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COPIE

Cupeniic.

sur elle-même , la fixité du soleil au contre du monde et lo mouvement dos planètes autour du soleil. Mais, on sommo, l'astronomie ancienne était représentée jKir lo système do IHoléinéo, qui faisait do la terre lo conti'o immobile do l'univers. La complication do co système frappa Copernic. Guidé beaucoup moins par P^thagoroque par son génie, il chercha une conception umversollo jilus siniplo. Tout d'abord, le mouvement do rotation de la terre sur ellom6uio rend illusoire lo mouvoraout diurno de toutes les

Système de Copernic.

étoiles, et, si l'on attribue un mouvement convenable à l'axe de la terre, on explique la précessiou des équinoxos, en supprimant aux étoiles un mouvement commun autour de l'axe do l'écliptiquo : ainsi disparaissaient pour toujours la moitié des cercles imaginés par Ptoléniée pour expliquer le mouvement des planètes.

En soumettant son nouveau système au contrôle de l'expérience, Copernic put vérifier qu'il expliquait très simplement les phénomènes. Mais, comme toute grande idéo simple et nouvelle, celle do Copernic fut en butte à toutes les critiques : les unes tenant à la répugnance de voir la terre descendue au rang dune planète ordinaire; d'autres plus scientifiques. Ces dernières furent réfutées victorieusement en leio, quand Galilée out inventé la lunette. Copernic avait deviné que Vénus devait avoir des phases; la lunette les découvrit. Elle découvrit aussi des taches mobiles dans lo soleil, lesquelles prouvaient son mouvement do rotation : ce qui démontrait la possibilité du mémo phénomène pour la terre, incomparablement plus petite. Brjf, les découvertes de Galilée confirmèrent le système de Copernic, et les plus grands géomètres n'ont cessé de développer, depuis Newton, les conséquences de ses hypothèses primordiales et d'une si grandiose fécondité.

COPERNICIE (si) n. f. Genre do palmiers, tribu des corypliutécy, comprenant quelques espèces qui croissent dans l'Amériquo tropicale.

COPERNICIEN, ENNE [si-in, en) adj. Qui est partisan du système do L'opernic ; Astronomes coPKRNiciiiNS. il Qui a ra'pport à co système : Théories coi-KRNiciiiNNKS. - .Substantiv : Aous autres copkhmciicns. (Fonteu.)

GOPERTINO, ville d'Italie (Apulio, Fouille [prov. de Locco)]; 6.000 hab.

COPHE n. m. Philol. Syn. de coppa.

GOPHÈS ou COPHENES. nom aucien d'une rivière de l'Inde septentrionale, (pli allait so jeter dans l'Indus; aujourd'hui la rivière do Kaboul.

COPMJNOS (»05*) n. m. Dans l'antiquité. Largo panier do furme circulaire employé ùdiirérents usages, on particulier dans ragriciiltnro. M En Béoiie, Mesure de capacité équivalant ù. trois chous.

GOPHOSE (du gr. kôphos, sourd) n. f.

Pathol. Surdité complète ou incomplète.

COPHOSE OU GOPHOSUS (zuss) n. m.

( îenre d'insectes coléoptères carnivores, famille dos carabidés, tribu dos ptérostichinés, comprenant des féronios de l'Europo orientale, do taille moyenne, brunes, cylindriques et luisaulos. |t)n connaît deux espèces do cophosus : cophosus cylindricHS (Hongrie); cophosus cophosioidcs (lîanat).]

COPHTE n. ot adj. Roi. V. copTE.

— Fr.-maconn. Grand cophte. Nom (lue Cagliostro donnait au grand maître do la maçonnerie égyplienno qu'il avait créée, ot dont il s'était attribue la grande maîtrise.

COPHTIQUE adj. Hol. V. coPTioor:.

COPIAPITE (de Copiapo, n. do ville) n. f. Sulfato hydraté naturel de fer, qui so présente on tables hexagonales jaune citron, olîrant un oclat perlé. (C'est à Copiapo, au Chili,. que co minéral a été découvert.)

Copiapo, villo du Chili (prov. d'Atacama). sur la rivièro du mémo nom; 15.000 hab. Cette ville, chof-lieu de la province d'Atacama, doit son importance aux mines <lo cuivre et surtout d'argent qui se trouvent dans ses environs. (Ces dernières sont exploitées avec activité.) Ello est uuio par une voie ferrée au port do Caldera, qui lui sort Uo débouctié.

