BARETTE
COPIEUR, EUSE (autref. copieux, euse) n. Personne qui a l'habitude de contrefaire les gens par dérision. (Peu us.)
COPIEUSEMENT adv. D'une manière copieuse, abondante.
— Syn. Copieusement, abondamment, en abondance, amplement, beaucoup, bien, considérablement, à foison, fort, large- >^> ment. V. abondamment. '^^^^^Tf^Sàr-vF^
— Anton. Chichement, maigre- 'V'if^^?;*'' i\(ts; V^ ment, médiocrement, mesquine- ^^\ '■''l '' ^ ment, modérément, petitement.
COPIEUX (pi-eû,; EUSE [lat. copiosus; de copia, abondance] adj.
Abondant : Hepan copieux. Il Qui possède ou produit en grand nombre, en grande quantité : On reproche au grand Amijot d'être trop COPIEUX en synonymes. fVaugelas.) [Ce dernier sens a vieilli.]
— Fig. Riche, abondant, on parlant de lélocution : Hahelais a large et copiECSE façon de dire.
— Anton. Maigre, médiocre, mesquin, modéré.
COPZLIE {li] ou COPILIA n. f. Copilie.
Genre de crustacés copépodes parasites, familJc des oorycéidé.s, comprenant do petites formes marines, à corps aplati, avec abdomen rétréci, mais à nombre normal d'anneaux^ et tête munie d'yeux latéraux. fL'espcce type du genre, la copiUa denticulata, habite la Wéditcrranée.)
Un copiste au sv^ siècle.
COPIN u. m. Arg. V. copain.
COPISQUE {pissk') a. m. Encens de qualité inférieure.
COPISTE ipisst') û. m. Celui qui copie : Copiste scrupuleux. Il Se dit particulièrement de ceux qui, avant la découverte do 1 imprimerie, copiaient des livres : Les copistes des Bomains étaient généralement des esclaves. Il Par ext. Celui qui imite servilement les œuvres, les actes, le genre de quelqu'un.
— Hist. sainte. Nom que donnaient les Hébreux aux interprètes de la Bible.
— Hist. ecclés. Titre que prenaient les chanceliers des abbayes.
— Techn. Copiste électro-chimique. Appareil portatif destiné à remplacer les presses à copier et tous les appareils consacrés à un usage du même genre.
— Adjectiv. : L'esprit est souvent copiste, le génie est toujours original. (Bignicourt.)
— Encycl. Avant l'invention de l'imprimerie, tous les ouvrages étaient nécessairement manuscrits, et ceux qui les écrivaient, les copistes, tenaient une certaine place dans la société. Chez les Hébreux, dont l'instruction consistait surtout en la connaissance des livres saints, le copiste se rangeait parmi les savants, et, â un moment, ce nom désigna l'interprète, le commentateur du texte sacré, comme le prouve le nom do scribe, qui revient si souvent dans les Evangiles.
Chez les Grecs et les Romains, les copistes de profession (^ie>to-[fâ®ot, lih-arii) étaient des esclaves lettrés, qui avaient, par suite, une grande valeur vénale. Leurs maîtres les entouraient de soins, et bien souvent se les attachaient davantage en les affranchissant. Au moven âge, ce furent les moines qui remplirent ces fonctions. 'Presque toutes les règles monastiques primitives réservaient un certain nombre d'heures à la transcription des livres saints. C'était surtout l'occupation des lettrés, des clercs. On y voyait une œuvre méritoire et même expiatoire. Il faut admettre que parmi leurs supérieurs se trouvaient un certain nombre de savants, qui allaient au delà des écrivains religieux et cultivaient les lettres profanes. Ce serait, en effet, une erreur de croire que les écrivains païens nous ont été conservés par des manuscrits provenant directement de l'antiquité ; les textes que nous possédons d'eux viennent souvent des copistes religieux du moyen âge. V. miniature.
COPUINAIRES adj. Chim. Se dit de deux ou plusieurs biradiales ayant même axe ou des axes parallèles.
