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LAIRE

CORALLÉ, ÉE fdu lat. corallhim, corail) adj. Pharm. Qui coniient du corail : Potion coralléi:. (Vieux.)

CORALLIAIRES (ral-li-èr') n. m. pi. Classe de polypes à laquelle appartiennent les coraux. — Un coralliaire.

— Encycl. Les coralliaires, nommés aussi anthozoaires ou actinozoaires, comprennent tous les polypes pourvus d'un tube stomacal et de replis mésentéroïdes, à organes sexuels internes, sans génération médusoïde, réunis fréquemment en colonies, qui forment, par des dépôts calcaires, des coraux.

Un coralliaire peut être considéré comme étant formé d'un sac à paroi assez épaisse, dans laquelle on rencontre une couche ectodermique externe, une couche entodermique interne, et entre les deux, une substance conjonctive d'épaisseur et de structure variables, constituant lo mésoderme. Le sac présente un oritice, la bouche, autour de laquelle se trouvent un nombre variable do tentacules creux.

La bouche, située au milieu du disque buccal, entourée do bourrelets labiaux, est l'unique ouverture do la cavité gastro-vasculaire et fait également fonction d'anus.

Los coralliaires sécrètent un squelette calcaire, qui est tantôt colonial, tantôt propre à chacun des polypes qui constituent la colonie. Le squelette se compose d'une enveloppe extérieure cylindrique, développée dans les parois du corps de l'animal et portant le nom de miiyaitîe. Au centre du polypier peut exister une colonne calcaire qu'on appelle la cohanelle. Entre la columelle se forment souvent une ou plusieurs rangées de lamelles qu'on nommo ]i' fi palis. Les lamelles horizontales divisant l'intérieur du polypier portent le nom do planchers.

Chez les coralliaires, les sexes sont en général séparés, Mais la reproduction cependant peut être asexuée ot so faire soit par bourgeonnement, soit par scissiparité.

Tous les coralliaires sont marins et vivent de préférence dans les mers chaudes. Il en existe cependant, comme quelques octactiniairos ot les actinies, qui vivent sous toutes les latitudes.

La classe des coralliaires comprend deux ordres : les ALCY0NA1UKS ( ulci/onum , pennatula , corallium , f/on/onia, etc.) fit les zoanthairks. Ce dernier groupe comprend lui-même les trois sous-ordres suivants : les actiniaires, les antipathaires et les madréporaires.

CORALLIDIUM {di-om') n. m. Genre d'épongés pierreuses, famille des rhizomoridés, comprenant des formes plates, coniques ou cylindriques, rugueuses sur leurs côtés, etc. (L'espèce tyiio est lo coralUdium diccratinum du jurassique de Kelhoim.) ^

CORALLIEN, ENNE {li-în, en') adj. Qui est formé do coraux. Il Formations coralliennes, liécifs coralliens. \ .coKML. Il Calcaire corallien. Calcaire composé do débris do coraux fossiles. Il Etaffe corallien, Eta^o appartenant à la partie moyenne du jurassique supérieur. (Il est également désigné par le nom do séquanikn.)

GORALLIFËRE Mu lat. corallium, corail, et ferre, porter] ou CORALLIGÈRE (du lat. corallium, corail, vt t/erete, porter! adj. Qui ]n)rte dos coraux : Hocher conAt.ùvhiv..

GORALLirORMB (du lat. corallium, corail, et i\o forme)

adj. Qui a la lornic du corail.

CORALLIGËNE fdu lat. corallium, corail, ot generare, prodiiin*) adj. Qui |)roduit la substance calcaire dos coraux : ()rfpi7iisnii; coiiai.lio^cnk. Tissu coitALLUiJiNK.

CORALLIN, INE Hat. coralUnus ; do corallium. corail) adj. Qui eut rougo comme du corail : Lèvrea cor\llinks.

CORALLINAIRE {nèr') adj. Qui a quoique rapport avec lo corail : Sutjslance corallinairk.

CORALLINE (rad. corail) n. f. Annél. Genre do chétopodos.

— Bût. Plante cryptogame do la classe dos algues, à rameaux incrustés d'une matière calcaire : Avec la cokallink, on prépare des poudres vermifuges.

— Chim. Substance colorante rouge, préparée au moyen du phénol, li On a écrit quelquefois coraline.

— Miner. Agate cornaline, qui est do la couleur du corail.