COPIATE (du gr. ItopiattU, fossoyeur) n. m. Ilist. occlés. Nom donné aux membres du bas clergé ipii étaient chargés de creuser los fosses et d'ensevelir lès morts,

~ Adjoctiv, : /Vt'/rcs coi'iATKS, Prêtres qui survoillaiout les détails des inbumutions.

'- ENtvcL. C'est sous Constantin nue le nom *\o copiâtes fut donné aux membres du clergé chargés do rendre les derniers devoirs aux fidèles défunts. Lo code Tbéodosien leur reconnaît les mémos exemptions qu'aux autres ecclésiastiqiios. Ils formaiont, dans los lU'incipales villes, do

Coptiosft (gr. nat.).

puissantes corporations, parfois très riches : ainsi, les copiâtes do Constantinoplo étaient plus do onze cents, ot possédaient des bions-fonds très considérables. Les copiâtes ont succédé à ces corporations do fossoyeurs qui, durant les trois premiers -====^.^

siècles, s'étaient organi- ^^^^^^^^^ ^^^^^=5^

scos conformément aux lois ^^^^^ ""^vj^

romaines ot avaient permis \>C\

ainsi aux communautés ^^ :=r , ^^\-

chrétiennes d'avoir uno ^-;:::::::^^^^^I^-î— ^^^^~ — n iQ existence quasi légale. ^--^^Z^.y'''''''^ ^""N^/

GOPIDE (du gr. kopis, Copidcs,

idos, même sens; de kop-

tein, couper) n. f. Antiq. Epôe courte et tranchante, en usage chez plusieurs peuples d'Orient, il Couteau de sacrifice. Il Couteau de chasse.

COPIE [pi — du lat. copia, abondance) n. f. Ecrit qui est la reproduction d'un autre : Copie fidèle, exacte. Prendre, Tirer copie. CoUatiojuier une copie sur l'orit/inaL

— Feuille volante, sur laquelle les écoliers écrivent leur devoir ou le mettent au net, pour le remettre à leur professeur : Faire un devoir sur cahier et sur copie.

— Par oxt. Reproduction d'une œuvre d'art : Beaucoup de COPIES se vendent pour des originaux.

— Fig. Imitatiou, reproduction : Il n'y a qu'une sorte d'amour, mais il y en a mille différentes copies. (I^a Kochef.)

— - Fam. Personne, classe do personnes qui s'efi'orco d'en imiter uno autre, de lui ressembler en t[uehiue chose ; La bourgeoisie fat longtemps la copie de la cour.

— Loc. fam. Original saris co^jf'e. Personne extrêmement singulière,

— Banq. Copie de change, Duplicata d'une lettre do change, ayant pour objet de procurer uu nouveau titre au porteur, en cas de perte du premier : Les copies de CHANGE doivent être conformes à l'original.

— Comm. Livre de copie de lettres ou, elliptiquement. Copie de lettres n. m. Livre sur lequel les négociants reproduisent, à l'aide de la presse à copier, les lettres qu'ils envoient.

— Dr. Copie de copie, Copie faite sur uno autre copie, et non sur la minute de l'acte, n Copie de pièces. Transcription d'un acte en toto d'une signification faite d'avoué à avoué. Il Copie figurée, Sorte de fac-similé d'un écrit dans lequel on s'appliquait autrefois à reproduire exactement la forme et la grandeur des caractères, la disposition des lignes et mémo les ratures. Cotte dénomination a été étendue à tous les fac-similés.

— Typogr. Texte écrit {copie manuscrite) ou imprimé {copie en rèimpression)y sur lequel travaillent les ouvriers compositeurs, n Compter la copie. Evaluer le nombre do feuilles que fournira le manuscrit présenté à l'impression. Il Copies de chapelle. Nom (jue l'on donnait autrefois aux deux exemplaires de chaque ouvrage qui étaient dus aux compositeurs formant la chapelle de l'imprimerie.

Il Dans l'argot des gens de lettres et surtout des journalistes, Collier sa copie. Ne pas livrer l'article que l'on avait promis. — Pisser de la copie, Ecrire beaucoup ou longuomeut.— Pmt'K?" (Recopie, Auteur extrêmement fécond.

— Anton. Brevet, minute. — Brouillon, modèle, original, type.