COPLEY (sir Godfret), membre de la Société royale de Londres, mort en 1709. Il est connu comme fondateur du prix qui porte son nom, et pour lequel il laissa à la Société royale une somme de 100 liv. sterl. (2.500 fr.), dont le revenu devait être donné chaque année à l'auteur du meilleur ouvrage sur une question de philosophie expérimentale. Ce prix, qui fut plus tard transformé en une médaille d'or, est le plus ancien est l'un des plus estimés des prix que distribue la Société royale.
COPNins n. m. Bot. Syn. de LÉOBORnÉE.
COPONAGE {naj') n. m. Ancien droit déminage, ou droit sur la vente des céréales.
COPONIER (ni-é) n. m. Nom que l'on donnait, à Lyon, à douze portefaix qui jouissaient du privilège exclusif de porter le blé, le bois, le foin, la paille, etc., du port de la Saône dans les greniers des chanoines de Saint-Jean.
GOPOSE (du gr. kopos, fatigue) n. f. Pathol. Abattement, lassitude générale. (Inusité.)
COPOSSÉDER (posé) V. a. Posséder avec un ou plusieurs autres : Coposséder un tei^'itoire.
COPOSSESSEUR [po-sé-seur') n. Personne qui possède en commun avec une ou plusieurs autres.
COPOSSESSION {po-sé-si-oyi) n. f. Possession en commun.
COPOU u. m. Toile de Chine, très estimée.
COPPA n. m. Alph. gr. V. koppa,
GOPPARO, bourg d'Italie (Emilie [prov. de FerrareJ), près des lagunes ; 32.000 hab. Soies, céréales, fourrages.
GOPPÉE (Denis), littérateur flamand du xvii« siècle. Ses tragédies, qui ont été imprimées à Liège et à Rouen, de 1621 à 1624, sont devenues extrêmement rares.
GoPPÉE (/'rançoî's-Edouard-Joachim), poète et auteur dramatique français, né à Paris en 1842. Son premier recueil de poésies, le Reliquaire , parut en 1866; l'un des premiers parnassiens, il se montrait, dès ses débuts, rompu à toutes les adresses du métier poétique. C'est du Passant (1869), comédie en vers, que date la réputation do Coppée. Parmi ses principales œuvres, signalons, pour le tliéâtre : le Luthier de C'jV- 7none (1876), petite pièce aimable et touchante ; Severo Torelli (1883); les Jacobites fl885); Pour la Couronne (1895), drames romantiques brillamment écrits et habilement agencés, pleins de tirados éloquentes; comme recueils do vers : Intimités (1868): les //»m///es (1872); Promenades el Intérieurs (l^lô); le Cahier rouge (I8T4); les Récits et les Elégies (1878), sans compter un trand nombre do poèmes publiés à part, notamment celui d'Olivier; en prose : quatre ou cinq volumes de Contes, qui so recommandent par la grâce du sentiment.
Coppée.
quelques romans, et plusieurs recueils de chroniques, dont au, la Bonne souffrance (1898), indique qu'il s'est opéré dans l'esprit de l'auteur une sorte d'évolution religieuse. François Coppée a été nommé membre de l'Académie française en 1884. Poète, Coppée a cultivé les geures levplus divers. Tour à tour élégiaque, épique, réaliste, son originalité propre est dans la narration familière ou dans les tableaux de genre. Parnassien, il abuse des procédés et des artilices; élégiaque, sa sensibilité tourne souvent à de languissantes et mièvres délicatesses ; épique, l'ampleur et la puissance lui manquent, et ses plus heureuses pièces sont des scènes ou des légendes naïves, auxfpielles on peut même reprocher une affectation de simplicité. C'est dans la poésie réaliste qu'il a le mieux réussi. Ses paysages delà banlieue parisienne : terrains vagues, arbres grêles, chemins noirs jonchés d'écaillés, ont parfois un charme pénétrant, et ses peintures des mœurs bourgeoises et populaires nous plaisent soit par la lidélité caractéristique des traits, soit par une sympathie line et tendre pour les misères obscures et les vertus ignorées. Coppée restera comme le poète des humbles; il a trouvé dans le cadre de ce petit monde ses inspirations les plus personnelles.
