COQ — COQUELICOT
coqs, de Ilotranh, satire célèbre dune manio britannique, et le CoinIjiU de coqs, de Géromo, spirituelle peinture nc^o-precque, moritent tous deux une mention spéciale.
Combat de coqs, d'après Gérome-
— Iconogr. Le coq figure, sur les monuments antiques, auprès des divinités dont il était le symbole. Le casque de la statue de Minerve, dans la citadelle d'Elis, était surmonté d'un coq. Cet oiseau figure dans d'autres bas-reliefs à côté de Mars, de Mercure, etc. On le trouve aussi sur les médailles d'Ithaque, d'Himera, de Suessa, de Caleno, de Teanum, de Dardanus, etc. On possède plusieurs figures isolées de coqs, notamment deux sculptures en ronde bosse etdegrandeurnaturelle, qui sont au musée Pio Clément ino.
Dans l'art chrétien, le coq est donné comme emblème à saint Pierre, qui fat ra]tpelé au devoir par son chant. Mais c'est surtout comme symbole de la résurrection que le coq figure sur les tombeaux chrétiens des premiers siècles. On voit aussi quelquefois le coq tenant dans son bec un rameau et surmonté du monogramme du Christ. {Cet oiseau est pris encore comme symbole de la vigilance chrétienne.)
COQ {kok' — du hoU. kok [ lat. coquus, cuisinier ; de coquere, cuirel) n. m. Cuisinier de l'équipage, sur les grands bâtiments. (On dit souvent maître coq; son aide s'appelle MATELOT COQ.) H Ouvrlef qui, dans les corderies, fait chauffer le goudron. (Se dit par une assimilation ironique de ses fonctions avec celles d'un cuisinier.)
— Fam. Cuisinier en général.
Coq (Paul), économiste français, né à Aiguillon (Lotet-Garonne) en 1810, mort à Paris en 1880. Il professa le droit à l'école Turgot, devint collaborateur de divers journaux, et prit part à la rédaction du « Journal des économistes n et du fl Dictionnaire du commerce » . Ses principaux ouvrages sont : Exposé de la lé/jislation sur les faillites et les barigueroiites {ISZS); le Sol et la Haute Banque ou les Intérêts de la classe moyevne (1850); la Monnaie de banque 0857); les Circulations en banque (1865); l'Impôt et la législation des patentes en 1873 (1873J; Des pertes résultant dû retour des inondations (1876); Education et iyistruction (1876); Cours d'économie industrielle {IS15); etc.
Coq DE ViLLERAY (Pierre-François), littérateur français, né à Rouen en 1703, mort à Caen en 1778, a composé plusieurs ouvrages, dont les principaux sont ; Mémoires nistoriqttes du comte Betklem Nicklos sur la Transylvanie (1734); Traité historique et politique du droit public en Allemagne (1748); etc.
COQ-À-L'ÂNE (discours où l'on passe duco^ à r£!7ie) n. m. Discours sans suite, sans liaison : Faire des coq-à-l'àne.
— En T. de littér., Pièce satirique et burlesque d'une composition à dessein incohérente, quelquefois destinée à dissimuler des allusions politiques trop audacieuses : Marot, Rabelais, Panard, Collé ont excellé dans le coq-à-l'âne.
COQSIGRUE n. f. Linguist. V. coquecigruf.
COQ-SOURIS iri) n. m. ou LÈCHEFRITE n. f. Voile de fortune destinée, sur les petits bateaux, à remplir le vide de l'échancrure du hunier, n Voile ou bonnette en deux parties, qui se lace entre le hunier et la vergue de fortune d'un sloop, pour remplir le vide que laisse l'échancrure du hunier. (Les anciennes galiotes hollandaises s'en servaient beaucoup vent arrière et grand largue.)
COQUALIN {ka) n. m. Nom que les montagnards pyrénéens et les Espagnols donnent vulgairement à l'écureuil.
COQH MUT ikan) n. m. L'un des noms que les chasseurs et pêcheurs du littoral donnent à la marouetto.
