LATTER
CONTRE-LATTOIR {la-to-ar') n. m. Outil dont se servent les couvreurs pour soutenir les lattes en les posant et les clouant, ii PI. Des contre-
LATTOIRS.
CONTRE-LETTRE {lètr') n. f. Dr. Acte secret par lequel on déroge à ce qui est stipulé dans un acte ostensible, ii Changement apporté à un contrat de mariage par un nouvel acte antérieur au mariage. (PI. Des contre-lettres.)
— Encycl. Dr. Les contre-lettres, destinées à rester secrètes entre les parties, ont pour but de modifier les dispositions d'un acte ostensible. Elles n'ont d'effet qu'entre les parties et no sont pas opposables aux tiers (C. civ., art. I32l). contre- Cet article ne vise pas les actes modifiant, après uttoir. coup, une convention sérieuse et sincère au moment oii elle a été passée ; on suppose donc, ici, un premier acte mensonger ou simulé. La contre-lettre peut avoir pour objet de frauder le fisc par des déclarations fictives ; elle est passible, en ce cas, d'une amende égale au triple du droit qui aurait dû être perçu par l'enregistrement (loi du 22 frimaire an VII, art. 40). La jurisprudence déclare nulles les contre-lettres faites à l'occasion de cessions d'offices ; des peines disciplinaires peuvent être prononcées contre l'officier public qui les a signées, et le nouveau titulaire peut répéter les sommes versées par lui au-dessus du prix agréé par le gouvernement. V-
On appelle aussi, mais inexactement, « contre-lettres », les changements apportés avant le mariage à des conventions matrimoniales. Ces changements sont permis, à condition quo toutes les personnes qui ont été parties au contrat primitif soient présentes et y consentent. Ils doivent, do plus, pour être opposables aux tiers, être rédigés à la suite de la minute du contrat de mariage , et transcrits sur toutes les copies de ce contrat (C. civ., art. 1396 et 1397).
CONTRE-LIGNAGE {gnaj' [pi mil.]) n. m. Action de tracer, sur une pièce de bois qui doit être travaillée, des lignes du côté opposé à celui sur lequel on a tracé le lignage, afin de le reporter très exactement sur ce côté.
Il PI. Des CONTRE-LIGNAGES.
CONTRE-LIGNE n. f. Fortif. V. contrkvallation.
CONTRE-LIGUE {l>gh') n. f. Ligue opposée à une autre. Il PI. Des contre-liguks.
CONTRE-LOBE n. m. En T. d'archit., Nom donné à de petites arcatures en l'orme de lobes ouverts, qui garnissent l'intérieur d'un arc, et lui donnent un profil dentelé à l'intérieur. 11 PI. Des CONTRE-LOBES.
CONTRE-MAILLE {ma-ill [Il mil.]) n. f. Sorte de filet do pêiho en forme de tramaii, à doux nappes do mailles superjioKéos. ii Maille de filet opposée à d autres mailles du même filet. (PI. Des contre-mailluts.)
CONTRE-MAILLER (7na-î7;-^ [//mil.]) v. a. Doubler les mailles de. ii Former doux nappes do muillos superposées : Co.ntkk-maillek di:s fileta de pèche.
CONTREMAÎTRE, ESSE [inètr, mè-trèss) n. Celui, celle rjui dirige les ouvriers, les ouvrières dans un grand atelier : Des contremaîtres vigilants. \\ Fig. Celui qui dirige, gouverne, travaille en sous-ordre.
— n. m. Ancien grade des officiers mariniers, intermédiaire entre celui de quartier-maître et celui de second maître. (Ce grade existe encore dans les arsenaux; les contremaîtres viennent immédiatement avant les chefs ouvriers.) il Contremaître de cale, Nom donné au quartiermaître chargé de la cale à eau, ou de la cale à tilin.
CONTREMAÎTRE [mètr') n. m. Nom donné, vulgairement, à un petit oiseau exotique, dont le plumage rappelle celui de la fauvette.