— Encycl. Dr. Uno copie est la transcription littérale d'un acte écrit, appelé original on minute. Tant quo l'original subsiste, les copies ne font foi quo do ce qui est contenu dans cet original, dont la production peut toujours être exigée (C. civ., art. 1334). Si la copie dilVère do l'original, c'est celui-ci qui prévaut.

Lorsque l'original n'existe plus, il faut distinguer trois catégories do copies, quant au degré de foi qui leur est dii (C. civ., art. 1135). 1» Les gi'osses ou premières expéditions, les copies tirées par l'officier public détenteur do l'original, en présence et du consentement des parties ou sur l'ordonnance du magistrat, parties présentes ou dûment appelées, font la mémo foi quo l'original lui-même. 2» Los copies 4iélivréos postérieurement aux premières grosses ou expéditions, en dehors do la présence des parties, et sans ordonnance du jugo, mais par l'officier dépositaire de la minute, par son successeur ou par quelqu un avant qualité à cet ofiet, font foi comme l'original guand e}les sont ancienues, c'est-ù-diro quand elles datent de plus do trente ans. Elles no valent que comme comnicncomont do prouve par écrit dans le cas contraire. Toutes los autres copies no valent quo comme commencement do preuve par écrit. 3" P^nlin, les copies do copies no peuvent servir que comme ronseignomonts.

Le droit do prendre communication d'actes notariés est limité aux parties intéressées ou A leurs ayants cause. Lestiersn'en peuvent réclamer d'expédition qu'en vertu d'une décision ordonnant le compulsoire. Les actes de l'état civil, les inscriptions hypothécaires, les jugements ou arrêts sont publics {art. 853, C. do pr. civ., et 2106, C. civ.).

Los actes d'huissier sont rédigés aussi en original ot en copie. L'original reste au requérant, lu copie est remise à l'adversaire. Celte copie doit reproduire, d'une façon identique, l'original; la régularité do l'original no réparerait pas los omissions ou les vices do la copie.

— B.-arts. Dans lo langage des arts on donne lo nom do copie à la reproduction de toute œuvre originale, statue, tanleau ou estampe. Colles qui sont exécutées ontièremeiil i>ar l'auteur du morceau original portent aussi lo nom do répliques ou de répétitions. Certaines copies sont d'une exécution ù la fois si facile ot si fidèle, qu il faut uno expérience consommée ot uno aptitude spéciale pour no pas los confondro avec les originaux. La vigueur et la franchise do la louche, la sOreté de l'oxprossion, ta pureté et lo moelleux des contours, sont los signes caractéristiques qui distinguent l'original des coiues. On a observé également, quo dans presque toutes les copies les contours des ligures sont chantournés ou, on d'antres tirmos, so détachent on relief sur le tond. Les signatures n'ollront qu'une garantie très secondaire; elles s'imitent et so copient avec uno adresse extrême.

C est en Italie quo l'usage des coptes, commo objet d exploitation, a pris naissance. Des grands maîtres, comme l\nphaél, donnèrent eux-mêmes l'oxeuiplo de cette spéculation en faisant exécuter iiar leurs élèves des répétitions de leurs tableinix, auxquelles ils ajoutaient les dernières touches et qu'ils vendaient ensuite commo étant enlièroiiiont de leur main. .

L'Alhane, niliverti sont uu nombre des niaîiros qiii ont eu lo plus souvent recours à. ce véritable nrocédé de fabrication. Lo Guorchiiï a été copié avec uno liubiloté extrênio

COPIER — GOPRIMORPHE

par son beau-frère Ercole Gennari et ses neveux Benedetto et Cesari Gennari. Ercole di Maria était parvenu aussi à imiter parfaitement la manière du Guide. Beaucoup d'amateurs ne pouvant se procurer les œuvres originales de quelques grands maîtres, se contentaient de copies exécutées par d'adroits spécialistes. C'est ainsi que l'empereur Rodolphe II chargea Joseph Heinz (Giu-seppo Enzo) de faire des copies de divers maîtres.

La tradition des copies s'est étendue et perpétuée en Italie; après avoir copié les maîtres de leur vivant et avec leur participation ou leur assentiment, on les a copiés après leur mort, et on les copie encore.

Les copies qu'on a faites des tableaux flamands et les tableaux hollandais sont plus rares que celles des tableaux ita.liens, et infiniment plus faciles à reconnaître.