COQUARD, COQUART ou COCARD {kar' — rad. coq) n. m. Linguist. Nom vulgaire, donné dans les campagnes à un vieux coq. ii Vieux dameret, vieux hâbleur, vieillard ridicule qui fait le galant, n Sot, benêt, il Flatteur, conteur de sornettes. (Vieux.) n A signifié Gland.
— Ornith. Métis obtenu par le croisement du faisan et de la poule, il Nom vulgaire de la marouette.
COQUARD (Arthur), compositeur de musique français, né à Paris en 1846. Il fut 1 élève do César Franck. Reçu docteur en droit en 1870, il prit part à la campagne de 1870-1871 sous les murs de Paris, et, au lendemain do la guerre, écrivit pour VEsther de Racine des chœurs qui furent exécutés plus tard. Coquard a donné : le Chant des ^»ée«, ballade pour baryton et orchestre (187G), ^i^ro(l880), Os8ian{liS2),Ca^sandre,Andronmque{lSSi), puis une mélodie originale, ffai Luli, qui obtint un vif succès. Au théâtre, il a fait représenter lEpée du roi (1884), le Mari d'un jour (1896). Coquard a publié une notice sur César Franck, et un livre : De la musique en France depuis Hameau (1891).
GOQUARDE {kard') n. f. Une dos formes anciennes de
COCAKUK.
— Bonnet à la coquardc. Se disait dos coifFuros en usage aux XV" et xvi* siècles, ^ ^. :*, . dont la forme basse et ^.^fc'^MhCT"''^*^
filate était entourée de argcs bords tailladés ornés de plumes et portant une ou plusieurs enseignes ou médaillons. (Les bonnets « à Iacoc<|uarde »,par cormptioo dits à la coquardc, furent portés d'abord en Allemagne; sous François I", ils furent de mode en France.^
Bonnet îi !.i coquardc (xvi» s.).
COQUARDEAU(A-rtr-rfo —dïmin. de Coquard)!]. m. Galant, conteur de fleurettes. (Vieux.)
— En T. d'arg-. Galant facile à duper.
— Encycl. Le coquardeau était jadis un homme simple, un badaud par excellence. Plus tard, on donna le nomdecoquardeaux aux gens de Louis XI prisonnier de Charles le Téméraire, parce qu'ils avaient attaché à leurs chapeaux la croix rouge de Bourgogne en guise de cocarde. Tout individu attifé d'une façon ridicule, ayant les dehors d'un homme facile à duper, fut appelé par extension coquardeau. Sous Louis XIII, cette expression était fort à la mode. Puis on l'oublia; mais une chanson de 1840 remit en vogue le personnage de Coquardeau :
3e suis Coquardeau Je an- Baptiste, Bon enfant, ëpicier-droguisle.
Les Taudevillistes s'emparèrent alors de Coquardeau devenu personnage allégorique, et, quand ils eurent à mettre en scôno un jocrisse, un mari trompé, ils le désignèrent sous ce nom.
COQUART (Ernest-Georges), architecte français, né à Paris en 18.U. Entré à l'Ecole des beaux-arts en 1847, il eut pour maître Lebas, et obtint, en 1858, le premier grand prix. Il exposa, en 18G6, une Restauration au temple de la Victoire aptère et des Propylées à Athènes, qui lui valut une médaille. On doit encore à Coquari : Intérieur de iéqlise San-Filippo-Neri à Naples, aquarelle ; Intérieur du temple de Neptune à Pœsturn; aquarelle; Peintures d'un sarcophage trouvé à Pœsturn; Panneau d'un triclinium à Pompéi (1866) ; Forum de Pompéi, aouarelle ; Ruines dAqriqente, aquarelle (1880); Arc d'Aarien à Athènes, aquarelle (1882). En 1865, Coquart a été chargé ^ar le muiistcre d'une mission archéologique dans l'île de Samothrace et sur les côtes de Thrace, en collaboration avec Deville, ancien membre de l'Ecole d'Athènes. Depuis 18G4, Coquart a exécuté des travaux importants à la Cour de cassation et à l'Ecole des beaux-arts, où il fut nommé professeur en 1883. Il a été élu membre de l'Institut en 1888. On doit encore à Coquart le monument du peintre Henri Hegnault et le monument de Coulmiers, à la mémoire des soldats morts en cet endroit en 1870.
