CONTRE-POINTE — CONTRESCARPE
extrêmes, par conséquent avec les même notes, que la partie grave passe à l'aigu ou réciproquement, on obtient le contrepoint double à l'octave, le plus usité de tous et le
f)lus agréable à l'oreille. Puis on a le contrepoint double à a quinte ou " douzième n, à la tierce ou « dixième >■, et enfln ceux, beaucoup moins employés, à la seconde, à la quarte, à la sixte, à la septième. Quand on emploie simplement le terme de « contrepoint double », c'est toujours le contrepoint à l'octave qui est sous-entendu.
Nous no ferons que mentionner ici certaines excentricités dont le contrepoint fut jadis l'objet; nous citerons : le contrepoint rétrograde ou allant à reculons, le contrepoint par mouvement contraire, dans lequel les voix se mouvaient
Es. de contrepoint simple de première espèce ;
Le travail est le contre-
Ei. de contrepoint simple de seconde espèce : Chant donné
Ex. de contrepoint simple de troisième espèce : Chant donné
— g — rj '
Ex. de contrepoÏQt simple de quatrième espèce
Chant donné
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Ex. de contrepoi Chant donné
it simp]
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dans des directions opposées; lecoiitrepoint rétrograde contraire, qu'on pouvait tire également tel qu'il était écrit ou en retournant le livre; le contrepoint inverse rontî'aire. le contrepoint saut*', \e contrepoint lié, le contrepoint obstiné, etc. 11 existe beaucoup de traités de contrepoint, dus à des musiciens célèbres. Nous citerons, parmi les plus fameux: le Musicien pratigue ou Leçons gui conduisent les élèves dans l'art du contrepoint, par Francesco Azzopardi; Àrte practica dî contrappunto, par Zarlino ; Saggio fondinnentale practiro di contrappunto sopra il canto ferma, par Giamnattisia Martini ; Stiidi di contrappunto, par Fenaroli ; Arte practica di contrappunto dimoslratn con esempi di l'ariî autori, e con oaservazioni, par Giuseppe Paolucci ; Cours de contrepoint et de fugue, par Cherubini ; l'raité de la fugue et du contrepoint, par F.-J. Fétis ; et divers autres ouvrages do Fux,Bononcini,Cerreto,Tevo,Penna,Mattheson,Spies,etc.
CONTRE-POINTE ipou-ini') n. f. Partie tranchante do l'extréinité du dos de la lame dun sabre : Di^s contrk-pojn- TKS affilées, il Escrime au sabre dans laquelle on fait usage à la fois de la puinie et du tranchant, par opposition à l'escrime à l'épée ou au fleuret, qui oadraet que l'emploi de la pointe.
— Archéol. Se disait, au moyen âge, pour une couverture de lit piquée. (Syn. coostk-I'Ointk. qui a fait par corrupiioo conKT : pointk.) a «oito à armer, sorte de jaque rembuurrée, de la nature des gambosuns, en usage au Xiii' siècle, et capable do résister à la da^ue.
— Mar. Laize (|iii forme chacun des côtés d'une voile. CONTRE-POINTER (pou-in) V. a. Techn. Pi(|uer de
points qui iraveri>ent l'étoffe : Contue-pointku une couverture, une jupe.
— Fig. Contrecarrer, contredire : Prendre plaisir à CONTRK-poiNTBR quel'/u'un, (Pcu usité.)
— Artill. Pointer contre un autre qui est pointé : Contrepointer un canon, un mortier, une batterie.
Se oontre-pointerf v. pr. Etre contrc-pointé.
CONTRE-POINTIER { pou-in-lî-é), ÈRE n. Ouvrier, ouvrière qui fait dos courtes-pointes ou autres ouvrages contre-pointes, f Inusité.) il PI. Zïe«coNTRE-poiNTiKBS,KRKS.
CONTREPOI NTISTE n. m. Mus.Syn.decoNTRAPONTisTE,
et CONTRAI'L'NTISTi:.
CONTREPOISON (po-orzon) n. m. Remède que l'on avale pour détruire l'effet du poison : Les icoNTKE poisons ddiiiûTit pouvoir être jïr'is a fp" aride dèse Saris danger, (orfila.)
D'argent à une jumelle en fasce, contre-poteuoée iiitt*rieurement de gueules.
— Fig. Remède, correctif POISON au vice. (Bonnin.)