CONTRE-MANCHE n. f. Manuf. V. tissage.
CONTREMAND {man) n. m. Ane. dr. Exception, délai, délense. n Excuse proposée pour faire remettre ou différer une assignation, ii Congé de locataire.
CONTRE-MANDAT {da) n. m. Mandat destiné à annuler un autre mandat, ii PI. Des contre-mandats.
CONTREMANDEMENT (de-man) n. m. Action de contromander ; révocation d'an ordre précédemment donné: Donner, Décevoir un contremandement.
CONTREMANDER V. a. Révoquer, empêcher, arrêter par un contre-ordre : Contremander sa voiture, un dîner.
Se contremander, v. pr. Etre contremandé.
CONTRE-MANŒUVRE n. f. Manœuvre opposée à une autre manreuvre. ii PI. Des contre-manœuvres.
CONTRE-MARC {mark') n. m. Charpent. V. contremarque.
CONTREMARCHE n. f. Marche en sens contraire à celle que l'on suivait précédemment, il Fig. Action qui a un but détourné, opposé à celui qu'elle semble supposer.
— Art milit. Opération qui a pour but de mettre une troupe dans une position contraire à celle qu'elle occupait.
— Constr. Hauteur de chaque marche d'un escalier; planche qui forme cette hauteur.
— Mar. Evolution d'un ou plusieurs navires qui virent bord pour bord.
— Techn. Nom des leviers qui, dans les métiers à tisser à la main, actionnent les lisses et les relèvent, quand le tisserand agit sur les marches ou pédales à portée de ses pieds.
— Enctcl. Art milit. La contremarche est dite stratégique quand elle s'applique à la position d'une armée entière ou d'un grand corps de troupes. La contremarche tactique est une manœuvre qui permet de disposer, face en arrière, sur l'emplacement même qu'elle occupe, et dans le môme ordre, une unité telle qu'une compagnie, un bataillon, etc. Cette manœuvre a disparu des règlements français.
CCNTREMARCHER v. n. Faire une contremarche.
CONTRE-MARÉE (ré) n. f. Marée qui suit une direction opposée à la direction ordinaire de la marée : Des contre-marées. (Syn. de contre-codrant.) ii Démonter à contre-marée, Arriveràun mouillage, dans une rivière par exemple, avec le courant de marée contraire.
CONTREMARQUE [mark') n. f. Seconde marque qu'on applique à un ballot de marchandises, à des ouvrages d'or ou d'argent : Les marques et les contremarques des fabricants. Il Fausse marque que les maquignons font aux dents des chevaux qui ne marquent plus, afin de déguiser leur âge.
— Archéol. Orfèvr. A partir du xvii' siècle, Poinçon do la maison commune, appliqué par les gardes du métier sur les travaux d'orfèvrerie pour la garantie. (On disait plutôt poinçon de la maison commune ou des garaes du métier.)
— Charp. Nom que les ouvriers cliarpentiers donnent aux traits ou marques qu'ils tracent sur les pièces de bois façonnées et achevées, afin de les reconnaître au moment du montage, ii On écrit aussi contremarc n. m.
— Numism. Signe gravé ou frappé sur une monnaie, après la fabrication, soit pour modifier la valeur de cette monnaie, soit pour lui donner cours dans uu pays autre que celui où elle a été émise, soit, enfin, pour l'affecter à un autre usage que celui auquel elle était primitivement destinée,
— Théâtr. Second billet i|u'on délivre dans les théâtres et salles de concert à ceux qui sortent avec l'intention de rentrer avant la fin du spectacle.
CONTREMARQUER {ké) V. a. Apposer une contremarque sur : Contremarquer uji ballot, une pièce de monnaie, les dents d'u7t cheval.
CONTREMARQUEUR {keur'), EUSE n. Personne qui distribue des cuntromarques au théâtre ou dans un concert.
CONTRE-MESURE (À) loc. adv. En marquant la musique à contretemps.
