CONTINUELLEMENT — CONTOURNER
CONTINUELLEMENT {mi-è-le) adv. D'une façon continue Uo.
— SvN. Continuellement, assidûment, constamment, incessamment, sans cesse, sans ref^che, toujours. V. assi-
DÛMliNT.
CONTINUER (du lat. contimiare, môme sens) v. a. Poursuivre, ne pas interrompre : Continuer un travail, son voyage, une liistoire. il Prolonger : Continokr une lif/ne, une allée. Il Maintenir, conserver à queh|uun, faire durer pour lui : CoNTiNDER à quelqu'un ses fonctions, il Conserver, maintenir dans ses fonctions, dans sa charge : Continuer quelqii'nu dans son emploi. (Acad.) il Etre le continuateur de l'œuvre de; suivre les errements de : Crevier A continué Bollin.
— V. n. Durer, ne pas cesser d'être, ne pas sarrcter, persister : Pluie, Gueire qui continuk. Il Ne pas s'interrompre, ne pas cesser de parler ou d'agir : Vivre, ce n'est pas seulement changer, c'est continuer. (P. Leroux.)
Il S'étendre, se prolonger : Chaîne de montagnes qui conti- NUK jusqu'à la mer. Il Continuer à ou de. Persister à, ne pas cesser de, ne pas se désister de : Continuez à travailler. Laisses parler et continuez d'agir. (LaBruy.)
— Gramm. Ou admet assez généralement que continuer à exprime la persistance dans un acte commencé; continuer de. la persévérance dans une habitude prise; ainsi, continuer à chanter sigmûeraii ne pas interrompre le cliant que l'on a commencé, et contimier de chanter, ne pas cesser de se livrer, par intervalles, à l'exercice du chant.
— Impersonnell. // continue à ou de. Il ne cesse pas de : Il continue de pteuroir, de tonner.
Se continuer, v. pr. Etre continue, il Se prolonger, s'étendre. Il Se perpétuer, il Se garder l'un à l'autre: Sk coNTiNCER une estime mutuelle.
— Syn. Continuer, persévérer, persister. Continuer, c'est simplement faire encore ce qu'on a tait jusque-là; il a pour opposé cesser. Persévérer ajoute à la même idée celle d'une constance prolongée. Persister suppose do la fermeté, de l'énergie, et quelquefois de l'opiniâtreté; de plus, il s'applique souvent à des actions particulières; on persiste à aftirmer ce que d'autres nient; on persiste dans un refus, etc.
— Continuer, poursuivre. Continuer marque simplement l'addition que Ion fait à une chose pour la rendre plus complète, pour en augmenter l'étendue; on peut continuer ce qui a été commencé par un autre. Poursuivre ajoute à cette idée celle de persistance dans le plan, dans le but; on ne poursuit que ce qu'on a commencé soimême, et, dès le commencement, on a voulu aller jusqu'à un point où l'on n'est pas encore; c'est pour y arriver que l'on poursuit la cliose en question.
— Anton. Cesser, désemparer, discontinuer, interrompre, renoncer, suspendre.
CONTINUITÉ (iat. continuitas, môme sens) n. f. Liaison non interrompue, cohésion de toutes les parties : Continuité des atomes, des éléments, il Prolongement : Le Spitzberg parait être une continuité des terres de la côte orientale du Groenland. (Butf.) Il Suite, série non interrompue : CiJNTiNUiTÉ de paysages admirables, ii Durée, reproduction continue, non interrompue : C'est surtout la continuité des maux qui rend leur poids insitppoi'table. (J.-J. Rouss.) 1! Egalité, persévérance dans la façon d'agir : La franchise est une continuité de caractère. (Duclos.)
— Solution de continuité. Séparation, division, isolement de parties auparavant liées, continues: Une solution DK continuité dans la chaîne d'un paratonnerre peut causer de graves accidents, w Fi^. Interruption; défaut de liaison : Ife grandes maladies font parfois solution de CONTINUITE dans la mémoire. (J.-J. Rouss.)
— Anat. Diarthroses de continuité. Articulations mobiles, dans lesquelles les os articulés ne sont pas en contact immédiat.
— Chir. Amputation dans la continuité. Celle dans laquelle on scie l'os après la section des chairs.
— Littér. Continuité d'action. Règle qui défend d'interrompre l'action par des épisodes qui ne se rattachent pas du tout, ou pas suffisamment, à cette action.
— Math. V. la partie encycl.
— Philos. Loi ou Principe de continuité. Loi d'après laquelle les changements qui surviennent dans les êtres ne s'y produiraient que par degrés insensibles, et l'échelle même des êtres ne serait qu'une série continue et graduée. (Ce principe joue un grand rôle dans la philosophie do Leibniz.)
— Syn. Continuité, continuation. V. continuation.
— Anton. Discontinuité, intermission, interruption, suspension.
— Encycl. Philos. Dés nos premières expériences, nous avons la notion d'objets distincts et semblables : do là l'idée du nombre coneu comme une collection d'unités séparées. Les grandeurs formées par de telles collections sont dites di.^n'ftes ou discontinues. Mais, tandis que beaucoup d'objets nous présentent ce caractère d'individualité et do séj)aration, d'autres revêtent un caractère opposé : par exemple, l'eau rpii remplit un vase. Ces grandeurs, qui ont la propriété de croître cl de décroître avec continuité, qui no passent pas d'un état à un autre, si voisin qu'on le suppose, sont appelées cmlinues ; dans cette classe rentrent toutes les grandeurs géoniélriqucs et celles que l'on consi<lôro en mécanique. A la notion do grandeur continue se rattache celle de lu mesure. Mesurer une grandeur continue, c'est déterminer le nombre de fois qu'elle contient une certaine grandeur <ie même espèce, prise comme terme de comparaison. Mesurées, c'cst-à-dire exprimées numériquement au moyen d'une unité conventionnelle, les grandeurs continues sont dites des quantilêg. En désijjnant par le mot do « grandeur ■> tout ce qui est susceptible d'augmentation ou de diminution, on est amené à constater des grandeurs continues non mesurables, c'est-à-dire non divisibles en i)arties égales; exemple: une sensation de douleur ou de plaisir. Il faut donc distinguer deux espèces de continuités : la rontinuilé quantitatirc. qui est celle des grandeurs mesurables, et la continuité qualitative, qui est celle des grandeurs non mesurables.
Deux problèmes principaux se posent, parmi beaucoup d'autres, à propos "le la continuité. Le premier consiste i chercher comment on pourrait lier à des grandeurs mathématiques toutes les autres grandeurs, exprimer en varialions quantitatives tontes les variations dans les (jualités des choses et faire ainsi tomber sons la loi du nombre ce qui n'y tombe pas diroctomont : c'est ainsi rclfort do la
pxychopliysiqne. L'autre problème consiste à se demander: i" si la distiuction de la continuité et de la discontinuité est purement relative à l'imperfection de nos moyens de counaitre, ou si elle est fondée sur la nature des choses; 2" dans le cas où elle est relative ànosmoyensdeconnaitre, SI c'est la continuité ou la discontinuité q'ui est une illusion d'optique intellectuelle ; 3« et, dans le cas où cette distinction est fondée dans la réalité, quelle part il faut reconnaitre, dans l'ensemble des phénomènes, au continu et au discontinu. C'est là le problème qui renaît sans cesse dans l'histoire de la philosophie. Il est au fond des discussions de Zéuon d'Eléê. Leibniz a été, parmi les métaphysiciens, un de ceux qui se sont prononcés avec le plus de force pour le continu. En France, Renouvier est celui qui a repris avec le plus d'éclat la thèse du discontinu.