Coppélia ou la Fille aux yeux d'émail, ballet-pantomime en deux actes et trois tableaux, de Charles Nuitter, musique de Léo Delibes, représenté à l'Opéra le £5 mai 1870. Ce ballet, du genre semi-fantastique, dont l'idée première a été empruntée à l'un des contes d'Hoffmann, l'Homme au sable, est l'un des derniers et des plus heureux ballets d'action qu'on ait joués à ce théâtre. Il eut aussi la fortune d'inspirer d'une façon exquise un de nos musiciens les plus charmants et les mieux doués. La partition que DeliLes écrivit pour ce joli scénario de Coppélia est un chef-d'œuvre en son genre, et n'a pas peu contribué au succès de l'ouvrage, succès qui le maintient toujours au répertoire. Tous les morceaux seraient à citer de cette partition pleine d'élégance: nous nous bornerons à signaler la mazurka, la czardas et la ballade de l'épi au premier acte, et, au second, la musique des automates, la gigue, la valse de la poupée et la valse des heures.
COPPERASINE (du mot angl. copperas, qui signifie couperose) n. m. Sulfate hydraté naturel de cuivre et de fer.
COPPERMINE-RIVER, petit fleuve du Dominion canadien, dans le Territoire du Nord-Ouest. Issu du lac Providence, par 65" de lat. N. et 115" de long.O., il coule du S. au N. à travers un pays accidenté, forme de nombreux rapides et se jette dans l'océan Glacial arctique, au fond de la baie du Couronnement [Coronadon bay). Il doit son nom aux minerais de cuivre que l'on rencontre sur ses bords.
COPPET, village de Suisse fcant. de Vand), sur la rive droite du lac de Genève; 500 hab. Situé entre le lac et les avant-monts du Jura, Coppet est l'un des plus jolis villages de cette régiou privilégiée. Jadis puissante baronie, au xii' siècle, elle entra en lutte avec Berne à propos de la Réforme; son château fur brûlé en 1536. Agrégée à la Confédération suisse, elle devint le séjour d'hôtes illustres, souvent d'exilés. Bayle y demeura, de 1670 à 1672, comme précepteur des enfants du comte de Dohna; le banquier Saint-Gallois Hogues, créancier de Louis XIV, y vécut plusieurs années. Ce fut l'asile de Necker (1790-1804), et sa fille. M"" de Staël, habita Coppet d'abord de 1804 à 1805, puis en 1807, et ses restes furent placés, en 1817, dans le parc qui avoisine le vieux château, devenu ensuite la propriété de la famille de Broglie.
COPPINO (Michèle), homme politique italien, né à Alba en 1822. Issu d'une famille d'artisans, il devint, en 1861, professeur à l'université de Turin. Nommé député d'Albe, il fut à plusieurs reprises ministre de l'instruction publique on 1867, 1876, 1S79 et 1884 : en 1876, il présenta un projet do loi relatif à l'instruction primaire obligatoire, qui fut voté par la Chambre. Il fut élu, en 1880 et 1S84, président de la Chambre des députés, puis en 1885 et 1887. Coppino a publié : Paroles au peuple italien (1848), et des articles littéraires insérés dans la <i Rivista contemporanea » de Turin.
COPPITE (ko-pif) n. f. Variété de panabase ou cuivre gris antimonial.
COPPOLA (Pietro Antonio), compositeur italien, né à Castrovillari en 1793, mort à Catane en 1877. Il écrivit un certain nombre d'opéras, qui eurent peu de succès : il Figlio del bandito, Achille in Sciro, Artale d'Aragona, la Festa délia rosa. Cependant, il obtint une sorte de triomphe avec sa Nina pazza per amore. Il donna ensuite : gV Illénesi, la Bella Céleste deglt Spadari et il Postiglione di Lonqjumeau. En 1839, étant directeur de la musique au théâtre San-Carlos de Lisbonne, il y fit représenter Giovanna I et Inès de Castro. De retour en Italie en 1842, il y donna encore il Folletlo et l'Orfana guelfa. Coppola a écrit aussi plusieurs messes et d'assez nombreux motets.
COFRAGOGUE (du gr. kopros, excrément, etagein. faire sortir) adj. et n. m. Pharm. Sorte de purgatif très doux ;
Potion C0PRAG0GUE. Un COPUAGOGUE.
