CONTRE-BIAIS
CONTRE-BISEAU (so) n. m. Morceau de bois garni de méial, qui ferme lo bas d'un tuyau d'orgue, n PL Des coNtre-bisi;al!X.
CONTRE-BITTES {bit') n. f. pi. Courbes disposées en ari's-boutants, pour soutenir sur l'avant les montants des bittes. Il On dit aussi taquets dk bittes.
CONTRE-BON-SENS (sa») n. m. Déraison.
CONTRE-BORD [bor'\ (À) loc. adv. A l'encontre l'un do l'aulre ; ynvitfiier À contre-bord.
CONTRE-BORDÉE {dé) n. f. Bordée en sens oppose.
CONTRE-BOURGEON (70H) n.m. Bourgeon tardif qui fait son apparition sur le cep, après (pie la gelée a détruit le bourgeon primitif. 11 PI. Des c<intrr-bourgeons.
CONTRE-BOUT A NT {tan), ANTEadj. Qui contre-bouto ; qui sert â contre-bouter : Des murs contrk-boutants.
— n. m. Pièce de bois qui, dans une construction, sort d'appui : Des contre-boutants.
CONTRE-BOUTER v. a. Soutenir à l'aide d'un mur, posé à angle droit, la poussée au vido d'un autre mur. Il On dit
quelquefois CONTUE-BDTER.
CONTRE-BRASSER v. a. En parlant des vergues. Brasser en sens<-oniiairo : changer leur direction, pour amener le vent sur la voile, et contrarier la marche du navire, soit dans un virement de bord , soit pour mettre en panne.
CONTRE-BRETESSÉ {lè-sé), ÉE ou CONTRE-BRETÉCHÉ, ÉE adj. BlaS. Se dit d'uno nièce (lasce, bando, barre.
pal, etc., à nretessos, où los merlons des créneaux sont opposés aux embrasures, c'est-à-dire les pleins aux vides, et réciproquement). [La disposition contraire caractérise les pièces breiessécs-]
CONTRE-BRODE n. m. Etoffe do couleurs blaneho et noire. 11 Hassado ou grain do verre pour collier, blanc et uoir. (Ou dit aussi
CONTRE -BKOnÉ.)
CONTRE-BURELÉ, ÉE adj. Blas. So
dit d'un ecu burelé, quand il est flivisô par une ligne toile que les demi-burollos op[tosées sont d'un émail ditréront.
CONTRE- BUTEMENT (man) n. m.
t'oiitrefort ilesdné a soutenir ou à renforcer le mur d'un éditico. Syn. do contre noilTANT.
CONTRB-BUTER v. n. Soutenir avoc dos pièces do bois ou des contreforls. 11 On dit aussi contrenoiiTEB.
CONTRE-CACATOIS ito-a) n. m. Voile carrée volante, lusse-, dans b-s ^.m.'iiuIs clippers, au-dessus des cacatois.
CONTRE-CALQUER (kal-ké) V. a. Calquor sui* lo cnbpio retourné, pour obtenir un dosstn en sons contraire.
•Se contrecalquer, v. pr. Etro conire-<alqu'*.
CONTRE-CANIVEAU (l'o) n. m. Pa\ < placé ù roté d un caniveau ot sur lamém*ligno. Il PI. Des contuk-canivkaux.
CONTRE-CANNELÉ, ÉE adj. Blas.
Attribut d<»s pièces cannelées, quand les nodosités sont alternées ot que les rourbures sont ()pp()sées aux pointes.
CONTRE-CANON n. m. Canon faux, Huppuhé ; cunuu sans valeur ot sans autorité : Ce qu'on
De pourpre h \r\ hnndc contre- lirctesa<<c d'argent.
Contrc-btirelé de giiuulos etd'nri;eiil.
IVrirRont h In fiineo
coiitre-cunnelt^o d<.i
gilviilei.
apprtle Ir corps du droit canonique renferme des CONTRE- CA.NmNS. fliius. I
CONTRE-CAPION n. m. Dans la marine du Levant, AlloiiLTc de ré(r;ivc de la galère. 11 PL Des contre-caimons.
CONTRE-CARÈNE n. f. Autrefois, Pièce de bois qui élan n]j|iosi>e a la carène dans uno galôro. Il PL Des ciiN rnE-i:AKKNi:s.
CONTRECARRE n. f. Action do contrecarrer, résistance, opposition. (Vieux.)
— Au jeu de la bouillotte, Droit qu'a le second joueur d'acheter lo privilège du carré en doublant de nouveau l'enjeu t oxerrice de ce droit; enjeu qui on résulte : liar/u-fer, Abandoumnr /a CONTRECARRE.
CONTRECARRÉ {/ca-ré) n. m. Au jeu do la bouillotte, Second joueur, celui qui a doublé l'enjeu déjà doublé par le premier.
CONTRECARRER (Ica-ré) V. a. Contrarier, s'opposer dïre'ieini-iii a : CoM iîecarrkr //i/t'/^'f'»» ; ses projets.
Se contrecRiTer, v. pr. Se contrarier, se faire obstacle l'un à l'autre : Personnes qui prennent plaisir à se contrecauri:r mutuelletncnt.
