‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 276 sur 870 · V. ACIER · texte numérisé non relu

V. ACIER

— Techn. Appareil qui, dans les minoteries à cylindres, transforme en farine les gruaux produits par le désagrégateur.

CONVERTOR (rè?** — du lat. convertere, changer) n. m. Organe qui, dans une machine, transforme en mouvement circulaire continu deux mouvements parallèles rectilignes alternatifs. (La bielle motrice joue ce rôle.)

CONVEXASTRjEA {vè-ksass) n. f. Genre de madrépores, famille des stilinacés, fossiles dans le trias, le jurassique et le crétacé. {Les convexastraea abondent dans les massifs coralliens de la région alpine [calcaires à lithodendron].)

l,a conversion ' i.

CONVEXE [vcicss — du lat. convexus, arrondi) adj. Bombé, courbé en dehors : Verre, Lentille convexk.

CONVEXION n. f. Phys. V. convection.

CONVEXIROSTRE {vè-ksi-rosstr' — do connexe, et du lat. rostrum, bec) n. et adj. Zool. Qui a lo bec convexe.

CONVEXITÉ {vè-ksi — lat. conrexitas ; do convcxus, convexe). . f. Qualité de ce qui est convexo; saillie convexe, surface bombée : La co:i\'K'X.iTÉ d'un globe, d'un verre, d'un miroir.

— Enctcl. Math. Lo sons do la convexité d'une courbe ost l'opposé du sens do la concavitt^. I..a convexité d'une courbe ost donc tournéo du côté des y positifs ou du côté

d*v dos g négatifs, suivant quo ■— ost négatif ou positif.

CONVEXO-GONCAVE (ué-A-so) adj. Qui est convexe d'un côté ot concave do lauiro, la surface convoxo étant plus bombée, c'est-à-dire a\ant un rayon plus court que la

surface concave.

CONVEXO-CONVEXE (vé-kso) adj. Qui est convexe dos doux cùtés : IVrres convexo-convkxes.

CONVEXULE {vâ'ksul' — dimin. du lut. convexus, convexe) adj. Légèrement convexe. (Peu usité.)

CONVt(du bas \:it.eonvilus pour co»m'c/u«, bonquot) n. m. Action do convier. (Vieux.)

CONVICINE (du lat. cum, avoc, ot vicia, vosco) n. f. Alcaloid» extrait do la vosco (l'icta saliva), on mAmo tonips

que la vicine.

CONVICT (liA/' — motangl., formé du lut. coriric/iK, convaincu) n. m. Dr. pénal nngl. Individu convaincu d'un crimo ot condamné soit ù. la prison {conviet prisons), soit ù la déportation : L'Australie a tUé peuplée par des coNvicrs.

CONVICTION (ksi-on — lat. convictio ; do convincere, supin cunvtctutn, convaincre) n. f. Etat d'une j^orsonno cunvnincuo, adhésion d'un esprit entraîné parla turco dos preuves ou dos motifs : La conviction agit sur l'entendement, et la persuasion sur la f«^o/i/''. (D'Aguoss.) n Croyance, opinion arrêtée et ruisoonéo : .U'oir des convictions.

— Par ext. Preuve convaincante : Avoir en main le^ convictions du crime. (Vieux.)

— Pièces de conviction ou à conviction. En T. de dr., Preuves matérielles d'un fait criminel.

~ Syn. Conviction, persuasion. V. convaincre.

CONVICTIONNEL, ELLE {ksi-o-7ièl') adj. Qui est rolatii à la conviction; oui produit la conviction : Les étémenti coNvicTioNNELS d unc a/faire criminelle.

CONVICTIONNELLEMENT (ksi-o-nè-le) adv. Avec conviction.

CONVIER (rad. convi. — Prend deux i do suite aux deux prom. pers. plur. de l'imp. do l'ind. ot du prés, du subj. : Wous conviions. Que vous conviiez) v. a. Inviter, prier, engager à venir : Convier quelqu'un à un repas, à une noce, à une fête.

— Par ext. Engager à, exciter : Le beau temps convib à la promenade.

Ce n'est point à mourir que la gloire convif.

C'est à rendre sa mort utile ft. la patrie.

De Kellat.

Il On dit quelquefois : Convier quelqu'un de parler ; mais cette tournure est peu usitée, et, probablement, elle serait tombée tout à fait en désuétude sans le vers do Corneille :

Soyons amis, Cinna; c'est moi qui t'en convie.

