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CONTRE-GARDE — CONTRE-MINEUR

Contre-garde d'épée.

CONTRE-GARDE n. f. Archit. Sorto de crèche quo l'on ménage dans l'épaisseur de la maçonDerie d'une pile de pont et qui est constituée par un parement en pierres sèches : bes contre-gardes.

— Archéol. Ensemble des anneaux et des branches qui correspondent, dans la garde d'épée, à la paume ou au dedans de la main. Dans les épées à gardes compliquées, portées de 1560 à 1680 environ, la contre-garde esi souvent symétrique des gardes. C'est elle qui repose sur la hanche ou sur la cuisse, quand l'épée est suspendue à la ceinture; les gardes sont alors tournées en dehors.

— Art milit. Ouvras© de fortification placé en avant d^un bastion et formé de deux faces parallèles aux faces du bastion , qu'elles ont pour mission de couvrir, afin d'empêcher d'y ft.ire brèche ou d'y donner l'assaut. La contre-garde est en terre ou en maçonnerie; elle est séparée du oastion par un fossé. Ses faces peuvent être armées d'artillerie, comme celles du bastion, dont le feu se trouve ainsi doublé. Appelée aussi consen'e ou enveloppe, la contre-garde reçut, de l'ingénieur hollandais Cohorn, le nom de couvre-face, qui lui fut également donné plus tard dans la fortification polygonale, où l'on en lit un usage plus étendu et quelque peu différent de celui que l'on en fait dans la fortification bastionnée.

CONTRE-GATTE n. f. En T. de mar., Retranchement qui renforce la gatte. ii PI. Des contre-gattes.

CONTRE-GOUVERNEMENT (man) n. m. Sorte de gouvernement occulte qui contre-balance par son influence l'autorité du gouvernement publiquement établi : Les contre-gouvernements oîît le aéfaut d'être iiTesponsables.

CONTRE-GREFFE (grèf) n. f. Greffe pratiquée sur une branche qui a été elle-même greffée. (Ce procédé est dit aussi greffe sur greffe.) ii Pi. Des contre-greffes.

CONTRE-GREFFER((/r(?-/'tOv. a.Faire une contre-greffe.

CONTRE-GRIFFER {gri-fé) V. a. Fam. Contresigner.

CONTRE-GUET {qhè) n. m. Guet qui a pour but de surveiller un autre guet, il PI. Des contre-guets.

CONTRE-HACHER V. a. Grav. et dessin. Croiser par des hachures en sens contraire des hachures déjà existantes ; Contre-hacheb un dessin pour augmenter la vigueur des ombres.

CONTRE-HACHURE n. f. Grav. et dessin. Hachure qui en croise d'autres -.Dessin couvert de contrf.-hachdres.

CONTRE-HARMONIQUE adj. Mus. Qui est opposé à l'harmonie, aux règles harmoniques.

— Mathém. Proportion contre-harmonique. Se disait autrefois pour qualifier une proportion dans laquelle, étant donnés trois nombres A, B, C, la différence entre le premier et le second est à la différence entre le second et le troisième comme le troisième est au premier. Ainsi, les nombres A, B, C sont en proportion contre-harmonique si l'on a :

B^^ ~ a" Dans \di proportion harmonique, on aurait :

B — C " C* CONTRE-HATIER [ti-é] ou GONTRE-HASTIER [a-sti-é) n. m. Archéol. Landier de cheminée, destiné à supporter les broches. Syn. contre-rostier. Il PI. Des contre-hâtibrs

ou C0NTRE-HAST1ERS.

CONTRE-HAUT [hô) n. m.

Côté, niveau supérieur. (N'est usité que dans la locution suivante) : En Contre-haut , loc.

adv. En haut , dans la partie haute, à un niveau supérieur ; Berge en contre-haut de. la rivière.

Blas. Fourrure qui est le contraire de l'hermine, c'est-à-dire qui est de sable moucheté d'argent, tandis que l'hermine est un cnamp d'argent à mouchetures de sable, il PI. Dss contrehermines.

Contre-hastier.

CONTRE-HERMINE, EE adj. Blas. Se dit d'un écu ou d'une pièce quelconque qui est de sable moucheté d'argent.

CONTRE -HEURTOIR {to-ar') n. m.

Morceau de fer sur lequel frappe le heurtoir, n PI. />e.s contbe-heurtoirs.

Contre-hermine.

CONTRE-HILOIRE n. f. Bordage de chêne entaillé de l'excédent de son épaisseur sur les baux, près des hiloires, de chaque côté des écoutilles. n PI. Des contre-hiloires.

CONTRE-HUS [kon-tru] n. m. Dans certaines régions de la France, Partie inférieure d'une porto do maison, disposée de telle façon que l'on peut ouvrir la partie supérieure, tanuis quo lo bas reste fermé, ii Sorte de barrière à paroi pleine et pc.» élevée, quo l'on place, pendant la journée, en avant d'une porte ouverte, pour empocher les animaux de basse-cour de faire irruption dans l'intérieur de la maison. (PI. Des

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