VOLONTAIRE
CONTRE-ABOUT ou CONTRABOUT n. m. Dr. anc. S\n. Je cnNTRi>i'.\N. N'. ce mot.
CONTRE-ACCUSATION [a-ku , si-on) n . L Accusation portée contre un accusateur : fiecourir aux subterfuffes de con- TRE-AcctiSATiON. (Dn Hellay.) Il PI. Des contre-accosations.
CONTRE-À-CONTRE adv. Côte à côte, très près l'un de l'autre, sans se touclior : Navires qui sont contre-à-contre. (Peu usité.)
CONTRE-ALIZÉ adj. m. Se dit dt.s vents opposés aux vents alizés : Vents contre-alizés. V. ai,izê.
CONTRE-ALLÉE (a-lè) n.f. Allée latérale, parallèle à une allée principale, n P\. Des contrk-allêes.
CONTRE-AMIRAL n. m. Ofiicier général de marine, dun grade immédiatement inférieur âcelui de vice-amiral : Le grade de contre-amiral correspond au grade de général de brigade, il Officier général de la marine anglaise ou hollandaise, qui a lo troisième rang dans le commandement d'une flotte. (PI. Lies contre-amiradx.)
— Par ext. Vaisseau qui porte le contre-amiral.
— Encycl. Lo grade de contre-amiral a son correspondant dans presque toutes les marines, et le nom est à pou près semblable aussi. Los contre-amiraux remplissent les îonctions de commandants d'escadres lointaines ou de divisions des escadres do France ; ils sont chefs d'étatmajor et majors généraux des arsenaux, présidents de commissions à Paris. Les contre-amiraux sont promus au choix parmi les capitaines de vaisseau ayant trois ans de commandement d'une unité de combat, ou deux ans de commandement d'une division do trois navires. Lo contreamiral porte en petite tenue la redingote avec les mômes boutons quo les officiers généraux et deux étoiles sur les manches. La casquette, ornée de broderies, a deux étoiles au milieu et do face. Les épauleltes sont à grosses torsades on or, avec doux étoiles sur la patte supérieure. A bord des navires, la marque distinctivc est un pavillon national portant deux étoiles blanches dans le bleu et hissé au mhi d'artimon.
CONTRE-APPAUMÉE {n-pô-mè) adj. f. Blas. Se dit do la main utivcrii- et muntiant le dos, la position ordinaire étant de montrer la j)aume. (Très rare.)
CONTRE-APPEL(«/>é/)n.m.Artmilit. Appel militaire, fait inopin<'niiTit un certain temps après l'extinction des feux, pour s'assurer (pie les soldats n'ont pas quitté la casorno après avoir répondu à l'appel du soir : Des coNTRE-Apf'RLs.
— Escr. Appui du pied droit, qui répond à l'appel do l'adversaire.
GONTRE-APPLÉGEMENT {a-plëf-man) n. m. Dr. anc. Opposition formée à la complainte de celui qui voulait rrcouvror la possession d'un liéritage. il PI. Des contre-
AI'PLKOKMENTS. V. APPLÊGEMENT.
CONTRE-APPLÉGER \a-plé-jé. — Prend un c devant a et o après b- rv : Je confre-npplégrni. Nous contre-appléqcuns) V. a. l)r. ;ni''. S'opposer i la complainte de celui qui voulait rentrer en possession d un héritage.
CONTRE-APPROCHESfrt-proc/i')n.L pi. Art milit. Travaux analuj:iies â c<-u\ ijue lait l'assailiant pour s'ai»procber d'une place ass»iégée.mais qui sont exécutés par la défense, lorsque celle-ci croit devoir aller au devant de l'ennemi pour s'enijiarer de quelque point avantageux, d'où elle puisse domiuer ou prendre â revers les tranchées de l'attaque.
— n.m.sing. Constr. et arcbit. Syn. de contre-arêtier.
— Encvcl. Art milit. Les contre-approches doivent être dirii^ées de façon à ne pouvoir être utilisées par l'assaillant, si les progrès du siège les font tomljer entre ses mains. Aussi les assiégés no peuvent-ils en user qu'avec beaucoup de discrétion. Elles constituent, «l'ailleurs, un travail très pénible pour lo personnel de la garnison, à qui la défense impose toujours de grandes fatigues.
CONTRE-ARC [arlc] n. m. Courbure opposée à l'arc, et causée par le poids du grand màt et l'efi'ort des haubans de la ba;-^.e carène, il PL Des contre-arcs.
CONTRE-ARCATURE n. f. Archit. Festons découpés en plusieurs ï.êns. ii PI. Drs contre-arcatcres.
CONTRE-ARCHET (À) loo. adv. Mus. En poussant lariliet quand il faudrait le tirer, en le tirant quand il faudrait le pousser.
