‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 261 sur 870 · CONTRE-MISSION — CONTREPOINT · texte numérisé non relu

CONTRE-MISSION — CONTREPOINT

Contrc-palé d'azur

et crargent.

D'argf^nt b deux

lions d« j^UAUlt'n

contr»*pa8Bani)i.

contreqiasso, scier le marbre par tran

oho8 parallèles ft la direction des veines, sur foute la hau

teur du bloc

CONTRE-PASSEMENT (pa-se-mon) n. m. Rectification faite, au journal et au grand-livre, d'une écriture qu'il y a lien d'annuler ou de modifier. (On dit contre-passement du préférence à contre-passation.)

CONTRE-PASSER (pa-sé) v. a. Faire un contropassemciit.

Se contre-passer, v. pr. Se croiser, passer l'un devant

CONTRE-PÉDAGUE (dagh") n. f. Marchepied do banc d'avant, dans la galère des xvi" et xvii" siècles. (Los marchepieds des bancs où étaient assis les rameurs se nommaient pédagues, mais on appelait contre-pédague ceux (|ui étaient posés à trois centimètres à peine au-dessous du banc d'avant.)

CONTRE-PENSER {pan-sé ) V. n. Revenir sur sa pensée ; avoir une pensée contraire à celle qu'on avait; changer d'opinion ; avoir une pensée contraire à une autre pensée.

CONTRE-PENTE {panV) n. f. Techn. Pento oppo.sée à une autre ponte, n Inégalité de terrain qui empêche l'écoulement des eaux ou les porte là où elles ne doivent pas aller, n Inclinaison d'un chemin dans lo sens de la montée. (Syn. do rampe en ce sens.) il Inclinaison latérale donnée au sol des chemins ou des allées pour empêcher les eaux d'y séjourner, ii Pente du terrain en général.

— Versant le plus abrupt d'une montagne ou d'une chaîne de montagnes ; Gravir une montagne par la contrepente, au lieu de suivre la pente.

CONTRE-PERCER (sé) V. a. Percer dans un sens contraire : CoNTRE-PERCËR Une poutre.

CONTRE-PESER(r(^. — Prend l'accent grave sur le dernier e du radical, quand !a syllabe suivante est muette : Je conlre-pèse. Je cojitre-pèseraij v . a. Faire contrepoids : Poids qui coNTRE-PÈSE un autre poids.

— Fig. Contre-balancer, compenser, corriger, équivaloir à: L'orgueil contre-pl:se toutes nos misères. (Pasc.)

CONTRE-PÉTITION (si-on) n. f. Pétition qui a pour but d'empêcher le résultat d'une autre : Faire des contre-pétitions,

CONTRE-PÉTITIONNAIRE (si-o-Jiêr') n. Personne qui fait, qui signe une contre-pétition, il PI. Des contrepétitionnaires.

CONTRE-PÉTITIONNEMENT (si-o-ne-man) n. m. Action de contre-pêtitiouuer. ii PI. Des contre-pêtitionnements.

CONTRE-PÉTITIONNER (si-o-néj V. n. Faire des contrepétitions.

CONTRE-PETTERIE ou CONTREPÈTERIE { pé-te-rî — de contre, et péter; proprement : opposer un son ridicule à un autre) n. f. Sorte de lapsus par lequel, en intervertissant l'ordre des syllabes ou des lettres, on produit des mats dont le sens est burlesque, ou qui n'ont pas de sens du tout. (La coDtre-petterie consiste aussi, parfois, dans le renversement des mots dans les phrases.) il PI. Des contre-petteries ou contrepèteries.

— Enctcl. La contre-petterie peut être le résultat accidentel du hasard, de l'ignorance — ou, au contraire, être voulue, en vue d'une sorte de gageure littéraire. Elle fut autrefois un amusement littéraire qui consistait à rendre une phrase bizarre ou burlesque, en échangeant la lettre initiale do deux au moins des mots qui la composaient. On en voit de fréquents exemples au xvi' siècle. Les curieux en trouveront dans le Pantagruel de Rabelais et dans lo Moyen de parvenir de Béroalde de VerviUe. Nous nous contenterons d'emprunter les suivants à Tabourot des Accords :

Il tiendra une vache. Elle fit son prix,

II viendra une tache. Elle prit bon lUa.

Il est un autre genre de contre-petterie qui a duré plus longtemps. On ne l'a employé que dans l'èpigramme. Il consiste à répéter les noms autant do fois qu'il y en a, en les changeant chaque fois do place pour les faire se succéder à la rime. Voltaire a employé co genre de contrepetterie dans son épigrammo contre Danchot, Nadal et feaint-Didier, à propos du Parnasse do Titon du Tillet.

CONTRE-PIED (pi-é) n. m. En T. do véner., Voie par laquelle la béte est venue ot que l'on prend, par erreur, au lieu do la voie quo la bôto continue, ii PI. Des contrepieds.

— Fig. Sens, direction, marche diamétralement opposéo à uno chose, objet contraire ù. un autre : Le mystère de la tristesse est le contrk-I'ikd de celui de la joie. (Lacord.)

— Loc. adv. A contre-pied, A rebours.

— Encvci,. Les veneurs et les chiens prennent ou suivent le contre-pied toutes les fois qu'ils retournent du côté où la htSio do monte est venue. <Ouand la terre est sèche, les chiens prennent souvent locontro-picd; comme les traces sont diffipjlos à distinguer, les veneurs los appuient la plupart dû temps, au lieu do les rompro ot de los faire revenir sur leurs pas.

CONTRE-PILASTRE [lasstr') n. m. Pilastre double, placé vis-à vis d'un autro pilastre qu'il flanque, tl PL Des

CdNTRE-PII.ASTRES.

CONTRE-PIQUER (ké) v. a. Répondre à uno parole piquante par une autre.

CONTRE-PLAINTE {pUnt') n. f. En T. do dr., Plainte faiio en np[iosition â. uno plainte antécédente, il PI. Des

Page 1