CONTROLEUR — CONTROVERSE
CONTRÔLEUR, EUSE (rad. contrôle) n. Agent chargé de survoilier les opérations des agents inférieurs, dans un service public : Contrôleur des douanes. Contrôleur des matières d'or et d'argent.
— Par est. Personne qui examine, censure, critique les actions dautrui.
— Admin. Contrôleur général de l'audience de France, Ofticier qui veillait à ce qu'on ne scellât point de lettre tjui n'eût été présentée au garde des sceaux et contrôlait les taxes, ii Contrôleur des guerres. Officier chargé de tenir registre des revues des troupes royales, il Contrôleur général des finances. Fonctionnaire qui avait en France l'administration et la direction des finances du royaume.
— Admin. milit. Contrôleur de manufactures d'armes. Préposé qui applique les marques aux pièces d'armes.
— Hist. Contrôleur général ae la maison du roi, Oflicicr commensal de la maison des rois de France, chargé du soin de la vaisselle d'or, d'argent et de vermeil.
— Ch. de f. Açent commissionné des compagnies de chemins de fer, cliargé de s'assurer, en cours de route, que les voyageurs ont les billets constatant qu'ils ont payé leur placée et aussi qu'ils n'occupent pas un compartiment d'une classe supérieure à. celle qu'indique le billet.
— Min. Agent appartenant à 1 administration des mines, dont les fonctions sont similaires à celles des conducteurs des poDts et chaussées.
— Télégr. éloctr. Agent chargé de surveiller l'état d'une certaine étendue de lignes télégraphiques.
— Théâtr. Employé qui reçoit les billets, les contremarques, dans un théâtre.
— Encycl. Admm. Contrôleur des contributions directes. On nomme ainsi un agent du ministère des finances, chargé de préparer, de surveiller et d'instruire la répartition individuelle des contributions directes. Avec les maires et les répartiteurs, il fait le recensement des contribuables et de la matière imposable. Il confectionne les matrices des rôles, tient note annuellement des mutations, instruit les demandes en décliarge ou réduction et les propositions de cotes irrécouvrables, lis sont 960 en France, divisés en contrôleurs principaux {hors classe, Paris, l" et 2" classes), ayant un traitement de 3.200 à 4.800 francs, et en contrôleurs ordinaires (hors classe, l", 2', 3" classes*, recevant un traitement de 1.500 à 3.100 francs.
Contrôleur des co'itrtfmtîons indirectes. C'est un agent du ministère dos finances, placé à la tête de chaque circonscription d'exercice urbain, qui comprend deux ou trois postes gérés par des commis. Il surveille les opérations chez les assujettis, vérifie les portatifs des employés, les recettes particulières sédentaires, les recettes buralistes, les bureaux d'entrée et d'octroi. 25 sont attachés au service général, 77 au service des sucres et des distilleries. Leur traitement varie de 3.000 à 3.500 francs.
Contrôleur des douanes. On désigne ainsi un agent du ministère des finances, chargé de reconnaître les marchandises importées, de les priser et de fixer les droits auxquels elles sont assujetties. Leur nombre est de 84. Ils reçoivent un traitement de 4.000 à 4.500 francs.
Contrôleur des tabacs. On appelle ainsi un agent du ministère des finances, préposé dans les manufactures à la surveillance du matériel, des fournitures. Il contrôle les écritures, l'inventaire annuel. Dans les magasins, il est chargé de la comptabilité et de la tenue des écritures. Le contrôleur des cultures fait le recensement des feuilles et veille à ce qu'on n'en dérobe aucune. Il y a 28 contrôleurs dans les manufactures, 32 dans les magasins, 40 pour les cultures. Us reçoivent un traitement variant de 3.500 à 4.500 francs.