— Math. La notion de continuité dans les sciences se rapporte à quatre ordres diHerents de faits, et par conséquent d'idées :
En premier lieu, la continuité des grandeurs. Elle résulte du caractère que présentent dans la nature une foule d'objets; par exemple, la masse d'eau contenue dans un vase est une grandeur continue, car elle a la propriété do croître ou de décroître d'une manière insensible et continue; elle ne saurait passer d'un état à un autre, si voisin qu'on le suppose, sans avoir traversé une infinité d'états intermédiaires. A cette catégorie de grandeurs dites " continues » appartiennent les grandeurs géométriques : longueurs, angles, aires, volumes, et celles que Ion considère en mécanique, telles que la vitesse, la résistance, etc.
En second lieu, la continuité simultanée des effets et des causes dans l'ordre physique, qui constitue de toute nécessité Ihypothésn du physicien, du chimiste, du naturaliste, etc., "car on no peut imaginer qu'un effet puisse varier sensiblement sans que la cause elle-même subisse une variation.
En troisième lieu, la continuité des fonctions : en algèbre, on dit qu'une fonction f (x) est continue, lorsqu'on peut trouver, pour toute valeur de x, un nombre h, tel ffue la valeur absolue do la différence f {x ~ h) — f (x) puisse être rendue plus petite qu'un nombre donnes à l'avance et aussi petit que l'on voudra. Les fonctions que l'on considère en algèbre élémentaire sont toutes continues, sauf pour une ou plusieurs valeurs de x. ces valeurs étant on nombre limité. Cependant on a complètement modifié la notion de continuité des fonctions, et par suite leur nature, par l'introduction des fonctions de variable imaginaire.
Enfin, en quatrième lieu, la permanence que présentent dans leur forme essentielle les relations algébriques relatives aux phases successives d'un même phénomène et qui subsiste même après une interruption passagère d'existence éprouvée pour quelques éléments indispensables ou accessoires de la question mise à l'étude ; ce principe de continuité ou de permanence des relations métriques ou descriptives des figures a été introduit par Poncelet, qui en a fait la base de son traité des propriétés projectives des figures. Il admet que ces relations, appartenant à une figure, demeurent dans leur forme explicite applicables à toutes les situations possibles de la figure; ce principe, dont il fait seulement une méthode d'induction, tient à ce que la ou les relations de la figure en question sont susceptibles d'une autre définition, gui subsiste dans toute position de la figure. Par exemple, si l'on cherclie le lieu géométrique des milieux des cordes d'une circonférence qui passent par un point, on trouve, lorsque le point est à l'intérieur de la circonférence, la circonférence entière décrite sur la droite qui joint ce point au centre comme diamètre; cependant, il est évident (|u'uno portion seulement do cette circonférence fait partie du lieu, si le point est on dehors de la circonférence donnée. Cette contradiction apparente tient à ce que le milieu d'une corde est aussi lo pied de la perpendiculaire abaissée du contre sur la corde, qui, lui, subsiste pour toute position de la cord-e.
— Dr. intern. Continuité de voyage. Le commerce restant absolument libre entre les neutres, un belligérant ne peut saisir de la contrebande de guerre à destination d'un port neutre. Les ports de l'ennemi pouvant seuls être bloqués, un navire ayant une destination neutre ne saurait, d'autre part, être saisi pour violation de blocus. La théorie de la continuité du voyage ou du voyage continu déroge à ce double principe. D'après elle, en effet, les articles de contrebande sont de bonne prise, quoique chargés sur un navire dont la destination est neutre, s'il v a lieu de supposer que, parvenus dans ce port, ils seront placés sur un autre navire à destination de l'ennemi : le belligérant peut les saisir dans l'une ou l'autre des deux parties du voyage; en réalité, il n'y a qu'un seul voyage. De même, d'après cette théorie, on a le droit de saisir pour violation de blocus, dès son départ, le navire qui so dirige vers un port neutre, si on a des raisons de croire que son chargement sera, dans ce port, transbordé sur un autre navire qui ira vers un port bloqué. — Il faut noter que l'application de la théorie du blocus ne se conçoit ((ue si l'on n'entend pas la violation du blocus dans le sens d'une violation réelle, que si l'on admet l'existence du droit de prévention. C'est par les Américains, pendant la guerre do Sécession, qu'a été faito la première application d'une doctrine aussi arbitraire qui arrive, par la vertu dune simple présomption, à supprimer entièrement U' crjinmerco des neutres.
CONTINÛMENT adv. Sans interrui'tion, sans cesse.
CONTLA, ville du Mexique (Etat de Thivcala); 5.86.^, hab.
CONTO n. m. Mérrol. anc.
Monnaie de compte portugaise^ qui vaut r..5r.r. fr. 55 c. Au Brésil, la valeur du confo atteint 2.8:ii» frau'-s.
CONTOMONOBOLON (.lu gr. Contomonobolon.
konttfS, pieu, et muiiu/juton, sorte
de saut) n. m. Aiiti(|. gr. Exercice qui consistait à sauter en s'a]qiil\:int sur une perrhe.
CONTONDANT Idan], ANTE [rad. confondre] adj. Qui blesse par éi;rascinent sans iicrcer ni couper, qui occasionno des contusions : Les bâtons, les massiies sont des agents contondants.
— Anton. Perforant ou piquant, tranchant ou coupant.
Contorniates-
CONTONDRE (du lat. contundcre ; de cum, avec, et tunderi'. irapiicr. — Le part. pass. est contas, use) v. a. ContusKUHier, meurtrir sans percer ni couper : Contondhe
bj>i chairs.
CONTOBÈSE n. m. Nom que l'on donnait aux membres d'une secte d'albigeois.
CONTORNIATE (mot ital. ; de contorno, contour) adj. Numism. Se dit de médaillons de cuivre, dont le contour est terminé par un cercle de 2 à 5 millimètres de large, séparé du champ de la pièce par une rainure relativcmentprofonde.
— n. m. Médaillon contorniate : Un contokniate.
— Encycl.
Les contorniatt'S sont tous de bronze. Au
droit, ils portent une tête d'empereur ou de quelque personnage célèbre et, au revers, ils présentent des scènes empruntées à la mythologie, surtout aux jeux du cirque. La fabrication des contorniates semble avoir commencé sous Constantin lo Grand et avoir été continuée jusque sous "Valentinien III. Leur destination est tout à fait mconnue. La plupart des archéologues pensent que ces pièces ont été fal>riquées à l'occasion des jeux du cirque, et (pi'ellcs sont des produits de l'industrie privée.
CONTORSILE (du lat. cum. avec, et tnrtus. tordu) adj. Il Friiillr contorsde, Celle dont le pétiole est susceptible de torsion.
CONTORSION (lat. contorsio; do cum, avec, et torsio, torsion) n. f. Action de tordre ; La contorsion dnitc lame métallique. (Peu usité.)
— Contraction irrégulière des mffscles, torsion dos membres : Contorsion des bras . Il Etat d'un corps ou d'un membre ainsi tordu : Za contorsion de l'épine dorsale constitue ce qu'on appelle vulgairement la bosse.
— Par cxt. Geste outre, attitude contrainte ou affectée : La contorsion enlaidit.
— Fig. Etat outré, exagéré, contre nature, il 2>o?/»er tine rotilorsion à la vérité, La fausser, la dénaturer.
CONTORSIONNER {si-o-né) v. a. Tordre, livrer à des conlursiuns : Contohsionnii;r ses membres.
Se contonsiofwer, v. pr. Faire des contorsions.
CONTORSIONNISTE(s/-o-nissr) n. Personne qui fait des coiitursiuiis : Li's coNTORSioNNiSTics du cirque. Il Grimacier.
CONTORTÉES [lé) n. f. pi. Classe de plantes, renfermant les genres «[ui ont une corolle gamopétale, en préfloraison tordue ou contournée. (Elle comprend les familles suivantes : jasntinécs, oléacées, loganiacées, apocynèes, ascli'piadées, genlianées.) — Une contorték.
