COQUELIN — COQUES
tion do VAlliance chrétienne n7iiverccUe. Quand il mourut, en 1868, il avait cinquante ans do ministère. Parmi ses nombreux écrits, nous citerons : Jiéponse à la « Vio do Jésus, 11 au D^ Strauss (1841 1; l'Orthodoxie moderne (1812); le Christianisme expérimental [IMl) ; Christologic (1858) ; Obsei'vations pratiques sur la prédication [ISGO) ; Projet de discipline pour les Eglises réformées de France (1801). Orateur très éloquent, il a laissé plusieurs volumesde sermons.
COQUEREL (Charlcs-Augustnii, écrivain et théologien protestant, né et mort à Paris (1797-1851), était frèro du précédent. Il commença ses études théologiques, puis renonça à la carrière pastorale; mais il continua ses recherches de critique et d'exégèse, tout en faisant des études de médecine, de chimie, de mathématiques et d'astronomie. En 1825, il fut un des fondateurs de la " Revue britannique » et collabora à un grand nombre do périodiques. Il a principalement attaché son nom à VHistoire des Eglises du désert (1841), pour laquelle il put utiliser les papiers de Paul Rabaut cl de 8aint-Etienne.
GoQUEREL (Athanase-Josué), fils du pasteur du mémo nom, né à Amsterdam on 1820, mort à Fismes (Marne) en 1875. La popularité qu'il devait à son éloquence et à son zèle pastoral, et ses tendances, qui lo rangeaient dans le parti ecclésiastique dit « libéral », inquiétèrent le parti protestant dit « orthodoxe », et le firent, en 1864, révoquer de ses fonctions de suffragant. Cette mesure fut le point do départ de luttes violentes qui agitèrent les Eglises protestantes do France. Athanase Coquerel ouvrit des conférences et une égUse libérale libre. Il fut un des fondateurs Û6\a. Société de l'histoire du protestantis77ie français, en 1852. Parmi ses ouvrages, nous citerons : Des beaux-arts en ItaliCf aupoint de vue religieux {\fi^l) ; Jean Calas et sa famille{lSb1), étude historique d'après lesdocuments originaux ; Prédsde l'histoire de l'Eglise réformée de Paris (1860) ; Des premières transformations historiques du christianisme (1866); Histoire du Credo (1868); Rembrandt et l'individualisme dans l'art (1869). Il a publié de nombreux sermons détachés et deux recueils d'homélies (1855-1858). On lui doit, en outre, des Lettres inédites de Voltaire sur la /o/(Vrt?tce(l863), précédées d'une introduction importante et accompagnées de notes. Il a enfin donné de nombreuses brochures sur les questions ecclésiastiques du temps.
COQUERELLE (Ae-ré/ — rad. coque)w. f. Nom donné autrefois, iiaiis certaines abbayes, à des femmes qui restaient auprès des clianoinesses, depuis qu'elles avaient reçurextrôme-onction jusqu'au moment do leur enterrement.
— Blas. Noisettes dans leurs capsules, jointes ensemble au nombre de trois : La Borde : D'argent à ta rose de gueules, cantonné de quatre coijuerelles de sinople. il On dit aussi coque-
EOLLE.
— Bot. Nom vulgaire de rallcckenge.
COQUERET [kc-ré — rad. coq, parce que les fruits do cette plante ont la couleur d'une crêto de coq) n. m. Nom vulgaire d'une solanée, Valkékenge. éoui les fruits s'appellent cerises d'hiver et que l'on emploie en droguerie pour la fabrication du sirop de chicorée composé, :\ cause de leurs propriétéslaxatives. (Le coqueret abonde dans les vignes.)
COQUERIGO [ke — onomatopée) n. m. Chant du coq : Ih s ci'yuKRicos étourdissants. Il On dit aussi cocokico.
COQUERIE [ke-ri — rad. coq, cuisinier) n. f. tîraodo cuisine bâtie sur un quai pour laire cuire les aliments des é(iuipagos qui se trouvent dans le port. Il Cuisine du bord pour réqiii])age.
COQUERIQUER (Ae-ri-A*e) V. n. Chanter, en parlant du coq.