Contrôleur gt'néral des finances. Deux contrôleurs généraux, subordonnés au surintendant des financ<'s, avaient été créés par Henri II, en 1547; ils furent remplacés, eu 1554, par un contrôleur général unique. Eu lOGi, au moment de la disgrâce de Fôuquet, le contrôleur général prit la direction des finances, et fut investi de toutes les fonctions du surintendant, dont la charge fut définitivement supprimée. Membre du conseil privé, le contrôleur général, véritable ministre des finances, pouvait seul donner l'autorisation nécessaire pour faire sortir les fonds des caisses de l'Etat, et c'est lui (jui devait assurer la comptabilité du Trésor et la libre circulation dos fonds. A la fin de l'ancien régime, l'Administration générale des finances (tel était le nom donné alors au contrôfe) comprenait un très grand nombre d'attributions diverses, en dehors de celles relatives aux finances.
Contrôleurs de l'exploitation des chemins de fer. Ce sont des agents du ministère des travaux publics. Un contrôleur ffénéral est jjlacé à la tète du service de surveillance de l'exploitation commerciale de chaque réseau. Il a sous ses ordres des contrôleurs comptables. Des contrôleurs comptables sont également attachés au contrôle do la voie, des bâtiments et. avec des contrôleurs du travail, au contrôle de l'exploitation technifino.
Contrôleurs à la garantie. Ce sont des agents de l'administration des contributions indirectes, chargés, dans chacun des bureaux de la garantie, d'appliquer, sur les ouvrages d'or et d'argent, le poinçon du bureau et le signe indicatif du titre dont ils doivent être revêtus. Le contrôleur titulaire de chaque bureau en a la surveillance générale. Il vise tous les états de recettes et de dépenses. Il a la garde dos poinçons et les applique en présence de ses collègues et du propriétaire dos objets à poinçonner. Son droit de contrôle s étend sur tous les établissements dans lesquels se fabriquent ou se vendent les ouvrages d'or et d argent, sur toutes les personnes qui participent à ces ventes ou fabrications. A Paris, le service de la garantie comprend 32 contrôleurs, dont un spécialement atfecté â l'Hôtel dos ventes, et un à chaque bureau de mont-de-piétô. Outre les attributions des agents de province, les contrôleurs do Paris sont encore chargés de poinçonner les ouvrages étrangers, de démarquer les ouvrages français destinés à l'exportation, et do se rendre journellement chez les marchands et fabricants. Leur nombre s'explique par limportanco du ressort du bureau do Paris, qui comprend les départements do Seino, Seine-et-Oiso, Soine-ot-Marnc, Aube, les arrondissements do Chartres. Dreux, Nogont-lc- Rotrou en Eure-et-Loir, ceux do Chiilons, ïioims, Vitry dans la Marne.
— An miiit. Contrôleurs de l'administration de l'armée. Créés par la loi du IG mars 1882, ils forment un corps spécial ayant sa hiérarchie propre, sans assimilation avec les grades do l'armée, mais rlont les membres jouissent des avantages consacrés parla loi du ly mai 1834 sur l'état des officiers. Le corps peut compter 80 membres, mais il
u'en existe, en réalité, que 52, savoir : 6 contrôleurs généraux de 1" classe (à 19.908 fr.), au liou de 8 ; 9 de 2* classe (à 13.320 fr.), au lieu de 12 ; 16 contrôleurs de i" classe [à 10.404 fr.j, au lieu de 25, et 16 de seconde (à 8.784 fr.), au lieu de 25 ; enfin, 5 contrôleurs adjoints (à 7.452 fr.), au lieu de 10. Les contrôleurs ont un uniforme spécial, entièrement en drap bleu foncé, avec galons et broderies d'or.
Les contrôleurs ne relèvent que de leurs chefs propres et du ministre dont ils sont les délégués. Ils procèdent par vérification dos pièces, ou par inspections inopinées. Ils n'exercent aucune action sur la direction ou l'exécution même des services. Leur mission est de veiller à l'exécution des lois et règlements, de provoquer des explications sur les faits ou actes qu'ils contrôlent, puis de rendre compte au ministre. Il existe au ministère une direction de contrôle, dont le directeur prépare et fait signer par le ministre les ditférenles instructions concernant le fonctionnement du contrôle.