COQUASSE {kass) n. f. Dans certaines contrées do Franco, Sorte de bouillotte pansue et munie d'une anse recouverte généralement d'une tresse de paille ou de roseau.
COQUASSIER [ka-si-é — rad. coq) n. m. Marchand en gros d'œufs et de volailles, li On dit mieux coquetier.
COQUÂTRE 11. m. Ecou. dom. V. cocâtre.
COQUCE ou COGUGE (du bas lat. coqucia, môme sens) n. f. En T. d'archéol.. Petite fenôtro placée au sommet dos chefs reliquaires, montée sur charnières, ordinairement ajourée, et permettant aux fidèles de toucher ou d'apercevoir au moins la relique, surtout quand Coqui-e.
le reliquaire avait des ouvertures garnies de loupes en cristal ou autre matière transparente. (Pour toucher les reliques, on se servait souvent d'une longue aiguille en métal précieux.)
COQUE {kok' — du lat. concha, coquille) n. f. Enveloppe extérieure de l'œuf : Le poulet naissant brise la coque avec son bec. V. noix.
— Par anal. Enveloppe que certains insectes filent autour de leur corps, pour s'y transformer en chrysalides : Le ver à soie, la chenille se filent une coqde.
— Par ext. Enveloppe ligneuse de certains fruits : Une COQUE de noix, d'amande, de 7îoisette.
— Fig. Etat primitif, premier début dans l'existence : Ne faire que sortir de la coque. Il Origine mesquine ; sphère étroite : Le cardinal Dubois sentait encore la vile coquu d'où il était sorti. (St-Sim.) n Solitude, retraite physique ou morale : Se renfermer dans sa coque.
— Loc. fam. Coque de noix ou simplem. Coq'ue, Petite embarcation, il Je n'en donnerais pas une coque de noix. Se dit en parlant d'une chose dont on ne fait aucun cas.
— Art culin. Œufs à la coque. Œufs que l'on fait cuire dans leur coque en les plongeant quelques minutes dans l'eau bouillante, d'où on les retire avant qu'ils soient devenus durs.
— Bot. Fruit multiloculaire à loges closes, déhiscentes ou non : Les fruits de la coriandre, de l'anis. de la capucine, du géranium, etc., sont formés de coq- es. (Acad.)
— Comm. Coques de perles, Petites excroissances hémisphériques, sortes de demi-perles attaclices à la nacre, et que les joailliers assemblent doux à deux pour imiLci les perles entières.
— Cost. Nœud de ruban que l'on fait avec un seul morceau dont on réunit les deux bouts. II Grand nœud do cheveux qui imite le nœud de ruban de même nom, et se porte généralement sur le chignon.
— Mar. Corps, carcasse du navire considérée indépendamment du gréement et de la mâture : Recevoir un boulet dans sa coque.
Il Espèce de navire rond, en usage au xi* siècle.
Il Faux pli fait à une corde trop forte, et qu'on n'a pas eu soin de détordre.
— MoU. Nom vulgaire de la bucardo.
— Pêch. Nom que l'on donne aux œufs do poissons avec lesquels on amorco les (ilets pour la pèche île la sardine. (Ce mot s'emploie surtout au jilur.) il Coque du Levant, Fruit d'un arbuste des Moluquos, do la famille des raénispermacées [anamirta [\. anamirti:]), à l'aide de laquelle les braconniers enivrent le poisson.
— Techn. Petites pièces de fer qui conduisent le pêne d'une serrure, n Crampon pose sur la platine d'un verrou à ressort, il Sorte de caisse en plàtro qui sert à faire ressuer la pfUc destinée à la fabrication de la céramique.
Il Coque d'œuf, Défaut do la glaçure dans les poteries, et qui consiste en de petits points mats recouvrant en partie la surface des pièces.
