COQUILLE - COR
^ COQUIMBO, ville du Chili ( prov. du mAmo nom), à rembouchure du fiouvo côtier et sur la haie de Coquimho; 5.000 liai». Bon port, qui envoie eu Europe le cuivre quo produisent en abondance les mines des environs. — i^a province de Coquimho a 199.700 hab., sur 33.123 kilom. carr. de superlicio.
COQUIN (kin), INE n. et adj. So dit d'une personne do rien, d'une personne vile ot méchante : Un cotjuiN est celui à qui les choses les plus honteuses ne coiitent rien à dire ou à faire. (La Bruy.) il S'emploie souvent comme terme injurieux, sans signification précise, pour désigner uno personne dont on n'est pas content, ii So disait surtout, autrefois, en parlant d'un domestique, d'un employé, d'un jeune homme dout on voulait blâmer la conduite ou mépriser la coudition : Mes coquins de fils, de nevtfuj-. Un coquin de valet. Il So dit, en plaisantant, pour désigner une personne vive et espiègle, particulièrement uq eufant de co caractère : Un aimable petit coquin.
— Fam. Heureux coquin. Heureuse coquine. Personne qui a eu quelque bonne fortune.
— n. m. Lâche, infâme ; Duclos disait de je iie sais quel bas COQUIN : « On lui a-ache au visage, on le lui essuie avec le pied, et il remercie. « (Chamfort.)
— Loc. fam. Ai'rète-coquins, Gendarme.
— n. f. Femme débauchée, adonnée au libertinage : Dépenser son argent auprès des coquines.
— Econ. dom. Sorte de vase dans lequel, autrefois, on faisait cuire la viande.
— Loc. fam. Métier coquin. Métier qui ne donne aucun mal, qui n'a rien do fatigant, ii Vie coquine. Vie mollo. douce et paresseuse, ii i'eux coquins. Yeux qui expriment la malice, un esprit égrillard, etc.
— Helminth. Ver coquin. Nom vulgaire du ténia ou ver solitaire.
— Paov. : A coquin honteux plate besace, Celui qui manque do hardiesse no saurait s'enrioliir.
COQUINBAT {kin-ba) n. m. Au jeu de dames, Syn. do
C0gDIMBi:RT.
COQUINER (/■.-() V. n. Mener la vie d'un coquin ou d'un gueux ; mendier.
COQUINERIE [ki-ne-rî) n. f. Action de coquin : Commettre des coQUiNERiES. Il Caractère du coquin : Etre d'une coQui- NiiRiE achevée.
COQUINET {ki-nè) n. m. Fam. Petit coquin, petit voleur.
COQUINISME (ki-nissm') n. m. Art ou métier de coquin : Le COQUINISME fleurit partout.
COQUIOULE {ki — du provenç. couquiolo, herbe de coucouj n. f. Nom vulgaire, dans les campagnes, do la fétuque ovino, sorte de graminée. il On dit aussi coquiolk.
COR (du lat. cornu, corne, parce que cet instrument a remplacé les anciennes trompes de chasse, qui étaient do simples cornes de ruminants) n. m. Mus. Instrument à vent, composé d'un tube contourné en spirale, et dont le pavillon est très évasé. (Se dit, improprement, de la trompe de chasse) : Sonner, Donnei' du cou. Cor d'orchestre. Cor de chasse. \\ Cor des Alpes, Instrument suisse en bois de sapin, dont les bergers se servent pour appeler leurs troupeaux, il Cor double. Cor pour jouor dans tous les tons. Il Cor omnitonique. Cor qui permet à l'exécutant de régler d'avanco son instrument pour jouer dans un ton quelconque. ;i Cor russe, Sorte de trompe qui n'a qu'une note. (On en réunitplusieurs pourjouerunesymphonie,etchaquo musicien donne la note de sou instrument au moment nécessaire.) Il Cor anglais. Cor de basset. Cor à pistons. V. la partie encycl.
— Par oxt. Musicien qui joue d'un do ces divers instruments : Le premier cor de l'Opéra.
