CONTINENT — CONTINUEL
réparti entre les arrondissements et les communes par le conseil général ou d'arrondissement. En matière do travaux publics intéressant à la fois l'Etat, les départements ou les communes, on entend par " contingent » la part proportionnelle à fournir par chacun deux dans ces travaux. Les contingents communaux sont les parts imposées sous forme docotisatious aux contribuables de chaque commun© en vue do la construction ou do l'entretien des chemins vicinaux de grande communication, pour former un fonds commun centralisé au budget dépariemental. Lo contingent départemental est la sonïme prélevée sur le revenu da chac^ue département, pour former un fonds commun réparti par lo ministre do l'intérieur.
— Monn. Le contingent monétaire, c'est-à-dire le nombre de pièces do monnaie pour chaque million de valeur, est fixé au vingtième des pièces de 5 francs fabri(iuées, et, pour les monnaies de bronze, ïe contingent a été lixé selon des proportions variables, réglées d'après ce quo la circulation peut exiger la nouvelle émission do petites monnaies en quantités plus considérables.
CONTINU, tJE (lat. continuas; de continere, contenir! adj. Dont les parties ne sont pas séparées les unes des autres, et se tiennent entre elles : Ligne coNTiNDE. Il Qui n'est pas interrompu dans sa durée : itruit continu. Mouvement continu. Pluie CONTINUK.
— Archit. Piédestal continu. Soubassement, piédestal unique, sur lequel repose toute une lîle de colonnes.
— Bot. Thalle uni, qui s'étale sur son sultstratnm sans se fractionner. (Se dit aussi d'un axe, d'un pédoncule, d'un fruit, etc., non articulés.)
— Dr. anc. Prolongation d'un compromis dont lo temps était expiré.
— Dr. mod. Servitude continue. Celle dont le droit s'exerce sans une reproduction d'actes volontaires, comme sont les vues, les égouts.
— Fortif. Ligne continue (par opposition à ligne à iîitervalles), Ligne de défenses composée d'obstacles reliés entre eux sans solution de continuité.
— Math. Fraction continue. V. kraction. h Fonction continue. Fonction susceptible de varier aussi peu qu'on voudra, pour des variations suftisamment petites des variables. V. CONTINUITÉ.
— Miner. Se dit des corps dont les cristaux ont à leur signe quatre exposants en proportion continue.
— Mus. Basse continue. V. bassu.
— Patbol. Fièvre continue. Fièvre qui se prolonge jusqu'à sa suppression complète, au lieu de se produire par intervalles.
— Techn. Métier continu. Machine textile dont les diverses fonctions : étirage, torsion, renvidage, etc., ont lieu sans interruption, n Substantiv. Fil do laine, de lin, de coton, etc., qui est produit sans discontinuité : Les coN- TiNt;s employés dans l'industrie cotonnière offrent de nombreuses modifications.
Le continu n. m. Philos. Tout co qui n'a point de division, d'interruption : Le continu est divisible à l'infini. (Acad.)
— Stn. Continu, continuel. Ce qui est continu dure sans interruption, ne cesse jamais. Co qui est continuel dure longtemps, mais peut avoirde courtes interruptions. Une pluie continue est celle (jui tombe toujours; une pluie continuelle est celle qui, pendant longtemps, ne cesse quo rarement et jjour des instants très courts.
— Anton. Coupé, discontinu, entrecoupé, intermittent, interrompu, successif, suspendu.
CONTINUATEUR. TRICE n. Personne qui continue co ([u'uiie autre a conimencé : Volney parut être /e continu ativUR d'Hérod'jtt. iL. Laya.)
CONTINUATION [si-on) n. f. Action de continuer, de poursuivre ce qui est commence : Entrepremlre la continuation d'un livre, d'un tableau, d'un édifice, tl Action do prolonger la durée d'une cJioso : Demander la continuation d'un bail. Il Durée, permanence, co qui se continue : La CONTINUATION de la gtien'e. ii Suite, prolongement : La continuation d'une rue, d'une allée, d'une muraille, n Choso qu'on ajoute à une autre pour la continuer; partie supplémentaire : Publier la co^Ti^i^ \Tio^ d'une histoire de France.
— Dr. anc. Continuation de communauté. Prolongation des droits et obligations de la communauté entre les enfants et l'époux survivant, dans certains cas quo la loi déterminait.
— Phys. Continuation du mouvement. Conservation do la direction et de la quantité d'un mouvement re^u.
— SvN. Continuation, continuité. La continuation est l'action de continuer une chose ; la continuité est l'état do la chose elle-même qui est continue, parce que toutes ses parties se tiennent sans interruption. La co«/mi«/é d'un bruit suppose quo co bruit ne cesse jamais; sa continuation signifie seulement qu'il ne cosse pas à un moment donné, et qu'il se prolonge encore après.
— Continuation, auite. Continuation annonce un rapport tel, (|ue ce ipii précède ot co qui suit ne fout qu'un même tout. Suite exprime un rapport moins étroit : la suite peut n'être (m'un accessoire, une conséquence plus ou moins directe. D'un autre côté, suite désigne la chose mémo qui vient après une autre, et continuation peut n'exprimer que l'action de celui (|ui continue un travail ; un écrivain publie la SM(7e d'une histoire, il en entreprend la continuation; celle-ci est plus ou moins diflicile, demande plus ou moins do temps ; la suite a tant do volumes, est bien ou mal écrite, etc.
— Anton. Cessation, cesse, dlscontlnuatlon, Interruption.
CONTINUE n. f. Appareil eiunhiy.- dans les lilaiures, partageant la nappe de laine eu (ils tordus.
— .1 la continue, loc. adv. A la longue, avec le temps, à force de continuer. (Vieux. ^
CONTINUEL, ELLE {nu-èV — rad. continu) adj. Qui duro sans interruption; c(ui se renouvelle constamment : Travail coNTiNt i-:i.. Foire de roNTiNUKl.s e/forts.
— SvN- Continuel, continu. V. continu.
— Continuel, éternel, Immortel, perpétuel, seinpltornol. Ce qui est continuel dure longtemps, et ne peut eessop pour un temps fort court que pour reprendre aussitét. Co qui est éternel n'a ni commencement ni tin. Ce qui est immortel vit et no doit pas mourir. l\'rpétuct marque uno duréo permanenîo ou persévérante, sans intorruption ot sans reprises. EnHn, sempiternel présente l'idée {['éternel avec une nuance défavorable : Des discussions shmimtiîU-
SIÎI.LKS.
— Anton. Momentaod, latarrompu.