— Télégr. élcctr. Nœud qui se forme dans les cMjles électriques aériens, pendantieur pose. (On dit également qu'il se forme une coque dans les câbles sous-marins, pendant leur immersion, lorsque le câble se noue. On évite cet inconvénient par un agencement particulier des
Coque de cheveux.
réservoirs du navire dans lesquels le câble est enroulé, et aussi par une vitesse convenable donnée au déroulement.) — Encycl. Mar. La coque est l'ensemble des parties en bois et fer du navire, abstraction faite dos objets mobiles. Elle comprend la membrure et ses recouvrements, les liaisons. C'est la partie la plus lourde du navire, et le coefficient de poids de coque est l'élément le plus important des constructions navales. La coque doit 61 re légère et solide; aussi construit-on actuellement en tôle d'acier celle des navires de guerre ayant besoin d'avoir une grande vitesse et peu de poids, et en tôle de fer les autres. Les liaisons doivent s'opposer à l'affaissement transversal et à la courbure longitudinale. En un mot, la coquo doit être rigide, sous peine do déformations qui peuvent compromettre l'appareil moteur ou le bâtiment. Les coques en fer sont construites d'après le système transversal, ou d'après le système longitudinal (anglais), ou, enfin, d'après le système mixte à membrures tronçonnées. Les navires de combat portent une cuirasse placée contre la coque et ont un ou deux ponts cuirassés. Le poids de coque est très variable suivant les types de navires et varie do 25 à 50 p. 100 du déplacement total. V. marine.
Les coques du xi* siècle, navires ronds et pontés, étaient moins lourdes que les nefs et se manœuvraient mieux. On en construisit à Gênes qui atteignirent l.soo tonnes. A la fin du xvi' siècle, leur usage avait été abandonné.
GOQUÉAU (Claudius-Philibert), architecte et musicographe français, né à Dijon en 1755, mort à Paris en 1794. S'étant surtout occupé de la construction des théâtres, il songea aux effets que pouvait produire la musique dans les salles d'opéra, et il lui sembla que pour parvenir à la solution du problème, il fallait que l'architecte fût aussi musicien. Il étudia donc avec ardeur la musique. De ces études résulta la pubhcation de deux brochures qui parurent au plus fort de la guerre des gluckistes et des piccinnistes, et dans lesquelles il prenait ouvertement parti pour Piccinni : De la mélopée chez les anciens et de la mélodie chez les modernes (1778), et Entretiens sur l'état actuel de l'Opéra de Paris (1779). Il n'en continua pas moins ses travaux spéciaux d architecte, et publia bientôt deux mémoires, l'un : Sur la nécessité de transférer et reconstruire ihôtel-Dieu de Paris (1785), l'autre ; Essai sur l'établissement des hôpitaux dans les grandes villes (1787). A l'époque de la Révolution, il publia aussi un écrit politique : Examen des moyens adoptés pour augmenter le pouvoir et améliorer le soi-t du tiers état (1789). Plus tard, il prit place dans les bureaux de Roland, devenu ministre de l'intérieur. Mais, à l'époque de la Terreur, il fut emprisonné, puis condamné et exécuté le 8 thermidor, la veille mémo do la chute de Robespierre.
Coquebert de Montbret (Charles-Etienne, baron), physicien et minéralogiste, né et mort à Paris (1755-1831). Il remplit entre autres fonctions celles de conseiller à la Cour des comptes, de professeur de géologie à l'Ecole des mines, de maître des requêtes (1808), de secrétaire général du ministère du commerce (1812-1814); il reçut le litre do baron (1809), et fut membre associé de l'Académie des sciences 11818). On a de lui des Mémoires, des articles, etc.
COQUEBERTIE [ke-bèr-tî — de Coquebert de Montbret» minéralogiste franc.) n. f. Bot. Syn. de zollernie.
COQUEBIN {ke — orig. inconn.) n. m. Fam. Innocent, puceau, jeune homme qui a besoin d'être déniaisé.