Les contrôleurs se recrutent par voie de concours. Les commandants, sous-intendants de 3* classe et les capitaines d'au moins quatre ans de grade peuvent concourir pour le grade de contrôleur adjoint; ils avancent ensuite exclusivement au choix, trois ans au moins dans chaque grade étant exigés pour passer au grade supérieur.
Peuvent être admis, en outre, directement dans le corps du contrôle , des officiers généraux et supérieurs et des membres do l'intendance : du grade de lieutenant-colonel ou assimilé pour contrôleur de 2* classe; de colonel ou assimilé pour contrôleur de 1" classe; de général de brigade ou assimilé pour contrôleur général de 2' classe.
Pour les limites d'âge et pensions de retraite, les contrôleurs des cinq grades de cette hiérarchie spéciale sont traités respectivement comme les officiers des cinq grades de général de division à chef de bataillon inclusivement.
Contrôleurs d'armes. On appelle ainsi des employés d'artillerie portant même uniforme que les gardes, mais n'ayant pas comme ceux-ci rang d'officier, bien que jouissant des privilèges garantis par la loi du 19 mai 1831 sur l'état des officiers. Ils sont cliargés des réception, vente et entretien des armes portatives dans les manufactures et les directions d'artillerie. Leur hiérarchie comporte cinq classes, dont la dernière se recrute parmi les ouvriers des manufactures d'armes ou les chefs armuriers de 1" classe.
La loi des cadres du 13 mars 1875 a fixé le nombre des contrôleurs d'armes à 160, dont 4 principaux do i" classe, 16 principaux de 2" classe, 20 de 1" classe, 40 de 2" classe et 80 de 3" classe.
— Mono. Contrôleur des monnaies et médailles. Il a existé soOs l'ancien régime un contrôleur général des ?non7iaies de France (édits de 1696 et 1717), chargé de tenir registre de tous les fonds tirés desdites monnaies par le trésorier général, de tous les payements faits par ce dernier pour le compte du roi, et dô s'assurer de la conformité des comptes du trésorier général et des directeurs particuliers des monnaies. Le contrôleur et garde des médailles et jetons tenait registre des foutes, détenait les clefs des balanciers.
Aujourd'hui, toutes les opérations de la régie sont soumises à un contrôle permanent, organisé par le décret du 20 novembre 1879, à l'aide d'agents entièrement indépendants des agents du service d'exécution, mais sans qualité pour diriger ou suspendre aucune des opérations qu'ils sont appelés â contrôler. Ces agents sont : 1" le contrôleur principal, chef de tout le service du contrôle, spécialement chargé de la vérification du poids et des empreintes des espèces et médailles fabriquées, de la remise journalière dos clefs des ateliers aux contrôleurs sous ses ordres, de l'inventaire mensuel des lingots, espèces et matières existant dans la caisse du change, les ateliers et la salle du monnayage ; 2° le contrôleur au chaw/e, qui constate, contradictoirement avec le caissier, les entrées et les sorties de matières et d'espèces, vise les bons, récépissés et reçus délivrés par le caissier, et détient une des clefs de la caisse du change ; 3** les contrôleurs aux fontes, laminages, découpages, ajustages et blanchiment, qui tiennent compte des matières remises â cliaque atelier, constatent les déchets et établissent la situation â la fin do chaque journée, après une vérification matérielle ; 4** le contrôleur au monnayage, qui reçoit les flans, les remet aux ouvriers, transmet les espèces monnayées à l'atelier de la vérification. Il est détenteur d'une double clef de la caisse où sont les matières et du cofl'ro où .sont les coins; 5" le contrôleur à la gravure, qui surveille toutes les opérations do l'atelier do gravure, constate, contradictoirenientavecle graveur, l'entrée et la sortie des poinçons, coins, viroles et bigornes, ainsi que des matières employées à leur confection ou à leur reproduction. II est dépositaire dos poinçons de repro- <luction et des instruments fabriqués ; 6" le contrôleur à la vente des médailles, qui constate l'entrée et la sortie des médailles passées en délivrance, en vérifie et vise les factures.
