'une association, d'un syndicat, d'une société en participation, au sens que le droit français donne à ces mots, créé dans un but déterminé et spécial; par exemple, un co7isortium de banquiers destiné ù couvrir un emprunt d'Etat, avec l'espérance de recueillir des bénéfices à provenir d'opérations ultérieures. Co mot est passé, avec ce sens restreint, dans la langue politique et économique générale, lorsque l'objet de l'association est considérable, soit par l'importancfe de la matière qui en est l'objet, soit par l'étendue des opérations qu'elle embrasse.

— Bot. On appelle consortium une association do plantes de natures dittérentes, formée dans un intérêt commun. Les exemples les plus frappants de ce genre d'association se trouvent chez les champignons dits « lichens u , qui, selon Schwendener, établissent leurs ramilicaiions en contact intime avec diverses algues terrestres, vivant, comme eux, sur les pierres ou sur les troncs d'arbres. Telles sont les algues inférieures des genres nostoc, palmella, protococcus. Cette association est assez généralement reconnue, mais non encore à l'abri des objections.

Les racines des c^-cas cultivés dans les serres logent souvent, dans leur couche superticielle, une algue (anabxna) ; les tiges souterraines des gunnères, notamment du gunnera scabra, abritent une autre algue {iwstoc). Le corps des azoUes, qui flotte à la surface de l'eau, loge très souvent aussi des anaba3na. Dans l'épaisseur même de la membrane cellulaire d'une algue marine, le derbesia Lamourouxii, vit et se ramilie abondamment une autre algue d'un vert pur, Veniocladia viridis, etc.

CONSORTS [sor' — lat. consortes ; de cum, avec, et sors, sortis, sort) n. m. pi. So dit des cointéressés dans une même affaire de procédure criminelle ou civile, n Dans le langage ordinaire. Se dit, mais en mauvaise part, de ceux qui sont do la même société, de la même coterie, de la même cabale ; Un tel et consorts.

— Hist. rcl. Société du tiers ordre de Saint-François, fondée à Milan pour veiller à rexécution des legs pieux faits en faveur des pauvres.

CONSOUDE n. f. Genre des borraginées, type des anchusées.

— Kncycl. On connaît une quinzaine d'espèces de consoudes, qui croissent en Europe et en Asie Mineure. La grande consoude, ou consoude ofticinaJe [symphi/tum officinale) est fort employée. Ses fleurs servent aux mémos usages que la bourrache : ses racines sont employées pour combattre les diarrhées et los flux liéniorroïdaires.

CONSPECT n. m. Syn. inus.

do con.sim:ctos.

CONSPECTUS {spèk'-tuss — mot lat. qui sienif. vue f/énéralc) n. m. Tableau destiné A donner uno idée générale, uno vue d'ensemble : Les états de situation, de dépenses, les registres, les livres de compte, etc., sont autant de conspectds.

GONSPIRANCE (spi-ranss — rad. conspirer) n. f. Concours d'action, ensemble do vues ot de mesures. (Inus.)

CONSPIRANT (spi-ran), ANTE adj. Qui aiîit dans le même sens et tond A produire lo même effet : Forces conspirantks. (Vieux.)

CONSPIRATEUR, TRICE spi) n. Personne oui conspire : // échappe toujours quelque éclair de l'dme acs coNsriRA- TiiDRs. (Lamart.)

— adj . : 'foute branche cadette est née conspiratrice. (Bala.) CONSPIRATION [spi, si-on — rad. conspirateur) n. f. Complot secret tramé contre la chose ou los nersonnos publiques : 6'ne«ONSpiKATioN qui hésite est peraue. (MachiavoL)

— Par exl. Cabale, intricuo dirigée contre un particulier : liousseau se voyait l'objet d'une conspiration universelle. (Sto-Benvo.)

— Fig. Concours, tendance simultanée; entente, accord secret : L'indulgence pour le vice est une conspiration contre ta vertu. (Bartliél.) il Co».t/'i>(''t"» ('« silence. Entente pour no pas parler do quoique choso ou pour empocher qu'on n'en parle.

— Hist. Conspiration de quinze ans, comédie de guinse ans. Expression dont so sont souvent servis les royalistes pour caractériser los luttes do l'opposition qui aboutirent A la révolution do Juillet.

— SvN. ConBpIrntlon, brigue, cabale, etc. V. cauai.k.

— Encvcl. Polit. On est souvent porté i\ confondre 1a conspiration avec la conjuration. ( epeiulanl, ces doux tormosnosontpas tout A (jiit synonymes. D'abord, on peut dire quo lu conjuration implique uno conspiration préa-

Consoudr : a, tt«\.\r ; b, graine.

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