CONTRE-ARÊTIER {ti-é) n. m. OU CONTRE-ARÊTIÈRE
Iti-èr') n. f. En T. de constr.. Ardoise ])récédant immédiatement celle qui est coupée obliiiuoment pour former l'arêtier. Il On dit aussi CONTRE-ArPROCHK.
CONTRE-ASSAILLIR {a-sa-ill [Il mil.]) V. a. Faire une
attaque opinj^ée â une autre attaque.
CONTRE-ASSEMBLÉE (a-san) n. f. Assemblée faite eu oppusiliun à une autre assemblée : Tenir des contre-as-
SEMtJLHt:S.
CONTRE-A S SIÉGER {a-si-é) v. a. Assiéger à son tour : < ■(>MKi.,-AssiÉ<iEK l'assiégeant.
CONTRE-ATTAQUE {a-tak") n. f. Action d'une troupe qui passe brusquement de la défensive à l'ofl'ensivo : La cûnr ri:- attaque a lieu contre un des flancs de l'advei'saire au niomeiit où il se porte à l'assaut, n Se dit, au pluriel, des travaux de défense que des assiégés opposent aux travaux <rattat|ue des assiégeants : Des contre-attaques.
CONTRE-AUBE u. f. Petite aube placée en dedans et on sens inverse de l'aube d'une roue hydraulique, appelée roue de côté, pour rejeter le liquide loin de l'axe de la roue, après qu'il a produit son elfet. Il PI. Des contre-
ALIBKS.
CONTRE-AUGMENT {ôg-7naji) n. m. Dr. anc. Gain de survie, qui consistait pour le mari à retenir une partie de la dot de sa femme prédécédée. ii PI. Des contre-augments.
CONTRE-AVEU n. m. Aveu qu'on oppose à un autre aveu : Faire des contre-avicdx.
— Anc. dr. Opposition du défendeur qui s'affirmait propriétaire des meubles revendiqués.
CONTRE-AVIS (l'i) n. m. Avis contraire; révocation d'un avis antérieur : Ecouter les avis et les contre-avis.
CONTRE-BALANCER (prend une cédille sous le c devant a, o : Je coiitre-baliniçai. Nous contre-balançons) v. a. Faire équilibre à ; Poids qui en contre-balance un autre. Il Harmoniser, équilibrer, pondérer : Le peintre a besoin de contrebalancer ses claii's, ses ombres, etc.
— Fig. Compenser, établir dans un équilibre moral ou dans une sorte d'égalité : Les avantages de la liberté contri:-balanci:nt ses inconvénients. (B. Const.)
Se contre-balar}cer, v. pr. S'équilibrer l'uu par l'autre. Il Fig. Se compenser l'un par l'autre ; être égal l'un à
CONTRE-BALANCIER (si-é) n. m. Mécan. Balancier en bois ou eu ler, attelé d'un côté à la maîtresse tige d'une pom|ie, et chargé de l'autre de contrepoids, f|uc l'on fait varier à volonté.
Il PI. Des contre-balanciers.
CONTRE-BANDE n. f. Blas. Bande divisée en tlcux l'arties : l'une de métal, l'autre d'émail.
— Encycl. La contre-bande est formée par deux demi-bandes, qui parfois -•Jonl d'émaux difi'érents, mais qui, régulièrement, doivent être l'une de métal, l'autre d'émail.
CONTREBANDE (de l'espagn. contrabund'i; de contra, contre, et bando, ban, ordonnance) n. f. Dr. pén. Introduction clandestine de marchandises proliibées on soumises à des droits duiit on fraude le Trésor : Faire la contrebande. Marchandises de ooKTREBAtiiii-:, introduites en contbebandb. Il Par ext. Marchandises ainsi introduites en fraude : UAliment chargé de contrebande. Fumer de la contrebanui;.
— Fig. Introduction clandestine, frauduleuse, d'un objet (juelconque. it Fam. Etre de contrebande. Se dit de tout co qui n'est pas légitime, de tout ce qui n'est pas permis, do tout ce qui se fait on cachette : Des amours de contrebande, n Homme de contrebande , Visage de contrebande. Personne qui s'est introduite dans une société sans y être appelée, sans avoir aucun litre, ot qui, pour cette i-aison, y inspire do la défiance.
— Dr. intern. Contrebande de guerre. Marchandises propres à être utiles aux belligérants, et qu'il est interdit aux neutres d'introduire dans les Etats entre lesquels existe l'état de guerre ; Les armes, le saluêtrc sont contrebande DE GDERRE.
