V. COMPETITEUR
CONTENDRE {tandr — du lat. contendere, même sens) v. n. Dit.pufer, rivaliser, être en concurrence. (Vieux.)
CONTENIR (du préf. con, et de tenir. — Se conjugue comme tenir) v. a. Avoir une contenance, une étendue, une capacité de : Tonneau qui contient 200 litres. Salle qui contient 2.000 spectateurs, ii Avoir dans sa capacité, dans son étendue, dans sa substance : L'air atmosphérique contient de l'acide carbonique.
— Fig. Avoir en soi, ofi'rir, être composé en partie de : Toute œuvre humaine contient une part d'eiTcur.
— Particulièrem. Arrêter, retenir, empêcher de s'étendre ou d'avancer : Contenir la foule. Contenir la rivière dans son Ut. Il Maintenir, modérer, réprimer, refouler, empêcher d'agir ou d'éclater : Contenir quelqu'un dans le devoir. Contenir ses passions, ses larmes, sa fureur.
— Art milil. Contenir l'e/inemi. Se dit de la mission imposée souvent à une troupe inférieure en nombre, chargée de résister énergiquement à l'ennemi pour l'empêcher de faire aucun progrès sur certains points et dans une certaine direction, afin de permettre au reste de l'armée, soit de se retirer après une défaite, soit d'exécuter telles manœuvres jugées nécessaires pour préparer l'ofl'ensive.
Contenu, ue part. pass. du v. Contenir.
— Littér. Style contenu, Style dans lequel on a évité l'exagération dans l'expression des sentiments.
— n. m. Ce qui est contenu, renfermé, compris : Le contenant est plus grand que le contenu. || Teneur, ce qui se trouve écrit : Le contenu d'une lettre.
— Anton. Contenant.
Se contenir, v. pr. Se limiter, s'astreindre, se renfermer. Il Se retenir, se modérer, éviter de faire paraître quelque sentiment vif que l'on éprouve, de se livrer à quelque passion, il Se modérer, se réprimer mutuellement.
— Syn. Contenir, tenir. Le premier marque une contenance de fait, le second une contenance simplement possible eu égard aux dimensions. Un vase tient tant de litres quand il a été fait assez grand pour cela; il les contient quand il est plein du liquide. Cependant, on dit, par exception, d'une salle de spectacle qu'elle contient deux mille personnes, même quand elle est vide.
— Contenir, retenir. On contient une chose en réglant son cours pour empêcher qu'elle ne s'écarte, qu'elle n aille où elle ne doit pas aller ; on la retient en modérant sa vitesse ou en l'arrêtant. Contenir, c'est mettre une digue ou des bornes ; retenir, c'est mettre un frein.
CONTENT {tan), ENTE [lat. contentus ; de continerc, supin contentum] adj . Qui a de la joie, qui est heureux, dont les désirs sont exaucés : Les gens contents sont clairsemés en tous pays. (Redern.) il Satisfait, qui approuve : Maître content de son élève, il Qui se contente de, se borne â : Content de so7i sort.
Qui vit content de peu possède toutes choses.
BOILEAU
11 Non content de, Ne se contentant pas de, ne se bornant pas à : Non costhnt de 7ie pas voiis louer, il vous blâme.
— Qui exprime le plaisir, la joie, la satisfaction ; Mitie contente. Avoir l'air content.
— Content de soi. Qui s'approuve, qui s'applaudit, qui n'a ou ne trouve rien à reprocher â sa conduite ou â sa personne : Il sert peu d'être content de soi-tnême, si l'o7i ne contente les autres, a Etre content de sa personne, de sa petite pcrsoyme. S'estimer beaucoup, être satisfait de soi-même.
— Loc. pROV. : Si vous n'êtes pas content, prenez des cartes. îe dit â un homme qu'on ne tient ]ias â satisfaire. {Peu UNité.) Il Est riche qui est content, Qui se trouve heureux l'est, en etfet, et n'a pas besoin de richesses.
— n. m. Il Aroi'r son content. Avoir tout ce qu'on désirait, être complètement satisfait. — Ironiq. Etre accablé, comblé de quelque chose de pénible : Avoir son content de reproches, de coups.