— A cor et à cri, loc. adv. A grand bruit, il Chassera cor et à cri. Chasser à grand bruit, avec le son du cor et le cri des chiens de meute. (Ce genre de chasse constitue lart do la vénerie à proprement parler.)
— Blas. V, la partie encycl.
— Ichtyol. Syn. de corbeau de mkr.
— Métrol. Mesure de capacité, usitée chez los Hébreux et chez les Egyptiens, pour los liquides ot les grains.
— MoU. Cor rte mer. Sorte de gros buccin dont on pout tirer des sons très forts.
— Allus. littér. : Cor d'Astolphe, Allusion au cor merveilleux que possédait Astolpho, un des personnages du Roland furieux. V. Astolphk.
— Allus. uist. : Cor de Roland, Allusion au cor légendaire du paladin Roland. 11 était d'ivoire et rendait dos sons effrayants. Corné dans la vallée de Honcevaux, Roland, pour appeler à son secours, sonna do son cor avec tant do for(;o qu'il so rompit les voines du cou. Autrefois, Toulouse, lilayo ot d'autres villes du Midi gardaient un instrument de co genre, qu'on prétondait ôtro lo cor do Roland.
— Cor d'Alexandre. Uno tradition veut qu'Aloxandro so soit servi, dans ses campagnes, d'un cor i dimensions colossales. Il en faisait usage pour rappolor ses soldats, qui pouvaient l'cntondro â uno distance de lOO stades, c'est-àdiro 18 kilomètres. Le jésuite Kirchor on a donné uno description. IVaprôs lui, lo diamètre de l'anneau aurait été de 5 coudées (2", -10) ; pour en faire usago, on le suspendait a trois porches. Au xviii* siècle, lo physicien allemand Huth voulut so rendre compte tlos otrets d'un pareil instrument; il tU construire un modèle on tôlo, dans les dimensions indiquées plus haut, et il trouva qu'un cor do cetto sorte roprésonlorait un porto-voix d'un offot considérable.
— Encycl. Mus. Lo cor dérivo do la trompe do chasso, (jui est uno invention française remontant au xvi' s. Il no donnait d'abord (pie des sons ouverfo, parconséquonl unogammu très iHcomplète, formée seulomont do la tonique ot do ses aliquotcs, ot on assure quo c'est un Allemand nommé A. J. Hampel nui, versiomillouduxviii's., uécouvrit tpi'en introduisant la main plus ou moins profondément dans lo pavillon do rinstrument, il était possible d'obtenir toutes les notes qui complétaiont la gamme rationnelle. Co sont ces notrs, (dttonuos â l'aide i\o la mam, qu'on appelle des sons bouchés, pari'o qu'elles sont plus siuirdos «pio los nutus dites •■ ouvertua >, donuéos naturollonionl par l'instrumont.
Cor d'harmonlo.
Voici l'échelle du cor, en sons ouverts, notés uno octavo au-dessus do l'effet produit :
ni^ifi
-rt
■X^IlS:
Et voici
.son
échelle
complcto,
avec
les
rr-f
sons
bouchés :
ÉzLs
'ho '■ 1
Etendue tlu cor fi iVisttms.
Le cor est formé d'un tube de cuivre trois fois cnroulo sur lui-même, relativement étroit près do son embouchure, et qui, arrivé à son extrémité, s'élargit graduellement jusqu'au pavillon. Le cor est un instrument à embouchure ot joue toujours en ut; au moyen de tuyauï mobiles, dits corps ou tons de rechange, il peut changer do ton et jouer en ré. en mi, en fa, etc. Mais il est à remarcjuer que les notes du cor n'ont pas toutes la mémo expansion et la même facilité dans tous lestons, qu'il en est même qui, dans certains tons, deviennent impossiolcs,ct c'est ce qui fait quo les compositeurs doivent étudier tout spécialement la nature de l'instrument dans tous ses détails pour l'écrire d'une façon rationnello et pour en obtenir les effets qu'il désirent.
Le cor ordinaire est appelé généralement cor d'harmonie, pour le ditférencier du cor à pistons, qui n'a point tous ses défauts, mais qui n a point non plus toutes ses qualités. Les parties de cor s'écrivent en clef do sol.