CONTOUR (du préf. con, et de tour) n. m. Circuit, enceinte, ligne qui limite extérieurement un corps, une figure, un objet quelconque : Le contour d'une colonne, d'un dôme, d'une ville.
— Ligne dont la forme détermine celle des reliefs, dans la nature aussi bien que dans les œuvres de l'art : Les contours d'une draperie. Des contours arrondis, il Se dit absol. de la Gorge d'une femme.
— Fig. S'applique au style : Style gin a des contours moelleux, élégants, purs, mous, etc.
— Art milit- Garniture du drapeau et de l'épaulette.
— n. m. pi. Environs : Les contours de l^aris. (Vieux.)
— Anton. Intérieur, milieu.
— Encycl. On nomme contour apparent d'un corps la ligne de contact de ce corps avec le cône dont les génératrices seraient tangentes à sa surface et dont le sommet serait au point de vue ou à l'œil de l'observateur. Ce contour est représenté par le système des deux équations do la surface du corps et de la surface du cône circonscrit. C'est ce contour apparent que figurent les dessins ordinaires ou perspectifs.
On nomme aussi « contour apparent " d'un corps par rapport à un plan la trace sur ce plan du cylindre circonscrit au corps et dont les génératrices seraient perpendiculaires au plan. C'est la ligne qui limite la partie du plan sur laquelle se projettent les points de la surface du corps. Co contour apparent est celui que l'on représente en géométrie descriptive. Il se confond avec lo contour ajiparent perspectif dans le cas particulier où le point do vue est à une distaiH-e du plan du tatjleau.
CONTOURNABLE adj. Qui peut se contourner : Hois
CONTOUHNABLES.
— Fig. Flexible, dont on peut user de diverses façons : La raison humaine est un outil souple, contournaule et
orromniiH/tihlc a foute figure. (Montaigne.)
CONTOURNAGE (nnf) n. m. Action do contourner, de
donner di's <-'.ntnurs forcés.
CONTOURNEMENT (mon) n. m. Action do conlourner ou de se coutouiiicr ; manière dont une chose est contournée : /-escoNTOURNBMKNTS multipUés des longues vrilles du concombre. (Dutrochot.)
CONTOURNER v. a. Donner un contour à, tracer les contours de : i'ontournfr un bras. Contourner des volutes. Contourner un vase.
— Donner des contours forcés, des attitudes peu naturelles à : Contourner ses figures. Contourner le torse d'une statue. Il Fig. Tourmenter, forcer : Contourner ses phrases, son style. Il Fausser, altérer ; Contourner la vérité.
— Suivre les contours, faire le tour de : Le canal de .'^uez dispense de coniournrr ('.Afrique pour aller aur Indes,
— Par ext. Déformer, rendre difforme: La chaleur contourne le bois. Il Etre disposé autour de : Le lierre conlOiJRNK le tronc des arbres.
— ■ Métall. Arrondir une pièce quelconque.
— Moiin. t'unlourner une pièce, une médaille, La graver en crciiv ;ivec un relief très jieu prononcé.
Contowrné, ée part. pass. du v. Contourner.
— Arlror. Se dit des branches qui s'écartent de la ligne ilroitc, et que l'on doit rigoureusement supprime(', lors do la taille.
— Blas. So dit dos animaux roprôsontés de prufil nt. i[iii regardoiit à SLSnosti-o. (Tout ïc corps do riiiiiiiial poui, 6tri.'C0iituurriô, ou hion lo corns poul clrodiri^o a dcxUn,
ot la IriL' à siMiostro ; dans c" -' ■- • cas, la tôiu .sculo osi
dile contouiMiéc.) Il
Attribut du i-liovron ou du pairlo, dont la pointe est d i r I y oo vers loin dieu du daiu:
séueslro.
— Hot. So dit dos parties ropliôos sur olles-nic'nios ou j^fsnôos dans leur oroissauoo.
— Minier. So dit dos sulislanccs dont loscrisLauxsoniblont avoir subi daus leurs
CONTOUimiATE
COiMllADICTEUR
D'argnit ft un lion ranii>aijt ol cniituiiriiii lie gtieulos.
n'argciitîi iinbi^lit
passant de siiiople,
la 1616 coiitoiiniiÎL-.
Dr. auc. .Syu.
laces dos inlloxions qui ont plié ou déplacii lours plans : Arayonile contoubnék. CImux car- Ijonittéc coNTOURNi^i-:.
— Moll. CoijiitUf contournée, Co(iuiIIe on spirale.
— Nuiuisui. MMiiiUon conluiinii', M6Uaillon toui'uo on crouv, avi'c un (-(m-cIû saillant sur les lioi-ds.
Se contourner, v. pr. Eii-c. devenir iiontourné. ii Se déroniK'i-. Il Kuire des contorsions, contourner son cor[ts : Clown ijiti .SK luNroUHisK de iniUe façons.
CONTOURNIATE adj. Nuniisui. Syn. do contorniatiî.
CONTRA 11. ni. Bot. Espèce d'armoiso. Syn. do suMtiN-
CtJ.M'LfA.
CONTRABOUT ou CONTRE-ABOUT
du ( (KN l'Hii-PAN. V. co mot.
CONTRACT ou CONTRACTUS, savant allemand. V.IIkr-
CONTRACTABLE adj. Qui peut être contracté: Ohlk/atiun coNriiAcrAULii. Il Qui peut so resserrer : Organe con-
TRACrAUI.i:.
CONTRACTANT [litiln), ANTE adj. Qui contracte, qui lait un conirat : Ai's /jiii-iifs con rHACTANTliS. Il .Substantiv. -.Les
CuNTUAllWNTS.
CONTRACTATION {/da-si) n. f. Action de contracter, .le faire un contrat ; Antérieurement à la contkactation du mar'tatje. (Peu usité.)
— Dr. auc. Tribunal qui, dans quelques villes d'Espagne, jugeait les questions relatives au commerce des Indes : La cONTRAcrATloN de Cadix.
CONTRACTE (IralW — du lat. contraclns, resserré; de cum, avec, et trartus, tiré) adj. «e dit, en grammaire, des mots qui resserrent en une seule syllabe les syllabes que leur donneraient les règles des déclinaisons, des con,ugaisons ou Je la syntaxe : Au et du sont, en français, des articles contractes qui remplacent à le et do le. V. contracter.
- Ciramm. gr. IVoms et Adjectifs contractes. Ceux dont le radical est termine par dou.t voyelles qui so contractent (nvà pour |iv<i-a), ou dans lesquels la première voyelle de la désinence so contracte avec la voyelle tinale du radical (riyo'jî ]iour Til^t-oî). Il Verbes contraries. Ceux dont le radical est terminé par les voyelles a, t ou o, qui se combinent avec la voyoUo tliéniatiquo i ou o (ti|»«inîv pour
tqAà o-[Atv).
CONTRACTER {kté — rad. conlraction) v. a. Diminuer le volume de : Le froid co.nthacte les cor/is. li Resserrer en un moindre espace, raccourcir : La fureur contkacte les muscles du visaf/e.
, — Prendre, par contrat ou autrement, l'ongagemeni,
I obligation de : Les mineurs ne sont pas aptes à contracter. CoNTRACTi.;u maniage. Contkacti:» des dettes.
— Fig. Former, en parlant d'un lien moral : Contrai ter amitié, ii Prendre, f'tro atteint de : Contuacteu une nmtadie. Vin qui a contracte un mauvais ijoùt. ll Former en soi : Contracter nnr habitude.
— Gramm. Kéunir en une sonU» voyelle, on une seule syllabe;, deux on plusieurs voyelles ou'.syllabos.
Contracté, ée part. pass. du v. Contracter.
— Bot. So dit des organes qui sont naturellement ramasses sur eux-mêmes et comme tenus ù l'étroit : Conmc- /j/ contracté. .Vectaire contracté.