— Jeux. Sorte de trente et un, ainsi nommé parce que le joueur qui no veut plus échanger de cartes déclare qu'il est content. (On joue le content en nombre indéterminé, avec un ou plusieurs jeux de piquet. Ce jeu est une variante du trente et un, avec cette seule différence que pour celui-ci on fait usage d'un jeu complet, de cinquantedeux cartes.)
— Syn. Content, aise, ravi. V. aise.
— Anton. Mécontent.
CONTENTEMENT {tan-te-maîï) n. m. Etat d'une personne contente; joio, plaisir, satisfaction : Tout contentement des mortels est mortel. {Montaigne.) En fan ts qui donnent du co.ntentement à leur famille, il Action de se contenter, de se tenir satisfait : La tempérance est un arbre qui a pour racine le contentement de peu. (Delille.)
— Contentement de soi-même, Satisfaction intérieure que l'on éprouve lorsqu'on est content do soi, lorsqu'on ne trouve rien à se reprocher : La suprême jouissance est dans le contentkmknt de soi. (J.-J. Rouss.)
— Eaux et for. Billet de contentement. Certificat délivré autrefois par le receveur du domaine ou son commis, pour attester qu'ils étaient contents de la caution présentée par le marchand.
— Jeux. Parfait contentement. A l'ombre, Coup qui consiste à jouer sans prendre, avec cinq matadors.
— pROV. ; Contentement passe richesse, La joie dans la pauvreté est préférable â la richesse troublée par les chagrins.
— Syn. Contentement, satisfaction. Le contentement se rapporte à l'àme, à la sensibilité; la satisfaction se rapporte à l'esprit, au goût; ou bien la satisfaction regarde le passé, et le conteutoment regarde l'avenir. Celui qui est satisfait a obtenu l'objet de ses désirs; celui qui est content ne désire plus rien, il a tout ce qu'il lui faut.
— Anton. Mécontentement.
CONTENTER [tan-té) v. a. Rendre content, donner do la satisfaciion : Contenter ses maîtres, ses parents. Il Apaiser, calmer par des concessions, donner satisfaction à : Contenter un solliciteur, il Désintéresser, payer : Contenter ses créanciers.
— Fig. Satisfaire l'esprit, le jugement : liaisons qui He coNTENTiîNT guère, il Satisfaire, plaire à (en parlant des sens, des désirs, dos passions) : Musique qui ne contente j)as l'oreille. Contenter la curiosité.
Se contenter, v. pr. Etre rendu content, satisfait, ii No désirer rieu do plus ou de mieux : Se contenter de ce
qu'on a. Il So borner à, no pas faire autre chose que ; Se cONTBNïKB tie sourire, il Satisfaire son envie, ses désirs : Jl n'est rien tel en ce monde que de sii contkntkr. (Mol.)
— ALLUS. LtTTKR :
On lu' (UMit contenter tout le monJc et son père, Vers do La Fontaine dans la fable le Meunier, son Fils
et iÀJtf.. V. MKUNIliR.
— Anton. Mécontenter.
CONTENTIEUSEMENT {ta7i-si-eâ-ze) adv. Avec contention. ;ivo(- disimii*, avec débat; par voie contentieuse. (Peu usité.)
CONTENTIEUX (tan-si-eû), EUSE [du lat. content iosus ; do contendcrc, supin contentutn, disputer] adj. Qui pr^te à la dispute ; sur (|Uoi l'on dispute ou l'on peut disputer.
— Qui aimo à disputer, à contester : Humeur conten-
TIEUSK.
— Dr. Qui donne ou peut donner lieu à des procès civils: Affaire contkntieusk. h Juridiction contentieuse. Pouvoir d'un magistrat ou d'un tribunal déjuger une affaire qui suppose une contestation, par opposition à. juridiction gracieuse, il Lieux contentieux. Ce qm fait la matière d'un procès.
— n. m. Affaires contentieuses en général. (Se dit, en stylo administratif, do tout ce qui est susceptible d'Ôtre mis en discussion devant des juges) : Le conseil d'Etat est le juge suprême de tout le contentieux admJnisti'atif.
Il Fam. Agence d'affaires : Acheter, Gérer un contentieux.
— Section du contentieux. Assemblée spéciale du contentieux. V. CONSEIL (d'Etat).
— Conseil du contentieux des colonies. Conseil qui exerce dans les colonies une fonction analogue à celle des conseils de préfecture en Franco et en Algérie.