— Encycl. Dr. pén. Le mot contrebande désigne, dans son acception la ])lus étendue, tout commerce fait au mépris do lois fiscales ; mais il s'entend aussi [dus particulièrement des contraventions aux lois de douanes. Dans ce sons, il y a contrebande, par exemple, quand on importe ou qu'on exporte clandestinement, par les frontières, des marchandises prohibées ou sounii.ses à des droits, ou qu'on fait circuler dans le rayon des frontières, sans expédition délivrée par un bureau de douanes, des marchandises qui doivent en être accompagnées. La répression de la contrebande a été très rigoureuse, à certaines époques ot dans certains pays. Elle est auiourd'hni réglementéo par la loi du 28 avrif 181G sur les liouanes, à laquelle il faut ajouter celles du 13 floréal an XI et du 21 avril 1818. Los licines ordinaires sont l'ciniirisonnemont, l'amende et la contiscation. Les deux premières sont graduées d'oprès la gravite des faits. S'il s'ajoute des circonstances aggra-
Cuui^A «Iriziir et
lYiiVffeiit, h. k\ con-
tre-baude de l'un
h l'an Ire.
CONTHE-LJANDE — CONTRE-COTICE
Contre-bandit d'azur et d'argoiit.
vantos d'attrouponioiit et do port d'armos, il y a lîou i appli<nun- los articles 209 ci suivants du Code pônul.
— Dr. mlcrn. Vers la liu du moynn iigo, on commonro à voir des traittSs spiViaux intorvouir oiuro les bolligôrants ot los iioutres, coiicismimt los objets réputés « do L-ontroIiando dt^ guerre ". Le traité des Pyronéos do tc:»9 ooiiliout une éimmératiou, qui out longtemps iuroo do loi. IjO traité dUtrocht. de 1713, reprit, en los expliijuant, les maximes du traité des Pyi'ènéos. Ces deux traites sont, aujourd'hui cncoro, rogardés counno uno sorto do cliarto complète sur la (picstion. Kn princi|)o, les objets de contrebande sont : les armes, los canons, les projectiles, les munitions, la [Kindre, lo saliiètro, le soufre, la dynamite, les objets d'équipement ot do* campement, ot tous los instrumenis tabriiiuès à l'usage de la guorro. On y ajoute les vivres, en ce qui concerne les plac(îs investies. Lo fait de oeutrebande entraino la saisie et la conliscatioii des marcbandisos prohibées, ot même des autres, si Tou y est aulorisé par traité.
GONTRE-BANDÉ, ÉE adj. Blas. Se dit do 1 éou bandé, o est-à-dirc recouvert de bandes on nombre égal aux interstices du champ (trois) quand il est divisé de telle sorte (pie les ilemi-bainles corn-spoiidanies sont d'un émail dilïerent.
CONTREBANDIER l'/i-<'), ÈRE n. Dr.
crun. Personne qui fait la controbamle : On coiulamntiit autrefois les contbkdan- DIKRS aux (jalcres et même à la mort.
— Mar. Navire qui fait la contrebande.
Il Adjcctiv. : liàtimenl contrkbandiiir.
CONTRE-BARRE n. f. Blas. Barre divisée en tieuv denii-barres : l'une do métal, l'autre d email, il PL Oes coNTHii-
U.VRUKS.
CONTRE-BARRÉ. ÉE ai). Bias. So dit de lécii barré , c'est a-dirc formé de six partitions en barre et divisé par une ligue telle (lue les demi -barres correspondantes sont d'uu émail Qirt'ércnt.
CONTRE-BAS [bc — mot usité dans la loc. adv. En contre-lias) n. m. En bas. dans la partie basse, dans un niveau inférieur : Poser en contkk-uas une pièce de construction.
CONTRE-BASCULE [ba-skuV) n. f. Bascule ou levier sii[qilémcntaire.dans un métier à tisser, il PI. Z>eS CONTRK-UASCULKS.
CONTREBASSE l'proprem. basse qui est a*; contre le violoncelle, qui lui sert d'accompaf/)iement) n. f. Lo plus grand ot le plus grave des instruments de musique à archet : La (ONTREBASSii a la jnème forme que le violoncelle, w Instrument de cuivre dont le son est d'uno octavo au-dessous de la basse ordinaire, n Par ext. Musicien qui joue de la contrebasse.
— Enctcl. La sonorité de la contrebasse est à l'octave inférieure de celle du violoncelle et du basson ; comme ceux-ci, elle s'écrit sur la clef de fa, quatrième ligne, mais, par conséquent, la note écrite est rendue à l'octave basse. Autrefois, la contrebasse n'avait que trois cordes ;
Trnii.-lir lie cueilles (*t d'.irpciit. a kl cunti'c-b;irr(> de l'un à l'autre.
■ Contrc-barpé geotet U'azur.
Notes
des troii cordes de l'ancienne
coiili-ubassc.
Notes des quatre cordes de la contrebasse.