COQUECIGRUE {ke-si-grâ — orig. inconn. [On trouve
aussi COQUKSIGRUE, COCCIGRUR, COXIGRUEJ) H. f. OisoaU
fantastique, impossible, absurde, que Ton cite dans le discours pour désigner un objet qui n'existe pas, ou que l'on ne veut pas nommer ; Vous serez payé à la venue des
COQUECIGRUKS.
— Par ext. Baliverne, sottise, niaiserie, sornette : Débiter des coQUEciGRUES. Il Personne niaise, sotte, imbécile.
Il Adjectiv. : Réponse très coquecigrue,
COQUEFREDOUILLE {ke, dou-ill [Il mil.] — orig. inconn.) n. m. Pauvre hère, homme sans valeur, sans esprit.
Coquelet (Louis), littérateur français, né à Péronne en ifi'id, mort en 1754, a écrit, dans le genre facétieux, plusieurs ouvrages, parmi lesquels nous citerons : l'Eloge de la goutte {Mil); r.45»e (1729) ; le Triomphe de la char- /a/rtJ(ene(1730); Calendrier des fous et stultomanie {M'a); etc.
COQUELEUX {ke-leû), EUSE n. En Flandre et en Belgique, Personne qui élève des coqs pour les faire battre.
COQUELEY DE ChAUSSEPIERRE (Charles-Georges), jurisconsulte et écrivain facétieux, né à Paris en 1711, mort on 1790. Il fut à la fois avocat au parlement, comédien de société et bel esprit, devint censeur pour les livres de jurisprudence et fit partie du conseil de l'Académie française. On cite, parmi ses facéties ; les Roués vertueux (1770), poème en quatre chants; M. Cassavdre ou les Effets de l'amour et du vert-de-gj-is (1775). On lui doit le Code .Louis XV ou Recueil des principaux édits, déclarations et ordonnances depuis f7S2 (1758 et suiv.), etc.
COQUELICOT {ke-li-ko — onomatopée pour exprimer 1© chant du coq. [S'est dit du coq lui-même, puis d une fleur rouge comme la crête du coqj) n. ra.Nom vulgaire d'une espèce du genre pavot, qui croît communément dans les blés, et dont la fleur est d'un rougo éclatant.
— Loc. fam. Rouge comme un coquelicot. Se dit d'une personne dont le visage, à la suite d'une vive émotion ou pour quelque autre cause, se couvre d'une vive rougeur.
— Adjectiv. Qui a la nuance rouge de la fleur du coquelicot :
Robe COQUELICOT.
— Encycl. Bot. Le coquelicot^ appelé par les botanistes papaver rhs^as , est une plante annuelle à tige sécrétant un suc laiteiLx, à fleurs grandes, terminales, et d'un rouge vif.
Très commun dans les champs de céréales, il est considéré à juste titre comme une plante nuisible. Le sarclage est peu efficace pour le détruire; quelques pieds oubliés suf^ lisent, vu la quantité de graines (|ue produit cotte plante, â infester tout un champ. Le meilleur moyeu pour le faire
Coquelicot.
Coquelin aîné.
disparaître consisto daos la ciifturo alterne: aux céréales on substitue dos (>rairios artilicioUos ou dos plantes exigeant idusiours binages d'ôté {fèvos, maïs, etc.).
Le coquelicot est une jolie plante ijiii, introduite dans les Jardins d'agrément, a produit de nombreuses variétés.
IjOs pétales du coquelicot entrent dans le mélange désigné sous lo nom do fleurs pectorales.
Coquelin (Charles), né A Dunkerquo on 1803, mort à Pans en iSTiS. Il dirigea avoc Guillaumin lo premier Dictiotiiiuiro d'écunumie politique publié l'année même do sa mort. II a publié un livre : Du crédit et des bamiues {1818), dans Ie(|uol il se prononce énorgiquoment pour la liborto des banques.