— EncYCL. V. ANTIDOTE, EMPOISONNEMENT, POISON.
— Syn. Antidote.
CONTRE-POUCE n. f. Police secrète qui surveille une police officielle et en contrôle les rapports, ii PI. i>es contrepolices.
CONTRE-PORTE n. f. Constr. Porte légère, placée devant une porte ordinaire pour abriter plus sûrement contre le froid et le vent : Des contke-portes.
— Fortif. Double porte d'une place.
CONTRE-POSER v. a. Mal poser, poser à rebours :
CoNTRE-PosER des picrrcs. Il Porter inexactement sur un livre : Contrk-poser des articles.
Contre-posé, ée part. pass. du v. Contre-poser.
— Blas. Se ait des pièces posées l'une sur l'autre dans un sens différent, comme de deux dards dont l'un a la pointe en haut et l'autre en bas.
CONTRE-POSEUR {zeur') n. m. Ouvrier qui aide au poseur de pierres ou de briques, en lui passant ces matériaux dès qu'ils sont hissés sur l'échafaudage.
CONTRE-POSITION (si-on) n. f. Coraptab. Action do contre-poser ; Des conthl-positions d'articles sur les livres de commerce.
— Blas. Situation des pièces contre-posées. CONTRE-POTENCE (tanss) n. f. En T. d'horlog.. Pièce
qui porte le bouchon sur lequel roule le pivot de la roue de rencontre : Des contrk-potences de montres, de pendules. CONTRE-POTENCÉ , ÉE {tan) adj. Blas. Se dit d'une pièce potencée quand la disposition des potences est aliornée.
CONTRE-POUCE n. f. EnT. debonnet., Pièce faisant partie du métier mécanique emplo} é pour la fabrication des bas.
Il PI. Des C0.NTRE-P0UCES.
CONTRE-POUSSER (SE) v. pr. En T. de constr., on dit que les matériaux, pierres ou briques , entrant dans la constitution d'une vofite , se contrepoussent lorsque, sous l'action de forces simultanées contraires, elles conservent sans dêchir la position qui leur a été assignée, lors de leur mise en place.
CONTRE-PRESSION [prè-si-on ) n. f. Pression qui a lieu en sens opposé dune autre pression, it PI. Des contbe-
PRKSSIO.NS.
— Encvcl. On dit qu'il y a contre -pression dans une machine à vapeur, lorsque, dans le cylindre, il se produit sur le piston un otfori, contro-baJançant en partie celui qu'exerce la vapeur venant du tiroir sur la face opposée de ce piston.
CONTRE-PROFIL n. m. En T. de techn.. Moulure qui est en creux la reproduction dune autre moulure, comme est un moule par rapj-ort à l'objet moulé, il Pl- Des contke-pkufils.
CONTRE-PRO FILER v. a. Entailler une pièce en sens contraire dune autre pièce, de façon à pouvoir enchâsser la première dans la seconde.
CONTRE-PROGRAMME n. m. Programme opposé à un autre prugrainine. il Pl. Des contre-programmes.
CONTRE-PROJET [je) n. m. Projet que l'on oppose à un autre ; projet formé pour en faire échouer un autre.
Il Pl. Des rONTHE-pROJETS.
CONTRE-PROMESSE {mèss) n. f. En T. dr., Acte par lequel celui à qui une promesse est faite déclare quelle est simulée, et qu'il n'en usera pas. ii Pl. Des contre-promesses.
CONTRE-PROPOS [pô) n. m. Propos que l'on tient pour répondre à d'autres propos, ii Pl. Des contre-propos piquants.
CONTRE-PROPOSITION [si-on)n. f. Proposition opposée à une autre, i; Pl. Des contre-propositions.
CONTRE-PROTESTATION {si~on) n. f. Protestation opposée à une autre : l'aire des contre-protkstations.
CONTRE-PUITS {pu-j ) n. m. En T. d'art milit,, Nom donne à des fourneaux de mine établis au-dessus de galeries souterraines dune place, et de telle sorte que leur explosion ne puisse endommager ces galeries, tout en bouleversant le terrain supérieur, ii Pl. Des contre-puits.
CONTRE-QUEUE {keû) ou CONTRE-QUEUE D'ARONDE n. f. EnT.de fortif.. Galerie de défense, appelée aussi ravelin, en tenaille simple, moins large vers la campagne que vers l'intérieur. (On employait autrefois ces ouvrages auxquels on a renoncé aujourd'hui.)|tPl. /Ses coNTRE-QUEDES.