— Moll. Nom vulgaire du peigne sanguinolent.

— Pêch. V. CORAILLÈRE. Il On écrit

aussi CORALINR.

— Teint. Matière colorante rougo orange, que l'on emploie principalement pour la teinture du coton et l'impressioa sur calicot.

— Encycl. Bot. Le genre coralline CoralUne. comprend une vingtaine d'espèces, disséminées dans toutes les mers, mais plus nombreuses dans les régions équatoriales. La plupart croissent en touffes plus ou moins épaisses sur les rochers battus par les Ûots; quclciues-unes vivent en parasites sur les varechs. La coralline oflicinale a joui, dans l'ancienne matière médicale, d'une grande réputation, comme anthelminlhiquo et absorbant; mais, sous ce nom, on débitait un mélange d'algues très diffé- rentes, que l'on remplace aujourd'hui par la mousse de Corse.

— Chim. On obtient la coralline en chauffant 6 parties de phénol avec 1 partie d'acide oxalique déshydraté et 3 parties d'acide sulfurique concentré à 125°, pendant quelques heures ; la masse, oouillie ensuite avec l'eau, se solidifie en une substance résineuse cassante. La réaction qui se produit est très complexe et donne naissance à diverses matières colorantes, que l'on réunit commercialement sous lo nom de « coralline ».

Ou a pu préparer, avec ce mélange, les corps suivants : 10 la coralline rouge, C" H^'O'", ou péonine, cristallisant dans l'alcool en longues aiguilles rouge cramoisi, et dans l'acide acétique en prismes verts à reflets métalliques et fondant à 156° ; 2" la coralline jaune, ou aurine, ou acide rosolique rouge grenat, C* H'*0*, cristallisant dans l'acide acétique en beaux cristaux rouges brillants ou on petites aiguilles à reflets bleuâtres ; 3" diverses substances que Ion a désigTiées sous les noms de corps A, B, C, D, E, ou mieux d'acide rosoliq^ue à reflets métalliques ou méthyiaurine (corps A), d'acide rosolique rouge grenat ou aurine (corps B), à'aurine oxydée (corpsC), d'acide leucorosolique (corps D), d'acide pseudorosolique (corps E).

La coralline est une matière colorante qui peut être utilisée en teinture et dans l'impression des tissus, ainsi que dans la fabricatioD des laques pour papiers peints. Associée à la fuchsine, elle produit des nuances cerise très pures. La soie et la laine exigent peu de mordants pour cette teinture, mais le coton et le lin au contraire ont besoin de mordants énergiques, tels que les sels d'étain.

La coralline détermine fréquemment des maladies do peau; aussi son emploi nécessite-t-il des précautions.

CORALLINÉES n. f. pi. Tribu d'algues marines, ayant pour t>'|)0 le genre coralline. — Une corallinée.

CORALLINÉS n. m. pi. Tribu d'alcyonairos , dont le genre corail est lo type. (Les corallinés so caractérisent par leur axe pierreux inarticulé, formé d'une masse fondamciitalecristallineetdospiculés calcaires soudés. [Claus.]) — In coralline.

CORALLINOÏDE n. m. Nom donné à certaines espèces de lichens, des genres cétraire, cladonie, spérophore ot sléréocaulon, dont le port rappelle celui dos corallinés.

CORALLIO GRAPHE (du gr. koratlion, corail, etgraphein, écrire) n. Naturaliste qui fait des éludes sur les coraux, rpii écrit sur cette matière. (Peu usité.)

CORALLXOGRAPHIE {fi — rad. coralUographe) n. f. Traité sur les coraux. (Peu usité.)

CORALLIOGRAPHIQUE (fik') adj. Qui a rapport à la coralliograpbio : Etudes coRALLiooRAriiigi'Ks.

GORALLIOPHAGE ou CORALLIOPHAGA n. m. Genre de mollusques lamellibranches (pélécypodcs), famille des cyprinidés. comprenant des formes à coquille irrégulièro, souvent subcylindriuuo, et qui perd mémo généralement tout contour caractéristique, quand ollo est encastrée dans les rochers.

— Encycl. Les coralliophagcs vivent dans les conduits creusés par les pbolados ot autres mollusques, ou dans des interstices do rochers; une fois entrés, ils n'en sortent plus et leur coquillo continu© à so développer en prenant lo contour do sa retraite.