COPRAH n. f. Nom donné à l'amande do coco débarrassée de sa coque, desséchée et prête à être mise au moulin pour l'extraction de l'huile. Il Ou écrit aussi copra, et on dit encore copkk.
COPRÉA (lat. coprea; du gr. kopros, ordure) n. m. Autiq. rom. Fou, bouffon.
COPRÉE. fils de Pélops et père de Périphétès. Ayant été obligé de quitter sa patrie, à cause d'un meurtre qu'il avait commis, il se réfugia à Mycènes, auprès d'Eurysthée, qui se servit do lui pour transmettre ses ordres à Hercule.
COPRENEUR, EUSE (du préf. co. et de preneur) n. En T. de dr., Personne qui, conjointement avec une ou plusieurs autres, prend un objet à loyer ou à ferme.
COPRIDE(dugr./ropï*os, excrément) adj.
Entom. Qui se nourrit do fiento.
GOPRIMORPHE ou COPRIMORPHUS
ifuss) n. m. Conre d'insecles r()!i-o|irOros
laniellicornos , famille des scarabôidés,
tribu des aphodiinés, qui n'est, à vrai
dire, qu'un sous-genre d'aphodius. (La seule espèce connue,
le coprimorphus scrutator, est un grand npnodius brun
plat, à olytrcs rouges, loug de U millimètros, habitant la Franco rt-nirulo.)
COPRIN n. m. Goiiro do champignons, de la famille dos agaricinoos, caractcrisôs par dos spores noiros.
— Kncyul, Los champignons du genre coprin sont trôs éphômôros ot. se fondent rapidonient eu une oau noirâtre ui, additionnée d'un pou do gomme arabique, peut servir d'encre. Une espôco, le coprin â cheveluru, est comestible iiuand lo champignon est jeune, c'est-à-dire avant que son chapeau ait perdu sa forme ovoïde, ot quo la couleur do SOS feuillets ait passé du rose au noir. Quelques espèces, do pente taille, vivent en toutfos qui comprennent parfois plus de cinquante individus.
COPBINAIRE (mlt') n. m. Champignon de la famille des agaricmees, se distinguant des coprins on ce que leur chapeau u"ost pas déliquescent, leurs spores étant noires.
COPRINE n. f. Alcaloïde analogue à la choline, et qui n'est connu quo par ses sols, entre autres lo chlorure, C" H" Az Gel, qu'on prépare en faisant agir la trimôtio lamine sur la iiionochforacétone.
COPRINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des scarabéidés, comprenant les scarabées tels que les ateuchits, bousiei's, etc., répondant aux pilulaires des anciens auteurs. Genres principaux : ateuchus, Sisyphe, iiymnopleure, canthon, bousier ou copris, heliocopris, catharsius, bubas, ontophage. oniticelle, etc. — Un coprine-
COPRIS {priss) n. m. Genre de coprinés, appelés vulgairement bousiers, constitué par des insectes â corps bombé, à antennes coudées â neuf ou dix articles. (Les copris creusent des galeries dans la terre et y déposent une boule d'excrément contenant un œuf.)
COPROCRASIE(;î — du gr. kopros, excrément, etakrasia, incontinence) n. f. En T. de pathoL, Evacuation involontaire des matières fécales.
COPROGRITIQUE {ti/c — du gp. kopros, excrément, et kriuein, séparer) adj. En T. de méd., Laxatif qui provoque l'expulsion dos matières fécales.
COPRŒGUS (pré-knss) n. m. Genre d'insectes coléoptères lamellicornes, famille des copridés, comprenant une seule espèce de taille moyenne, courte, très convexe, à élytres eoiolés. (Le coprœcus hemisphxi'icus est un bousier brun d'Australie, toujours rare.)
COPROÉMÈSE (du gr. kopros, excrément, et emein, vomir) n. f. Vomissement de matières fécales.
COPROLITHE on COPROLITE (du gr. kopros, fiente, et lithus, pierro) u. m. Excrément pétrifié des animaux fossiles.
