‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 296 sur 870 · CISTE · texte numérisé non relu

CISTE

— Archéol. Los corbeilles do table, do vannerie ou d'orfèvrerie, faisaient, au moyen àgo, partie du couvert dans Ios grandes maisons. Ou les nommait cor6cr7/(.'.î à aumône, parce qu'on y mettait les morceaux de pain ot autres aliments solides destinés aux pauvres, tandis quo Ios aliments liquides étaient mis dans les pats a aumihie. Quand on lit les distributions d'une manière moins familière, ces corbeilles demeureront dans le borvico sous lo nom do corbeilles à tirer le pain. Los cor-

Corbeille de mariage (Je Uoulle).

CorhoUle (zonl.) : palto» poatûricurcHiio» abeillcd oiivriArca;r, o.orliutllp; r, iiolladi- lu corboil If riirinanlrnti^aii pciiir rctoulrlai»olutc dcpolluii ^jj).

beillos de table, au xv* siècle, étaient souvent faites de filigrane d'argent tressé, imitant le travail do vannerie.

CORBBILLÉE [bé-ill-é [Il mll.]J n. f. Contenu d'une corueille pleine : Ihie conuEii.i.i-.E do fruits.

Corbeilles ou Corbeilles-en-gâtinais, comm. du Ldirot, arr. et à 17 kilom. di^ Montargis, sur la Holande, al'll. du Fusain, sur lo plateau du Gàtinais; l.au hab. Conunerce de veaux, bourre et fromages.

CORBEJEAU ou CORBIJEAU ijo) n. m. Nom vulgaire du ruurli.s iniiiiiiuti.

CORBELÉ, ÉE adj . Sylvie. Syn. do couronné : Arbre

COUllEl.K.

GORBEUN, comm. de l'Isère, arr. et à 12 kil. do La

Tour-du-I'in ; 2.173 hab. Fab. de soieries; scieries à vapeur.

CorbENAY, comui.de la Haute-Saône, arr. et à 31 kilom. de Lure, non loin de la Somouso ; 1.1G2 hab. Ch. de f. Est. Faliricpies do guipure d'art et do broderies; moulins.

CORBENY, comm. de l'Aisne, arroud. ot à 19 kilom. de Laon; 801 hab. Elle est désignée dans les anciennes chartes sous lo nom do fiscu7n Corbiniacum (fief de Corbeny), villa Corbiniaca (maison do campagne de Corbeny)', et fut, dès lo premier âge de la monarchie française, une des résidences royales de Pépin, Charlemagne et Charles le Simple. Celui-ci était à Corbeny quand il accueillit les religieux de Nanteuil, chassés de leur monastère par les invasions normandes (898). Les religieux apportaient avec eux les reliques de saint Marconi, fondateur du monastère de Nanteuil, apôtre de Jersey. Le roi fonda à Corbeny un monastère, que sa femme enrichit plus tard do la résidence royale. Les reliques de saint Marconi devinrent l'obiet d'un pèlerinage fort suivi, et les rois de France y allaient faire une neuvaino après leur sacre. C'était là qu'ils acquéraient, dit la tradition, le pouvoir de guérir les écrouelles. Il reste aujourd'hui, à Corbeny, une église des xiii* et xv siècles.

CORBERA DE Ebro, comm. d'Espagno (Catalogne [prov. de Tarrayoue]); 2.000 bab. Fabriques d'huile.

CORBERON (Nicolas de), jurisconsulte français, né à Troyes en 1608, mort en 1050. Il devint successivement membre du conseil souverain do Nancy (1634), avocat général au parlement de Metz (1636), maître des requêtes et enfin intendant de justice, police et finances dans 1© Limousin, !a Saintonge, la Marche, l'Angoumois et l'Aunis (1644). On a de lui des Plaidoyers {l6dZ). — Son neveu, Nicolas de Corberon, né à Paris en 1643, murt à Colmar en 1729. fut procureur général au parlement de Metz (1683), premier président du conseil souverain de Colmar (1700) et conseiller d'Etat (1725). En 1681, il fit avec Rcgnard un voyage en Suède et en Laponie. — Son fils, Nicolas de Corberon, fut, d© 1725 à 1747, premier président du conseil souverain do Colmar. Il a publié : ICssai de recueil d'arrêts notables du conseil souva-airi d'Alsace (1740).

CORBET (Guillaume), général, né en Irlande en 1781, mort à Saint-Denis, près Paris, en 1842. Il combattit d'abord pour sa premier© patrie, c(uand , aidée do la France, elle tenta de secouer lo joug do l'Angleterre. Puis il se fit Français, suivit les guerres do l'Empire, et, do 1828 :ï 1830, se distingua en Morée. Sa victoire d'Argos lui valut le titre de commandant en chef de l'armée grecque, auquel il renonça pour rentrer en France.

CORBETTA, ville d'Italie (Lombardio [prov. do Milan]); 5.500 hab. iJeiirées alimentaires; élève de bétail.