Etendue de In eoiitrebasse h cordes.
la, ré, sol, accordées de quinte en quinte. On n'emploie plus, aujourd'hui, que la contrcbasso à quatre cordes, accordées de quarto en quarte : -j
sol, ré, sol, ré. ~=
I..a sonorité puissante et grasse, ainsi que la gravité de son diapason, font de la contrebasse le fondement et coinmo la base de l'orchestre moderne, où rien nesaurait la suppléer, et où elle est, par sa
fmissance même, comme lo régualeur de la mesure. .Soit que le compositeur lui conserve la marche grave et sévère qui est dans son rôle et dont elle doit rarement so départir, soit qu'il l'unisse à la masse symphoniquo pour exprimer avec jilus de force les passions (piil veut peindre, la richesse et la rondeur do sa sonorité, son rytlimo solide, plein do franchise ot de majesté, enlin, l'ordre admiraljlo qu'elle sait maintenir dans la marc lie de l'armée iiisi rumentaie , signalent sa présence.
On jieut l'isoler du violoncelle, qu'elle redouble et renfor:o la
Slunart du temps, parfois mémo o l'ensembh^ dos instruments ù.
cordes, pour combiner sa sonorité puissante avec cello des instruments à vent qu'elle soutient. On doit lui éviter, jusqu'à un certain point, les traits ra-
{ddes, à cause de la lourdeur do "archet et de la difticullé relative du <iémanché. Mais, dans une situation pathéti(pie, lo trémolo des contrebasses, dont l'effet est saisissant, donne à. l'orchestro uno physionomie troublée et menaeanto ; f|uant au pizzicato, dr)nt limpression est tantôt mystérieuse, lantùt dramatique sur cet instrument, on on peut tirer dos effets d'tUH? rare intensité. La doubio cordo lui est il pou prés interdiie.
La contrebasse on ciiivro est le plus volumineux et le plus puissant do bous les instruments qu'emploient les musiipios militaires. Il y a des contrebasses en si bémol ot des contrtdi.'isses en »n' bémol. Leur éttMidue est colU» des auiri'?, sa\horns. V. bassu, huulk, alto, etc. GONTRCBASBIER n. m. Mus. V. contrkiia.ssistk.
Contrebaaic en cuivre.
Contrebasse b. cordes.
Etendue du contreliassnn.
CONTREBASSISTE {bn-sisst')n. m. Artiste qui jouo do la conti"el)asse. il On dit aussi contricuassc n. f.
— Kncyi L. Montéclair lit enlondro à I Opéra la première contrebasse, introduite à rorchestre do ce tliéàtro vers 1720 ou n2.'>, pour remplacer le violone, ou grande viole à sept cordes; cncoro celte contrcbasso, unique alors, no résonna-t-elle que lo vendredi , qui était lo grand jour à l'Opéra. Parmi les contrebassistes qui out été do véritables virtuoses, on peut citer Dragonetti et Bottosini. Dragonetti, intime ami du grand violonistii Violti, exécutait sur sa contrebasse l'une des partitions des duos ipie Vioiti é(;rivait pour deux violons. Quant à. Bottosini, l'instrument dont il so servait était de très petit format, et tenait lo milieu entre le violoncelle et la contrebasse ordinaire. Il pouvait, par consé-
3uent, obtenir une (jualité de son plus ouce ot moins rauque qu'avec l'instrument normal.
CONTREBASSON(/M-son)n- m. Instrument, à vent en buis, à anche double, avec pavillon, de proportions plus grandes que celles du basson, et sonnant à l'octave inférieure de celui-ci, généralement du ré au la. t^Comme lo basson, le contrebasson s'écrit q
sur la clef de fa quatrième ligne, :^±:
mais une octave au-dessus do la note réelle. C'est l'instrument le plus grave de l'orchestre.)
CONTRE-BATTERIE (ba-te-rî) n. f. Art miiit. Groupement de bour-lies à feu, établi pour mettre en échec les batteries de l'ennemi, il PL iJes contri-:-batteries.
— Fig. Moyens qu on emploie pour déjouer quelque manœuvre, quelque intrigue ; Dresser H«e contre-battisrii-: contre les menées de ses ennemis.
— Techn. Réunion de lamettes ou ailerons supplémentaires, servant à faire manœuvrer les lisses du métier à tisser.
CONTRE-BATTRE V. a. Art milit. Battre à l'aido d'uno contn-'lKiitiTio.
CONTRE-BIAIS ibi-p) D. m. En terme de tissage, Nom de tout croisement qui a lieu dans le sens opposé à celui du tors. Il On dit aussi contresens.
— A cnntre-biiiis, loc. adv. A rebours, en sens opposé au sens direct : Scier du bois À contre-biais, il Fig. A rebours de ce qu'il faudrait faire : Prendre une a/faire À,