— Gramm. Réuni eu une simule syllabe ou une seule voyelle longue. Kn Cram-ais, les articles contractés sont : ail (pour (i le), aux (pour ù lus), du (pour de le), des (pour rfc /es). (Ou contracte l'article r 1« devant les mots pluriels : niiT amis, des rillrs; 2" devant un mot in.asculiu sini;iilier commençant par uno consonne ou un It aspiré : du villaiir, au liunieau.)
— Wiiiér. D'ulécaèdrc contracté. Celui dont les bases pontagnnales extrêmes sont comme rossorréos par linclinaison dos faces latérales.
— Phys. So dit d'un corps dont lo volume a diminué, iiar suite d'un abaissement de température.
Se contrucler, v. pr. Se resserrer, so raccourcir, ii E^l•(^ fait, en parlant d'un contrat ou d'une autre obligation.
II S acquérir : Les nices se contractent facilement.
— Fig. So concentrer ; Les qrands seii/neurs si-: contractent rfans leurs intérêts personnels. (M"' de Créqui.)
CONTRACTEUR n. m. Ustensile ou for qui sort do clienet, pour faire cuire des viandes à la brodie.
CONTRACTIF, IVE adj. Qui détermine une conlraction, un resserrement: /''o/rc c«ntractive.
CONTRAcnLE (rad. con/mc(cc) ailj. Qui est susceptible de contraction. (S'emploie surtout eu jilivsiologio» : La fibre des muscles est costractilk. ii Aliusiv. <;ontractif, qui produit la contraction : La force contr\ctii.h des muscles.
— Anton. Dilatable, expansible, extensible.
CONTRACTILITÉ (rad. contractile) n. f. Faculté do so contracter : Contractilité des fibres.
— Physiol. l'onlractilité animale, Nom donné par Bicbat à la coiuractilité des muscles .soumis i la volonté : Les sensations des objets extérieurs mettent en action la coN- THACTII.ITÉ animai.k. ( Bicliat. ) II Contractilité orqanique. Nom donné par lo même à la contractilité des muscles dont l'ai'lion est iiidépenilante do la volonté: 11 est une coniractililé animale et une contractilité ORtiANigni!, (Bicliat.) [D'autres auteurs appliquent colle dénomination il la contractilité de tons les tissus organiques : /.a roniractitilé animale n'est que la contractiî.iti': oRcANiiitiB. (Flou-
rens.)) II Contractilité orf/anique insensible. Colle qui déter iniiio les mouvements des vaisseaux capillaires et de divers conduits exi-rérenrs, selon lilclint.
- - Anton. Dilatabilité, expansibilité, extensibilité.
- Kncvcl. Physiol. La coniraclililé est une proiiriélé pli\ M.dyL:i(iue, commune aux muscles et à divers éléments Nil iiniiih|iios ot qu'il no faut pas confondre avec Vélaslicité. I.;i iniitraclilité se traduit par nu cbangemout de forme non accompagné d'un iliangenient de volume. Dans le muscle, en ctfet, comme le inoutrent les expériences classiques, l'accroissonieut du petit axe compense exactement la diniinulion du graud. Cette variation de forme, qui, née à la plaque musculaire, se propage comme une ondo (onde i:untractile), semble résulter d'une modirtcation daus l'arraugomeiit moléculaire de la libre.
La contractilité n'est que la l'orme spéciale de l'irritabilité daus lo muscle. Elle est donc indépendante dos connexions nerveuses des libres. CI. Bernard, au moyen de rempoisonnement par lo curare, qui laisse intactes la conduction nerveuse dans le neurone et l'irritabilité musculaire, mais qui rompt la contiguïté du neurone ot de la libre dans la plaque motrice, a montré que l'application dos excitants artiticiels, et spécialement do l'électricité, suflit pour mettre ou jeu la contractilité du muscle.
L'anémie par ligature abolit la contractilité en enlravant l'arrivée de l'oxygène et en favorisant l'accumulation des ponoi/énes. La persistance de la contractilité varie, dans une même espèce, avec les muscles. Cliez l'iiomme et les mammifères, c'est l'orcillotte droite (ii/imiiim moriei,s de Harvey) qui résiste le plus longtemps (loo heures chez le ckien, d'après "Vnlpian).
— BiBLlOGR. : Cl. Bernard, Leçons sur les propriétés des tissus rivants (Paris, 1865); 'Verworn, Allnemeine P/msioloqie (léna, isilo).
CONTRACTION {ksi-on — lat. contractio; de contrahere, supin coniraclum, contracter) n. f. Resserrement, rapprocliement des molécules d'un corps qui se retire sur liiiniême, de façon à occuper moins de place : La contraction des muscles.
— Fig. Concentration ; action de se replier sur soi-même : Le jeune homme est tout en déplacement, le vieillard tout en CONTRACTION. (Virey.) ti Contrainte, action de contenir, d'étouil'er : La contraction des désirs, des passions.
— Agric. Sorte de resserrement, produit sur les feuilles et les autres parties des plantes par la sécheresse, les piqûres d'insectes, etc.
— Gramm. Réduction do deux ou plusieurs voyelles, de doux syllabes eu uno seule : La contraction Joue un f/rand rôle dans les déclinaisons et les conjugaisons c/recques.
— Phys. Contractions de la veine fluide. Etranglement que l'on observe sur une colonne liquide ou gazeuse qui s'échappe par un orifice percé dans une paroi mince.
— Anton. Dilatation, expansion, extension, prolongement ou allongement. — En gramm.. Diérèse.
— ENcvtL. Pliysiol. Les exc}tanls du muscle déterminent la manifestation de sa contractilité ou contraction, consistant en un raccourcissement et un épaississement du muscle, sans changement de volume. Dans la contraction ou secousse musculaire, on peut distinguer trois temps : la période latente, temps qui s'écoule entre le < moment do l'excitation et le début de la contraction ; la période de raccourcissement, ot enfin la période de relâchement.
La période latente est courte (5 à 10 millièmes do seconde).
Los périodes de raccourcissement et de relâchement peuvent être égales (5 centièmes de seconde), mais la période de relâchement est parfois doux ou trois fois plus longue. Quand une excitation survient immédiatement après une autre, la contraction, dans le second cas, est plus forte que dans le premier, dans un troisième que dans lo second, et ainsi di^ suite. Il en résulte ([u'une excilatiuii, trop faible isolément pour produire la contraction, finit par l'amener, si on la répèle un certain nombre de lois à des lulorvalles sufllsaniment rapprochés : c'est lo phénomène de la sommation ou addition latente.
Si uno nouvelle excitation arrive pendant que le muscle se contracte, il n'y a pas deux secousses successives, mais uno seule, à la fois plus ample ot plus longue. Si oiilln les excitations so succèdent assez rapidement pour que la secousse ])réeédente ne puis.se s'achever, le niusclo entre en contraction permanente on tétanos pitijsiuloqique, imparfait, (luainl les secousses sont incomplètemeiit fusionnées, parfait, quand elles le sont complètement ; elles donnent, dans ce cas, un tracé rectiligne, jusqu'à ce que la falifiuc du muscle l'abaisse, maigre la jiersistance des excitations, en raison do la diininutiun conséquente de 1 excitabilité. Enfin, la succession des excitations détormino une vibration du inu.sclo qui produit un bruit musculaire.
Les phénomènes précédents ont été étudiés surtout grâce aux excitants artificiels, l'électricité entre autres; mais l'observation de l'excitant physiologique conduit aux mêmes conclusions. Toutefois, la contraction volontaire est plus lento (8 à 10 contractions par seconde dans les muscles phonateurs), ot plus longue que la contraction artiticiollo ; ou outre, la contraction volontaire parait, comme le croit Frédéricq, le résultat d'une fusion do secousses ot non d'une secousse unique.