CORALUOPHILE ou CORALLIOPHILA n. m. Genre de niollusqu(>s, type de la famille des coralliophilidés.

CORALLIOPMILIDÉS n. m. pi. Famille de mollusques gastéropodes, comprenant dos formes ressemblant aux pourpres, mais ayant une coquillo ruçuouso, irrégulière, a spiro courte. — Un cohalliophilidb.

— Encycl. Les coralUophtlidés, commo l'indique leur nom, vivent oxclusivoment dans los madrépores, où ils demeurent fixés parfois complètement. Ils sont répandus dans lo grand Océan avec les genres rhisochilus, corallinphila, leptoconchus, maijiUis, râpa; ils comptent des représentants fossiles dans les terrains tertiaires.

CORALLlSTES(/t-«/éM)n. m. Genre d'épongés pierreuses, famille des lithistidés, comprenant des formes linéaires ou on feuillus aplaties, répandues surtout dans l'Atlantique. (Le genre compte on tout six ou sept espèces.)

CORALLOBOTRYS {triss) n. m. Gonro d'éricacéos, série des vaociniées, sniis-série des ouvacciniées, habitant les monlagnos do l'Iniio. (Les corallobotrys sont des arbustes épiphytos A feuilles alternes, ù Heurs ponlamères d'un ronge" vif, disposées on corymbos.)

CORALLOCARPE n. m. Genre do cucurbitacéos, tribu des cucumérinées. (Los corallocarpes sont dos herbes couchées, habitant les régions tropicales do l'Afrique et hrs Indes orientales cl occidentales.)

CORALLOCÉPHALE n. m. Genre d'algues rapporté aux coralUnées ou aux codiéos, caraclériséos par leur froudo

CORAILLÈRE — CORAS

droite ou ramifiée, recouverte d'une coucho calcaire ot remplie d'une matière verte.

CORALLODENDRON {din) n. m. Genre do champignons filanii'iiioiix et coralloides, voisins des isariés.

CORALLOÏDE (du gr. korallion, corail, et eidos, aspect) adj. Se dit des végétaux dont les branches sont nombreuses et rapprochées, commo celles du corail : La clavaire CORALLOÏDE.

CORALLOPHYLLE n. m. Bot. Syn. do lennoa.

CORALLORHIZE n. f. Genre d'orchidacôcs, do la tribu des pleurothallées, comprenant deux ou trois espèces qui croissent dans l'Amérique moyenne et boréale.

CORALRAG (mot angl. formé do coral, corail, et de rag, fragment) n. m. Calcaire bréchiforme, formé de fossiles brisés dans lesquels dominent les polypiers. (Ce calcaire, développé dans lo Yorkshire, appari'ient à l'étage corallien ou séquanien, sous-étage rauracion.) ii Nom sous lequel on désignait autrefois plusieurs assises corallifères ou ooIiUiiques du jurassique moyen.

CORAM POPULO (mots lut. sign\(. En présence du peuple, en public). Parier coram populo. Parler nautement et sans crainte. (Cette locutiou avait son sens littéral à Rome, où les orateurs parlaient dans le Forum, devant lo peuple assemblé.)

Coran, Koran ou AlcoraN, livre sacré des musulmans. Ce nom, qui signifie étymologiqucment " lecture ", est souvent remplacé dans la littérature arabe par les suivants : al-mashaf n volume » ; kitab-Allah " livre d'Allah a ou simplement kilab ■> le Livre par excellence i», fourkan n celui qui distingue (entre les vrais croyants et les infidèles) ». Le Coran se compose de 114 cliapitres écrits en prose rimée, nommés sourates, dont quelques-unes sont extrêmement longues, tandis quo d'autres se réduisent à trois ou quatre versets ; elles ont été rangées dans la rédaction actuelle du Coran, d'après leur longueur, les plus courtes étant rejetées à la fin du livre. Chacune de ces sourates est divisée en versets {aiet), et le Coran tout entier en comprend G. 000, ou, suivant d'autres exégètes, 6.326; lo nombre des mots compris dans toutes les sourates est de 77.639. Chacune d'elles a reçu un nom particulier, tiré d'un verset ou d'une épisode qui s'y trouve racontée. Une des sourates se nomme « la Vache u , une autre " la Sourate de Joseph ».