— Stn- Convier, engager, induire, inviter. Convier suppose une sorte d'intimité, une menace sentimentale, inviter suppose toujours quelque chose de plus ou moins solennel, de cérémonieux. Engager laisse entendre qu'on expose les raisons qui doivent déterminer à agir. Induire se prend presque toujours en mauvaise part; on induit au mal, on induit à faire ce qui sera nuisiole ; on mri7eàune séance académique, à une distribution de prix, à faire ime chose qui demande de longs efforts, etc.

Convié, ée part. pass. du v. Convier.

— Subslantiv. Personne qui est invitée : L'exactitude est la première condition des conviés.

Se convier, v. pr. Etre invité, ii S'inviter mutuellement. Il S'inviter soi-même.

GONVIVANT [van — du préf. con, et de vivant) n. m. Nom que l'on donne, dans certains couvents d'Italie, à des religieux qui vivent habituellement en communauté, par opposition aux confluents, qui ne se réunissent qu'à certaines époques de l'année.

CONVIVE (lat. conviva; de cum, avec, et vivere, vivre) n. Personne qui prend part ou qui doit prendre part à un repas : Le convive qui fait attendre l'amphitryon mérite de trouver la porte de la salle à manger fermée. (Carême.)

— Hist. Convive du roi. Commensal de la maison du roi, qui, par ses fonctions, était admis à la table du souverain : La loi salique distinguait, chez les Francs, le convive DD roi, pour la mort duquel elle donriait SOO sous d'or de cor7ipositinn. (Montesq.)

— Poétiq. Personne qui prend part à une action considérée comme un banquet :

Au banquet de la vie. infortuné convive.

J'apparus un jour, et je meurs. Gilbert.

— Allus- littêr. Convive de pierre. Allusion à un épisode merveilleux de la vie légendaire de don Juan.

CONVIVIAL, ALE, AUX et CONVTVIABLE (du lat. coilvivium, festin) adj. Qui a rapport aux festins. {Ces mots, ainsi que les deux suivants, ont été créés par Brillât-Savarin, et n'ont guère été cmplo^'és que par lui.]

CONVIVIALITÉ (rad. contivial) n. f. Goût des réunions

joyeuses et des festins.

CONVIVIAT [vi-a] n. m. Qualité Je convive, présence à un repas : Le plaisiv d'observer m'a sauvé des ennuis du

I oNvivi.vT. (Brill.-Savar.)

CONVIVRE v. n. Vivre avec. (Vieux.)

CONVOCABLE adj. Qui peut être convoqué : Les collèges d'électeurs ne sont pas toujours facilement convocables.

— Subslantiv. Celui qui peut élro convoqué : Convoquer

tous les CONVOCABLKS.

CONVOCATEUR, TRICE n. et adj. Se dit d'une personne cbargêo do convoquer, ou d'un avis qui convoque : Le roi est le convocateur naturel des états généraux. (Mirab.) Circulaire convocatrick.

CONVOCATION {si-on — lat. coniiora/io, même sens) n. f. .'Vction do convoquer : La convocatio.n des collèges électorattx. Il Lettre, billet qui convoque : lïecevoir une convocation.

— Anton. Dissolution.

— Encycl. Hist. roi. On nommait coHi'Oca/i'on* les deux assemblées du clergé anglican, dont l'une se tenait ù Cantorbéry, et l'autre à York. Elles étaient souveraines en matière de législation ecclésiastique. Comme lo l'arlement, elles comprenaient uno Cliambre haute et une Cbambro basse. Au commoncoraont du xvm* siècle, leur esprit d'indépendance déplut au gouvornonient, qui prit l'habitude do les proroger chaque année, dès qu'elles étaient réunies. GrAce aux efforts de Wilberforco, év^quo d'Oxford. le clergé anglican est, depuis lo milieu du xix* siècle, autorisé à tenir les anciennes convocations. Mais elles ne sont plus que consultatives : c'est du Parlement qu'émanent tous les actes qui ont rapport a la l.'gislatiou ecclésiastique. lù> France, dans l'ancien rëginio, les assemblées du clerqé avaient quelque ressemblance avec les coiivocalions anglaises. Elles se tenaient tons les cinq ans et avaient pour objet principal le vote et la répartition des subsides donnés au roi p.ir lo clergé. Quoique dépourvues d'autorité canoni(|ue, elles s'occupaient aussi do questions de doctrine ot do morale.

CONVOI ivo-a — subst. verbal ilo conmiier) a. m. Réunion de voitures do transport qui chominent onscinblo et qui ont la inéiiio destination : Diriger un convoi siii- /'<ii-ij.

II Ensemblo do voitures et do personrtos qui portent ot accompagnent un corps au lieu do sa sépulture : De nos jours, uraque tout te monde se découvre divanl un convoi.

