‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 257 sur 870 · FORGER · texte numérisé non relu

FORGER

GONTREFORT {for') D. m. Archit. Pilier servant d'appui à un mur qui supporte quelque charge : Les contreforts d'une terrasse, dune voûte, w Fig. Soutien, appui : L'hérédité est l'espoir du ménage, le contrbfobt de la famille. (Proudh.)

— Fortif. Massif de maçonnerie perpendiculaire à la direction d'un mur, et destiné à en augmenter la stabilité : Les murs d'escarpe surtout sont poui'vus de puissants contreforts, noyés dans les te7'res que ces murs soutiennent et qui rendent plus difficile l'exécution des brèches.

— Géogr. Chaîne secondaire de montagnes, qui naît sur le flanc d une chaîne principale et semble l'appuyer : Gênes est située au pied d'un contrkfort de l'Apejinin.

— Mar. Nom donné à do fortes pièces de bois servant à lier les estains avec l'éiambot.

— Techn. Pièce de cuir qui sert à renforcer le derrière d'une chaussure : Contrefort de. soulier, de botte.

— Typogr. anc. Morceau de bois posé sur le plancher, et contenant le contre-sommier de la presse.

— Encyci,. Archit. et trav. publ. Les contreforts ont ' pour but d'augmenter la stabilité des murs, en même

temps que de supporter les pressions agissant en des points déterminés a"une construction. En général, les contreforts sont reliés à la maçonnerie; ils sont, cependant, quelquefois indépendants. Us sont intérieurs quand ils se trouvent placés contre la face de la construction, face sur laquelle se produit la poussée, comme dans les murs de soutènement, les murs de quais. Les contreforts extérieurs sont placés contre la face opposée à celle sur laquelle s'exerce la poussée, comme les contreforts construits derrière les culées des arcs des ponts métalliques, ou encore les contreforts des murs d'églises. Les contreforts, dans les deux cas, sont inclinés ou droits, à section rectangulaire ou trapézoïdale.

L'épaisseur à donner aux contreforts, ainsi qu'à la partie du mur qui est située entre deux contreforts consécutifs, est déduite de for- tjoitireiort. mules tirées de la pratique ou d'études théorii|ues; il suffit do les appliquer. Généralomont, on distance les contreforts do quatre mètres en quatre niètres.

CONTRE-FOSSÉ {fo~sé) n. m. Sorte de fossé supplémentaire, ([ue l'on établit en avant du fossé d'une forteresse : Des contri>kossi:s pleins d'eau.

CONTRE-FOULAGE {laf) n. m. En T. de typogr., Relief produit par la retiration sur le côté déjà imprimé du papier. 11 Pi. Ues CONTRK-FOULAGES.

GONTRE-FOULEMENT Iman) n. m. En T. d'hydraul., Mouvement des oaux en sons inverso do rôcoulomont naturel. 11 PI. Dt^S CONTKE-FOULIiMENTS.

CONTRE-FRACTURE n. f. En T. do cbir., Fracture qui se produit à un endroit difl'ôront du point frappé, il PI. IJes contrk-fractures.

CONTRE-FRASAOE n. m. ou GONTRE-FRASE n. f. En

T. de boulang., Troisième ot dernière opération du pétrissage de la pùto servant à faire le pain, afin d'y faire pénétrer de l'air, ii PI. Des conthe-frasagës ou contre-frases.

CONTRE-FRASER v. a. En T. de boulang., Faire subir à la p.'iio l'opération du contre-frasago.

CONTRE-FRUIT {fru-i) n. m. En T. d'archît.. Diminution progressive dans l'épaisseur d'un mur qui ost à l'aplomb en dehors, mais qui, on dedans, diminue d'épaisseur do bas en haut, n PI. Des contre-fruits.

CONTRE-FUGUE [fngh') n. f. En T. do mus., Fucuo où l'imitation du sujet se fait par intervalles semblables et de mémo valeur, on sens inverse, c'est-à-dire par progression ascendante là où elle ost descendante, descondanto où elle est ascendante dans lo sujet. (V. fugce.) ii PI. Des

LONTRF-FLOfES.

CONTRE-GAGE {gaf) n. m. Dr. anc. Gogo quo l'on donnait à un créancier ou au soigneur commo garantie d'un gage dû ou stipulé : Des contuk-oacïks.

— Dr. féod. Droit de contre-gage. Droit pour un seigneur do saisir, par représailles, los liions d'un autre seigneur ou dos vassaux <(e celui-ci.

CONTRE-GAGER (/(') V. a. Exiger un contre-gago de : CONTRE-dAtiiiit un déoitrur.

CONTRE-OARDE n. m. Ofllcier do la Monnaie, qui était chargé do recevoir les matiôroa destinées à la fonle.

11 PI. Des CONTRK-nARhKS.

— Encycl. Loftlco do contre-garde fut créé par Philippe Auguste, en 12U, pour exorcor uno surveillance générale sur toutes les opérations inonétairos et tenir un registre de toutes les monnaies d'or, d'urgent et do billon. aiiporléos au change dos monnaies. Ces olilciers avaient rang après les juges-gardes, qu'ils remplaçaient au besoin. Louis XlV supprima, on IfllXi. les ofllces de contre-gardo, 01 créa à la place des oouirélours contro-gardes.

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