— Encycl. Dr. On appelle contentieux administratif l'ensemble des difficultés que soulève l'application d'un acte d'une autorité quelconque. Le contentieux administratif est confié àdesjuridictiousadministrativesdistinctes des tribunaux de l'ordre judiciaire. Certaines affaires relèvent du contentieux administratif par leur nature propre ; d'autres, qui seraient naturellement de la compétence do l'autorité judiciaire, ne relèvent du contentieux administratif qu'en vertu de textes de loi.
Au point de vue de l'étendue des pouvoirs conférés aux juridictions administratives, on distingue le contentieux de pleine juridiction, à l'occasion duquel le juge administratif statue au fond sur le litige avec pleins pouvoirs ; le contentieux de l'annulation, qui autorise la iuridiction administrative à annuler un acte ou un jugement, mais sans le remplacer par une décision nouvelle ; le contentieux de l'interprétation, qui confère à la juridiction le droit de déterminer le sens et la portée d'un acte administratif; le contentieux de la répression, qui permet aux tribunaux administratifs de prononcer des peines dans certains cas.
Les principaux organes du contentieux administratif sont, en France, le conseil d'Etat, les conseils de préfecture, le conseil du contentieux des colonies, la cour des comptes, les conseils de revision, les conseils de l'instruction publique, les commissions de plus-value, en matière de travaux publics, et les ministres (au moins dans des cas spéciaux). Les préfets, les sons-préfets et les maires ont, dans des cas, très rares, un pouvoir de juridiction ; encore est-ce une question do savoir s'ils exercent véritablement une mission do juge dans ces cas.
GONTENTIF, IVE {tan — rad. contenir) adj. Chir. Qui sert à retenir, à maintenir en place : Bandage contentif.
CONTENTION {tan-si — lat, contentio, môme sens) n. f. Contrainte quo l'on so fait, assujettissement auquel on se soumet, effort tenté pour faire quelque chose ou pour parvenir à quelque but : Ce n'est point ta gêne et la contention qui font le véritable avancement. (Fén.) il Grande application, effort prolongé de l'attention (On dit le plus souvent contention d'esprit) : Trop de contention fatigue l'esprit et même le corps.
— Débat, dispute : Etre ennemi de toute contention.
— Chir. Action des appareils contentifs.
— SvN. Contention, application, attention, médiation, réflexion. V. application.
CONTENTOR {tm) n. m. Droit de registre, que percevaient les audienciers et contrôleurs des chancelleries.
CONTENUE (nû) n. f. Mot qui, dans certaines contrées de France, est lo synonyme de coNTiiNANCE, on parlant do la superficie d'un champ, d'un terrain.
CONTEOR (rad. conter) n. m. Nom donné, au xV siècle, à des jongleurs, chanteurs et musiciens ambulants.
— Dr. anc, En Normandie, Avocat ou procureur spécialement chargé d'exposer aux juges les effets do la cause.
GONTEPEC, comm. du Mexique (Etat do Michoàcan), sur lo rio de Lerma, qui se jette dans le lac Chapala ; 12.7ti.i liab.
CONTER (du lat. cnmputare [v. compter]) v. a. Faire le rénit do ; exposer, relater, faire connaître : Contkr un fait, une histoire. Il Réciter de mémoire : Ecolier qui conte sa fable.
— Poétiq. Exposer, on présence d'un objet inanimé : Conter sa peine aux échos.
— Loc. fam. : Conter K^es raisons, ses petites raisons à quelqu'un. Entrer avec lui dans des détails intimes et circonstanciés. Il Conter des sornettes, des fagots. Dire dos choses vaines, frivoles, sans vraisemblance, ii Conter de fil en aiguille, Kxposor point par point, sans rien ouI)Uer.
Il En conter. En conter de Ijelles, Raconter des choses fausses, ridicules ou extraordinaires, il En conter à une femme, Lui conter fleurette. Lui tenir dos propos galants, lui faim la cour, il S'en faire conter. S'en laisser conter, l'rAter l'ornillo A des propos galants. Il En avoir long à conter. Avoir beaucoup de choses à dire, à rapporter.
Se conter, v. pr. Etre conté, ii Se faire mutuellement le récit dci quelque chose.
— Syn. Conter, narrer, raconter. On conte pour l'amusement ; on narre pour s'exercer sous le rapport du style ; on raconte pour rinslrntnion.