CONTRE-MINE n. f. Mine pratiquée pour éventer uno mino de l'cnnomi ou en empêclier l'effet : d^euser des contre-m:n[-;s. (On dit quelquefois mine dkfensive.) il Mine que l'on pratique sous les défenses de l'ennemi pour les taire sauter. (On dit quelquefois mine offensive.)
— Fig. Manœuvres que l'on emploie pour déjouer uno intrigue, une entreprise quelconque : La ine des cou7'S se passe à creuser des mines et des contre-mines.
— Encycl. Art milit. On appelle ainsi, dans la guerre de mines, exécutée au cours d'un siège, îe réseau de mines employé par la défense pour s'opposer, en les éventant, aux mines de l'attaque. Les contre-mines font, en réalité, partie intégrante de la fortification, et les galeries en sont préparées à l'avance. Un système de contre-mines, organisé par exemple en avant d'un bastion, se compose essentiellement d'une galerie-enveloppe, établie le long de la contrescarpe et reliée à la place par une communication généralement souterraine. A cette première galerie se rattachent un certain nombre ^'écoutes, ou galeries dirigées en éventail vers l'extérieur. Elles sont souvent reliées entre elles par des galeries transversales, d'oii partent encore d'autres rameaux plus petits, à l'extrémité desquels so trouvent les fourneaux.
CONTRE-MÏNER V. a. Creuser des contre-mines.
— FI;.,'. Itciniu-r par des moyens secrets : Alberoni uow- /)(/coNTKi>MiNKR /('« battcries au régent. ^St-Simon.)
Se contre-miner, v. pr. Etre contre-miné. CONTRE-MINEUR n. m. Celui qui travaille àuce contromino. Il PI. Des contre-mineurs.
CONTRE-MISSION {mï-si-on) n. f. Missiou roliyiouso ou politii)uo qui afj;it en sons opposé d'une autre missiou.
Il VI. Des CONTUli-MISSIùNS,
CONTRE-MONT (mon) ou CONTRE-MONT (À) loc. adv. Vers lo liatit, (Su dit spôcialemi'Ut d"uii l)atoau ijui renionto le courant d"un fleuve, d'une riviùro.)
— Agric. Plantes à contre-mont. Celles qui, par erreur, on été repiquées les racines on l'air et la tiye en terre.
il Labourer à contre-mont, Labourer à tort et à travers, au lieu do tracer des sillons réguliers.
CONTRE-MORALE n. f. Principes immoraux dont on a l'ait une sorte dn doctrine.
CONTRE-MOT [mo) n. m. Mot par loauol on doit répondre au mot d'ordre, il Second mot d'ordre dont on convient pour prévoir le cas où le premier viendrait à être connude l'ennemi. (PI. Des contrk-mûts.)
CONTRE-MOTIF n. m. Motif opposé à un autre motif : Des coNrBK-MùïiKS détejvnmants.
CONTRE-MOULAGE {laf) n. m. Contrefaçon, opérée par le moulage, d'un ouvrage de sculpture ; Des coiSTRii-Mou- LAiiiis peu soignes.
CONTRE-MOULE n. m. Teclin. Moule qui enveloppe lo motilo direct par une superposition, afln de lui donner de la solidité ; />es contrk-moulks solides, ii Carton épais sur lequel OU dispose, en relief ou en creux, des dessins qu'on veut reproduire. (On dit aussi coNTRii-ESTAMPE.)
CONTRE-MOULER V- a. Faire le contre-moulage do : CoNTKK-MocLER des sculptiires.
CONTRE-MOUSSON [mou-son] (À) loc. adv. Contre la mousson qui règne: Aller, iVaviguer X contre-mousson.
CONTRE-MOYEN (moa-ij-in) n. m. Moyen qu'on emploie pour empêcher l'effet d'autres moyens, il PI. Des contre-
MOYKNS.
CONTRE-MUR n. m. Petit mur adossé contre un autre pour le soutenir, le consolider, ou en avant d'un autre pour lui servir de défense ; Contre-murs d'une terrasse.