— Encycl. Les coprolilhes fournissent un moyen direct de connaître la nature du régime des animaux des temps anciens. Par eux, nous apprenons quelle était la constitution de leurs orgaues fondamentaux, quelles analogies générales ils présentaient avec ceux des espèces actuellement vivantes, quelles étaient leurs dimensions et de quelles proies se nourrissaient ces animaux. C'est Buckland, l'un des plus illustres géologues de l'Angleterre, qui a le premier appelé l'attention sur ces nodules singuliers. Sur la côte do Lyme-Regis, les coprolithes sont très abondants. Ils sont encore plus communs dans le lias de l'embouchure de la Severn. Les coprolithes offrent, eu général, l'apparence de cailloux oblongs, dont la longueur est le plus ordinairement de quelques centimètres.
COPROLOGIE {ji — du gr. kopros, fumier, et loi^os, discours) n. f. Etude sur les engrais ou matières fertilisantes.
COPRONYME (du gr. kopros, excrément, et onuma, nom) adj. m. Qui porte le nom de la fiente. (Cette épithète fut donnée à. Constantin V, empereur de Constantinoplo, parce que, lors do la cérémonie do sou baptême, il avait souillé les fonts Ijaptismaux.)
GOPROPHAGE (du gr. kopros, fiente, eiphagein. manger) adj. Qui se nourrit d'excrémonts : Insecte copiiophagk.
COPROPHAGES n. m. pi. Groupe d'insectes coléoptères lamellicornes, comprenant les bousiers, géoirupes, ateuchus, et autres scarabées qui vivent dans les bouses. —
Un COI^OPHAGIi.
— Encycl. Los coprophages, dont le véritable nom scientifique est scarabéidés, comprennent do nombreux genres et plusieurs milliers d'espèces réparties sur tout le globe ; les plus grandes ot les plus brillantes de couleurs habitent les régions tropicales, comme les énormes heliocopris d'Afrique et de l'Inde, et les beaux phanœus américams. Beaucoup roulent des boules faites de matières fécales et s'enterrent avec pour les manger à loisir; mais certains paraissent y déposer leurs œufs. Los métamorphoses do ces insectes sont ou général inconnues.
COPROPHILE ou COPROPHILU3 {luss) n. m. Genre d'insectes coléo[itères hrarliéiytres, type do la tribu des coprophilinés, comprenant des staphylins de petite taille, aplatis, noirs, à téguments striés ot sculptés, vivant dans les matières fécales. (Ou connaît quolauos espaces do copropliilcs, propres à l'hémisphôro ooreal.)
COPROPHILINÉS n. m. pi. Tribu d'insectes coléoptères bracliélyiros, fîimille des staphylinidés, comprenant les genres coprophile, sgntornium, dehastcr, acrognathe. — Un
COPUOPHILINÉ.
COPROPHORIE [rt — du gr. kopros, excrément, ot pho- Tos, qui iiurtr) n. m. En T. de méd., Action laxativo. (Inus.)
COPROPRIÉTAIRE (^^/''— rad. copropriété) n. Personne qui est projjriétairo par indj^is d'une chose, conjointement avec une nu jilusieurs autres.
COPROPRIÉTÉ (du préf. co. et do propriété) n. f. Droit do pro|»nété appartenant à plusieurs personnes sur une seule et nn^mo chuso : Avoir la copnopRiKTK d'un immeuble.
— Encycl. Dr. Lorsque plusieurs personnes ont la copropriété d'une mi^nie chose, cotte chose n'appartient i cliacuno d'elles quo pour une quote-part idéale ot abstraite. C'est ce qu'on exprime on disant qu'elles sont dans l'indivision. La copropriété et l'indivision sont deux situations identiques. On sort de l'indivision par lo partaç;e. Quelquefois, il y a copropriété avec indivision forcée; c'est lorsque des choses sont afloctéos, comme accessoires indispensables, h l'usage commun d'héritages appartenant à des propriétairoH différents. On appelle (juolquefuis cette fiitiiation servitude d'indiviawn. On peut on donner comme oxeniplos lo cas d'allées, cours, puits, etc., destinés à un sorvico commun, celui de la mitoyonnctù, ot celui où les différents étages d'uno maison npparliennent -X
divers propriétaires. (Dans co dernier cas, certaines parties de la maison sont forcément communes.)
COPRORRHÉE {pro-ré — du gr. kopros, excrément, et rhéein, couler) u. f. Diarrhée, évacuation liquide do matières fécales.