Coquelin ( Benoît- Cons/aHOi dit Coquelin aine
acteur français, né à Boulogne-sur-Mer on 1841. Elévo do Kéguior au Conservatoire, il obtint un second prix do comédie on 18G0, débuta alors à la Comédie-Franvaise et fut reçu sociétaire dès 1864. Le talent supérieur qu'il montra dans l'ancien et le nouveau répertoire on interprétant les grands rôles comiques l'a placé au premier rang îles acteurs do ce temps. Il créa notamment, avoc une puissante originalité, des rôles dans Gringoire, Tabnrin, Paul Forestier, ÏEtrnu(/èrc , Jean Dacier, les liantzaii, le Monde où l'on s'ennuie, etc., se mit, pendant ses vacances, à faire de fructueuses tournées en province et à l'étranger. En 1886, Coquelin envoya sa démission de sociétaire et donna des représentations en Europe et en Amérique (1887-1889). Rentré en 1890, comme pensionnaire, à la Comédie-Franeaise, il y créa Thermidor et la Mégère apprivoisée (1891), puis rompit définitivement avec la Comédie (1892). et fit des tournées à l'étranger. Engagé à la Renaissance en 1895, il eut, pour ce fait, un retentissant procès avec la Comédie-Française, fut condamné à l.OOO francs pour chaque représentation qu'il donnerait à Paris ou en province, et n'en continua pas moins à jouer. En 1897, il devint administrateur de la Porte-Saint-Martin, où il créa, en décembre 1897, son plus beau rôle avec Cyrano de Bergerac et, en 1899, Napoléon dans Plus que reine. Constant Coquelin est aussi un conférencier de talent. Il a publié : l'Art et le Comédien (1880); les Comédiens, par un comédien (1882); l'Art de dire le monologue (1884), en collaboration avec son frère ; etc. — Son fils Jean Coquelin, né en 1865, s'est formé, comme acteur, en suivant son père dans ses tournées. Pensionnaire de la Comédie-Française de 1890 à 1892, il quitta alors co théâtre, et, toujours avec son père, il joua en Amérique et à l'étranger, à la Renaissance (1894) et à la Porte-Saint-Martin (1897). Il a créé, entre autres rôles, ceux de Lubin dans Thermidor, de Ragueneau dans Cyrano de Bergerac et de Talleyrand dans Plus que reine (1899).
Coquelin (Ernest), dit Coquelin cadet, acteur français, frère de Constant, né à Boulogne-sur-Mer en 18-18, remporta, en 1867, lo premier prix do comédie au Conservatoire , fut alors engagé à rodéon, puis passa, en 1868, à la Comédie-Française, joua aux Variétés (1875-I87fi). et revint, en i876,àlaComédio-Française, qu'il n'a plus quittée, et où il a été reçu sociétaire en 1879.
Cet excellent comique, plein de verve spirituelle et bouffonne, a créé de nombreux rôles avec succès. Il doit aussi une grande vogue à la façon spirituelle dont il interprète les monologues, le plus souvent écrits par lui. Enfin, il a publié, sous son nom ou sous le pseudonyme de PiRouETTB, plusieurs volumes amusants; entre autres:
le Livre des convalescents (1880) ; le Monologue moderne (1881); Fariholes {i9,%'2) \ l'Art de dire /e Tnono^o/?»e( 1884), en collaboration avoc son frère; /e/fjrc(l887); Pirouettes (1888); etc.
COQUELINER (Arc — rad. coq) v. n. Chanter, on parlant du coq : /.t' coq coQUi^LiNE dés le point du jour.
— l'aui. Faire lo coq, lo galant auprès dos femmes. COQUELINEUX (/fc, 7ieû. — rad. coq) n. m. Fam. Galant,
hoinuiiî ijui eourtiso los femmes. (Vieux.) COQUELIQUET(/tf-/i-/i't^ — dirain.de coy) n, m. Jeune co((.
— Pâtisserie en forme do coq, que Ion prépare pour les jeunes enfants.
COQUELLE {kèV) n. f. Nom donné dans quelques parties do la Franco (l'Est notamment) à une cocotte basse do bords, avec ou sans pieds, à queue ou à oreilles.