— Cor à pistons. Le cor à pistons, qu'on appelle aussi cor chromatique, est un instrument auquel sont . adaptés trois pistons qui non seulement rendent / inutiles les tons de rechange du cor ordinaire, mais encore lui permettent do donner, dans une étendue de plus de trois octaves et demie et sans jamais se servir de sons bouchés, tous les intervalles chromatiques.
Cette invention, qui remonte à 1S14, est due â l'Allemand Sœtlzel, qui imagina do placer deux pistons sur la pompe de l'instrument pour mettre en communication i'air avec des tubes ouverts pour chaque note au lieu d© ne produire ces notes qu'à l'aide de la main dans le pavillon. Co procédé fut perfection né par divers facteurs; entre autres, Schlott et Schuster, puis par les Français Meifred et Adolphe Sax. „
Malheureuse- ^°'" ^ Pistons. Cor anglais,
meut, cet avantage n'est obtenu qu'aux dépens de la qualité du son. En effet, la sonorité du cor à pistons, un peu pâteuse et sans rayonnement, n'a ni la douceur ni léclat de celle du cor ordinaire. On se sert, le plus souvent, du cor a pistons en fa, et les parties s'écrivent, selon lo besoin, en clef de fa ou en clef de sol.
— Cor anglais. Le cor anglais est un hautbois en fa; il est à cet instrument co que l'alto est au violon, car il est do la m^mo famillo et sonne une quinte plus bas. Il s'appelait autrefois hautbois de chasse. C'est à un Italien, Joseph Ferlendis, qu'on attribue l'idée de courber cet instrument on uno sorte do demi-cercle pour on faciliter le maniement; il ressemblait ainsi à un certain cor de chasse on usago en Angleterre, et l'on suppose quo c'est à cetto analogie dans la forme quo l'ancien hautbois de chasse reçut le nom do « cor anglais ". Les parties du cor anglais s'écrivent sur la clef d'uf second© ligne. La sonorité do l'instrument est pénétrante, un peu criarde ot nasillarde, ot il exprime surtout la tristesse ot la mélancolio. L'instrum o n t quo nous appelons « cor anglais » est souvent désigné, on Anglotcrro, sous lo nom do ■ cor français » ( french /lom).
— Cor de basset. I^o cor do basset, instrument fréq nomment employé
Etendue du cor uiiglais.
Cor tlo chasse.
Cor tlo baaact.
jadis, mais presquo inusité aujourd'hui , ost à la clarinette co quo lo
EtonJno du cor
(lu b.lSilol.
Notes donoiioB par lo cor do chasso.
cor anglais ost au hautbois, car il
ost do la mémo famillo ot sonno uno quinto plus bas
au'ollo. Aussi pronait-il parfois lo nom do clarinolto-alto ; ostonAï. On prétond qu il a été inventé à Passation 1770, ot perfectionné quelques années plus tard, à Prosbourg, par un facteur nommé Lolz. I^a sonorité du cor d© basset est onctuouso, un pou sévère ot d'un Notes du oor do ohnsso dorltes en do. grand charme.
— Cor de chasse. Im cor do chasso, instriimonl cyné" gétiquo, n'est autre choRo, on réalité, qu'un cor d'harm'unio
COR — CORAILLER
en ré, sans pistons ni tons de rechange. II n en diffère que par sa fabrication pluscommune. Les fanfares de chasse ue font entendre que dos notes ouvertes, ei qu on écrit en rfo.
— Archéol. Les cors du moyen âge, qu ils soient destinées à la chasse ou à la guerre, sont, en général, do crandes cornes courbes avec des viroles et une guige, cordon ou ganse qui servait à les pendre au cou. Ils sont faits do métal, do verre, do corne ou d'ivoire; dans ce dernier cas, ils rentrent dans la catégorie des olifants. Les grands cors ou trompes do chasse enroulés en spirale, faits de cuivre , apparaissent au xvi*^ siècle.
Mais l'ancienne forme à courbe très ouverte resta en usage jusquau xviii" siècle, sous les noms de cor sarrasinois ou cor de Turquie.