COQUERON (A-e — rad. coq, cuisinier) n. m. Mar. Petite cuisine située à l'avant de certains caboteurs, ii Petite armoire pratiquée à l'avant et à l'arrièro d'une chaloupe, n Compartiment situé dans la partie arrière et remplissant lo rôle do soute à provisions pour l'équipage, lo comman* dant ou les ofûciors.
— Agric. Nom donné, dans l'ouest do la France, à des meules de foin ou do céréales, mais no possédant que de faibles dimensions.
Coques ou CoX(Gonzalès), peintre de l'école flamande, né à Anvers en 1018, mort en 1684, élève de Pierre Breughel ot do Rickaert le Vieux. Il débuta par dos tabagies bruyantes et do joyeuses paysanneries , mais il exrella 'surtout dans le portrait. Sa famille lui fournit ses premiers modèles; puis ses camarades passèrent un ik un sous son pinceau. Lo succès accueillit toutes ces toiles. Les grands personnages prirent bientôt le chemin do cet atelier déjà célèbre.
Bien qu'il ait plusieurs fois réussi uos portraits en pio<l, grands comme nature, entre autres la Jeune fille, do la galerie Suerinondt, Coques en faisait peu cependant dans ces proportions. II aimait mieux \& dimension quart natu
D'arpent à une poquerelle de sinople.
Coquos.
,„ ...o,„. ., - "J'ans l«,|Ucllo il a point In
ilupurt des grands porsoiinapcs. guchiucs-iini-s ito oos u'iiiuiros sont vraiment ri-nianinalili-s ot rappollont, par lu rirliesso «In ton, l'iMépanoo lio lallnro, rarrani.-om.MU dos aocossoiros, Jos inoillours porlrails do Van I'Yck. CliarU'S I" d AnjJTli'terro, l'iSloctour do Urandobours, I arcliidtio l.i'opold, don Juun ot lo prinio d Orango, onlliou- Biastos ilo son talent, payaient fort cher la niouiJro do sos productions.
COQUESIGRUE — COQUILLE
A l'exposition de Manchester, en 1857, il y avait trois tableaux de Coques. Le premier représente ia Famille Ver Helst. Le second montre le stathouder Henri, prince d'Orange, et sa famille. Le troisième, le Pique-nique, est le plus intéressant de tous; il figure un dîner champêtre. Son chef-d'œuvre, c'est le Repos champêtre, qu'où voit aujourd'hui dans la galerie de lord Hertford.
COQUESIGRUE n. f. Linguist. V. coquecigrue.
COQUET {A-(')n. m. Petit bateau sur lequel on amenait des marchandises de Normandie à Paris.
— Encycl. Le nomde coquet était donné autrefois à un petit bateau dont la forme avait, sans doute, quelque analogie avec celle de la coque. 11 y avait des coquets assez petits pour être mis en mouvement par une seule rame placée au milieu de la poupe. Pousser en avant un coquet avec cet aviron unique, la moderne godille, c'était coqueler.
COQUET, ETTE {kè, kèt' — dérivé de caqueter) adj. Qui s'efforce de plaire, qui est habituellement préoccupé des moyens de plaire : La femme est coQOiiTTK par état. (J.-J. Rouss.) Fénelon était un esprit coquet. (St-Sim. il Qui est inspiré par la coquetterie, qui est empreint de coquetterie : Des mijies coquettes. Un sourire coqukt. ii Bien mis, élégamment paré : Vieille dame tout à fait coquette.
— Par exl. Qui plaît par sa disposition, par sa forme, par sa composition gracieuse, élégante : Petit jardin tien coquet. Voiture coquette.
— Fig. Qui a quelque chose de mignard, de gracieusement provocant, d'aimable à la fois et de maniéré : La îoquette Espérance. (A. de Musset.)
— Substantiv. Personne préoccupée du désir de plaire, çt qui emploie force moyens pour y parvenir. (Se dit sur-
^ut d'une femme qui cherche avidement les hommages des hommes, tout en évitant avec soin do s'attacher à aucun) : Une coquette peut bien être vertueuse^ mais elle n'est jamais innocente. (M°" Cottin.)