Contrôleur des "wagons-lits (le), pièce en trois actes, d'Alexandre Bisson (Nouveautés, 1898). — Georges Godefroy, mari de Lucienne Monpépin, se résout secrètement au divorce. Devançant les événements, il se donne comme déjà divorcé chez les Charbonneau, qui habitent Nangis, et dont il veut épouser la fille Rosine. Pour se procurer la liberté d'aller faire sa cour, Georges Godefroy raconte chez lui qu'il a été nommé contrôleur des wagonslits sur la ligne de l'Est. Or le hasard veut que la compagnie ait réellement un contrôleur du nom de Godefroy (Alfred). Ce dernier, devenu maître du secret de Georges, en abuse pour faire la cour à sa femme et pour tourner â sa confusion toutes les combinaisons inventées par le mari en vue de favoriser son divorce , ce qui donne lieu à une série de quiproquos fort comiques. Finalomont, Godefroy Alfred épouse Rosine, qui ne se souciait aucunement do Godefroy Georges, et celui-ci rcvicntà Lucienne, qu'il n'avait pas cessé d'aimer.
CONTRÔLEUR n. m. Appareil destiné ù contrôler lo service d'un employé ou lo fonctionnement d'un instrument dans les usines. (Ces appareils sont mécaniques ou électriques) : Contrôleur de ronde.
Co.NTHÔLKUH de VOUtC.
— E.NcvcL. On construit également des contrôleurs de niveau pour les réservoirs, des contrôleurs de vitesse, des
Vue oxtcrieiire du contrôlmir de ronde de nuit.
Vue extérieiii o d'uii contrôleur d'inoeudie.
cont7-ôleurs de feux de disques, des contrôleurs d'aiguilles, des contrôleurs d'incendie. Ces derniers, par un dispositif spécial, actionnent une sonnerie électrique prévenant le gardien qu'un incendie vient d'éclater ; de plus, un cadran indique rlieure du commencement do l'incendie. Outre ces divers contrôleurs, il en existe un très grand nombre d'autres.
CONTRO-STIMULANT {lan), ANTE [du lat. cvntra, etde stimulare, stimuler] adj. Méd. Se dit des remèdes qui sont censés, dans la doctrine de Rasori, ralentir l'action vitale et combattre l'état de stimulation : Des remèdes con i ro-stimd- LANTS. Il On écrit aussi contre-stimulant, ANTE.
— n. m. : Un contro-stimulant.
— Encycl. La médication controstimulante a survécu, en partie, à la doctrine du contro-siimulisme qui lui avait donné naissance. Outre les bains froids dans les maladies fébriles (fièvre typhoïde, scarlatine, pneumonie), que Brand a remis en honneur depuis quelques années, quoique leur emploi ne soit pas sans danger, il est resté dans la matière médicale deux médicaments contre-stimulants : l'antimoine (sous forme dénié tique, de kermès, d'oxyiodure d'antimoine) et le nitre (azotate de potasse). Ces médicaments sont employés à haute dose jusqu'à 1 gramme pour l'émétique et jusqu'à 20 grammes pour le nitre.
CONTRO-STIIVIULATION {si-on) n. f. Etat opposé à la stimulation.
CONTRO-STIMULISME {lissm')n. m. Méd. Système médical fondé sur l'Iiypothese que toutes les maladies, étant produites par l'excès de stimulus, doivent être combattues par les contro-stimulants.
— Encycl. La doctrine du contro-stiinulisme est aussi appelée doctrine italienne ou doctrine du contro-stimulus.
Rasori, qui avait étudié le brownisme en Angleterre, contribua beaucoup à répandre celui-ci. Mais il crut s'apercevoir, au bout de quelques années de pratique, que certains médicaments n'agissaient pas par stimulation, mais bien par sédation ou contro-stimulation, et qu'un bon nombre de maladies étaient causées, non par un abaissement de la force vitale, mais par son exaltation. Dans le rasorisme, la diathèse sthénique, établie par Browu, prend le nom de « diathèse du stimulus », l'asthénique celui de u diathèse du contro-stimulus ». Mais ces deux diatlièses subissent une mutation plus importante que le changement de nom. La première, la plus rare pour Brown, devient la plus commune pour les Italiens; la seconde, qui, pour le réformateur écossais, présidait â presque toutes les maladies, n'en caractérise plus qu'un petit nombre.