— Art milit. Employé jadis comme instrument de musique dans les armées, le cor y est devenu, comme attribut du chasseur, celui des corps de troupes légères : chasseurs, voltigeurs, etc., dont les premiers le portent encore au képi et surles boutons de leurs uniformes, à titre d'insigne caractéristique.
Le cor est devenu, en outre, linsigne des meilleurs tireurs dans les troupes d'infanterie ; il se porte alors cousu sur la manche gauclie du vêtement : en drap écarlate dans l'inranterie ou jonquille dans les chasseurs à pied, pour les tireurs classés dans le premier cinquième de leur compagnie; et brodé en or ou argent pour les trois meilleurs tireurs de la compagnie ou les sous-ofrîciers vainqueurs au concours annuel de tir.
Blas. Comme figure tiéraldique, le cor est représente
avec sa guige, guiche ou attache, son embouchure tournée à dextre. Quand le cor est figuré sans attache, il se nomme huchet. Il est dit embouché, enguicki^, virole, quand l'embouchure, la guiche ou les viroles sont d'un émail différent, etc.
COR n. m. Véner. Andouiller; chacun des petits bois d'un cerf. V. andouiller,
CERF, JliUNEMKNT, ROYALE. (Véuer.)
— Péch.Les'pêcbeurs appellentcorune espèce de poisson de mer connu encore sous les noms de coracin et de corbeau. (Ils donnent aussi ce nom à une sorte de coquille univalve légèrement recourbée et de laquelle on peut tirer des sous en se servant de la partie pointue comme embouchure.)
COR (du lat. cornu, corne) n. m. Epaississement de l'épidermedes orteils, dû à un frottement prolongé : Couper, Extirper un cor. Il Se faire les cors. Se les couper.
Encycl. Pathol. L'usage de sabots ou de souliers
trop étroits amène ces productions sur les phalanges et les doigts de pieds, aux parties externes généralement.
de bon tireur).
D'argent îi un cur d'azur.
parfois, cepeudant, entre les doigts eux-mêmes, aux parlies internes. Le durillon, Voitpion, la calloaitê, qui peuvent se faire en d'autres points du corps, sont également des productions épidermiques, variables par leur siège et leur implantation sur la peau. Les fortes chaleurs et les changements de température influencent leur évolution ; mais celle-ci n'est généralement pas accompagnée de douleur, ce symptôme n'apparaissant qu'ensuite.
Les chaussures amples évitent ces productions, ou les rendent peu ou point douloureuses, .quand elles existent. Des rondelles creuses de caoutchouc empêchent encore leur compression. Les remèdesplusradicauxsontrej"cis!on, après le ramollissement par le bain par exemple, par couches transversales et parallèles, sans entailler la peau ; les cauttfrisations à la teinture d'iode, l'acide azotique, la
fiotassc caustique, le nitrate d'argent, l'acide acétique, etc.; es emplâtres ou les pommades aux mêmes substances plus ou moins localisées, ou encore au diachylon, à l'acétate de cuivre, à l'huile phosphorée. Ma is tous ces moyens, de formules souvent secrètes, sont souvent infidèles ou dangereux, et doivent avoir leur action bien restreinte au siège du mal.
— Arc vétér. On appelle cor une mortification ou gangrène sèche des tissus superficiels du corps (peau et tissu cellulaire sous-cutané), dans un endroit circonscrit, produite par une pression longtemps continuée d'une pièce de harnachement (selle, bat, etc.). C'est généralement sur le dos du cheval, du mulet ou de l'âne, que se produit le cor.
On prévient la production du cor en traitant la contusion qui le précède par des astringents et surtout par la suppression de la cause. Lorsque le cor est développé, on le traite par des excitants, aidant au travail naturel d'élimination qui se produit, et que Ton complète par l'extirpation chirurgicale.
COR et CORAL n. m. En T. d'archéol.. Cœur de chêne, bois do choix, noirci et durci par un long flottage, et em-
fdoyé, au moyen âge, pour les travaux d'ébénisterie fine, a coutellerie, etc. (Dans les vieux inventaires, coral est souvent écrit corail, ce qui prête à la confusion.) CORA n. m. Ornith. Espèce d'oiseau-mouche. CORA (du gr. kora, vierge) n. f. Nom donné quelquefois, dans l'antiquité, aux monnaies d'Athènes, parce qu'elles avaient pour type la tête d'Athéna, qui était souvent désignée sous le nom do A'ora (la Vierge).