COPROSCLÉROSE(s/c^(?-ro;' — iin^r. kopros, excrément, et sklèrùsis, durcissement) n. f. Durcissement excessif des exer<''nients dans les intestins. (Inus.)
COPROSE {proz"j n. f. Un dos noms vulgaires du coquelieu t.
COPROSME iprossm') n. m. Genre de rubiacécs, tribu dos aiilhusi'crmées, comprenant trente espèces, à odeur fétide, ijui croissent en Australie et à la ISouvelle-Zélando.
COPROSTASIE {sta-SL — du gr. kopros, excrément, et stasts, action do s'arrêter) n. f. Constipation, évacuation rare et pénible des matières fécales. (Inus.)
COPSIQUE ipsik') ou COPSICUS {psi-kuss) n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille dos turdidés, comprenant des merles propres aux Indes, à la Malaisie et à Madagascar. (On connaît une quinzaine d'espèces de copsiquoB ; entre autres, le copsicus auricularis,ilG l'île Formose. On divise ces oiseaux en deux sous-genres : cercotrichus et Gemaisia; quelques espèces de co dernier se rencontrent à Madagascar, et une est propre aux îles yeychelles.)
COPTE (lat. copia; du gr. koplein, couper) n. f. Antiq. lat. Sorte de biscuit sec et dur, propre à être conservé longtemps, comme le biscuit de mer. il On disait aussi
COPTOPLAClirriA.
Copte (arabe kobti. — Selon l'opinion générale, altération du nom grec de l'Egypte, Aiyuptos, dont la première syllabe aurait disparu), nom d"une race qui vit en Egypte et qui a conservé les caractères d'un des types anciens de la vallée du Nil : La langue des Coptes, il On dit aussi CoPHTii et quelques-uns écrivent Kopte.
— n. Nom des chrétiens originaires de l'Egypte, appartenant à la secte des euiychecns ou monophysites.
— n. m. Langue parlée par les Coptes : Etudier le copte.
— Adjectiv. : Un religieux copte, l! Légion copte. Légion d'indigènes formée en Egypte par Kléber, en 1799. V. la partie encycl.
— Encycl. Etlinogr. Au nombre de 200.000 environ, les Copies sont de petite taille : ils ont le teini jaune cuivré clair, un peu hàlé, les cheveux noirs et frisés, le nez droit, un peu large, les lèvres assez volumineuses. Leur visage est ovale et leurs extrémités sont d'une petitesse remarquable.
— Hist. Les Arabes d'Egypte donnèrent le nom de coptes à ceux des indigènes qui demeurèrent fidèles au christianisme ; les descendants de ceux-ci ont continué â porter ce nom jusqu'à ce jour. Ils avaient adopté, pour la plupart, la doctrine monophysite d'Eutychès, condamnée par le concile de Chalcédoine, en 451, et ils constituèrent désormais, sous l'autorité des patriarches d'Alexandrie, une Eglise particulière, indépendante de la papauté. Persécutés par les empereurs orthodoxes de Constantinople, ils accueillirent l'arrivée des Arabes comme une délivrance. Ils obtinrent de nombreux privilèges de leurs maîtres musulmans ; mais, bientôt, leur richesse excita l'envie, et, le fanatisme religieux des Arabes s'y joignant, ils ne tardèrent pas à subir de nombreuses persécutions ; l'on peut dire qu elles continuèrent sans interruption jusqu'à celle qui suivit la mort d'Ali-bey eu 1773, et qui fit disparaître le christianisme d'une partie des villages de l'E^ypio moyenne. Aujourd'hui, les coptes sont investis des mêmes droits ot ils supportent les mômes charges ((Ue leurs compatriotes musulmans. On los trouve établis en masses denses dans la plupart des villes ot des villaiios do la moyenne et de la bauto Egypte. Ils ont une facilité remarquable pour l'étude des langues, et on les rencontre en grand nombre parmi les eni[)loyès des moudiriôhs ou des ministères, dans los services des finances ou de l'instruction publique, dans la magistrature et aussi dans les métiers artistiques : orfèvrerie, joaillerie, etc., où ils sont très habiles. Ils sont en général trôs attachés à leur religion, mais leur caractère a conservé, dos persécutions qu'ils ont subies pendant de longs siècles, certaines tendances à la fausseté ot ù la dnidicité. On constate pourtant chez eux, à tous los degrés do l'échelle sociale, los indices certains d'un rolèvemont moral assez rapide. Leur Eglise est dirigée par le patriarche qui réside aujourd'hui au Caire, ot dont l'autorité est reconnue en dehors de l'Egypte par l'Egliso abyssine, dont Vabouna ou patriarche est choisi parmi le clergé égyptien. Lo patriarche copte est assisté par lo synode ot par los évêques, et il administre, de concert avec eux, les biens du clorgé. La hiérarchio comprend les évoques, les archiprétres {gominos), les prÔtros et lo clergé inférieur, los moines : le clergé n'est pas astreint au célibat, jusquos ot y compris le rang do curé ; mais les moines font lo vœu do chasteté ot los membres du haut clergé, au-dessus du curé, no peuvent se marier et sont choisis parmi los moines. On compte une vingtaine d'ôvêchôs qui ont conservé pour la plupart lo titre dos anciens ôvôchés dos vu* ot viu' siècles, et une quarantaine do couvents d'hommes. Il existe quelques communautés protestantes dans los villages de la hauto Egypte, ot environ 40.000 coptes catholiques.