— An milii. Réunion do chariots qui Iransporlem ensemblo des liomiues, du matériel ou des munitions : t"oNvoi de blasés, de munitions, de vivres. Il Escorte des inAmes chariots : Aita<iurr, Battre un convoi.

— Cil. .le f. Suite de voilures reliées los unes aux autios et entraînées par le même moteur : ^fanquer le convoi. Il On dit plus ordinairomoni train.

CONVOIEMENT — CONVULSION

— Fin. Convoi de Bordeaux. Bureau du roi qui était établi à Bordeaux, pour percevoir les droits qui se levaient sur quelques espèces de marchandises déterminées, transportées par mer. ii Impôt perçu par le même bureau.

— Mar. Réunion de bâtiments de commerce, naviguant ensemble et protégés par des navires de guerre, il Escorte formée par ces derniers navires, ii Lettre de convoi, Lettre délivrée à chacun des navires de commerce du convoi par le commandant de l'escorte, il Ordre de convoi, Ligne de route suivie par les navires.

— Syn. Convoi, enterrement, funérailles, obsèques. Le convoi est proprement l'acte de ceux qui font roule ensemble pour accompagner le corps du défunt; c'est aussi, par extension, la réunion des personnes formant cortège. \Jenterrement est proprement 1 inhumation ; mais il signitie aussi, par extension, tout ce qu'on fait à l'occasion de celte inhumation. /'((?ieraï//e5 comprend toutes les cérémonies qui se font en l'honneur d'un mort, et il annonce toujours quelque chose de magnifique, de pompeux. Obsèques désigne les mêmes cérémonies avec moins de pompe et en les présentant surtout comme des marques de déférence et de respect de la part de ceux qui suivent le corps.

— Enctcl. Convois funèbres. \ . funér.uli.es.

— Admin. milit. Aux armées en campagne, pour assurer ralimentation des troupes, tout en leur donnant la mobilité nécessaire, on a réparti les approvisionnements en plusieurs échelons, dont le premier est porté par les hommes (doux jours de vivres sur le sac) ; le second (deux jours également) par le convoi 7-égimej} taire qui suit chaque régiment, et le troisième (quatre jours) par les co7tvois administratifs, atieclés aux grandes unités à partir de la division d'infanterie ; soit un total de huit jours de vivres à la disposition des troupes.

Viennent, enfin, les convois auxiliaires et de réquisition, organisés par le service des étapes, et chargés de ravitailler les convois administratifs, comme ceux-ci ravitaillent les convois régimentaires. En station, le ravitaillement se fait de l'avant à l'arrière, par le renvoi dans ce sens des voitures vides; en marche, il s'effectue de l'arrière à l'avant, les convois administratifs, par exemple, amenant leurs voitures pleines jusqu'aux convois régimentaires pour les ravitailler.

Le convoi régimentaire d'un régiment d'infanterie comporte 13 voitures; le convoi administratif à' nne à\vis\on en compte 158 (dont 28 à 4 chevaux et 130 à 2 chevaux). Pour réduire l'encombrement, les convois adminislratils restent à un jour de marche au moins en arrière des combattants, et chacun d'eux est réparti en quatre sections, dont les deux premières, dites « de ravitaillement >■, sont poussées en avant quand il y a lieu de ravitailler les convois régimentaires ; les deux autres sections sont dites B de réserve " .

Les convois administratifs sont formés de voitures militaires et de voitures de réquisition, et attelés par le trai7i des équipages. Chacun de ces convois relève du sousintendant et du général commandant la division.

Les convois auxiliaires, rattachés au service des étapes, sont composés de quatre sections, dont chacune porte un jour de vivres pour l'effectif du corps d'armée. Ils sont complétés, au besoin, par des réquisitions temporaires, sur la demande du directeur des étapes au commandant de la région.

Les convois éventuels de réquisition, affectés au service des étapes, assurent, le long des ligues d'étape, d'un gîte à l'autre, les transports qui s'effectuent : soit par convois proprement dits, les équipages faisant le trajet à raison d'une étape par jour; soit par relais alternatifs de voitures, en transbordant le chargement à chaque étape sur de nouveaux véhicules, les autres retournant en arrière avec leurs attelages ; soit, enfin, par relais successifs : les attelages avançant alors chaque jour d'une étape et les voitures continuant le mouvement sans transbordement. Ce dernier procédé donne le meilleur rendement et est le plus avantageux à tous égards; mais chacun des systèmes doit être employé suivant les circonstances où il convient le mieux.