GORA (Guido), géographe italien, né à Turin en 18^1, qui, après avoir complété ses études géographiques en Allemagne, fonda, en 1872, le Cosmos, la plus importante revue de géographie en Italie.
CORA ou CORÉ. Myth. gr. Une des grandes divinités grecques, adorée surtout en Attique. Elle était fille de Démôtor. Enlevée par Hadès, qui l'épousa, elle devint reine dos enfers sous le nom de Pergéphone. Elle était associée à Démêler dans le culte d'Elousis. On célébrait en leur honneur plusieurs fêles, dont les principales étaient les tlicsmop/ioriex, les petites et les grandes éleusinias. Aux mystères d'Elousis, on représentait devant les initiés un drame sacré qui figurait les aventures de Démètcr et do
Cora. C'était la raison d'être de cette grande salle d'initiation, munie de gradins comme un théâtre, qu'on a récemment retrouvée et déblayée à Eleusis. Les aventures des deux déesses ont souvent inspiré les poètes et les artistes grecs ; c'est un des sujets qui reparaissent le plus fréquemment sur les vases peints.
On appelait cette déesse A'ora en pays dorien, et Kuré en pays ionien.
GORABIA , ville de Rcumanie (district de Komanati); 4.600 hab.
CORACE n. m. Rel. ant. V. corax.
CORACH [rak') n. m. Petit bateau de pêche portatif du pays de Galles.
Il On dit aussi corade.
CORACIADÉS [si-a) n. m. pi. Famille d'oibeaux passereaux dentirostres, comprenant les i-olliers, eunjsiomes, leptosomesQlbrnclujpteracias, Cov-x
tous genres propres aux régions chaudes ou tropicales de l'ancien monde. — Un coraciadé.
CORACIAS {si-ass) n. m. Nom scientifique des oiseaux du genre rollier.
CORACIEN, ENNE [si-in, en' — du gr. korax, akos, corbeau) adj. Qui ressemble au corbeau.
CORACIN n. m. Nom anciennement donné à un poisson do la Méditerranée, appartenant au genre corb (coi^ina nigra). C'est le coracinus de Rondelet, le corbeau des Provençaux. V. CORB.
CORACINE ou CORACINA n. f. Nom, aujourd'hui tombe en synonymie, de divers oiseaux appartenant aux genres yijmnodère, choucari, pijrodcre et céphaloptére.
CORACIQUE (rad. corax) adj. Qui a rapport à Mithra, à son culte, ù. ses mystères: Les 7nijstères coraciques.
— n. m. pi. Mystères de Mithra : Assister aux cora-
CIQDES.
I CORAGITE n. f. Oxyde naturel d'urane, résultant du mélange du péchurane et de la gummite.
CORACLE u. m. Petit bateau en osier, dont se servaient les Gallois.
CORAGO (du gr. korax, akos, corbeau), préfixe employé en anatomie, et qui signifie En forme de bec de corbeau.
CORACO-BRACHIAL adj. et n. m. Se dit d'un muscle du bras qui s'attache au milieu de l'humérus, à l'apophyse coracoïde, et a pour usage de porter le bras en avant et en dedans. Syn. de mdscle perforé.
CORACO-CLAVICULAIRE {1er) adj. Se dit du ligament qui réunit l'apoi'hyse coracoïde et la clavicule.
CORAGO-CUBITAL adj. et n. m. Se dit d'un muscle qui s'attache à l'apophyse coracoïde et à l'avant-bras : Muscle
C0RAC0-CDB1TAL.
CORACO-HUMÉRALadj. et n. m.Anat. Syn. decoFAcc- BRACHiAL. Il Se dit aussi du ligament qui s'étend de l'apopliyse coracoïde à la grosse tubérosité de l'humérus.