— Ai, MIS. LiTTÉu. : Contez-noua un de ces contes que vous contez b1 bien, l<'oi'mnle d invitation qui so reproduit souvent dans les Mille et une nuits, et quo l'on répète quelrpiofois sur In ton do ia plaisanterie pour prier quelqu'uu do raconter quol<(uo ctioso.
CONTENTIEUSEMENT
CONTT
CONTERIE {ri) n. f. Grosso verroterie de Venieo, qui s'employait et s'emploie encore pour commercer avec nombre de peuplades du continent africain.
Contes, ch.-l. de cant. des Alpos-Maritimos, arrond. et à 13 kilom. de Nice, près du Paillon de Contes ; 1.688 h. Tuileries, fabrique de pâtes alimentaires. — Le canton a 3 comm. et 4.748 hab.
GONTESCI, comm. de Roumanie (district do Teleorinanu) ; 2.250 hab.
CONTESSA (Christian-Jacques-Saiice), littérateur allemand, nô à Hirschberg (Silésie) en 1767, mort en 1825. II voyagea à l'étranger, s'occupa de commerce et de littérature, fut emprisonné, en 1796, pour ses idées avancées, prit, en i813, une grande part à 1 organisation de la landwehr contre Napoléon, et fut nommé alors conseiller de commerce. On a de lui des ouvrages en vers et en prose, remarquables par l'imagination et par le style. Les principaux sont : le Sépulcre de l'amitié et de l'amour (Breslau, 1792); A/man=or (i808); Jeux dramatiques et contes {IS12' 1814), en collaboration avec son frère; Trois récits (1823); etc. Ses /*oésies entêté publiées à Hirschborg(1826). — Son frère, Charliss-Guillaume-Salick Gontessa, hé à Hirschberg en 1777, mort à Berlin en 1825, s'occupa avec un égal succès de littérature et de théâtre, de peinture et de musique. Hoffmann a tracé son portrait sous le nom de Sylvestre, dans ses Frères Sérapion. Ses Œuvres complètes ont été publiées à Leipzig (1S26).
CONTESSA-ENTELLINA, ville du royaume d'Italie (Sicile [prov. de PalermeJ) ; 3.300 hab.
Contessina (la), opéra semi-sérieux en trois actes, paroles d'Achille do Lauzières, d'après un livret français de Saint-Georges et Jules Adenis, musique du prince Joseph Poniatowski, représenté au Théâtre-Italien de Paris, lo 28 avril 1868. Comme dans la Muette de Portici. il ^ a un rôle de femme muette. Seulement, comme celle-ci n est devenue muette que sous le coup d'une grande frayeur, elle recouvre la parole au dénouement. La partition du
E rince Poniatowslti, quoique renfermant des pages aimales, est, dans son ensemble, dénuée d'originalité.
CONTEST, comm. de la Mayenne, arrond. et à 7 kil. de Mayenne, au-dessus de la Mayenne ; 966 hab. Commerce de grains, miel et cire.
CONTESTABILITÉ {testa) n. f. Caractère de ce qui est contestable : La contestabllité d'un droit, d'une proposition.
CONTESTABLE {té-stabl') adj. Qui peut être contesté, révoqué en doute: Fait, 0/)inton contestable.
— Anton, incontestable.
CONTESTA ELEMENT {té-sta) adv. D'une manière contestable. (Peu usité.)
CONTESTANT (tè-stan), ANTE adj. Qui conteste; qui aimo à contester, à disputer, il Qui conteste en justice, qui nie devant un tribunal le droit ou les allégations d'un autre : Les parties contestantes.
— Substantiv. : Les contestants.
CONTESTATION {tè-sta-si — du lat. contestât io, même
sens) n. f. Action de contester, refus d'accéder aux allégations ou aux prétentions de quelqu'un : La contestation d'un droit, il Débat de paroles, contradiction, opposition : Accepter sans contestation, n Débats, querelles résultant de prétentions rivales : ie voisinage est une source de contestations entre les Etats, comme entre les particuliers.
— Dr. anc. Contestation en cause, Premier règlement ou appointement sur les demandes ou défenses, en matière civile, ou sur la confrontation en matière criminelle.
— Liturg. Ancienne partie de la messe qui, dans la liturgie gallicane, tenait lieu de préface, et dans laquelle était exposé le mystère que l'on célébrait, ou la vie du saint dont on faisait la fête.