CORBEUF ou CORBŒUF (contraction d© corps ou coinie de h'i-nf) interj. Ancien juron.

CORBICHONIE n. f. Bot. Syn. do orygie.

CORBICRAVE n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des corvidés, dont lo nom scientifique est corcorax. [Les corbicraves, dont ou ne connaît q^u'uuo espèce 'corcorax mclanorhamphos) , sont très voisins des cravos et des chocarts; leur livrée est noire; ils habitent lo sud do l'Australie. I

CORBICULE ou CORBICULA n. f. Genre do mollusques lamellibranches, famille des cyrénidôs, comprenant uno centaine d'espèces des régions chaudes du globe. (Les corbiculos habitent la mer ou les cours d'eau ; elles sont de taille petite ou moyenne.)

CORBICULE, ÉE (du lat. corbicula, corbeille) adj. En T. 'Itiist. nat.,Qui a la forme d'une corboillo. n Tibia cor biculé , Tibia dinsecto pourvu d'une corbeille.

GORBIE (lat. Corbcia)^ cb.-l. de cant. do la Somme, arrond. ot à 15 kilom. d'Amiens, sur la Somme, nrès du confluent do cette rivière ot do l'Encre ; 4.299 hab. i^Corbëens,ennes ou Corbiens, ejines.) Cb. do f. Nord. Tourbières, eaux minérales, filatures do laine et do coton, tricots, fabriques do tissus, bonnuiorio. — Le canton do Corbio a 24 comm. et 21.517 bab.

— Histoire. Corbio fut autrefois uno cité florissante, dotée par Philippe Auguste d'une charte communale. Elle possédait une puissante abbaye fondée on 657 par sainte Bathildo.ot dont les abbés furent, pendant plusieurs siècles, les soigneurs de Corbio. C'est dans celte abbaye que mourut Didier, roi des Lombanls. Corbio fut prise par les l'^spa-

Ênols on 1 036 et reprise quol([Uo temps après par Louis XIII. ouis XIV ou fit définilivoniont raser les fortifications.

L'église abbatiale date du xvi» siècle. On voit encore, à Corbio, les ruinosdo rancieiino église Saint-Etionno (xii* s.). Patrie de saint Giraud (xi' s.) et do saint© Colotto, réformatrice do l'ordre dos franciscaines.

CORBIÈRE n. f. Nom donné i certaines parties du littoral de^ îles normandes.

Corbière (Pierre dk), antipape. V. Nicolas V.

Corbière (Jacquos-Josoph-Guillaume-Pierro, comlo m:), lioinmed'Eiat français, né A Amanlis, près do Konnes, on 1767, mort A Rennes on 1853. D'abord avocat, il devint député d"lIlc-et-Viluino après la Hoslauration. Il s'unit nu parti nlfra-rovalisio et contribua aux mesures dcxcopiioii vnléos A la fin de 1915. Uéélu en I8lG,il combattit les ministères modérés du duc do Kicbeliou ot île Decazos. Kn IK20, il fut nommé président du conseil royal do l'iustructioD publique. U démissionna en 1821,

Aniif

lie Corbic-

mais il revint à la této do l'Université lorsque do Villèle, en décembre 1821, forma un ministère ni ira- royaliste. Inféodé à la Congrégation, il concourut à toutes les mesures antilibérales de ce ministère. Il so retira avec Villèlo en 1828, sous Charles X. Il fut appelé à la pairie, qu'il perdit lors de la révolution de 1830.

Corbière (Jean-Antoine-René-Eilouard), marin et littérateur français, né à Brest on 1793, mort en 1875 à Morlaix, lut oi'licicr de marine, puis capitaine d'un navire marchand. Il so signala par sos idées avancées, publia des poésies, des chansons, mais so fit surtout coiinaitre par de nombreux romans maritimes, entre autres : les Pilotes de l'Iroise{\m2) ; le Négrier [ï^Z-l] ; la Mer et les Marins{\%Z-i) ; Contes de bord (1833); les Aspirants de mari}ie (1834); les Trois pirates (1838) ; les Folles finses (l838) ; 7'ribord et bâbord (1840); C'Wc-(;?-«C (1846).

CorbiÈRES (les), région montagneuse situéo en avant de la partie nord-est do la chaîne pyrénéenne. Les géographes et les géologues n'étant pas encore parvenus à s'entendre au sujet des limites exactes des Corbiôros, celles-ci sont assez difficiles à établir. Néanmoins, on peut dir© que ce chaînon montagneux occupe une zone compris© entre le canal du Midi, l'extrémité calcaire des Petites Pyrénées, qui s'infléchit du côté du N.-E.,et le massif schisteux qui avoisino Mouthoumet, chef-lieu d© canton du département de l'Aude. Les reliefs isolément groupés, sillonnés de dépressions profondes dont la direction générale est sensiblement orientée N.-E.-S.-O., qui forment les Corbières, sont constitués, en majeure partie, par des terrains primaires do couleur sombre, compacts, résistants et très tourmentés. On divise ces espèces de contreforts des Pyrénées françaises en Corbières septentrionales et Corbières 7néndionales.