CORACO-HYOÏDIEN, ENNE adj. Anat. Syn. de homo-
HYOÏDIEN, ENNE.
CORACOÏDE (gr. korakoeidès; de korax, akos, corbeau, et eidos, aspect) adj. et n. f. Se dit d'une apophyse de l'omoplate, que sa forme a fait comparer au bec d'un corbeau : Apophyse coracoïde. La coracoïde.
CORACOÏDIEN, ENNE (rfi-m, en') adj. Qui appartient à l'apophyse coracoïde : Echancriire coracoïdienne.
CORACOPSIDE OU CORACOPSIS {psiss) n. m. Genre d'oiseaux grimpeurs, l'amille des psittacidés, tribu des psittacinés, comprenant des perruches propres à Madagascar et aux Mascareignes, et dont on connaît six ou sept espèces. (Les coracopsides sont do taille moyenne ; leurs pieds et leur langue sont ceux des perroquets ;leurplumage noir, mais terne, rappelle celui des corbeaux.)
GORAGORA, ville du Pérou (dép. d'Ayacucho [prov. de Parinacochasj). près du fieuve côtier Yanca ; 4.i30 hab. Centre de mines d'or et d'argent.
CORAGO-RADIAL adj. et n. m. Se dit du muscle biceps brachial qui s'attache à l'apophyse coracoïde et au radius.
CORAH n. m. Tissu de pure soie, qui est une espèce de foulard écru ou imprimé fabriqué dans l'Inde.
CORAIGNE {règn) n. f. Pain de pastel en forme de boule. Il On dit mieux cocaigne, et cocagne.
CORAIL {ray' — du lat. corallium, même sens) n. m. Zooph. Genre d'alcyonaires, famille des gorgonidés, type de la tribu des corallinés, comprenant des polypiers (îendroïdes, dont l'espèce la plus commune est le corail rouge de la Méditerranée {corallium rubrnm), si usité en bijouterie.
(D'une façon générale, on entend par coraux tous les madrépores ou anthozoaires dont les polypiers forment, en certaines mers, des récifs immenses qui ont concouru, aux époques antérieures, à établir des gisements calcaires d une importance considérable [calcaire corallien, etc.].)
— Bot. Corail des jardins. Nom vulgaire du piment, par allusion à la couU ur rouge de ses fruits, ii Bots de corail. Arbrisseau d'Amérique qui porte une graine d'un rouge vif, dont on fait des colliers et des bracelets.
— Comm. Corail artificiel. Pâte dure et colorée que l'on omploio dans la bijouterie fausse, pour imiter le corail.
Il Corail noir. Nom commercial des tiges de lantipathe.
— Géol. V. la partie encycl.
— Poétiq. Couleur d'un rouge éclatant : Bouche, Lèvres
de CORAIL.
Une lèvro où s'empreint la rondeur du cnrail De la blancheur des dents relève encor lVm.iiI.
nEi.ii.t.E-
— Zool. Serpent corail, Nom vulgaire d'un serpent, Yelaps corallinus du Brésil, qui, bien que muni do donts venimeusiîs, n'en fait pas usage et est complètement
Caracopside.
inoff'ensif. (Les récits des voyageurs peu instruits ont donné à ce serpent une réputation terrible, que rien ne justifie, sinon sa livrée éclatante, alternativement rouge vif, blanche et noire.) V. elaps.