— Hist. milit. Lacrôation,on 1799, d'un corps copto eut pour but do renforcer rotfoctif do 1 armée française en Egypte, diminué par los combats ot los maladies. Kléber choisit de préférence los Coptes, à cause do leur religion qui les rapprochait de ses sijldats ot des bonnes dispositions qu'ils montraient à l'ogard des Français. La légion copte cemptait do yoo :\ 000 hominos ; leur armement était lo même quo celui des soldats de la métropole. Leur uniforme comprenait le pantalon jaune collant, l'habit vort clair avec lisérés jaunes, le chapeau bicorne, dos buliloteries noiros ot desguétroson toile gii.^o. La h^gitui copie
Soldat dft In légion
CO|itti.
COPKIN — COPTOPIIYLLUM
cessa d'exister lorsque l'arméo française évacua l'Egypte ; mais ceux dos légionnaires qui voulurent rester au service de la France furent versés aux mamelucUs.
— Linguist. et litiôr. Los Egyptiens chrétiens continueront d'abord à i)arlor la vieille langue du pays : ils se servaient, pour l'écrire, do l'alphabet grec, auquel ils avaient ajouté six lettres empruntées à l'écriture démotique (v. co mot) pour autant de sons que lo grec no possède pas. Ils avaient un nombre assez considérable do dialectes et de sous-dialectes, dont les principaux étaient, vers lo temps de la conquête arabe, le thébain ou sahidique, le dialecte d'Akhmîn , ceux de la moyenne Egypte et du Fayoum, le memphitique, le basnmourique , le dialecte des oa^is , qui s'éteignirent les uns après les autres à partir du xi' siècle; vers lo milieu du xviiS tous avaient disparu. Les Coptes possédaient une littérature assez romar(|uabIe, mais presque entièrement religieuse. Ce qui donne une importance exceptionnelle à cette littérature, c'est le nombre considérable d'écrits des premiers siècles do notre ère, actes apocryphes des apôtres, traités d'hérésiarques célèbres, qu'elle nous a conservés en tout ou en partie, et dont on no possède plus par ailleurs que des fragments insignifiants, tels que les Aporalypses d'Elie et de Sophonie, les Traités de la Pistis Sophia, et le Livre de léhou de Valentin ou de l'un des chefs du gnosticisme. Le copte et ses dialectes ont permis à Chanipollion et à ses successeurs do comprendre les hiéroglyphes, après en avoir déchitîré l'alphabet : on les enseigne aujourd'hui dans toutes les grandes universités de l'Europe, à côté de l'égyptien antique.
COPTÉE [pté) n. f. Sonnerie que l'on fait en copiant.
COPTER (rad. copet, petit coup; dtmin. de cop, anc. orthogr. de coup) v. a. Frapper une cloche d'un seul côté avec le battant : Copter une cloche, il A signifié Frapper, heurter en général.