COQUELOURDE {ke) n. f.
Nom vulgaire de certaines variét*''S d'anémones et do nareissos, et aussi do l'hépatique des jardins.
COQUELUCHE (ke) n. f.
Arcbéoi. Coitruro du moyen ùge, syn. do aumussk; bonnet, ragoulo babillant la tôto et laissant la face seule à découvert. (C'est do co mot que dérive l'expression courante dès lo XVII" siècle : Etre ta coqueluche de quelqu'un, parce que la personne est coiffée do celui qu'elle aime.)
— Ornith. L'un des noms vulgaires donnés à un polit oiseau (|U0 l'on appelle encore oitroLAN i»i:.s uoshaux.
— i'alliol. Autre!'. Toux épidémique, aecompagnéo do fièvre, qui régna aux xiv" et xv* siècles, et pondant laquello les malades portaient des capuchons dits coqueluches, pour tenir ehaudeniont la tète, il Auj. Maladie contagieuse, caractérisée essentiellement par des quintes do toux avoc reprise, suivies do l'expulsion do mucosités fllantos adhérentes ù la bouche.
Coquelin cadet.
— Enctcl. Pathol. I^a coqueluche frappe de préférence los enfants, surtout soulfreteux ou placés dans de mauvaises conditions hygiéniques, et les filles plutôt que los garçons. La période d'incubation est d'une semaine environ. L'enfant a d'abord un rhume de cerveau, puis un rhume do poitrine qui dégénère on bronchite ; enfin, la toux grasse dos premiers jours fait place aux quintes qui acquièrent leur maximum d'intensité dans la deuxième semaine qui suit le rhume. Les enfants ressentent l'approche do ces (juintes qui, dans les cas bénins, se produisent cinq à six fois par vingt-quatre heures, mais qui, dans les cas graves, peuvent avoir lieu trente et quarante f jis. Les conséquences do ces quintes sont, en outre do l'ulcération sublinguale, les vomissements alimentaires, d'origine mécanique, mais qui, chez les nourrissons, peuvent entraîner l'inanition, les émissions involontaires d'urino et d'excréments, la chute du rectum, los hernies, les convulsions par suite do troubles dans la circulation encéphalique, los saignements de nez, d'oroilto, etc. Mais la complication la
F lus grave est la broncho-pneumonie qui s'annonce par abattement, une respiration bruyante et sifflante, do la fièvre, pendant laquelle les quintes diminuent pour reprendre quand elle est tombée. Cette complication entraîne souvent une terminaison fatale si la rémission n'arrive pas au bout du septième ou huitième jour. La durée do la coquelucho est do six semaines à deux mois, rarement de trois à quatre.
Contre la coqueluche, on préconisait autrefois les vomitifs et la belladone. En dehors des calmants légers, antispasmodiques qui espacent les quintes et en diminuent l'intensité, on donne aujourd'hui la préférence à {'antisepsie soigneuse des voies respiratoires, du larynx, à l'aide de badigeonnages à l'asaprol et à la résorrine, injections sous-cutanées de chlorhydrate ou de chlorhydrosulfate de quinine, et parfois, enfin, à la vaccination ou à la revaccination, moyen jadis préconisé en Angleterre et <|ui, suivant Colli, modifie rapidement la nature de Ir toux. Le changement d'air est aussi des plus favorables dans les coqueluches qui traînent.
COQUELUCHER {ko-ke) v. n. Etre atteint de la coqueluche : Enfant qui a coquklucuê tout l'hiver. (Peu usité.)
— V. a. Infatiier, amouracher rCoQUELUCHEB un jeune fat. Se coquelucher, v. pr. S'infatuer, s'éprendre, s'amouracher.
COQUELUCHER (ko-ke, chê — rad. coqueluche) n. m. Memtjrc d'une confrérie bouffonne qui, vers la fin du XV' siècle, assistait, dans un accoutrement ridicule, aux processions des Rogations : Les cornards remplacèrent les coQUKLUCHERS. 11 Ou a dit aussi coqueluchier.