CONTRE-QUILLE {kill [Il mil.]) n. f. Sorte de quille chevillée sur la lace supérieure de la quille proprement dite, dans toute sa longueur, et qui sert, à la fois, à assurer la liaison des parties qui composent celle-ci, en croisant ses écarts, et à recevoir les entailles dans lesquelles entrent les talons des varangues, il Pl. i^e^ coNTRE-Qnii.LES.
CONTRER v.n. EnT. de jeu, Annoncer qu'on tient contre celui qui a le premier déclaré qu'il jouait : ^e contre.
CONTRE-RAIL {rày ) n. m. Second rail qu'on place à côté (1 un piemier rail et à l'intérieur d'une voie ferrée, notamment aux passages à niveau, aux aiguillages et croisements de voies, etc. (En ces points, le contre-rail, dont la longueur est égale à. celle de la partie que l'on veut protéger, s'infléchit en plan à ses extrémités, qui prennent le nom de pattes de lièvre, de manière à faciliter aux boudins des roues l'entrée de l'ornière formée avec le rail.) Il Pl. Des contre-rails.
CONTRE-RAISON [rè-zon] n. f. Raison nrposéc à une antre raison, n ï^l. Des contre-raisons.
CONTRE-RAMPANT (ran-pan), ANTE adj. Blas. Se dit quelquefois do deux lions rampants, quand ils sont adossés ou affrontés.
Contreras (dom Juan SenenJ, général espagnol, néetmortâ Madrid [1760- 1826). Il prit part, en 17S8, sous le prince deCobourg, à la campagne austro-russe contre la Turquie, ot se signala durant la guerre de rindépendance, à Talavera (1809) ot à Tarrajrono (iSU), où il fut
D'azvir à, deux
lions d'or contre-
ra'tupantb.
Contre-rondelle de lauce.
fait prisonnier ; il sSsvada de France, et ne put rentrer on £s|$agDC qu'eu UU.
CONTRE-RÉFORMISTE {misst') adj. Qui est opposé à Ja réforme, ii Substantiv. ; Les contre-réformistes.
CONTRE-REGARDER V. a. Regarder celui qui regarde ; regarder du côté opposé.
CONTRE-RÈGLEMENT (man) n. m. Règlement qu'on oppuse à un autre règlement, et qui a pour but d'annuler ce dernier, il Pl. Des (roNTRK-KÈOLEMKNTs.
CONTRE-REMONTRANT n. m. Hist. rel. 'V. REMONTRANT.
CONTRE-RETABLE n. m. Paroi formant le fond de l'autel, et contre laquelle sont adossés le tabernacle, les gradins et souvent un tableau ou une statuotte religieuse.
Il Pl. ^65 CONTRE-RETABLES. (Ou dit aUSSi CONTRE-TABLE.)
CONTRE-REVERS (ï-ér') n. m. P. et chauss. Côté du ruisseau opposé au côté le plus large, dans une chaussée creuse, n Pl. Des contre-revers.
CONTRE-RÉVOLUTION {si-on) n. f. Révolution politique qui tend à détruire les résultats d'une révolution précédente. Il Pl. Des CONTRE-RÉVOLUTIONS.
CONTRE-RÉVOLUTIONNAIRE {si-o-nèr') adj. Qui est favorable à la contre-révolution, qui tend à la contre-révolution : Principes conthe-revolutionnaires. ii Substantiv. Partisan de la contre-révolution.
C0NTRE-RÉVOLUTIONNAIREMENT(s/-0-nè)adv.p'unc manière contre-révùluiionnasre ; par contre-révolution.
CONTRE-RÉVOLUTIONNER (si-o-né) V. a. Opérer une conlre-révolution dans : Contre-rÉvoldtionner un pays.
CONTRE- RIPOSTE {possf) n. f. En T. d'escr.. Mouvement d'épée opposé â une riposte : De vives contre-ripostes.
CONTRE-RIVURE n. f- Plaque de fer, que l'on met entre le bois et la tête d'un rivet, afin de donner à celui-ci une plus grande assiette sur le bois. Il Pl-
Des CONTRE-UIVDRES.
CONTRE-RONDE n. f. En T. d'art niilit.. Ronde extraordinaire, commandée dans le but de s'assurer que les rondes ordinaires ont marché régulièrement, et de stimuler la vigilance des sentinelles. Il Pl./>es CONTRE- RONDES.