L'élasticité musculaire semble être la eu ise do la fusion des secousses : lo lien élastique no transmet l'ed'ort quo lorsipi'il y a subi un certain allongement. D'a]>rès Bergonié. c'est & cet allongement ipie répondrait la période latente du muscle. Cotte interprétation suppose qu'il y a indépendance entre la conlractilité ot l'élasticité, indépendance ipii ressort du paradoxe de Wrber.
La contraction musculaire est accompagnée de phénomènes chimiques et notamment d'un dédoublement du glucose (acide lacti(|iie) et d'une liydrulation du glycogèno ; il se produit en outre dos oxydations qui aboutissent â la formation d'acido carboniuuo. On trouve encore do la créatino. de la créatinino ot de l'urée, car lo muscle, tout on n'utilisant quo les hydrates do carbone qui on résultent, .se nourrit en dédonblnnt les nlbnniinoldes. ICnlln, l'assimilation du muscle semble aboutir ù du mi/osi- 'i"7('nc. lequel, A la |iériode de destruction et sons l'inlliience d'un ferment, donne une glubnlène cougnlablo, la nij/osine, analogue A la librine. V. i ontracture.
— Bliii.ioiiii. : Roscnlbnl, les .\erfs et les .Vusclrs (Paris, U7Si; Landois, J'hqsiologie humaine (Irmi. franc., i*nris,
— llyJruul. Contraction des veines liquides. Torricelli
(li;i3) a établi par cxporioncolo résultat suivant : En supposant éyalité de pression sur la surface libre d'un liquide ':t à un orifice percé en mince paroi, ta vitesse d'écoulement
est indépendante de ta nature du liquide et proportionnelle à la racine carrée de la cbari/e comptée sur le centre de gravité de l'orifice. L'intensité de la pesanteur étant représentée par g, et la hauteur do la surlace libre au-dessus du
centre do gravité de l'urilice par A, on a» = 1/ ïi//i. Cette règle a été démontrée par D. Beriiuulli. Le débit calculé en opérant le produit de cette vitesse par l'airo de lorilice no répond pas an débit mesuré. Newton a observé quo, pour un orifice circulaire, la socliou de la vomo va en diminuant jusqu'à une distance environ égale au rayon ; au delà, la veiiio tonne uno série de nteuds et de ventres de moins on moins mari|ués, et, grâce au mouvement vibratoire de ses molécules, se désagrège en gouttelettes isolées [fig. 1). Le rapport des débits mesuré ot calculé est égal à celui des sections contractée et réelle, ot vaut environ 0,68. La contraction a été étudiée par Savart, nuis par Poncelet ot Lesbros : elle doit être attribuée à la tension supcrficiclle(capillari té); car, si l'on l'ait varier celle-ci à l'aide de vapeurs d'éthcr on d'alcool se dissolvant dans le liquide, on augmente le débit, la vitesse restant constante . Si
l'oritice cesse d'être circulaire, la veine présente la particularité diterf'iniwsi"o»;on raison desdifîéreuces d'énergie dans les tilets, la section se modifie suivant les distances à lontice (fig. 2), les parties saillantes finissent par être en regard des rayons minima; puis l'inversion se produit de nouveau, et ainsi de suite.
La présence des ajutages modifie les résultats précédents ; la théorie en est complexe. Si l'ajutage reproduit la forme normale du jet (fig. i), on peut obtenir un rendement voisin de celui calculé près de o,as lieu J~ - -- '^- ■ - ....
do d.
n lieu do 0,62. Un ajutage cylindrique peut i i.lj onner un rendement plus élevé quo celui ,111 onné par l'orifice simple, on peut avoir O.SO; ' .M j^^^ lais la vitesse à l'orifice est diminuée par >^^^=^~ suite d'un remous lent ù l'intérieur du tube 'l,f\^' (fig. i) [Venturi, 1797]. Un ajutage conique M(L divergent {fig. 5) peut permettre d'augmenter I ij lo débit; et, à l'aide do combinaisons do „. ,. cônes, il peut être possible de tripler la dé- = '''
pense calculée, grâce au vide produit par la veine en s écoulant; ces ajutages sont employés dans les injectours, élévateurs, souffieurs, etc.
CONTRACTUEL, ELLE [htu-èl'— du lat. contraclus, contrat) adj. Qui est stipulé par contrat; qui fait l'objet même du contrat; qui a rapport à un contrat : Institution contractuelle. Héritier contractuel.
CONTRACTUELLEMENT {ktu-é-lc) adv. Par contrat : Clause établie contractuelleme.mt.
CONTRACTURE (lat. contractura ; de contrahere. supin ronlractum. resserrer) n. f. Pathol. Rigidité durable, mais involonlairo des muscles, liée soit à des lésions, soit à un simple trouble du système nerveux. (La pseudo-contracture est. au contraire, liée ù nue modification du muscle.)
— Archit. Rétrécissement, diminution do l'épaisseur du fut d'une colonne dans sa partie supérieure.
-- Encvcl. Pathol. Quand l'excitation est très forte, la contraction et la déconiraction sont, au lieu de se succéder immédialenienf, séparées par un temps d'arrêt. On dit alors ipi'il y a contracture, phénomène qut) présentent également les muscles striés cl les muscles lisses. Cli. Kicîiot paraît rattacher la contracture à Vonde secondaire, o\i recuniractiou du muscle qui a été excité ot a été relâché en partie.
La contracture pathologique, qui pont avoir uno dnréo plus ou moins longue, reconnaft pour cause soit des troubles de lanutriiiuii ou dos troubles circulatoires (fatigues prolongées, conlusions, mvosilc, le froid, les excitations électriques ou certains médicaments comme l'orgotine), soit dos altérations ou des lésions du système nerveux. On l'obsorvo dans les maladies cérébrales, spinales (méningites cérébrales et cérébro-spinales, myélitos, hémiplégies avec dégénérescences secondaires, tétanos, otc.) ot les névrites, dans la chorée ot l'hystério (elle est alors passagère ou pormanente), dans les "lésions chirurgicales des nerfs (tumeurs, abcès, fractures, luxations), de la moelle (mal de Pott, conlusions), de l'encéphale (encéphalite Iraumatiqiie), des muscles (iunammalious, traumalisme, surmenage, anémie par ligature, spasmes do l'urètre, do l'iesopliago, etc.), île la peau ot des muipiouses (bléphurospasmo, etc). La thérapeutique do la contracture pathelogiquo estexclusivemeut |ialbogéniquu, c'est-à-dire (pi'elle est subordonnée au traitomuut du trouble ou de la lésion (pii la jirovoquo.
CONTRACTURER (rad. contracture) V. a. Arcliil. Rétrécir vers le haut, eu parlant du fiU d'une colonne.
— Pathol. Déterminer la coulractiiro d'un mnsclo. Se cor>traciiirei; v. pr. Devenir contracture.
CoNTRADA, comm. d'italio (Cainpauio | prov. d'Avelliuo{); 2.1110 bail.
CONTRADETTE {iM' — do l'ital. contra, contre, et i/f//o, dit) n. I'. Lu T. (le cliancoll. roui., Opposition, cuutradiction.
CONTRADICTEUR (lat. contradictor ; do contradicere, snpin contradictum, contredire) n. Celui ou celle qui contredit ; Aucune renommée no s'élève sans coNTBAntCTKt'K.s. (Chateaubr.)
— Dr. Avocat qui plaide pour la partie adverse, il Aclo sans contradicteur. Acte par défaut donné sans que les parties inléressi'>es soient appelées.
— I''ncvcl. Dr. Ou appelle, dans uno certaine théorie, contradicteurs légitimes, tous ceux qui auruiout qualité
CONTRADICTIOiN — CONTRALTO
pour représenter les autres iotéressés dans un procès en réclamation d'état. Cette théorie est aujourd'hui abandonnée; elle avait pour elîet d'étendre l'autorité de la chose jugée non seulement aux parties, mais à ceux qui avaient été représentés par elles.