— Au jeu do la bouillotte. Acheter le privilège du carré en doublant l'enjeu déjà doublé par ce dernier : Je me contrecarre.
CONTRE-CAUTION (/cS-si-on) n. f. Dr. Caution destinée à garantir une auire caution, il PI. Des contre-cautions.
(On du plutôt ri-.RTIKICATEtIR DE CAUTION.)
CONTRE-CENS ("('i ').'■;) n.m. Dr.anc.Syn.decoNTRE-rAN.
CONTRE-CHAMBRANLE (ehan) n. m. Moulure rapportée contre le clianibranie. pour le rendre plus solide ou plus orné. Il PI. Des contre-chambranlks.
CONTRE-CHANGEMENT (,;e-??mïO n. m. Manœuvre du cavalier qui fait décrire à son cheval uno équcrre à l'angle de laquelle l'auimal change de côté, il PL Des contrechangements.
CONTRE-CHANGER {je) V. a. Manèg. So dit du cheval qui, après a%'oir dê-rit une éqtierre. change de côté.
^ Conim. Faire un échange commercial, dit /roc /lo»?' /roc.
CONTRE-CHANT {cfian] n. m. Dans un morceau de musique de style libre. Phrase chantante qui se fait entendre après la phrase principale exposée d'abord, et qui se combine harmoniquemeut avec elle. 11 PL Des contre-chants. V. contrepoint.
CONTRE-CHARGE n. f. Poids quo le rubaoior ajoute à son métier. 11 PI. Des contre-charges.
CONTRE-CHARME D. m. Mag. Charme destiné à empôciier l'effet d'un autre charme : Des contrk-charmes.
^ Sylvie. Charme qui, en poussant, en fait périr un autre de plus faibles dimensions.
CONTRE-CHÂSSIS {chà-si) n. m. Châssis de verre ou de papier, qu'on applique devant un châssis ordinaire : Des coNTRK-cH.issis. II Doublo viti'ago qu'on mot quelquefois aux fenêtres des orangeries.
CONTRE-CHEVRON n. m. Blas. Chevron divisé, dont les deux parties opposées sontdediIï"éreutémail. II PLZ>es contre-chevrons.
CONTRE-CHEVRONNÉ ( vro-né) , ÉE a Jj .
Blas. Se dit de léi-u chevronné, quand il est divisé par uno ligue verticale, et que les demi-chevrons correspondants sont d'uu émail ou métal dili'érent.
CONTRE-CIVADIÈRE n. f. Autref., Voile tpi'on hissait sur le bout -dehors du beaupré, et cpii se bordait sur la vergue de civadiére. 11 PI. Des contrk-civadières.
CONTRE-CLAVETTE {vêt') n. f. Second© clavctto, quo l'on pla<'e an-dessus d'uno prcmièro clavette pour empocher celle-ci de se ilesserrcr. 11 PL Des contkiî-clavkti'ES.
CONTRE-CLEF (A'/c) n. f. Chacun des voussoirs posés de chaque côté de la clef d'une voûte oti d'une arcade : Des coNTRE-cLEFS. Il Coh/j'C-c/*-/" ex/rarfo55t'e, Voussoirs qui ont la môme hauteur quo la clef.
CONTRE-COALITION (si-on) n. f. Coalition quo l'on forme pour s'opposer à une autre coalition. it PL ^«contre-
COAI.ITIONS.
CONTRE-CŒUR n. m. Répugnance, aversion. 11 N'est l^nére usité que dans la locution A contn'-cfrnr, loc. adv. De mauvaise volonté, avec répugnance, contre son gré : Faire une chose k con-
TIÏE-CŒUR.
— Boucher. Maniement pair ou double, chez lo bœuf et la vache, place près do l'épaule.
— Ch. do f. Dans un croisement do voies.
Pointe opposéeau cœur.
— Constr. Partie do la cbeminéo qui est entre los deux jambes, depuis l'Atre jusqu'au
tuyau. Il Plaque qui recouvre celte partie ; Dis comuecdîURS en fonte.
— Anton. Do bon cœur, de gaioU do cœur, spontanément, volontalremont, volontiers.
CONTRE-CONSTITUTION [sli, si-ott) n. f. Conslituliou nouvelle, ipi'on iqqioso à uno autre constitution, il PL Des
CONTRE-CONSTITI'TIONS.
CONTRE-CORBEAU (bo) n. m. Anli placé entre deux plus grands, recevan' la retombée de deux arcs inscrits dans un autre appuyé sur les grands modii Ions ou corbeaux, il PI. Z>mcontbk-coi;
UKAI'X.
CONTRE-CORNIÈRE n. f. Piéco ■!
I101S qui sert i\ lier la eornièro et \eslains. n PI. /hs costri-: counikrks.
CONTRE-COTICÉi.v«').ÉEndj. Hhis. Se dit de letu cod.é. quand il est divisé on deux parties égales, do telle manière que les denii-coticoa qui so corrospoûdout sout aoniaiJ diUérout. (Assos roro.)
Cniitro-cUivroiuié
de lïueules et d'or
de buit pièces.
>di!îon