V. CONVKRSE
CONVERTENTE {vér-tanf — du lat.
converlens, retournant) adj. f. So dit d'une proposition qui a été changée eu uno autre par conversion : Proposition CONVERTiiNTE. De toute proposition aniverselle, comme celle-ci : Tout homme est UD animal, on peut tirer une proposition coNVERTBNTB particulière comme cette autre : Certains animaux sont des hommes.
— n. f. Proposition convertente : Une proposition particulière ne peut avoir une coNVERTKNTE générale.
CONVERTIBILITÉ (rér'— rad. conrer tible) Q. f. Qualité de ce qui est convertible; propriété des choses qui peuvent être converties, changées en d autres : La coNviiRTiBiLiTË dcs valeurs en espèces est la vraie base du crédit.
CONVERTIBLE (vèr — lat. cnnrcrtibilis ; de convcrterc, convertir) ailj.c^ui peut être converti, changé, transformé : Obligattons convertibles e» rentes. \\ On dit aussi conveh-
SIDLE.
— Proposition convertible. Logiq. Proposition que l'on peut convertir sans qu'elle cesse d être vraie, c'est-à-dire qui reste vraie lorsque du sujet on fait l'attribut, et do 1 attribut lo sujet.
— Anton. Inconvertible.
CONVERTIBLEMENT '.vèr') adv. D'une manière convertible.
CONVERTIR {vèr — du lat. convertcre ; do cum, avec, et verterc, tourner) v. a. Changer, transmuer, transformer ; Les alchimistes prétendaient convertir les métaux en or.
— Fig. Métamorphoser, changer le caracti-rc de : L'esprit de parti convertit les juges en bourreaux. (Boisto.)
— Particulièrcm. Faire changer do religion, amener à la religion que l'on tient pour vraie : Convi-;rtir les païens, les idolâtres, les hérétiques, n Faire changer d'avis ou do parti : Convkutib un réactionnaire.
— Fin. Changer lo taux do : CoNViiRTiR le 5 p. 100 en 4 1/2.
Converti, ie part. pass. du v. Convertir.
— Sulistantiv. Personne convertie : Les nouveaux convertis ont quelquefois une ferveur indiscrète. (Do Bonalil.)
— Fam. Prêcher un ronvcrii. à un converti. Chercher à convaincre quoli|u'un qui est déjà convaincu.
~ Bours. Joueur qui a fait une conversion,
— Hist. rolip. Nom quo l'on donnait, dans lo xvi« et lo xvii* siècle, à des mendiants qui faisaient métier de cliaiit:er do religion, et qui savaient tiror do caresses aumônes dos ûmos dévotes, it Nouveau.T convertis. Nom qui fut donné, après la révocation do l'édit do Nantes, aux protestants qui abjurèrent pour embrasser lo catholicisme.
Se convertir, v. pr. Etre changé ; transformé, ii Kntrei* dan« la religion quo l'on tient pour vraio; revenir à la pratique dos devoirs rclii^ioux, et, fam., à uno conduite régulière, il Changer d'avis, de sentiment, «lo parti.
CONVERSIONNER — CONVOI
~ Loçiq. Etre la converse l'une do l'autre ; Propositions qui SE CONVERTISSENT.
— Anton. Pervertir.
CONVERTISSABLE {vèr-ti-sabl') adj. Qui peut être transforma : 'l'ims les silicates sont convektissabi.f.s en verre.
" Qui peut être ramené à telle religion : Les jnusulmans ne sont pas convertissables. ii Qui peut ètro ramené à la pratique des devoirs religieux, ii Qui peut être corrigé : Vn inenteur invétéré n'est plus convertissablk.
— Anion. Inconvertiasable.
CONVERTISSANT {vér-ti-san), ANTE adi. Qui convertit, qui est de nature à convertir : La grâce convertissante.
CONVERTIS SEME NT {v^èr-ti-sman)n.vix. Action de transformer : Le convertissement des valeurs en es^pèces. il On dit plus ordinairement conversion, excepté pour les valeurs que l'on convertit en espèces, et los obligations que l'on convertit en contrat de constitution.
CONVERTISSEUR (vèr-ti-seur'), EUSE n. Personne qui convertit les infidèles, les pécheurs, etc. (Ne se dit gu^re que par ironie.}
— Fig. Moyeu de conversion : Le sabi'e est un mauvais convertisseur. (Boiste.)
— En T. do comm., Celui qui se charge des convertissements en matière d'affaires ou de monnaies.
CONVERTISSEUR {vèr-ti-seur — rad. convertir) n. m. Métall. Grande cornue métallique, doublée intérieurement de matériaux réfractaires (garnissage acide ou garnissage basique), et dans laquelle on oxyde, par un vif courant d'air, de la fonte pour la transformer directement en acier. (Cet appareil a été imaginé par Bessemer. On l'applique également, aujourd'hui, à l'alfinage du cuivre.)