— Loc. adv. Sans contestation. Incontestablement; sans débat.
— Syn. Contestation, altercation, controverse, etc. V. altercation.
CONTESTE [tèsst') n. f. Débat, dispute, procès. (Vieux.)
— Loc. adv. Sans conteste. Incontestablement, sans contredit.
CONTESTER [té-sté — du lat. contestari ; de cum, avec, et testari, témoigner) v. a. Ne pas admettre, ne pas reconnaître, refuser d accéder à; revendiquer contradictoiremont : Contester un titre, une qualité à quelqu'un. Il Par oxt. Nier, révoquer on doute : Contestkr un fait.
— Récuser, décliner la compétence do : Contester un juré. Il Nior l'existence ou la validité de : Contester une créance.
— V. n. Ktre en dispute, on discussion ; élever une contestation: Obéir, Payer «nns contester.
— Dr. Contester plus amplement. Procéder à une nouvelle instruction, réitérer les débats sur dos faits qui no paraissent pas suffisamment éclaircis.
— Gramm. Quand ce vorbe est employé négativement et complété par une proposition amenée par la conjonction que, le verbe de cette proposition secondaire peut prendre ne sans qu'il y ait négation formelle dans la pensée : Je ne conteste pas que vous n'ayez quelques motifs de vous plaindre.
— Anton. Admettre, concéder, avouer, reconnaître. Contesté, ée part. pass. du v. Contesior.
— Dr. Cause cotitestée. Celle quo l'on peut renvoyer, celle sur laquelle il n'y a eu ni plaidoirie, ni règlement.
— n. m. Territoire sur Iciiuel doux ou plusieurs puissances invoqucMit dos droits : Le contesté brésilien.
Se contester, v. pr. Ktre, devoir Aire contesté, nié, révocjué en doute, ii Contester l'un â l'autre, no pas reconnaître l'un ù l'autre.
CONTESTEUR {tê-stcur') n. m. Celui qui conlesto, qui aimo ù, contester.
CONTEUR, EUSE n. Celui, celle qui fait ou qui a l'habitude do faire des contes, dos récits, des histoires : Un CONTEUR agréable. Un conteur ennuucux.
— Conteur de fables, d'histoires, d^ sornettes, de chansons, de fagots ou simplement Conteur, Meutour, homme qui fait nos récits mensongers ou puérils.
— ('ontrur de fleurettes ou simplomont Conteur, Ilommo qui cajole les femmes.
— Liltér. Ecrivain, autour de coûtes : Boccace ne s'est
pas fait faute de s'enrichir des dépouilles de nos COHTUURS. (E. Littré.)
— adj. Qui aimo à conter ; qui est plein de récits : Eli ci'PcIe un môme attrait rassemble autour de l'âtre La vieiUeBbe cotilcuse ot l'enfance folâtre.
DSULLE.
— EnCYCL. V. CONTE.
CONTEXTE {tèkssV — du lat. contextus, enchaînement) n. f. Texte <-onsidérô dans la liaison des idées qui lo composent et par rapport au sens qu'elles empruntent les unes aux autres : Passage qui ne peut être éclairci que par le contkxte.
— En T. do dr.. Texte d'un acte public ou sous seing
firivé ; ensemble que forment par leur liaison naturelle es ditférentes dispositions ou clauses dont un acte est composé : Les actes notariés doivent être écrits en un seul et même contexte. (Acad.) ii Unité de contexte. Suite non interrompue exigée par la loi dans le texte des actes notariés, excluant toute lacune et tout intervalle entre les diverses parties de ces actes.
CONTEXTURE {tè-kstur' — du lat. contextus, assemblage) n. f. Union, mode d'agencement "des éléments qui composent la masse des organes, de leurs parties et des corps inorganiques : Contextore des os, des muscles. CoNTEXTURE des vcgétaux. Les corps inorganiques n'ont pas une véritable contexture. (Marjol.)
— Fig. Arrangement, agencement des parties qui constituent un tout quelconque : Contexture d'un discours, d'un poème.
— Eu T. do techn.. Enchevêtrement, enlacement plus ou moins compliqué de fils et formé par l'entre-croisement plus ou moins compliqué des fils de chaîne et des fils de trame insérés par la navette. Les premiers se nomment yÇ/-s ; les seconds duites.