A l'intérieur, s'il s'agit de transporter, pour les corps de troupes et détachements qui se déplacent par étapes, soit de menus bagages, soit des éclopés ou des prisonniers, etc., les voitures et attelages, ou les animaux de bât en pays do montagne, sont fournis par prestations et alloués aux corps d'après leur effectif, à raison d'im collier par 160 hommes ou fraction de 160 hommes. Par collier, on entend une voiture à un cheval, dont le chargement maximum est évalué à 600 kilogrammes ou à cinq hommes, celui d'un animal de bât étant de 120 kilogrammes.

— Ch. de f. On distingue plusieurs espèces de convois : les convois rapides, qui, outre les fourgons contenant les bagages des voyageurs, ne possèdent que des voitures de luxe comme v^agons-lits, wagons-restaurants , etc. ; les convois-express, ayant des voitures de première, de seconde et quelquefois aussi de troisième classe ; les convois-poste, dans lesquels on attelle, au milieu d'autres véhicules, des wagons faisant le service des postes, les correspondances étant distribuées en cours de route ; les convois-omnibus, ayant des voitures des trois classes et s'arrêtant généralement à toutes les stations ; les convois mixtes qui ont des voilures à voyageurs et des wagons à marchandises ; les convois à r.xarchandises, ne possédant que des wagons contenant des marchandises lourdes ou encombrantes ; les convois de ballast, transportant le ballast et le matériel nécessaire à la construction des voies.

CONVOIEMENT fuo-a-man — TSià. convoyer) n.m. Escorte d'un convoi de bâtiments de commerce.

GONVOITABLE (t'o-a) adj. Désirable, que l'on convoite :

Un sort CONVOITABLE.

CONVOITER {vo-a — du lat. cupiditas, cupidité, forme un peu éloignée, mais nui est assez bien justifiée par l'intermédiaire coveitier, aonl on trouve d'anciens exemples) V. a. Désirer avec passion : Le duc de Guise convoitait la couronne, ii Absol. Former, éprouver des désirs ;

Certe». je ne sai» pas quelle chaleur vous monte ; Mais à convoiter, moi, je ne suis pa& si prompte.

MOLliiRE.

— Poéliq. Convoiter des yeux. Regarder avec passion, avec un ardcni désir de possfîdcr.

— Prov. : Qui tout convoite tooit perd. L'avidité, qui fait qu'on veut tout avoir, cmpècho do rion obtenir.

Se ConvoitQV, v, pr. Etre convoité.

— Syn. Convoiter, désirer, avoir envie, souhaiter, sou-

pirer après. Convoiter diffère des autres verbes en ce qu'il présente ordinairement le désir comme une chose blâmable ou excessive. Désirer exprime le sentiment bien prononcé et durable qui nous porte vers un objet nettement déterminé. Avoir envie exprime un sentiment moins durable qui tient un peu du caprice, de la fantaisie. Souhaiter, c'est désirer vaguement, sans savoir précisément comment la chose souhaitée pourra être obtenue. Soupirer, c'est désirer avec langueur, en souffrant de ne pas posséder encore. Un homme peu délicat convoite le bien d'au- Irui ; un malade désire sa guérison ; un enfant a envie de tout ce qui brille ; on souhaite un bien qui paraît difficile à atteindre ; le prisonnier soupire après la liberté.

— Anton. Dédaigner.

CONVOITEUR, EUSE (vo-a) n. Personne qui convoite. CONVOITEUSEMENT {vo-a) adv. Avec convoitise.

CONVOITEUX {vo-a-teii), EUSE adj. Qui convoite, qui est sujet à la convoitise :

L'amour, comme tu sais, est un enfant gourmand, Et, pour rassasier sa faim trop convoileuse,' Je trouve des soupirs une viande creuse.

Ta- Corneille.

— Substantiv. Personne convoileuse : Les convoiteux ne font nul cas de ce qu'ils ont.

CONVOITISE {vo-a — rad. convoiter) n. f. Désir immodéré de posséder une chose, une personne : Si l'être de l'homme est borné, sa convoitise ne l'est pas. (Bourdal.) ]] Jeter un œil de convoitise; Voir, Begarder d'un o'il de convoitise. Jeter un regard passionné, qui exprime un avide désir.

— Syn. Avidité, concupiscence, cupidité. V. avidité.

GONVOL n. m. Action de convoler à un nouveau mariage : Le philosophe Athénagore donnait au CONVOL la déyiomination d'honnête adultère. (Teulet.)

CONVOLANT {lan), ANTE [rad. co7ivoler] adj. Qui contracte un nouveau mariage. (Vieux.)

