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DÉFENSES

CONTRE-DÉGAGEMENT (je-man) n. m. Escr. Action de dégager en mémo temps que l'adversaire dégage : Des contkk-dégagements. Il Contre du contre-dégagement, Action de détruire un contre-dégagement en dégageant une seconde fois.

GONTRE-DÉGAGER [je) v. n. En T. d'escr., Dégager en même temps que son adversaire.

— Activem. : Contre-degager l'épée.

Se contre-dégRger, v. pr. Même sens quo le neutre.

CONTRE-DÉNONCIATION {si-a-si) n. f. En T. de dr., Acte par lequel on notide au créancier de son propre débiteur la dénonciation faite au dernier de la saisie-arrét ou de l'opposition faite entre les mains du premier, ii PI. Des contki>dénonciations.

CONTRE-DIGUE {dîgh') n. f. Di^ue supplémentaire, placée en arrière de la digue principale atin de consolider cellc-ci. 11 Ouvrage en terre, en maçonnerie, destiné à cousolider la digue principale. {PI. Des contre-digues.)

CONTREDIRE {^e contredis, tu contredis, il contredit, nous contredisons, vous contredisez, ils contredisent. Je contredisais, nous contredisions. Je contredis, nous contredimps. Je contredirai, nous contredirons. Je contredirais, nous contredirions. Contredis, contredisons, contredise::. Que je contredise, que nous contredisions. Que je contredisse, ^ue nous contredissions. Contredisant. Contredit, ite) v. a. Dire, affirmer le contraire de, des paroles do : Contredire une assertion. Contredire un témoin. \\ Etre ou so mettre on opposition avec, ne pas répondre à : Souvent lu vérité contredit la vraisemblance. Il Traverser, contrarier, niettro obstacle à, s'ojjposer à : Quipeat se flatter que la fortune ne CONTREDIRA jamais ses desseins ?

— Dr. Combattre par des écritures les conclusions et les moyens de la partie adverse : Contredire un moyen.

— Absol. : Aimer à contredire.

— V. n. Contredire à, Etre on contradiction avec, faire opposition à, agir contrairement à : On n'ose contredire À Vimpiété. (Fléc-h.)

Se contredire, v. pr. Ktre, se mettre en contradiction avec soi-même, dire le contraire de ce qu'on a dit. ii Dire chacun le contraire de ce que l'autre a clit.

— Fig. Etre contradictoire : Propositions qui SB contredisent.

— Syn. Contredire, dédire. Contredire exprime une opposition plus vague : c'est parler dans un sens opposé, dire q^uelque chose eu désaccord avec ce qui a été dit. Dédire signirte positivement dire le contraire, dire " non » après " oui », ou " oui ■> après « non ». On se contredit quelquefois sans le savoir, par inadvertance, par maladresse ; on se dédit quand ou reconnaît formellement qu'on s'est trompé, qu'on a dit le contraire de la vérité. De plus, se dédire signifie encore retirer une promesse qu'on a faite, ou donner à entendre qu on no la tiendra pas.

— Anton. Appuyer, contirmer.

CONTREDISANT (;((/0,ANTE adj. Qui se plaît à contredire : Homme contredisant. Humeur contredisante.

— Dr. Qui fournit des contredits : Partie contredisante.

— Substantiv. Opposant, personne qui contredit: L'Eglise est incapable de s'éinouvoir de la malignité des contredisants. (Boss.)

CONTREDIT ((//) n. m. Action de contredire; affirmation contraire, contestation : Je répondrai quelque chose non pour faire des contredits, mats pour aider iws frères à ouvrir les ycuT. (Boss.)

— Procéd. Réponse qu'un plaideur fait aux productions de ses adversaires, dans certaines procédures : Elever un contredit. Renoncer à un contredit.

— Sans contredit, loc. adv. Certainement, assurément, sans qu'il y ait rien à dire contre.

— Encycl. Dr. Les parties appelées à faire valoir leurs droits dans un ordre, une contribution, ou une liquidation, peuvent, en observant certains délais, rédiger des contredits, pour formuler leurs prétentions et leurs griefs. Il faut }■ indiquer avec précision l'objet de la contestation.

CONTRÉE [trè — du lat. pop. contrata [s.-ent. regio]; de cotitra, en face, proprem. le pays qui s'étend devant nous) n. f. Géogr. Etendue de pays considérée dans son ensemble, à quelque point de vue" général : Chaque contrée a ses productions.

— Sylvie. Portion de forêt assignée aux usagers, pour y mener paître leurs bestiaux ; La déclaration des contrées doit être publiée aux municipalités. (Dict. forest.)

— Syn. Contrée, pays, région. Uue contrée est une partie de la terre habitable considérée sous le rapport de sa fertilité ou de sa stérilité, de ses richesses minérales, de la nature de son terrain. Pays est également un terme général; mais il s'emploie plus spécialement quand on veut parler des hommes qui 1 naldtent, de leurs mœurs, du degré de leur civilisation. Enfin, région fait penser à la situation géographique, au climat ; il appartient proprement à la géographie physique. On dit : pays civilisé, barbare; contrée riante, sauvage; région basse, haute, froide, etc.

CONTRE-ÉCAILLE [ka-ill \U mil.]) n. f. En T. do bross., Partie intérieure de l'écaillé; son envers.

CONTRE-ÉCARTELÉ, ÉE adj. Blas.

Se dit des i*' et 4«, ou 2' et 'S' quartiers d'un écu écartelé, quand ces quartiers sont eux-mêmes écartelés. ii Se dit d'une bordure dont l'émail est alternativement opposé à celui de l'écu écartelé.

CONTRE-ÉCARTÈLEMENT {man) n. m. Subdivision en quatre parties de deux quartiers d'un écu écartelé.

CONTRE-ÉCARTELER (se conjugue comme écarteler) V. a. Blas. Diviser en quatre quartiers, deux des quartiers d'un écu écartelé.

CONTRE-ÉCHANGE {chanj') n. m. Echange : Faire des contre-fahanges. (Peu usité.}

— En contre-échange, loc. adv. Par contre, en revanche. CONTRE-ÉCHARNAGE («fy") n. m. Façon Que lemégis-

sier donne aux peaux destinées à faire la basane et la peau blanche, cuiisisiant à passer sur la chair un couteau rond dont la pression chasse l'eau contenue dans les pores.

CONTRE-ÉCHARNER v. a. Soumettre les peaux à Tuperation du contre-écharnago : CoNTRi;-Kt harnicr des peaux.

CONTRE-ÉCORAGE (m/) n. m. Pêch.

Vérirtcation d'une opération d'écorago.

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