CONTRE- RONDELLE {dèV) n. f.
Archéol. Garniture de cuir habillant, aux xv° et xvi' siècles, l'intérieur du garde-main ou rondelle de la lance, pour amortir le choc contre le gantelet. (Ce terme s'appliquait, dans la lance de joute, au prolongement de cette rondelle qui habille la hampe, sur une plus ou moins grande longueur.) ii Pl. Des contrerondelles.
CONTRE-ROSTIER n. m. ArchéoI. 'V. contre-hastier.
CONTRE-RUSE n. f. Ruse qu'on oppose à une autre.
Il Pl. /Vt'à CONTRE-RUSI-S.
Contres, ch.-l. de cant. de Loir-et-Cher, arrond. et à 20 kilom. de Blois, sur la Bièvre, affluent du Beuvron, en Sologne ; 2.586 hab. Pépinières, vanneries. Commerce de grains et de volailles. Au presbytère, reste de l'ancien château. Aux environs, ruines de l'abbaye de Cornilly. Traité conclu avec les envoyés de l'archiduc Philippe d'Autriche, en lôOô.— Le canton a 17 comm. et 14.964 hab.
CONTRE-SABORD {bor') n. m. Autrefois, Fenêtre qui fermait un sabord : Fermer les contre-sabords.
CONTRE-SAISON {sè-zon) n. f. Végétation hors de la saison normale ; pousses, fleurs ou fruits produits hors de cette saison : Toutes les prijneurs sont des contre-saisons. (Bosc.)
— A contre-saison, loc. adv. Hors de la saison ; Plantes gui fleurissent À contre-saison.
CONTRE-SALUT {ht) n. m. Salut rendu immédiatement à un bâtnnent ou ù. une batterie. Il Pl. Des contkk-saluts.
CONTRE-SANGLE n. f. et plus souvent CONTRE-SAN- GLON n. m. Courroie clouée sur l'arçon de la selle, et qui sert à arrêter la boucle de la sangle, ii Partie d'une sangle formant oreille, et située à l'opposé du sanglon ou boucleteau . Il Courroie qui passe dans la boucle d'une sangle et reçoit l'ardillon. (Pl. Des contre-sangles ou contre-
SANGLONS.)
CONTRESCARPE {trè-skarp') n. f. Dans un ouvrage de fortification entouré d'un fossé. Talus qui se trouve du côté de l'extérieur ou, comme on dit parfois, do la campagne. (Le talus opposé est l'escarpe.)
— Encycl. La contrescarpe peut être soit à terre coulante, soit revêtue en maçonnerie. Dans ce dernier cas, elle rend plus difficile l'accès de l'ouvrage en ne permettant pas aux assaillants de descendre aussi aisément dans le fossé pour atteindre l'escarpe. Souvent, même, au lieu de revêtir la contrescarpe au moyen d'une simple muraille pleine , on établit une galerie d*" contrescarpe, percée de meurtrières, ce qui permet aux défenseurs de fusiller à i^evers les assaillants descendus dans le fosse.
La hauteur do la contrescarpe doit être calculée de façon à couvrir autant que possible entièrement le revêtement en maçonnerie de Vescarpe, pour empêcher d'v faire brèche de
loin par dos coups directs. Maïs elle ne doit pas être trop haute, afin do ne pas masquer les vues do cette escarpe sur la campagne, ni gêner le tir des pièces dont elle est armée. C'est pour cette raison que le sommet de l'escarpe se raccorde avec le terrain extérieur par un talus à pente dtfuce, dit glacis, quelquefois précédé d'un Chemin dijuiert.
La hauteur moyenne des cOntrcsi^arpos, daps le tràbé de la fbrtîâcation fran'ç'aise, est d'c'nvirba 7 mètres.
antres.nrpe : i. Fortîllcation permaiiantc (A. ciiiitrescarpe ; B. escarpe; C, chemin couvert). — 2. Kortilication de campagne (A, contrescarpe ; B, e&carpe).
Bulle d'or de Louis .\.II(Â, sceau ; B, contre-eceau).
GONTRCSCARPER {trè-skar') v. a. Munir d*une contrescarpe : CONTRKSCARPKR HTl fossé.
CONTRE-SCEAU (so) ou CONTRE-SCEL (sèV) Q. m. Emprointc mipliniioo au revers d'un sceau. \\ PI. Des contiœ-
SCEAUX ou CONTRP.-SCI'ILS.