CONVOLER (du lat- convolare, voler avec) v. n. Voler vers [un homme, une femme qu'on épouse] : Elles convolaient dans les bras d'un homme. (Molière.) L'usage, on ne sait pourquoi, est de n'employer le mot <- convoler » que lorsqu'il s'agit d'un nouveau mariage. Le verbe est ordinairement accompagné d'un régime qui exprime la nature de l'union : Convolek en secondes, en ti-oisièmes noces.

— Par anal. Prendre de nouveaux engagements contraires aux anciens : // est peu d'hommes politiques qui ne trouvent au besoin d'excellentes raisons de convoler à de nouveaux serinents.

— Par plaisant. Passer, changer de place ou de situation : Ze livre ayant déjà convolé en ti'oisième main... (Scarron.)

CONVOLUTÉ, ÉE (du lat. convolvere, supin convolutu7)i, enrouler)' adj. Bot. Se dit de tout organe enroulé sur luimême en spirale ou en cornet ; i^euinescoNVOLUTÉES. Cotylédons convolutés.

— Enlom. Ailes convolutées. Ailes qui enveloppent le corps et lui donnent une forme cylindrique.

CONVOLUTE ou CONVOLUTA n. m. Genre de vers rhabdocèles, type do la famille des convolutidés, comprenant des vers aveugles, et à tube digestif représenté par un parenchyme mou. (Le convoluta infundibulum [mer de Norvège], et autres espèces de la Baltique, en sont les principaux représentants.)

CONVOLUTIF, IVE adj. Bot. Syn. de convoluté. (Se dit particulièrement des feuilles et de la prôfoUation.)

CONVOLUTIDÉS n. m. pi. Famille de vers turbellariés rhabdocèles, comprenant les genres convoluta, 7iadina, schizoprora, caractérisés par l'absence, à pou près complète, du tube digestif. (Los convolutidés sont des animaux marins habitant les régions boréales.) — Un con-

VOLDTIDÉ.

CONVOLUTION {si-on — du lat. convolvere, supin convolutum, rouler autour) n, f. Action de se rouler autour : Les figures du Laocoon liées par les convolctions d'unse7'pent. (Diderot.)

CONVOLVE (du lat. convolvere, enrouler) n. m. Bot. Forme peu usitée du mot convolvdlus.

CONVOLVULAGÉ, ÉE {rad. convolvidus) adj. Bot. Qui ressemble ou qui se rapporte aux liserons ou convolvulus.

CONVOLVULACÉES {se) n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre convolvulus ou liseron. — Une convolvulacee.

— Encycl. La famille des convolvulacées renferme des plantes herbacées ou des arbrisseaux à tige ordinairement grimpante, volubile, sécrétant un suc laiteux et portant des feuilles alternes, échancrées en cœur à la base. Les fleurs sont souvent très grandes, solitaires ou groupées en petits bouquets axillaires ou terminaux. Le fruit est une capsule s'ouvrant ordinairement en deux ou quatre valves, et divisée à l'intérieur en loges dont le nombre varie d'une à quatre ; chaque loge renferme une ou deux graines à tégument coriace ou membraneux. Cette famille a des affinités avec les polémoniacées, les borraginéos, les solanées.

Les convolvulacées habitent, pour la plupart, les régions équatoriales, particulièrement les bords de l'océan Atlantique ; leur nombre diminue â mesure qu'on s'avance vers les pôles. Presque toutes renferment un suc résinoïde, qui possède des propriétés purgatives souvent très énergiques. Quelques-unes sont fréquemment employées en médecine (scammonée, jalap. turbith) ; d'autres présentent des parties soutoirraines charnues et féculentes, susceptibles d'entrer dans l'alimentation (batato ou patate). La plupart sont de charmantes plantes grimpantes fort recherchées dans les jardins, mais dont quelques-unes exigent la serre chaude ou tempérée.

CONVOLVULÉES (rad. convolvulus) n. f. pi. Tribu de plantes de la famille des convolvulacées, ayant pour type le goure convolvulus (ou liseron). — Une convolvulki:.

GONVOLVUUFOLIÉ, ÉE fdu lat. convolvulus, liseron, et folium, feuille) adj. Dont les feuilles sont semblables ù celles du liseron.

CONVOLVULINE n. f. Substance résineuse qu'on retire du jalap ofûcinal, ou du rhizome du convolvulus Schîedànus

CONVOLVULINÉES (rad. convolvulus) n. f. pi. Classe de végétaux dicotylédones, qui comprend les familles des convolvulacées, des sola7iées et dos polémoniacées. — Une

CONVOLVULINÉE.'

CONVOLVULINOL n. m. Chim. Syn. de convolvulino-

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