CONTRE-MURER v. a. Etayer, garantir par des contremurs. Il Entourer d'un second mur : Contre-murer une place attaquée.
Se contre-murer, v. pr. Etre contre-muré, muni d'un contre-mur.
CONTRE-NOTE n. f. Note diplomatique rédigée dans un sens opposé à une note précédente, il PI. Des contre-notls.
CONTRE-ŒILLADE {eu-yad'} D. f. Œillade en retour d'une œillade, n PI. Des contre-œilladivS.
CONTRE-ONGLE n. m. Véner. Le rebours du pied du cerf, c'est-à-dire le talon pris pour la pioce quand on relève l'empreinte, il PI. Des contri;-ongles.
CONTRE-OPÉRATION {si-on) n. f. Opération faite dans le sons contraire d'une autre opération, ii PI. Des contreopérations.
CONTRE-OPPOSITION {sî-on) n. f. Fraction de l'opposition qui parfois s'en détache et vote contre elle ; Les CONTRE-OPPOSITIONS sont précieuscs pour le gouverîiement.
CONTRE-ORDRE n. m. Ordre qui révoque un ordre précédemment donné, ii PI. Des contre-ordres.
— Etat opposé à l'ordre ; Sans unité, point d'ordre, désordre, CONTRE-ORDRE. (E. de Gir.) [Inusité.]
CONTRE-OUVERTURE n.- f. Chir. Ouverture, incision pratiquée à l'opposito d'une ouverture naturelle ou d'une plaie : Pratiquer rfes contre-ouvertures.
CONTRE-PAL n. m. Blas. Pal divisé en doux parties qui, régulièrement, doiventétre l'une de métal, l'autre d'émail. (^Dans la pratique, il y a des contre-pals do deux métaux ou de deux émaux diH'éroEits.)
CONTRE-PALÉ, ÉE adj. Blas. Se dit de l'écu paie et divisé en deux parties, (Les deux émaux du champ sont alternés et figurent de l'une à l'autre.)
CONTRE-PAN n. m. Dr. anc. Nouvelle hypothèque sur un fonds de terre, assignée on garantie d'une rente ou d'un cens dû sur un autre fonds, ti Partie do l'estimation d'un héritage donné à cens ou à rente, devant servir au rachat conventionnel. (On disait aussi contkabodt ou contre-abodt et contre-cens.) [PI. Des contrepans.]
CONTRE-PANER {né) v. a. Dr. anc. Assurer par un cùiitrc-pau : CoNTRE-pANER Une rente.
CONTRE-PANNETON n. m. En T. de techn.. Platine évidée, ijui rcruit Iiîs jiannetons d'une espagnolette.
CONTRE-PAROI (ro-a) n. f. En T. de môlall., Face externe des parois d'un fourneau -.Les contre-parois d'un fourneau.
CONTRE-PARTIE n. f. Double d'un registre sur lequel oninscrittoutos les parties d'un compte, il Ecriture servant de vérification : Des contre-parties.
— Fig. Opinion, sentiment contraire; objet ou sens opposé : La dépense doit avoir pour contre-partie ta recette.
— Jeux. Revanche : Jouons la contre-partie.
— Mus. Partie de composition opposée à une autre : La basse est la contre-partie du dessus. (Acad.) ii Partie qui sort do second dessus : Faire une contre-partie à un air.
— Techn. Ce qui reste d'un dessin do marqueterie lorsqu'on l'a évidé pour en fai«e un ouvrage de rapport ou do placage.
CONTRE-PAS (pa) n. m. Domi-pas qui sort aux militaires à reprendre lo pas qu'ils ont perdu.
CONTRE-PASSANT f/ï(ï-inH). ANTE adj. r.las. So dit de i)lusieurs animaux placés l'un au-dessus do l'autre ot passant dans un sons opposé.
CONTRE-PASSATION n. f. Comptab.