CONTRE-PLAINTES
CONTRE-PLANCHE n. T. En T. do crrav.. Seconde plancho, destinée A porter lo mordant surlos parties du dessin laissées intactes par la première plaocho. Il PL Des con-
TIIE-PLANCIIES.
CONTRE-PLANTER v. a. Planter dos ttours auprès do celles quo l'on a drjù planiéos pour los remplacer ù mesure. Il Intercaler des plantes entre d'autres végétaux, afin d'utiliser toute la surlaco d'un champ.
CONTRE-PLATINE n. f. Pluquo do fer ayant la forme d'un S, qui NO place du côté opposé îk la platine d'une armn ii ton. pour empêcher quo la tète dos vis do la platine no corrode lo bois n O'a l'appello aussi portk-vis, à oauso do sa fonction, ot essb, à causo do sa forme. (PL Des
CnNTRE-PLATlNES.)
CONTREPLÈGS OU CONTREPLEIGE ipl^') lî. m. Dr. anc. Caution fournlb par lo dcfeudour à uno action possessoîro. V. applkokmknt.
CONTREPLÉGER OU C0NTREPLEIGER(/?^/*-7V. —Prend
un e après le g devant a ot n : Je contreplégeai. Nous contreplégeons) v. a. Certifier, un parlant d'une caution.
CONTREPOIDS (po-a) n. m. Poids qui fait équilibre à un poids ou à une force; poids employé comme moteur dans quelques machines : Les contrepoids d'une horloge, d'un tour ne broche.
— Long bâton plombé aux doux bouts, dont les danseurs de corde se servent pour garder plus aisément l'équilibre. (On dit plus ordinairem. balancier.)
— Par ext. Equilibre : Tout demeure en contrepoids. (Pasc.)
— Fig. Moyen de compensation et d'équilibro ; correctif:
Th^mi8, à, quoi bon la balance, Si l'or y sert de contrepoiiU ?
— Manèg. Aplomb du cavalier sur la selle.
— Encycl. Mécan. Les contrepoids consistent en un excès de matière, ménagé volontairement sur les pièces tournantes ou oscillantes ot aussi sur celles qui tendent à se soulever. Les contrepoids sont destinés à contre-balancer l'action de certains organes comme les bielles, les tiges, dont l'intervention reporte lo centre de gravité en dehors du centre de rotation. Ils rétablissent la coïncidence de ces deux centres. C'est pourquoi on fait usage de contrepoids pour maintenir sur leur siège les soupapes de sûreté ; pour faciliter dans les locomotives la manœuvre de l'appareil de changement de marche ; pour s'opposer au soulèvement des roues motrices de ces locomotives sous l'action des bielles; etc.
CONTRE-POIL {po-al') n. m. Sens contraire à celui dans lequel le poil est ordinairement couché : Prendre le contre-poil.
— Fig. Opposé : Qu'est-ce que la raison ? Le contre-poil de l'opinion du vulgaire. (M"* de Gournay.)
— A contre-poil, loc. adv. Dans le sens opposé à celui dans lequel le poil est couché : Faire la barbe À contrepoil. Etriller un cheval X contre-poil. Brosser un chapeau X coNTRE-PoiL. Il Fig. et fam. A rebours, d'une façon opposée à la façon régulière, naturelle, ordinaire ; Esprit X contre-poil. Prendre une affaire X contre-poil. ii Prendre quelqu'un à contre-poil. Faire vis-à-vis de quelqu'un le contraire de ce qu'il faudrait faire pour réussir; agir avec lui autrement que son caractère ne le demande, do manière à le choquer. (On dit aussi À, rebrousse-poil.)
CONTRE-POINÇON [pou-in-son) n. m. Tige ronde et pointue de fer ou d'acier, dont les serruriers se servent pour conire-percer des trous et river les pièces : i>es contrepoinçons d'acier, n Tige d'acier présentant le creux d'uno lettre ou d'une figure que l'on veut marquer en relief, au lieu que le poinçon les marque en creux.