CONTRADICTION {ksi-oti) n. f. Action de contredire, aftirmatioa contraire à ce qui a été dit: La contradiction doit éveiller l'attention et non pas la colère. (La Rochef.)
— Action de se contredire, fait de se mettre soi-même en opposition avec ce qu'on a dit ou fait précédemment : Les CONTRADICTIONS d'ioi acciisé. L'esprit humain est la CONTRADICTION mévie. (Moutcsq.)
— Fig. Opposition entre doux propositions ou dans les conditions d un fait, dont l'une exclut nécessairement l'autre : Etre et n'être pas implique contradiction. Un cercle carré est une contr\1'ICtion.
— Particulièrem. Opposition, obstacle, empêchement: Les CONTRADICTIONS 7i'empèchent pas l'homme fort d'arriver.
— Esprit de contradiction. Disposition à contredire: Avoir Tesprit di^ contradiction, ii Plaisir de contrarier, de faire le contraire de ce que les autres désirent : Faire une chose par ksprit de contradiction, ii Personne qui aime à contredire ou à contrarier : Beaucoup de fernmes sont des esprits dk contradiction, ii Mettre en contradiction. Faire tomber dans des contradictions ; montrer les contradictions de ; faire voir des contradictions en : Tontes les institutions qui mettent l'homme kn contradiction avec lui-même ne valent rien. (J.-J. Rouss.)
— Dr. Contestation élevée contre un droit, une prétention, une allégation.
— Dr. féod. Déclaration par laquelle un tenancier censitaire signiriait à son seigneur qu'il méconnaissait sa juridiction, et qu'il entendait posséder allodialement.
— Hist. sainte. Eaude contradiction. Eau que Moïse fit jaillir du rocher d'Horeb, en le frappant de sa verge.
— Logiq. Opposition entre deux propositions contradictoires. V. contradictoire.
— Philos. Principe de contradiction. Loi de l'intelligonce par laquelle nous jugeons faux tout ce qui implique à la fois l'afiîrmation et la négation du même objet.
— Loc. adv. : Sans contrntliction. Sans opposition.
— Anton. Accord, concert.
— Enctcl. Philos. Le principe de contradiction exprime une condition de la pensée. qu'Aristole a formulée do la façon suivante : « Le même attribut ne peut pas, en même temps, convenir et ne pas convenir au même sujet, considéré au même point de vue et sous les mêmes rapports. " Kant en a donné un énoncé plus bref, mais dont on discute la valeur : <■ Un attribut qui répugno à un sujet ne convient pas à ce sujet. » Hamilion dit que ce principe devrait se nommer principe de mm-conlradiction, puisqu'il ordonne de ne pas se contredire. On a- répondu que ce principe n'est pas un précepte, mais une loi, qui signifie que le « contradictoire >• est le signe du « faux » . Ce principe sert à apprécier soit les notions séparées, soit l'union d'un sujet et d'un attribut, soit le rapport de la conséquence aux principes. Tandis que la plupart des métaphysiciens veulent faire un égal usage du principe de contradiction et de celui de raison suffisante, Hegel a contesté la valeur du principe de contradiction comme loi absolue de la pensée ; il n'y a vu que la loi toute relative de l'enlendemcnt, c'est-à-dire de la pensée discursive et abstraite, qui n'est pas la pensée absolue : la pensée absolue concilie les contraires par lesquels est obligée de passer la pensée discursive. A l'antipode de la doctrine do Hegel se place celle de Renouvier et du néo-criticisme français, qui veulent faire du principe de contradiction la règle rigoureuse de toute métaphysique.
Contradictions économiques (Systlimi-; des) ou Philosophie de la misère, par P. -G. Proudhon (Paris, 1846). — C'est le livre capital de Proudhon. celui qui contient les traits principaux de sa philosophie sociale. Il se compose d'une critique systématique de la constitution de la société moderne. Celle-ci repose essentiellement sur une série d'antinomies qui s'engendrent l'une l'autre. Proudhon décompose l'économie politique et analyse les antinomies qui y sont contenues : la concurrence, nécessaire, détruit la liberté et se détruit elle-même; le monopole qui en résulte aboutit au bouleversement du travail ; le commerce, qui doit être libre, devient nécessairement protégé ; la propriété privée, qui naît naturellement, devient le vol; la communauté se détruit elle-même par les lois qui sont nécessaires pour l'établir. L'économie politique qui prétend supprimer la misère l'engendre, et la société se détruit elle-même par la génération et le travail qui la perpétuent. 11 faut remplacer le système social actuel par une loi nouvelle : » Ce doit être une loi d'échange, une théorie de mutualité, un système de garantie qui résolve les formes anciennes de nos sociétés civile et commerciale, et satisfasse à toutes les conditions d'efficacité, de progrès et de justice qu'a signalées la critique. »
CONTRADICTOIRE [kto-ar') adj. Qui est en contradiction avec autre chose; qui implique contradiction : Une tête vide et un (jabit intarissable ne sont pas deux choses CONTRADICTOIRES. (Théry.) Proposition contradictoire ù.
— Dr. Se dit des jugements, des arrêts rendus sur les plaidoiries ou les productions de pièces des parties, après débat ou conclusions, par opposition à. ceux qui sont rendus par défaut ou par contumace : Jugement, Arrêt contbadictoire.
— u. m. Chose contradictoire, terme contradictoire ; Parler et »e taire, oui et non, sont des contradictoires.
— n. f. Proposition contradictoire : La contradictoire de chaque opinion est une vérité. (J.-J. Rouss.)
— Encycl. Log. Deux propositions sont dites contradictoires quand elles sont opposées à la fois en qualité et en quantité, c'ost-ù-dire quand elles sont : l'une affirmative universelle et l'autre négative particulière, ou bien l'une négative universelle et l'autre affirmative particulière. Exemple : Tous les hommes sont honnêtes -- quelques hommes ne sont pas honnêtes. Si l'une est vraie, l'autre est fausse ; si l'une est fausse, l'autre est vraie. Elles no peuvent pas être vraies ou fausses toutes les deux en même temps. Il faut éviter de confondre les propositions • contradictoires • avec les propositions ■ contraires » ou Bubcontraires.
CONTRADICTOI REMENT (kto-a) adv. D'une manière contradictoire : Arrrf rendu contrahictoirement.
— Anton. Par contumace, par défaut.
CONTRAIGNABLE((7-p-9no6r[ffnmll.])adj. Dr. Qui peut être contraint, par quelque voie de droit, à donner ou à faire quoique cho^e : tu obli<jé est cûntraiunable par toutes les voies de droit.
— Fig. Qui peut être contraint à quelque chose.
CONTRAIGNANT {trè-gnan [(/n mil.]). ANTE [rad. contraindre. ad|. Qui exerce de la contrainte; gênant, pénible ; Des cohipaynies contraignantes. (M""" de Sév.)
CONTRAIGNEMENT {trè-gne-man [gn mil.) n. m. Action de contraindre. iVieux.)
CONTRAIGNEUR [trè-gneur [gn mil.]) n. m. Celui qui contraint. i^Vieux.)
CONTRAINDRE [trindr — du lat. constringere ; de cum, axor, et strinr/ere^élre'mdre: Je contrains, tucontrains, il contraint, nous con/raiynons. vous contraignez, ils contraignent. Je contraignais, nous contraignions, vous contraigniez. Je contraigyiis, nous cojitraignimes. Je contraindrai, nous contraindrons. Je contraindrais, ?wus contraindrions . Contrains, contraignons, contraignez. Que je contraigne, que nous contraignions, que vous contraigniez. Que je contraignisse, que nous contraigjiissions. Contraignant. Contraint, ainte) v. a. Serrer, presser, mettre à l'étroit : Haliit, Chaussure qui contraignent au point de faire son/frir. CVieux.)