— Encvcl. I/usa{^e du contre-sceau fut inaug-uré par la chancollorio do la cour do Romo ; parmi les souverains, co sont les rois d'Anglotorro, Kdouard io Confossôur et Ouillaumo lo Conquérant (xi" s.), qui en firent usaj^o les premiers. Aussi bien lo contre-sceau ne putil apparaître que ouand l'usage s'Introduisit de suspendre les sceaux aux chartes par des cordelettes, des fils de lin ou de soie. Il n'y avait pas do contre -sceau À appliquer aux sceaux plaqués sur les chartes. Le contre-sceau apparaît en Franco avec le rogne do Louis XIL Le sceau le représente comme roi de France, le contre-sceau comme duc d'Aquitaine.
Lorsque, en 1154, l'Aquitaine devint la propriété de Henri Plantagenet, le contre-sceau disparut. II reparut en 1174. Le contre-sceau des rois de France fut presque toujours soit une fleur de lis unique, soit i'écu de France. A l'origine, le contre-sceau fut aune dimension égale à celle du sceau principal; dans la suite, il fut de dimension beaucoup moindre.
CONTRE-SCELLER (sè-lé) V. a. Mettre le contre-sceau.
CONTRESEING (sm— de contre, et seing) n. m. Chancell. Signature que les ministres d'un chef d'État ou d'un souverain constitutionnel ont le devoir d'apposer au bas des actes émanés de celui-ci : Le contrksking ministt^riel est comme la légalisation de la S'gnature du chef de l'Etat.
— Post. Enonciation, sur la suscription d'une lettre, de la qualité ou des fonctions de l'expéditeur, lorsqu'à cette qualité ou à ces fonctions s'attache le droit de franchise postale : Le coNTRKSiiiNG doit, sauf exceptions, être formulé à la main.
— Encycl. Chancell. On trouve des contreseings aux actes émanés non seulement des chancelleries souveraines, des papes, des empereurs et des rois, mais sur des chartes seigneuriales. Dès 1 époque mérovingienne, on trouve la souscription d'un référendaire auprès de la souscription royale. Le contre-seing authentiquait et donnait force légale à la signature suzeraine, d'autant que, lo plus souvent, celle-ci n'était pas originale. A 1 époque où les chartes royales furent scellées solennellement à la chancellerie (xni* et xiV s.), le contreseing disparut. Jean le Bon reprit l'usage de signer lui-même de son nom les lettres closes ; sous Charles V, apparaît le contreseing du secrétaire d'Etat. Les lettres de cachet étaient revêtues de la signature royale et du contreseing d'un ministre, mais le contreseing seul était original, et signitiait précisément, selon la remarque de Malesherbes, que Vacte délivré était conforme à la volonté royale.
CONTRE-SEMPLAGE {san) n. m. Dans l'industrie des tissus, Actiun de disposer des dessins ou desefl'ets en quinconce. Il Dessins, effets disposés en quinconce et se reproduisant plusieurs fois.
CONTRE-SEMPLER {san)v. a. Disposer en quinconce dos dessins, des effets pbur les étoffes, ii Reproduire le dessin d'un semple sur un autre.
CONTRESENS (sanss) n. m. Sens contraire, direction opposée au sens naturel, à la direction normale : Prendre le coNTRKSKNS d'u7ie étoffe. Prendre, en naviguant, le CON- TREsr:NS du vent, de la marée.
— Signitication opposée à la vraie : Pren/lre le contrk- SEtiS des paroles de quelqu'un, il Traduction ou interprétation fausse, erronée, s éloignant du véritable sons d'un texte : Traduction pleine de <ontresens. ii Genre c|u<*lconque d'interprétation qui décèle l'inintelligencode co qu'on interprète : Acteur qui fait sans cesse des contresens.
— Fig. Acte, fait, objet opposé au bon sons, à la logique, à la raison, il Prendre le contresens d'une affaire. En prendre le contre-pied.
— A contresens, loc. adv. A rebours, dans une direction opposée à la normale ; Coudre une dentelle À contresens.
Il Fig. Dans un sens contraire au véritable sens : Jouer un rôle k contresens.
— A contresens de, loc. prép. Dans le sens opposé à : Dans les républiques de l'aniiffuité, toutes les vertus étaient k contresens dd cœur humain. (Lamart.)