Kasori se proposa pour but principal la séparation en deux ordres des agents modificateurs : les stimulants et les contro-stimulants. Il en est résulté que l'école rasorienne a rendu un service inattendu à la thérapeutique, en précisant avec un soin rigoureux l'action des médicaments à diverses doses et dans les conditions les plus diverses.
CONTRO-STIMULISTE {sti, Usst') adj. En T. de méd.. Partisan du contro-siimulisme. It Adjectiv. : Doctrines contro-stimclistes.
CONTRO-STIMULUS'(sii, luss) n. m. En T. de méd.. Etat contraire à l'état de stimulation, d'excitation.
CONTROUVER (du préf. con, et de trouver) v. a. Inventer â plaisir pour tromper : L'imagination invente les faits, la fourberie les controdvk. (Boiste.)
Controtivé, ée part. pass. du v. Controuver.
~ Adjectiv. : L7i fait entièrement controové.
CONTROUVEUR, EUSE (rad. controuver) n. Personne qui se plaît à forger des faussetés, des mensonges. (Peu usité.)
CONTROVERSABLE {vèr') adj. Qui est sujet à controverse : Opinion coNTKOVERSABLt:.
— Anton. Incontestable, indiscutable, irrécusable, irréfragable.
CONTROVERSE [vèrss — lat. controvcrsia, même sens) n. f. Dispute réglée ex professa sur une question ou une opinion : L'inconvénient presque infaillible qui étcimise toutes les conthoversks est la fureur des assertions générales. (D'Alemb.) il Se dit plus particulièrement des disputes sur ■les questions religieuses, et surtout de celles qui ont lieu outre les diverses communions chrétiennes. — Plus rarement, Toute discussion sur une question religieuse : Toute controverse religieuse paraît en France de mauvais guùt. (Renan.) — Par ext. Art de discuter les questions religieuses; partie de la théologie où l'on argumente contre les propositions soutenues par les dissidents et pour celles que les dissidents combattent : Etudier la controversk.
— Encycl. Hist. eccl. En général, on appelle controverse toute lutte intellectuelle dans laquelle sont débattues deux opinions contradictoires. Toutefois, dans un sens plus restreint, ce nom est réservé aux discussions sur dos matières religieuses. Dès les premiers temps de l'Eglise, il y eut dos controverses entre les catholiques et les hérétiques : gnostiques, nestorions, monophysites, ariens, donatistes, pélagiens , etc. D'une manière générale , les Pères des six premiers siècles furent tous des controversistes. Aucun d'entre eux ne mit mieux en lumière la vraie méthode do la controverse catholique que ne le firent TertuUien et saint Augustin.
Les controverses entre théologiens catholiques présentent ce caractère particulier que, quelle qu'ait éié la vivacité des discussions, tous se soumettent, quand la question agitée est définie par le pape ou par un concile. Les plus célèbres des controverses de ce genre sont la querelle de saiat Cyprien et du pape saint Etienne sur le baptême des hérétiques, les discussions des thomistes et des molinistos, celles de Bossuet et de Eénolon sur le quiétisme ; enfin, au xix" siècle, les débats qui ont précédé la définition do l'infaillibilité pontificale. — De fréquentes controverses ont, à plusieurs reprises, éclaté parmi les protestants. II suffit de citer les luttes do Luther contre tes anabaptistes, celles dos arminiens contre les gonia riens, et, au xix" siècle, les dissensions qui séparent, en Angleterre, les conformistes et les non-conformistes; en Franco, les jiroti'staiits orthodoxes et les libéraux.
— Syn. Controverse, altercation, contestation, etc.