— Moutons des Corbières. hes moutons des Corbières sont une variété do la race mérinos, de taille petite et de conformation médiocre. Ils habitent en toute saison les hauteurs qui avoisincnt la Montagne-Noire, dans l'Aude. Cette population ovino n'a que peu d'importance.

CORBIEU (altérât, do corps de Dieu) interj. Ancien juron adouci, qui se disait particulièrement dans les campagnes. Il On a écrit, plus anciennement, corps bied.

CORBIGNY, ch.-l. de cant. de la Nièvre, arrond. et à 30 kilom. do Clamecy, au bas des montagnes du Morvan, sur l'Anguison , affluent de l'Yonne; 2.373 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Fabriques do ciment et de sabots, filature do laine, tuileries, tannerie. Commerce de bois do chauffage; bestiaux. Eglise Saint-Jean, du xu' siècle. — Lo cantod a 15 comm. et 11.747 hab.

CoRBIGNY, ville do Belgique. V. Philippeville.

CORBILLARD [bi-llar' [Il mil.] — rad. Corbeil) n. m. Ancien coche d'eau, qui faisait le service entre Paris et Corbeil. u On a f

dit aussi CORBIL- n» f^

LAS et cobuil- ^^^'

LAT. (Par extension , ce terme s'appliqua, au XVII" siècle, aux prands carrosses dans lesquels les princes faisaient voyager les gens de leur suite, et, plus tard, par dérision, aux carrosses bourgeois où les gens s'empilaient souvent en trop grand nombre.) il Auj. Char sur lequel on transporte les morts.

— Pop. Caillou à caler les roues de corbillard^ Figure triste, renfroguéo.

— En T. d'ornith.. Nom vulgaire du jeune corbeau. CORBILLAT (6t-Ua [U mil.] — dimin. do corbeau) n. m.

Pftit corbeau.

CORBILLON (bi-llon \ll mil.]) n. m. Espèce de petite corbeille, dans laipiclle lo boulanger mot la quantité de pâto nécessaire pour faire uu pain.

— Jeux. Jeu de société où chacun doit, sous peine do douuer un gage, répondre par uu mot on on à. cette question : Je vous passe mon coj'billon, qu'y met-on ? il Petit panier où l'on met les enjeux ou les gages.

— Mar. Petit baquet, dans lequel on dépose lo biscuit destiné à être distribué on ration à chaque plat do matelots, qui est ordinairement do sejn boniines.

— Prov. : Changement de coibiUou fait appétit de pain bénit ou Changement de corbillon fait trouver le palo bon, On trouve du plaisir dans lo cliangenu'iit.

CORBILLOT [bi-llo [Il mll.l — dimin. de corbeau) n. m. Petit du corbeau. Syn. do cobiuli.at, et do cokuillard.

CORBIN (rad. corbeau) n. m. Nom collectif d'instruments terminés on point© recourbée quo l'on désigne sous les appellations <lo bcc-de-corbin ou encore do bec-à-corbiH. \ . m-:c-i)i:-roR»iN.

— Art milit. ano. Syn. do corbeau.

— Ornitli. Nom vufgairo du choucas et do la cornoillo commune.

— Sucrer. Nom donné, dans Ios fabriques do snero, A un uslonsilo employé pour porter lo sirop des chaudières dans les formes.

, GORBIN (Jacques), écrivain, né A Saint-Gaultier (Borry) vers 1580, mort A Paris on 1G53, fut avocat au parlement do Paris, conseiller du roi et maître dos roquâtes do la reine d'Aulricbo. On lui doit, entre autres ouvrages, dos poômos aussi bizarres (|Uo médiocres : Vie et miracles do sainte (ieneviéve (Hî32); la Sainte Franciadc ou la Vie de saint Frani;ois (1634), et une traduction mot A mot do la Biblo. Il n'a échappé à. l'oubli que gvlico ù uu vers satirique do VArt poétique do Boiloau :

On 110 lit «lUTo pbi« Hamp»llo et Mt'8imr«Ui"'ro Qiio Mni((iion, Du Souhait, Corbin et La Morllàre GORBINE (rad. dimin. corbeau) u. f. Nom vulgaire do la corneille noire (cort'»i corone),

CORBINEAU (Jean-Baptisto-Juvénal, comte), général dn cavalerie, lié A Marcliieunes (Nord) on 1770, mort en \^m. Il fil loutes les campagnes do la Uévolution ot de lEmpiro, so distingua on Espagne ot pendant la campagne do Russie. Mis ù la relraito à lu Restauration, il reprit du

Corbillard.

Corbillon.

CORBIJNELLI

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