CONTRE-SIGNAL (gn mil.) n. m. En T. d'art milit.. Signal accossoiro (juo l'on donne après un premier, en reproduisant celui-ci, pour on assurer la perception. (PI. Z)e5 contre-signaux.) Il On dit quelquefois contre-signe.
CONTRESIGNATAIRE(3na-/t'r"f.f/H mll.))n.m. Celui qui cuntrcsigno uii acio ; Les contresignataikes d'un décret.
CONTRESIGNER {gn mil.) v. a. Signer après celui dont
l'acte émane ; Contresigner un hrrrct. n Apposer sa signature sur un acte pour en aflosler l'authenticité, n Mettre lo contre-seing sur l'onvnloppo dos lettres ou tles paquets qui sortent dos bureaux d'une administration, pour les atl'rauchir des droits do poste.
Se coMresi^ner, v. pr. Etre contresigné.
GONTRESIGNEOR (gn mil.) n. m. Celui qui controsigno. qui mcït un cunirosoing sur des lettres, des paquets, pour les allrancliir d(!s droits do posto.
C0NTRE-SIGNinER(»7ftmll.) v.a. En T. do dr., Opposer une signilication à uno autre.
CONTRE-SOL n. m. Abri formé le plus souvent par un pot il fleur dont on a enlevé une partie dans lo sens de aa longueur, et qu'on place devant corfaines plantes craignant lo soleil, pour los garantir contre l'action dO sos rayons directs, il PI. Di.'3 contee-Sol.
C014trs*SOMMATION (so-ma-si)^ n. f. En T. do dr.. Acte par lu'rjuol uno tl'or'co [tersoLuo appelée en garantie en ay-
CONTRESCARPER — CONTREVENT
pelle une quatrième pour se garantir à son tour : Des sommations et des CONTRE-SOMMATIONS.
CONTRE-SOMMER {so-mé) v. a, En T. de dr.. Faire uno contre-sommation ù :Contre-sommkr »« répondant. \\ Faire la contre-sommation de : Un garant contric-somme à son vendeur toutes les poursuites dirigées contre lui.
CONTRE-SOMMIEH [so-mi'é) n. m. Techn. Peau dont lo parcliomiuior couvre lo sommier sur lequel il rature les peaux.
— Typogr. anc. Pièce de bois carrée, soutenant le sommier d une presse à imprimer.
CONTRE-SON Q. m. Son répercuté, n PI. Des contresons.
CONTRE-SORTIE {tî) n. f. Offensive que prennent les assiégeants pour repousser une sortie des assiégés : Des coNTRii-SOBTiES vigourcuses.
CONTRE-SOUPIRER v. n. Soupirer à son tour, répondre à des soupirs par d'autres soupirs.
CONTRE-STIMULANT {lan), ANTE adj. et n. m. Thé-
rap. V. CONTRo-STIMULANT.
CONTRE-SUJET {>è ) n. m. Mus. Elément constitutif et indispensable de toute fugue construite régulièrement. Il PI. Des contrl-sdjets.
— Encycl. Le contre-sujet est, en quelque sorte, un second sujet, qui, dans la suite du discours fugué, vient se juxtaposer au sujet et doit, par conséquent, s'harmoniser avec lui à l'aide du contrepoint. Il y a quelquefois, dans une fugue, deux et même trois contre-sujets, et c'est dans la façon de les traiter et de les combiner avec io sujet et la réponse qu'on reconnaît l'habileté du musicien. Parfois, dans certains traités, on donne au contre-sujet l'appellation de conséquent.
CONTRE-SURESTARIE {rè-sta-ri) n. f. En T. de dr. mar.. Dommages et intérêts pour la prolongation du retard dit n surestarie » , au delà de la starie ou jours de planche.
CONTRE-SÛRETÉ n. f. Sûreté, garantie donnée en retour d'une autre; garantie qui donne plus de sûreté à une autre garantie : Exiger des conthe-sùri;tés.
CONTRE-TABLE n. f. Archit. Syn. de contre-retable.
CONTRE-TAILLE {tày') n. f. Grav. Tailles qui croisent les premières tailles d'une gravure et forment avec ces dernières des carrés ou des losanges, il Art ou action do faire ces contre-tailles.
— Techn. Se dit d'une seconde taille en bois que le boulanger emploie pour contrôler la taille qu'il laisse à la pratique et qui indique, par chaque encoche, le nombre de pains livrés.