COQUELUCHEUX [ke-lu-cheù), EUSE adj. Atteint de la coqueluche : Enfant coquelucheox.
COQUELUCHIOLE (A-o-A-e) n. f. Nom vulgaire des cornucopies, genre de graminées.
COQUELUCHOÏDE (ko-ke — de coqueluche, et du gr. eidos, forme) adj. Qui a la ressemblance ou présente certaines formes de la coqueluche : Toux coqdelucuoide.
COQUELUCHON (A-o-A-e) n. m. Fam. Capuchon, il Paranal. Plumes qui couvren'. la tête d'un oiseau, en lui formant une sorte de capuchon.
— Bot. Nom vuleaire de l'aconit napel.
— Péch. Coquclnchon de moine. Nom commun d'une coquille univalve, la cucnlée auriculifère.
COQUELUCHONNÉ (ke-lu-cho-né), ÉE adj. Fam. EncapUL-honué ; disposé eu coqueluchon.
COQUEMAR (Ao-Ae) n. m. Pot de métal, bouilloire à couvercle, bec et anse, souvent muni de pieds.
— Encyci,. Archéol. Au moyen àgo, on rangeait les coquemars dans la catégorie des aiguières ; il en était d'or et d'argent, omaillés et qui possédaient doux anses. Au xvi» siècle, le mot " coqucmar » s'applique môme à des vaisseaux de bois, et au xvii«,àdes poisdo terre.
COQUEMELLE [ke-mél') n. m. Nom vulgaire d'une variété do champignons comestibles d'excellente qualité.
COQUENAUDIER \ke-n6-di-é) n. m.
Dans lo midi de la Franco, Nom vulgaire donné au duphne Gnidium.
COQUÊNE (A-('«") n. m. Nom vulgaire, dans l'ouest de la Franco, do l'érablo des haies.
COQUENOUILLER [kc-nou-ill-é [Il mil.]) n. m. Graine d'une plante américaine, qui fournit une farine comestible analogue à celle que donnent les céréales.
COQUEPLUMET {ke, mé — de coq, et plumet) n. m. IlnNiiiif qui fait le coq (le merveilleux), od portant un cosluini- «rlataiit, un panache, etc. (Vieux.)
COQUEREAU (A'c-ro — rad. coque) n. ra. Sorte do petit navires (Vieux.)
COQUEREAU (Félix), prédicateur français, né ù Laval (Mayenne) en 1808, mort on 1866. D'abord avocat, il ontra dans les ordres, so signala comme prédicateur, accompagna, comme aumônier do la Bellc-Poulc, lo prince do Joinville lorsqu'il alla chercher los cendres do Napoléon (1810) et publia, à son retour, un récit intérossant: Souvenirs du voyage à Sainte- Iléiéne [X'iW). Il lut nommé, on 1850, aumônier on chef de la fiolto.
GOQUEREL (/lrft««a5C-Lauronl-Charles), nnsieur protestant, né et mort à Paris (1795-1808). Issu d'une famille janséniste passée au protestantisme, il fut pastour de l'Eglise wallonne à Amsterdam et resta en Hollande douze années, au cours desquelles il publia une liiographie sacrée. En 1830, il fut rappelé ù Paris commo pastour. Dès lors, il joua un rùlo actitdans la presse religieuse. Il publia d'a1)ord/f Protestant (1831-1833), \mhleLibra Examen (1831-1830), enfin le Lien, qu'il fonda on 1811 et dont il abandonna la diroclion en 18tl. Il était, dans los lutlos ecelésiastiquos (jui divisaient lo protestantisme franeais, un dos chefs les plus en vue (lu parti dit « libéral lu A la révolniion de Février, il fut ëlu, ù Paris, représentant du peuple et réélu, en 1819, à la Législative commo républicain modéré. Sa carrière poliiiquo prit fin nu Dou.x-Décembro. Il fut nommé, en isr.'i, membre du conseil central do l'Eglise réformée. En 1853, il prit part ù la fonda-
Coq uemar.
Coquoin;u- (xv s.).
Coquerel.