Le Coran se lisant dans certaines cérémonies religieuses est divisé en 60 parties appelées bizb, ou en 30 sections nommées djouz; quand l'on doit réciter le texte entier du Coran, on prend 60 lecteurs, qui psalmodient chacun leur partie, de telle sorte que la lecture se fait assez rapidement. D'après les exégètes musulmans, le Coran est un des feuillets détachés du Livre qui se trouve dans le Ciel, et qu'Allah a fait descendre sur la terre pour servir de guide aux hommes. C'est l'ange Gabriel {Dùbrail) qui apporta chacune des sourates à Mahomet; les musulmans affirment que le premier de tous les versets du Coran, qui furent ainsi révélés au Prophète, se trouve dans la sourate 96, et qu'il le reçut dans une grotte du mont Harah, près de La Mecque. Mahomet ne mit jamais par écrit les versets que l'ange Gabriel était censé lui apporter du Ciel, tout au plus quelques-uns de ses compagnons en écrivirent-ils quelques-uns sur des fouilles do palmier ou sur des omoplates do chameau ou do mouton. On conçoit que, dans dételles conditions, le texte du Coran, livré uniquement à la mémoire, n'aurait pas tardé à s'altérer, sinon à s'oublier; aussi, au lendemain de la mort de Mahomet, le calife Abou-Bekr, son successeur, réunit-il tous ceux qui avaient assisté aux extases do Mahomet, et qui savaient un certain nombre de versets par cœur. Le texte ainsi recueilli fut écrit et on en forma un volume, que lo calife confia à la garde d'Hafsa, fille d'Omar. On en fil do nombreuses conies, qui se répandirent chez tous les musulmans, mais 1 on ne tarda pas à s'apercevoir que de nombreuses variantes s'étaient glissées dans lo texte établi par Abou-Bekr, et qu'elles en faussaient lo sens. Aussi, dès lan 30 do l'hégire, lo calife Omar soumit à une revision sévère le texte du Coran, et fit briller tous los exemplaires fautifs ; telle est l'origine du texte actuel du Coran. Il est probable que, dans cette rédaction, lo texto du Coran était écrit on caractères koufiques, ot quo les voyelles n'étaient point marquées, pas plus que les signes de ponctuation ; ce n'est quo plus tard qu'on les ajouta, pour faciliter la lecture, ot en mémo temps pour la "fixer. Ce fut un travail analogue à celui do la Massoje pour la Biblo. Lo texto du Coran a été très souvent commenté, aussi bien en arabe qu'on oersan ot en turc ; les principaux commentaires sont celui ae Tabari, celui do Zamakhshari et celui do Beidawi.

Coran (Charles-François), poète, né A Paris on 1814.

Il a publié trois recueils remarquables : Onyx (ïSiO); ïtimes galantes [XZM) \ Dernières éléoances {l»R^) et plusieurs de ses pièces figurent dans los anthologies ; ses œuvres complètes ont été réunies en 1887.

CORANA n . m. Dialecte africain , appartenant à. la souclio hottentole du mémo nom.

CoRANCEZ (Olivier df), écrivain français, mort en 1810. En 1777, il fonda, de concert avec Sautroau do Marsy ot Cadet do Vaux, le Journal de Paris. la première fenillo quotidienne française. Il y publia, cl fit ensuite pariiîlro ik part (1778), uno curieuse* étude sur J.-J. Rousseau, avec lequel il était fort lié.

GORANGEZ (LouisAIoxandro-Olivier dk), écrivain, né A Paris en ï77i>, mort en 1832. Il lit partie do la commission scientifique d'Egypte on 17'.tî». puis devint consul à Alep ot membre de l'Institut (1811). On lui doit uno Nistoue des W'ahabis depuis leur origine jusqu'en tS09.

CORANCY, comm. de la Nièvre, arr. et A 6 kil.do Chfttoau- Chinon.près do l'Yonne; 1.188 hab. Eglise du xv» siècle.

CORANGAHITE, lac d'Australio (Victoria) ; superficie : 233 kilom. carr.

CORANIQUE (nik') adj. Qui a rapport au Coran ; qui est fait dans lesprit ot selon los principes du Coran.

GORARIO. Biogr. V. CORRARO.

CORAS (Jean mO. j»nsconsuUo français, né A Réalniont ( lanii en ir.ia, mort A Toulouse en 1.^72. II onsei^iita lo droit A Angers, A Orléans, A Paris, A Padouo et A Ton-

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