— Mus. S'est dit quelquefois pour Haute-contre : La contre-taille ou haute-contre est opposée à /a taille.
CONTRE-TAIIXER [ta-yè) v. a. Grav. Couvrir de contretailles : Contre-tailler une planche.
— Boulang. Marquer sur la contre-taille : Contretailler deux kilogrammes de pain.
Se contre-tailler, v. pr. Etre contre-taillé : Les gravures SE coNTRE-TAiLLENT fréquemment.
CONTRE-TASSEAU (ta-so) n. m. Bois qui supporte un chevalet, n Pi. Des contre-tasseadx.
CONTRETEMPS (tan) n. m. Temps inopportun; action inopportune; inopportunité : Le contretemps serait étrange de chercher des roses sur la ne///e. (Pasc.) il Accident qui dérange les mesures qu'on avait prises, les combinaisons qu'on avait faites : La vie n'est qu'une suite de contradictions et de CONTRETEMPS.
— Chorégr. Manière de retomber après un saut, qui consiste à frapper le sol d'un seul pied : Les contretemps sautés ne conviennent qu'à de jeunes pei'sonyies ou à des personnes de moyenne taille.
— Escrim. Mouvement faux des doux adversaires qui s'allongent en même temps et se portent un coup fourré.
Il Faute de l'un des adversaires qui saisit un temps faux présenté à dessein.
— Gramm. Accent mal placé, qui tombe oi^ il ne doit pas tomber.
— Manèg. Interruption do la cadence d'un cheval. Il Passade subit de l'action à l'inaction, soit par la faute
du cavalier, soit par celle du cheval.
— Mus. "Temps faible de la mesure; partie faible du temps : Observer les temps forts et les contretemps. Il Manière de jouer certains passages sur le piano, dans
laquelle uno main fait trois notes et l'autre deux, ou l'une (juatre et l'autre cinq.
— A contretemps, loc. adv. Mal à propos, en prenant mal son temps : Parler, Agir k contretemps.
— Encycl. Mus. On appelle con jrtvmps : i» l'action d'atta(|uer le son sur lo temps faible do la mesure, la valeur du temps fort étant indiquée par un silence; 2" l'action d'attaquer le son sur la partie faible du temps sans le prolonger sur le temps fort ou la partie forte du temps (la valeur de ce temps fort ou do cotte partie forte est également indiquée par un silence). Lo contretemps so
,r^yî'rl^\^m^ f^:iàtMiymn]
Divers oxpiiiplos de coiitrctoDipa.
rencontre surtout dans los accompagnements où la basse frappe lo temps, tandis qu'il est marqué par les autres parties.
Manquer la mesure, no point attaquer au moment précis, c'est jouer a contretemps. Cela produit uno cacophonie et trouble l'ensemble. Certains compositeurs, no so rendant pas compte des nécessités rythmiques, écrivent parfois ù contretemps ou â contre-nu-suro, on faisant résoudre les cadences sur les temps faibles do la mesure. C'est 1& un véritable défaut, dont l'effet est toujours fùcheux.
CONTRE-TENANT {nan) n. m. Champion qui, dans un tournoi, so présentait pour jouter contre un dos tenants : Les tenants et les contre-tenants.
CONTRE-TENIR V. a. Tochn. Soutenir uno planche par derrière aven un marteau ou un maillot, tandis tine 1 on frappe par devant pour enfoncer dos clous, ot cola dans Io but d éviter lo pnrtc à faux.
— Mur. Lâcher, (lier avec roénagemont, en retenant ;i demi ; Contkk-tenir unv oxanduvrc.
CONTRE-TERRASSE {tè-rass) n. f. Nom donné, en architecture, à une 1 errasse secondaire, située un peu en contrebas d'une terrasse principale, n PI. Des contre-terrasses.
CONTRE-TÊTE n. f. Opposition, résistance en face.(Vx,)
Il PI. Des CONTRE-TliTES.
CONTRE-TIMBRAGE (tin-braf) n. m. Action de contretimbrer. n PI. Des coNTRE-TiMBRAciES.
CONTRE-TIMBRE {linhr') n. m. Empreinte apposée sur les papiers tiuibrôs pour indiquer une moditication dans la valeur du premier timbre, n PI. Des contre-timures.
CONTRE-TIMBRER {tin) timbre.
v. a. Marquer d'un contro-