Teniers fut un plagiaire sans vergogne. Abusant d'une facilité d'imitation exceptionnelle, il copia t tous les maîtres de son temps, et vendait ses contrefaçons pour des pièces oris^inales. Il excellait surtout à faire des pastiches de Luca Giordano, lequel s'était signalé par son habileté à imiter des peintres de l'école des Carraches. Teniers fut lui-même fréquemment copié, comme Rubens,Van Dyck, Rembrandt et les autres grands peintres hollandais ou flamands. La plupart des copistes de ces maîtres n'ont pas reproduit servilement leurs modèles; ils en ont fait des imitations libres, des pastiches.

Parmi les peintres français. Simon Vouet a été pastiché habilement par Claude Goyrand; Poussin, par Angelica Kauffmann et par une foule d'autres; Claude Lorrain, par Domenico Romani, Borzone, Patel, Mauperché; Mignard, par Nicolas Fouché ; Watteau, par Lancret et Pater; Boucher, par Charlier, Deshayes; Greuze, par ses deux tilles, Caroline Greuze et M°" de Valory, et par son élève préférée, Philiberto Ledoux ; Prud'hon, par M"* Mayer et Rioult, etc. Un artiste français. Bon BouUongne, était parvenu à imiter le Guide avec une singulière habileté. Poussin se fit son propre copiste, pour éviter de voir ses œuvres déuaturées par les imitateurs inhabiles.

L'industrie des copistes n'est pas près de disparaître du domaine des arts. 11 s'exporte chaque année, en Russie, en Amérique, une quantité considérable de peintures exécutées d'après ou dans la manière des artistes les plus en renom de France, de Belgique, d'Allemagne.

On a fait aussi et on fait encore des copies d'après les dessins des maîtres anciens et modernes. Les estampes des gravures célèbres de Marc- Antoine Raimondi, d'Albert Biirer, de Beham, do Callot, de Rembrandt, etc., ont exercé aussi l'habileté des faussaires. Quant aux copies exécutées d'après des ouvrages do sculpture, elles n ont jamais pu faire, sauf pour ce qui concerne les antiques, l'objet d'une spéculation organisée. La cherté des matériaux, la longueur du travail, la notoriété dont jouissent les statues, sont autant d'obstacles. Le mérite qu'il y a à faire une bonne copie d'une statue est, du reste, assez apprécié pour que le copiste n'hésite pas à se nommer. En revanche, d'habiles faussaires se sont appliqués à faire des imitations des antiques. Le nombre de ces œuvres apocryphes qui, de l'Italie, se sont répandues dans le monde eniier,est considérable. Aujourd'hui encore, Rome, Naples, Florence, ont des fabriques d'antiquités.

COPIER fprend deux i de suite aux deux pr. pers. plur. de l'imp. de l'ind. et du subj. prés. : Nous copiions. Que vous copiiez)^, a. Faire la copie écrite do ; Copier h;ï acte, ii Reproduire servilement : Copier le devoir d'un camarade.

— Par ext. Reproduire, en parlant d'une œuvre d'art : Copier une Vénus, un tableau. \\ Copier la tiature, Chercher à la reproduire avec exactitude : Molière n'est si vrai que parce qu'il a toujours copié la nature. (Acad.)

— Fig. Imiter, s'Inspirer de, calquer son œuvre sur ; Auteur qui copie les mœurs de son temps. \\ Chercher à reproduire dans ses manières, son langage, sa conduite : Copier la voix, les gestes, la démarche de quelqu'un, il Imiter les œuvres, le genre, la manière de : Térence ne fit que COPIER Mtnandre. ^Marmontel.)

— Presse à copier. V. pr^ssr.

Se copier, v. pr. Etre copié, ii S'imiter soi-même, se répéter dans ses propres œuvres, n Imiter, singer les actes, les œuvres l'un de l'autre.

— Stn. Copier, transcrire. Copier, c'est écrire d'après un autre écrit, sans avoir la peine de rédiger, parce que la rédaction a été faite par un autre, ou qu'on l'a faite soimême antérieurement. Transcrire, c'est toujours copier littéralement ; mais il y a, do plus, l'idée do transporter sur un registre ou dans un endroit où. l'écrit sera mieux conservé, etc.

— Copier, contrefaire, imiter. V. contrefaire.

COPIÈRE n. m. Officier d'un cardinal appelé aussi pokte-

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