CONTRE -POINÇONNER {pou-\n-so-nê) v. a. Marquer à l'aide du contre-poinçon.
CONTREPOINT {pou-in — 'liai, contrappunto, mémo sens) n. m. Art de composer la musique à plusieurs parties. 11 La musique même qui est écrite en contrepoint.
— Mar. Bout de ralingue, ajouté au point des voiles sur la ralingue même pour la renforcer.
— Encycl. Mus. On peut dire du contrepoint qu'il est la base de l'harmonie et, eu bonne logique, c'est par lui qu'on devrait commencer l'étude de celle-ci. La pratique du contrepoint assouplit la main de l'élève, le met aux prises avec toutes les difficultés, et lui enseigne avec sévérité les premiers éléments de l'art d'écrire.
C est du contrepoint qu'est née, au moyen âge, la science de l'harmonie. Les premiers musiciens qui pressentirent les lois de l'enchaînement des accords, de taçon à faire marcher simultanément plusieurs parties chantantes, procédèrent du simple au composé, et songèrent d'abord à faire concorder deux seules parties faisant entendre des notes d'égale valeur. Et, comme les notes se figuraient par des points, ils mettaient point contre point (punctutn contra punctum), d'où, par élimination, lo terme de contrepoint, qui est resté en usage, môme lorsque, do complication en complication, lo contrepoint devint ce que nous lo voyons aujourd'hui.
On en vint, en effet, à faire du contrepoint à plus do doux parties, puis à ne plus lécriro uniquement avec des notes d'égale valeur, puis à lo combiner successivement do diverses façons, de manière à. obtenir tous los elfots. En réalité, le musicien qui veut faire entendre à la fois, harmonieusement, plusieurs voix ou plusieurs instruments ne peut agir quo d'une des façons que voici : 1" on donnant à chacune des parties dos notes d'égale durée; 2" en donnant à l'une d'entre elles dos notes d une durée moindre do moitié quo celles d'uno autro partie; 3» on réduisant d'un côté les notes au quart do la valeur qu'elles conservent d'autre part; 4» on faisant des syncopes dans l'uno, tandis qu'une autre franpo les temps forts do la mesure; 5* en entremf'lant ces divers genres do combinaisons, et on y joignant dos ornements ue ditférontos sortes. (Ces cinq façons diverses d'opérer donnent lieu ù cinq espèces de contrepoint, qui prennent les noms do contrepoint simple de première, de deuxième, do troisième, do quatrième et de cinquième espèce.)
Dans lo contrepoint A deux parties, on no doit commencer il la partie supérieure, ni par la tierce ni par la sixte, ce qui n établirait pas la tonalité ; on no peut pas faire succéder deux quintes, ni on montant, ni en descendant, non plus quo doux octaves; doux tierces majeures sont do mémodéfonduos, et l'emploi do la quarto est intordit; enfin, il faut toujours terminer par l'octave.
La partie sur laquelle s'écrit lo contrepoint s'appolîo chant donné, qu'elle soit destinée A la basse ou à la parlio supériouro. — Cette cinquième espèce de contrepoint prend lo nom do 'ontrepoint fhuri. On peut faire du contrepoint à trois, (|uatro, cinq, six, sept ot huit parties.
II y a aussi lo contrepoint double, dont les conditions soûl spéciales, ot qu'on appelle aussi contrepoint rcnversabic. parce qu'une partie supériouro peut être transportée A la basse, ot réciproquemont. Peu usité dans la composition dramatiquo, co contrepoint trouve son emploi dans la inusiquo instrumentale ot dans la musique religieuse, où la répétition et l'aUernanco d'uno idée mélodiipio dans los diverses parties est une sourco do grands crtVts.
Si lo contrepoint peut étro renversé ù trois parties dilîérontps, il prend lo nom do conlrcpoint triple; il devient corn trepoinl quadruple s'il est ronvorsablo A quatre parties. Cr» rouversomont peut s'ni-nSror do plusieurs façons. Lorsqu d consiste on un simple déplacement A l'octavo dos partie»