— Syn. Contexture, texture, tissu, tissure. Contexture et texture s'emploient presque toujours au figuré, et ils expriment l'arrangement et l'enchevêtrement des parties qui forment un tout ; texture suppose un arrangement plus simple ; contexture porte à lespnt l'idée d'une plus grande complication. Tissu et tissure ne s'emploient guère qu'au
Fropre, et alors, tissu désigne la chose tissée elle-même, étoffe, tandis que tissure marque la manière dont la chose a été tissue ; le tissu est beau, fin, grossier, précieux; la tissure est lâche, serrée, inégale, etc.
CONTHEY, bourg de Suisse (canton du Valais), sur la Morge, près de son confluent avec le Rhône ; 2.700 hab. Vins estimés. Ch.-l. d'un district peuplé de 8.000 hab.
CONTHUY {tu-i] n. m. Etoffe mi-soie, mi-coton, à rayures longitudinales, fabriquée à Constantiuople et à Brousse.
CONTI (autref. Conty) [maison de] Le bourg de Conty fSomme) a eu des seigneurs particuliers, dont la lignée masculine paraît s'être éteinte vers le milieu du xiv' siècle. Isabelle, dame de Conti, épousa vers 1375 Colard de MaiUy, dont la descendante, Eléonore de Roye, porta la seigneurie de Conti dans la maison de France, en épousant, en 1551, Louis I" de Bouroon, prince de Condé, dont le fils cadet, François, mort sans postérité, prit le titre do marquis , puis prince de « Conti ». Ce titre fut repris par Armand de Bourbon, fils de Henri II do Bourbon et cadet du grand Condé, autour du rameau de Bourbon-Conti, s'est éteint en 1814.
CoNTI (Louise-Marguerite de Lorraine, princesse de), fille du duc Henri de Guise (le Balafré), née vers 1571, morte en 1631. Elle épousa, en 1605, François de Bourbon, prince de Conti, qui la laissa veuve en 1614. Avant comme après son mariage, elle mena une vie fort dissolue, s'attacha à Marie de Médicis, et partagea sa disgrâce sous le ministère de Richelieu. On a d'elle : Adventures de la cour de Perse (1629), roman allégorique ; mais il paraît douteux qu'elle soit l'auteur de VHistoire des amours du grand Alcandre (Henri IV), qu'on lui a longtemps attribuée.
GONTI (.\rmand de Bourbon, prince de), frère puîné du grand Condé, tige de la branche de Conti, né à Paris en 1629, lils do Henri II de Bourbon et de Charlotte do Montmorency, mort en 1666.
Il eut pour parrain le cardinal de Richelieu, fut destiné de bonne heure à l'Eglise, ot reçut plusieurs abbayes et d'autres bénéfices. Après s'être laissé entraîner dans la Frondo, il so réconcilia avec la cour , épousa uno nièce de Mazarin, reçut le gouvernement do Guyenne, commanda l'arméo do Catalogne, prit Viilofrancho, Puycorda ot la Cordagno (1055), commanda l'armée d'Italie on 1657, et échoua devant Alexandrie. Devenu très religieux vers !a fin do sa vie, il composa quohiuos écrits do piété ; entre autres, un Traité de la comédie et des spectacles selon les traditions de l'Eglise (Paris, 1667).
CONTi (Louis-Armand de Bourbon, prince nn), fils aîné du précèdent, né on 1661, mort en 1685. Il épousa uno fillo naturelle de Louis XIV et de M"* do I>;i Vulhèro, M"' de Blois, mena uno vie fort dissolue, rit dans l'armée impériale la campagne de Honcrio contre les Turcs, et prit uno part brillante ù. la baunUo de Grau (1G85).
CoNTi (François-Louis DK Bourbon, prince dk). princo do La Koclie-snr-Yon, frère du précédent, né ù Pans ou 1664, mort en |709. Il prit p.irl, avec son frère aîné, à la campagne do Hongrie, fut disgracié A son retour, obtint cependant l'iiutorisation de prendre du service, combattit A Fleurus (1690), à Sloinkerque (1092). ot so couvrit do gloire A Norwinden (1693). Elu roi do Pologne après la mort do Sobi^ski (1697), il s'embarqua, conduit par Jeun Bart. aborda A Dunlïig, mais dut revenir ou Franco, après
Armes, de la fimille de Conli
qui
Armand do Conti.