— "Fig. Objet gracieux, élégant : La rose double est une COQUETTE d'une espèce (ow/e p«rijcu/tére. ii Objet séduisant et trompeur : L'imayination est une coquette qui fait voir bien du pays à ceux qui s'amusent à l'écouter. (S. Dubay.)
— Théàtr. Grande coquette ou simplement Coquette, Grand rôle de femme, dans les comédies de caractère; actrice qui remplit cet emploi : Jouer les coquettes, les
GRANDES coquettes.
— n. m. Coût. Cadeau que les filles de Compiègne devaient faire, la veille de leur mariage, aux jeunes gens du pays.
— Ornitli. Nom vulgaire du colibri.
— n. f. Ichtyol. Nom vulgaire du chétodon.
— Bot. Appareil composé do deux planches à claire-voie, dans lequel on fait dessécher, en les comprimant entre des feuilles de papier, les plantes que l'on destine à former des herbiers.
— Hortic Variété de laitue, il Coquette de Buy, Variété de pomme de terre.
— Encycl. Théâtr. L'appellation de coquettes ou grandes coquettes, pour désigner certains premiers rôlesde la haute comédie, de la comédie de caractère, est à peu près tombée en désuétude. Dans l'ancien répertoire, Célimène, du Misanthrope, Sylvia, des Jeux de l'amour et du hasard, sont les rôles de grandes coquettes les plus marquants. Dans le théâtre contemporain, beaucoup de pièces de Scribe,
Quelques proverbes d'Alfred de Musset, diverses coméies d'Emile Augier et d'Alexandre Dumas fils, offrent encore ce genre de rôle. Parmi les actrices nui ont brillé dans ces rôles, on cite au premier rang : M''" Mars, puis M"" Arnould-Plessy, Madeleine Brohan, AUan-Despréaui, M"*' Denain ot Marquet.
COQUETER [ko-ke — rad. coq. Double le t devant une syllabe muette : Je coquette. Nous coque lierons) v. n. User de coquetterie :
Bien moins pour son plaisir que pour t'inquiéter.
Au fond peu vicieuse, elle aime tt. caqueter. Boileau.
— Econ. rur. Couvrir, cocher la poule, en parlant du coq.
— Mar. et nav. Syn. ancien de godiller ou gabarrer.
— V. a. Courtiser :
, . . bi Jasoo n'eût caqueté Médée,
Il n'eût jamais en Grèce rapporté
Celte toison si fièrement gardée. Sarazin.
— Théâtre. Jouer avec finesse, avec coquetterie. Se caqueter, v. pr. Se parer, se faire beau. (Peu usité.) COQUETIER {ke-ti-é — rad. coque) n. m. Marchand d'œufs et de volailles en gros.
— Petit ustensile de table en forme de calice,
aui sert à tenir les œufs lorsqu'on les mango ans leur coque : Coquetier de buis, de porcelaine, d'argent. Il Au moyen âge, on disait ovier.
— Sorte de plat en porcelaine ou en métal, pour servir sur table des œufs à la coquo.
— Pêch. Pêcheur de coques. V. ce mot.
— En'cycl. Archéol. Les coquetiers, c oq ue t i ères ou cocatières, étaient, au xvi* siècle, des plateaux à pied ot à couvercle, dont le disquo présentait des enfonce- Coquetiers.
menis en cupules destinés
à mettre les œufs et à les sevrir sur la table. Ces coquetiers étaient souvent munis do salières.
COQVETIÈRB (ke-ti-ér') n. f. Ustensile servant à faire cuire les œufs à la coque, constitué par un ensemble de petites coupes en fil de for dans chacune desquelles on place un œuf.
(Le tout est supporté par une sorte do manche sei"vant à plonger la coquotiôre dans l'eau bouillante et à l'eu retirer quand les œufs sont cuits.)
COQUETON {ke) n. m. Ancien nom du narcisse.
COQUETTE n. f. et adj. V. coqukt.
COQUETTE (/cf-i'j n. f. Variété de laitue aux fouilles lôgèrcincui culorécs en roux. Il IJoito à herborisation, n Espèce do poisson do mer, du genre bleiiDie. (On dit aussi