COPTIDE n. f. Genre de renonculacées, tribu des elléborées, comprenant quelques espèces qui croissent dans les régions arctiques du globe. (Elles renferment une matière colorante jaune, qu'on emploie pour teindre les laines et les peaux.)
COPTINE(rad. coptis, n. de plante) n. f. Alcaloïde incolore, qui accompagne la berbérine dans la racine de ïhellebcrus ti-ifulius L.
COPTIQUE (ptik') adj. Qui a rapport aux Coptes : Les mœurs coPTitjCKS. il On dit aussi cophtique, mais l'un et l'autre sont peu usités ; on préfère généralement COPHTK ou COPTK.
COPTIS {tiss) n. m. Genre de renonculacées, voisin des ellébores, qui appartient aux régions boréales.
COPTISANT [zari), ANTE n. Personne érudite, qui s'occupe de la langue et de l'histoire des Coptes.
COPTITEUR adj. m. S'est dit d'un fusil dont la platine coupait et enflammait l'amorce fulminante eu l'écrasant.
11 On disait aussi coptripti-uk, et cop-
TIPTEUR.
COPTOCÉPHALE ou COPTOCEPHALA
{se) n. m. Genre d'insectes coléoptères phytophages, famille des chrysomélidés, tribu des clytrinés, comprenant des clytres rousses tachées do bleu.
(On connaît une vingtaine d'espèces do coptocéphalos de l'ancien monde; douze haoitent l'Europe.)
COPTOCYCLE ou COPTOCYCLA u. f.
Genre d'insectes coi<Hiptéros phytophages, famille des cassididos, comprenant dos formes arrondies , ovalaires ou presque triangulaires, à corselet plus étroit quo les élytres, etc. (Les coptocycles sont des cassides do taille petite ou moyenne, de couleurs claires ; on on connaît près de quatre cents espèces, dont trois cents habitent l'Amérique centrale ot méridionale, et les autres les régions tropicales asiatiques ot africaines.)
COPTODÈRE ou COPTODERA [dé) n. f. Genre d'insectes coléoptères carnassiers, fainillo des carabidés, lypo do la tribu dos coptodérinés, comprenant des formes de petite taille, élégantes, aplaties, brunes ou jaunes, avec los élylros larges, marquetés ou tachetés de jaune.
(On connaît une cinquantaine d'espèces de coptodèros, réparties dans los régions tropicales du globe.)
COPTODÉRINÉS n. m. pi. Tfibu d'insectes coléoptères carnassiers, famille des carabidés, comprenant los goures coptodera, stfnoghssa, lioplcra, ngcteis, lohodontHS, idius, phitophLvus, agonochiiat lelis, eurycoteus, oxtjodontus, muchtherus, dolichoctis, brachgctis, phlaozetcus, '/l'ous les coptodérinés sont do petilo taille, aplatis ; leur corselet est étroit, leurs élytres largos ; ils vivent, dans los régions chaudes, sous l'écorco dos arbres.) — Un coptod^riné.
COPTOGRAPHE (du gr. koptein, couper, ot graphein, dessiner) u. Personne qui s'occupe do coptographio.
COPTOGRAPHIE {fi — rad. coptoyraphe) n. f. Art de découper des morceaux de carto ot de carton, do façon que leur ombre, projetée sur lu muraille, y produise des ligures simulant dos estampes.
COPTOGRAPHIQUE {fik') ndj. Qui a rapport ù la coptographio : Amusements coPTOORAPUiQfKs.
COPTOLOOIE (ji — du i;r. koptein, couper, ot toijos, discours; n. f. Traité sur l'art do la coplographie.
COPTOLOGIQUE {Jik') adj. Qui a rapport à la coptologio.
COPTOMIA n. f. Gonro d'insectes coléoptères lamellioorne.s, famille des céloniidés. rompronaiil dos cétoines do taille moyenne, vert olive ou noir luisant, varié parfois do rou;;e, à* prothorax très incliné. (Los coptomia hîibilent Mada^^ascar ot los ïlos voisiuos; ou ou comuiU nno douzaine d'espèces.)
COPTOPHYLLUM (fi-lom') ï\. m. Ocnro i\o ruhiacée''. séné des uiusseiidoos, habitant lu Muluisio. (Los copio-
Coptocjcle (gr. 3 fois).
COPTOPHYMA