— Gêner, violenter (en parlant duno personne on de ses goûts, de ses penchants, de sa volonté) : Jésus-Chi-ist purlait à tous sans contraindre personne, et laissant à tous la liberté. (St Athanase.)
— Contraindre à ou de, Obliger par la force, pousser contre son gré à : Contraindre k l'obéissance. Contraindre Dic quitter le pays.
— Dr. Obliger par les voies de droit : Contraindre quelqu'un par voie de justice, par justice. CoyTR\i:iDR]i par coj^^, par saisie de biens.
— Prov. : La nécessité contraint la loi, La nécessité met au-dessus de la loi, dispense de lui obéir.
Contraint [triji), ainte part. pass. du v. Contraindre.
— Fig. : Peintre dont la manière a quelque chose de contraint.
— Mus. Basse contrainte, Celle qui n'a qu'un motif très simple, très court, et qui se répète dans tout le cours du mnrceau.
Se contraindre, v. pr. Etre contraint : La pensée ne peut SE CONTRAINDRE. (Boisto.) H Se faire violence, faire taire ses goûts, son penchant, sa volonté ; empêcher la manifestation do ses sentiments : Qu'est-ce que savoir vivre? C'est savoir se contraindre satis contraindre les autres. (P. Bonheurs.) n Se contraindre à, S'astreindre à. u -S'e contraindre de. Se gêner pour, se priver de. (Peu usité.)
— - Gramm. Quand le verbe contraindre doit avoir pour complément un infinitif, il demande la préposition à si laction de contraindre est envisagée comme exigeant de grands etforts; c'est, au contraire, la préposition rfe qu'on emploie si cette action n'est considérable que dans son résultat.
— Syn. Contraindre, forcer, nécessiter, obliger, violenter. Contraindre, c'est restreindre la liberté, no laisser le pouvoir défaire qu'une seule chose qui n'est pas celle qu'on préfère. Forcer suppose quelque chose d'irrésistible, une puissance qui pousse ou qui entraîne. Nécessiter, ou rendre une chose nécessaire, ne s'emploie guère qu'en théologie ou en philosophie, et il fait penser à la nature même des choses comme s'imposant à la volonté ou à la marche des faits. Oô/ft/f'?' rappelle l'idée d'une obligation morale, d'un devoir. Violenter ressemble à forcer, mais il exprime une force brutale, matérielle, et il suppose une tentative ou, au moins, une pensée de résistance.
CONTRAINTE ((rmC— rad. contraint) n. f. Etat de gène de ce qui se trouve à l'étroit : La contrainte de la rhaussure, du corset, li Violence qui gêne ou détruit la liberté; état de gène produit par cette violence : Exercer une coytrainte. Vivre dans la contrainte, ii Gêne imposée par la bienséance ou par quelque autre motif, qui ne force cependant pas les actes et la volonté : La prudence et la discrétio)t tiennent souvent en contrainte l'amour de la vérité,
— Fig. Gêne imposée par les règles de l'art : La contrainte de la riyne, de la mesure.
— Dr. Acte qui a pour but de forcer quelqu'un à faire ou à donner une chose : Contrainte par saisie de biens, il Contrainte par corps. Voie d'exécution qui consiste à priver de la liberté la personne du débiteur, pour le contraindre à remplir ses engagements : Exercer la conirainte par corps.
— Fin. Mandement exécutoire, décerné contre un débiteur du fisc : Un porteur de contraintes.
— Encvcl. Dr. Au point de vue de l'imputabilité en matière pénale, le mot contrainte s'entend de tout fait physique ou moral ayant forcé l'agent, par une oppression de 'sa volonté, à commettre un délit. Si la contrainte a été irrésistible, il n'y a pas d'imputabilité : l'article 64 du Code pénal précise qu'il n'y a ni crime ni délit " lorsque le prévenu a été contraint par une force à laquelle il n'a pu résister ". Sinon, il y a lieu seulement à une diminution do culpabilité, dont les juges tiennent compte dans l'application de la peine, par la latitude entre le maximum et le minimum, ou par une déclaration de circonstances atténuantes.
D'autre part, on nomme contrainte par corps le droit d'un créancier de faire emprisonner son débiteur, pendant un certain temps, pour le forcer à acquitter sa dette : c'est la saisie de la personne même. La contrainte par corps a été abolie par la loi du 22 juillet 1867; actuellement, elle n'est appliquée, en principe, que pour garantir le recouvrement des condamnations pécuniaires (amendes, restitutions, dommages-intérêts, frais) prononcées à raison d'un crime, d'un délit ou d'une contravention. La durée do la contrainte par corps varie suivant l'importance de la condamnation (de deux jours à deux ans) ; en matière de simple police, elle do peut durer plus de cinq jours. Le condamné peut éviter la contrainte en donnant caution, et, s'il est insolvable, il est mis en liberté après avoir subi la moitié de la peine.
Au point de vue fiscal, une contrainte est un mandement décerné contre un redevaldo de deniers publics ou do droits fiscaux, pour le mettre en demeure de payer et, ù défaut do payement, donner ouverture aux poursuites.
CONTRAIRE [trèr — lat. contrarius; de contra, contre) adj. Directement opposé : Les partis, I^es intérêts contraires. Courir en senit contraire.
— Qui se déclare contre, qui ne partage pas les avis,
les opinions de quelqu'un : Les hommes ne sonf contraires à la raisoji que lorsqu'ils trouvent que la raison leur est contraire. (Du Marsais.)
— Qui ne répond pas, qui n'est pas conforme, qui ne s'accorde pas avec : Evénement coniraire aux prédictions. Parole contraire à ta vérité, il Qui enfreint, blesse ou ofl'ense : Le mal. pour bien des gens, c'est uniquement ce qui est contraire a ta loi. Il Nuisible, défavoraule, qui n'est pas propice : Le café est contraire aux personnes trop nerveuses. wEunemi, opposé d'intérêt, cherchant à nuire: Chacun de nous a quelqu'un qui lui est contraire.
— Etre contraire à soi-même. Etre en contradiction avec soi-même; avoir des volontés qui se contrarient; agir contre ses propres intérêts.
— Au contraire. Tout au contraire, loc. adv. Loin de là, bien loin de là. tout autrement, ii So disait autrefois pour Heciiiroquemont : Ils ont l'hiver quay^d nous avons l'été, et ad contraire. (Vaugelas.)
— Au contraire de, loc. prép. A l'opposé de, contrairement à : Le feu se répand en tous sens, au contraire des autres éléments. (Volt.)
— Bot. Syn. de opposé.
— Conchyi. Syn. de sênestre.
— Dr. rom. Action contraire, Celle qui naît accidentellement d'un fait postérieur au contrat. (Se dit par opposition à action directe.)
— Dr. Les parties sont contraires en fait. Se dit lorsque les allégations sont tout à fait contradictoires, comme lorsque le créancier soutient que le débiteur ne s'est pas aL(|uitté, et que celui-ci prétend avoir payé, ii Défenses au contraire. Réserve que l'on fait d'alléguer en temps et lieu des raisons contraires à celles qu'a alléguées la partie adverse.
— Log. Jugements, Pr-opositions contr^aires. Ceux qui énoncent deux choses contraires comme : Tout homme est juste. Tout homme est injuste.
~ Mar. Vent contraire. Celui qui, soufflant de la direction même que l'on veut faire suivre au navire, empêche ce dernier d'aller directement vers son but.
— Mus. Mouvement contraire. Celui qui procède à la fois du grave ù l'aigu dans la basse ou dans le chant, et de l'aigu au grave dans lo chant ou dans la basse, ou vice versa : Il y a trois mouvements : le inouvement direct, le mouvement oblique et le mouvement contraire. (Catel.)