— Encycl. Géol. Le rôle géologique des coraux est considérable, par la protection qu'ils apportent aux rivages, quand ils se présentent sous forme de récifs, et par les îles auxquelles ils donnent naissance au milieu do l'océan, par leur extension progressive. Les récifs forment des ceintures bordant immédiatement la côte, ou bien se trouvant à une distance qui peut être fort grande. Ces bancs de coraux sont quelquefois doubles ; il y a alors le véc\ï extérieur &n pleine mer, et le récif intérieur, plus rapproché du rivage et protégé par le premier. A mer basse, les premiers émergent sensiblemont, et leur surface est très irrégulière; les seconds sont presque complètement submergés, plus plats et moins troués de dépressions. Les récifs les plus développés, les plus hauts, font faco à la pleine mer; ils subissent directement le choc des vagues et profitent les premiers de l'alimentation qu'elles leur apportent. Ces Corail,
vagues contribuent aussi à leur démolition partielle ; les débris tombent à mesure dans les vides de la masse corallienne et les remplissent. Le cimontage définitif est apporté après le départ des eaux par le calcaire des eaux d'infiltration ; c'est ainsi que se sont fortiiéos les roches pétries de coraux que l'on trouve à tous les &ges de la série géologique. Prenant naissance à vingt brasses au-dessous des flots, les coraux croissent en hauteur jusqu'au niveau des basses mers; alors, les débris rejetés par les vagues sur le récif entraînent peu à peu l'émersion définitive, bientôt suivie de l'apparition de la végétation. Les îles coralheunes forment ordinairement un cordon plus ou moins annulaire, renfermant une lagune; tantôt ce cordon n'est que partiellement émergé, tantôt il l'est complètement ; dans ce dernier cas, c'est un aroZ^ V. ce mot. Les îles basses de la Polynésie et presque toutes les îles de la Micronésie représentent des formations coralliennes. — Techn. Il existe, plusieurs variétés marchandes de corail : 1° le corail mort ou pourri, nom donné aux racines de polypiers recouvertes de dépôts pierreux et de bryozoaires : il a relativement peu de valeur; 2° le corail noir, corail ordinaire détaché du rocher, tombé dans la vase et modifié par des émanations sulfureuses : on l'emploie comme bijou de deuil; 3° le corail en caisse, réunion des morceaux de toutes les grosseurs : c'est le corail tel qu'il a été rapporté do la pêche (on l'appelle aussi corail vivant); 4» enfin, le corail blanc, lequel est très rare et ne diffère du rouge que par la couleur.
On distingue encore dans le commerce un grand nombre do variétés de corail. Chacune est désignée par un nom indiquant sa teinte et son éclat : corail écume de sang, fleur de sang, premier, deuxième, troisième sang.
Le corail entre dans l'ornementation d'objets divers : pommes de canne, manches de couteau, armes de toute espèce; on l'emploie encore comme bijou dans la confection des bracelets et des colliers, etc.; il constitue les grains des chapelets que portent les riches musulmans. En bijouterie, on fabrique un corail artificiel ou fausse purpurine, qui est un mélange de marbre en poudre et de colle de poisson coloré avec du vermillon do Chine. Un autre corail artificiel sert à l'ornementation des grottes de jardins ; il suffit, pour l'obte nir, d'enduire des petites branches cy- 1 i n d r i q u 6 s d'une préparation composée de résine claire et do vermillon.
On imite encore le corail avec le celluloïd.
— Pêche et commerce du corail. En quelques endroits où le corail se développe très jirès des côtes et à une faible p r o f 0 ndeur, ce sont desplongeurs et scaphandriers qui vont directement sous l'eau faire la cueillette de ce produit précieux; mais, dans tous les parages do la Galle, de Bizerte, de Bodre, de la Galite, où sont pochées les plus grandes quantités de corail, celte pêche se fait au moven de filets spéciaux, sortes do dragues, que traîne un 'petit bâtiment. Le corail est pris par l'enchevêtrement do ses branches dans les mailles.
Corail (mer de), partie de l'océan Pacifique, entre le nord-est de l'Australie, la Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, les Nouvelles-Hébrides et la Nouvelle-Calédonie. I)ans sa portion orientale, cette mer a des profondeurs de plus de 2.000, et même, au N.-E., de plus de 4.000 mètres. C'est le plateau sous-marin de l'Ouest, rattachant l'Australie à la Nouvelle-Zélande, qui porte les formations coralligônes, et les plus considérables sont les récifs connus sous le nom de Grande-Barrière australienne, qui longent la côte, du cap York au cap Sandy.
CORAILLÉ {ra-ill'é [Il mil.]). ÉE adj. Se dit d'un bracelet, d'un collier dans l'ornementation duquel il entre du corail vrai ou artificiel.
CORAILLÇR {ra-ill-é [U mil.] — du gr. kora, corbeau) V. n. ("ruT, en jiarlant du corbeau, u On dit plus souvent