— n. m. Ce (jui est contraire, opposé à autre chose : Les contrairI':s ne paraissent jamais mieux que lorsqu'on les oppose à leurs contraires. (Bourdal.)
— Fam. Aller au contraire d'une chose. S'y opposer, y contredire.
— Rhétor. Contraires, Lieu commun qui consiste à prouver sa thèse en prouvant la fausseté et l'absurdité de la thèse contraire.
— Allus. littér. : Les contrcûres se guérissent par les contraires. V. contraria contrariis cl'Rantur.
— Encycl. Log. On nomme contraires-deux propositions de même quantité, mais opposées en qualités. Ainsi, l'on dit : « Toutes les facultés de l'âme sont des sensations transformées ,» d'après Condillac. La proposition contraire est ; « Aucune faculté de l'kme n'est une sensation transformée. " II suit de là que, si l'une des deux propositions contraires est vraie, l'autre est fausse, car elles s excluent réciproquement. Néanmoins, toutes les deux pourraient être fausses, et de la fausseté de l'une on ne peut conclure la vérité de l'autre.
Les philosophes anciens ont beaucoup creusé cette matière des contraires. Ils ont souvent vu, dans la loi des contraires, le principe générateur des choses. Mais, sans réfléchir que la loi des contraires est universelle, la plupart d'entre eux. ne considéraient qu'un des aspects infinis de l'être pour bâtir sur ce fait partiel un système d'ensemble. Ainsi ce principe générateur des choses, dont tout dérivait, pour l'un c'était le chaud et le froid, le pair et l'impair ; Empédocle l'avait trouvé dans l'amitié et la discorde, c'est-à-dire dans l'attraction et la répulsion, devenues, au siècle dernier, sous le nom de " sympathie >> et d' ■! antipathie " , le programme d'une grande école de philosophie morale. On attribue aux disciples de Pythagore une liste des contraires, dont Aristote se serait servi pour dresser sa table des Catégories. Quoi qu'il en soit, Aristote est véritablement le législateur de la matière, et, â plusieurs égards, les règles établies par lui continuent de faire partie do la logique.
— Syn. Contraire, contradictoire, opposé. V. contra-
DICTOIRI':.
— Anton. Analogue, pareil, ressemblant, semblable. — Avantageux, favorable, propice.
CONTRAIREMENT (frè-re-man) adv. D'une manière contraire, en opposition.
CONTRALTISTE (tissf) n. et adj. Se dit des personnes (|ui ont nue voix de contralto.
CONTRALTO ou CONTRALTE (mot ital.) n. m. La voix la plus grave, la basse, chez les femmes : Le contralto est dit haute-contre chez les jeunes yarçotis. \\ PI. Des contraltos, des contralti ou des contraltes.
— Encycl. Le contralto est au diapason de la voix (lu ténor, qu'elle surpasse en étendue. Cette étendue est d'au moins deux octaves, c'est- ^
à -dire du fa ou du sol au la. ^^
Le contralto, qui s'écrivait jadis sur la clef à'ut seconde ligne, s'écrit maintenant sur la clef d'ut troisième. Il va sans dire que certaines voix exceptionnelles ont une étendue beaucoup plus considérable. On peut citer, sons ce rapport, la Malibran, et surtout l'Alboni, qui faisait une gamme du fa grave, tel qu'il est indiqué ci-dessus, jusqu'à l'ut aigu du soprano; mais ceci est absolument anormal, comme lo fameux ut diéze do Tamberlick.
La voix franche de contralto est relativement rare en France, tandis qu'elle est fréquente en Italie. Aussi les compositeurs italiens l'ont-ils beaucoup plus souvent eniplo vée, écrivant souvent pour contralto le premier rôle masculin de leurs ouvrages, que les cliantouses jouaient alors en travesti. La voix de contralto est, d'ailleurs, généralement d'une richesse, d'un velouté et d'un moelleux remarc(uablos.
En France, lo plus ancien contralto connu est assurément la célèbre Maunin, illustrée par Tliéopliiio (iautior, dont le bas-dessus (c est ainsi qu'on l'appelait alors] enthousiasmait les spectateurs de 1 Opéra, à la lin du xvii* s.
Etemlue dp la voix de contiaito.
Parmi los cantatrices fameuses par ce g-onro de voix. il faut citer M""' iMaiulini, Korlondis, Mosca, Schiasntli. ydiiHZ. Pasto, Pisaroni. Malihraii, AlliiTtazzi, Marietta liraiiilulla, Albuui ot, [jIus prùs do nous, M""» Viai\lot, Natuior-Didiét), Todosio, Borglii-Mamo, Vostvali, Grossi, do Môrio-Lablaclio, Barbara Marchisio, otc.
CONTRANCHÉ, ÉE aiij. Se dit de iihros do oortains arlu'os.i'unimo li- rliuniie. qui sout coiitournéos avi liou cl't'^i.ro dri)ilcs, cuiiinu' d;iii,s k- cliône. (Los bois conirancUôs no pouvi'iit servir inu' pour ïc cUnutWi^r.)
CONTRAPONTISTE, CONTRAPUNTISTE {pon-tissl') OU CONTRE-POINTISTE \ ptiam-tissi' [do l'ital. cunlvappun- [istn, uiouu- soiisil M. m. Compositour do uiusiiiuo qui connaît k's ré;;lo- du cuulropoint.
CONTRAPOSITION i.ti-on) n. f. Procédé in»lircct pour opérer ki cun\ orsioii d'uuo proposition particuliôro négative. (EUo consiste à ramoner celle-ci à une particulière aflirmativo, que l'on convertit ensuite) : fjueltiiies animaux ne sont mis capables de sauter. Quelques animaux sont incapables lie sauter. Donc quelques {êtres) i7icapables de sauter sont des {i7iiinaux.
CONTRARIA CONTRARIIS CURANTUR (Les contraires se guérissent pnr les contratrcs'-, iiiaxinio quo la médecine classiijuo, la médecine des écoles, uppose à celle ipii est devenue le prugraramo de l'homœopathio : Similia similibus, Los semblables par les semblables.
CONTRARIANT (ri-an), ANTE adj. Qui se plaît à contrarier : Humeur coNTRARiANTii. Les enfants sont en fp-hiéml CONTRARIANTS. 11 Qui est do nature à contrarier : IJes evéne/nents contrariants.
— Substautiv. Persoune qui se plaît à contrarier : Une
CONTRAK!ANTIi;.
— n. m. Nom que l'on donna, en Angleterre, à ceux qui prirent parti, avec le comte de Lancastre, contre le roi Edouard II.
CONTRARIER (du lat. contrarias, contraire) v. a. Dire, faire, vouloir lo contraire do; s'opposer aux paroles, aux actes, aux volontés de : Plus une personne est borriéc. plus elle est portée à contrarier les autres. (Vaniôro.) il Faire obstacle, s'opposer ù : Vent qui contrarik ta marche d'un navire, il Fâelier, inquiéter, causer du dépit à : Homme qui aime à contrarikr.
— Contrarier les pétales. Disposer les pétales d'une fleur artificielle de manière que chacun d'eux couvre la moitié à peu près do doux pétales du rang qui précède celui auquel il appartient.
Se contrarier, v. pr. Eprouver de la contrariété : Personne qui SE CONTRARIE pour la moindre chose, il Agir contrairement à ses principes, être en contradiction avec soi-même. (Dans ce sens, se contredire vaut mieux.) Il Se caiisor l'un à l'autre do la contrariété : Enfants qui prennent plaisir à se contrarier. Il Ne pas s'accorder, être en opposition; s'opposer l'un à l'autre : Mouvements qui SI-: coNTRARiicNT. Il Etre placé altornativenient en sens opposé: Les assises en pierre de taille doivent se