CORDAY
Corbis.
Corbivau.
service en 1830, et fut créé pair de France. C est lui qui fit arrêter à Boulogne (1840) le prince Louis Napoléon.
GORBINELLI (Jacques), littérateur italien, né à Florence au XVI" siècle, se rendit en France où Catherine do Médicis le chargea do surveiller l'éducation du duc d'Anjou. 11 fut lami du chancelier de L'Hospital et rendit de nombreux services aux gens de lettres de son temps. Pendant la Ligue, il informa secrètement Heeri IV de ce qui se passait dans Paris. Il publia le Corbaccio de Boccace; le Bella wli/are eloqiienza de Dante, etc. — Son petit-fiis, Corbinalli (Jean), moraliste et épicurien, né à Paris en 1615, mort eu 1716, galant homme et homme d'esprit, fut lié avec les personnages les plus célèbres du temps, notamment avec M"* de Sévignë, qui a inséré des lettres de lui dans sa correspondance. On lui doit : Sentiments d'amour tirés des jneilleurs poètes modernes (1665); Histoire généalogique de la înuison de Gondi; etc.
GORBINIEN (saint), né à Chartres vers 680, mort en Bavière en 730. A l'âge de vingt et un ans, il fonda, près de l'église de Saint-Germain do Chartres, un monastère où il demeura quatorze ans. Après plusieurs voyages à Rome, il se fixa eu Bavière, à la prière du duc Grimoald, et travailla avec succès à la conversion des païens encore nombreux. Sacré évêque de Freising, il y éleva un monastère qui fut l'origine du célèbre couvent bénédictin de Weihenstephan. C'est un des saints les plus populaires de la Bavière. — Fèto lo 8 septembre.
CORBIS [biss) n. m. Genre do mollusques lamellibranches, famille des lucinidés, comprenant des formes à coquille ovale, régulière, épaisse, couvertes de sillons concentriques ou do stries rayonnantes. [On en connaît un grand nombre d'espèces répandues dans l'océan Indien ou fossiles dans les terrains tertiaires {corbis lamellosa), etc.]
CORBITE (lat. corbita; de corbis, panier d'osier) n. f. Mar. anc. Vaisseau marchand dont un des mâts portait une hune d'osier en forme de panier.
CORBIVAU (l'o) n. m. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des corvidés, comprenant de grands corbeaux à bec élevé, épais, robuste, hauts sur pattes, do couleurs sombres. (Les corbivaux sont propres au centre et au sud de l'Afrique; leurs mœurs sont celles dos corbeaux ; on en connaît deux espèces : le corbivau à cou blanc du Cap. et le corbivau à gros bec, d'Abyssinie.)
CORBLET (6/è) n. m. Nom que les jardiniers donnent à une variété de pavot appelé également pavot cornu.
CORBLET (l'abbé Jules), archéologue français, né à Roye (Somme) en 1819, mort à Versailles en 1886. D'abord attaché au clergé d'Abbeville, puis à celui d'Amiens, l'abbé Corblet s'adonna surtout aux études archéologiques. Il fonda, en 1857, la Bévue de l'art chrétien, où il publia un nombre considérable d'études, ainsi que dans les " Mémoires » de la Société des antiquaires de Picardie, dont il était un des membres les plus actifs. On citera, parmi ses travaux : Manuel élémentaire d'archéologie nationale (1852); Hagiographie du diocèse d'Amiens (1869-1874); Becherches historiques sur les agapes (1885).
CORBLEU ! (altérât, de corps Dieu) interj. Juron, il On a fait aussi de ce mot un substantif féminin dans la locution interjeclive par la corbleu (même sens).
GORBON (Ciaude-Anthime), homme politique français, né en 1808, à Arbiçoy-sous-Varennes (Haute-Marne), d'une famille de cultivateurs, mort en 1891. Tour à tour tisserand, peintre de lettres, métreur, compositeur typographe, sculpteur sur bois, Corbon étudiait pendant ses loisirs les questions économiques, sociales et religieuses. En 1840, il s'associa à plus do deux cents ouvriers et fonda l'Atelier, journal dont il fut un des plus actifs rédacteurs. En 1848, il fut élu représentant du peuple par les électeurs de Paris. Corbon rentra dans la vie privée après le coup d'Etat du 2 décembre. Retourné à son atelier, il publia :/?e l'enseignement professionnel (1859), et le Secret du peuple de Paris (186;î). Après la chute de l'Empire, il fut nommé maire du XV" arrondissement de Paris, et élu, en 1871, député à l'Assemblée nationale, où il soutint lo gouvernement de Thiers. I! fut élu, en 1875, sénateur inamovible. Il a été questeur du Sénat, de 1885 à 1890.
CORBONDIER (di-é) n. m. Anc. mus. Sorte do cor do chasse, dont on sonnait dans les réjouissances publiques. CORBRIDGE, comm. d'Angleterre (comté de Northumberland), sur la Tj^ne; 2.400 hab. Autrefois ville importante; ruines romaines.
CORBUCHE D. f. Arg. Ulcère, n Corbuche-lof, Ulcère que se donnent les mendiants pour exciter la pitié.
CORBULE ou CORBULA n. f. Genre de mollusr(ues lamellibranchesfpélécypodcs), famille des mj,'idés, comprenant ues formes à coquille ovale avec valves inégales, épiaermée, épaisse.
(Les corbules comptent plus de soixante-dix espèces, réparties dans toutes les mers, ou fossiles dans les terrains secondaires ot tertiaires.)
GORBULON fCnéius Domitius), général romain, né vers lo commencement de l'ère chrétienne, mort en 67.
Bien qu'il eût commis sous Caligula do grandes dilapidations, il reçut do Claude le commandement d'une armée en Germanie (47). Il battit les Chauqucs et creusa un canal de la Meuse au Rhin. Sous Néron (54), il lit la guerre aux Parthes,chassad'Arménie leur roi Vologèsc et, finalement, lui imposa la paix, ainsi qu'à Tiridato. Malgré ces scrvi-
Corbulon.
ces, Néron donna I ordre de le tuer. Corbulon préféra se percer lui-même de son épée. Il avait écrit des mémoires militaires dont il ne reste rien.
CORCELET \se-lé) n. m. Forme inusitée de corselet.
GORCELLES (Claude-François-Philibert Tircuy de), né à Marcilly-d'Azorgue (Rhône) en 1802, mort à Paris en 1892. 11 fut nommé, en 1837, député de Séez (Orne). En 1848, les électeurs de l'Orne l'envoyèrent à la Constituante. Il appuya la politique do Louis-Napoléon. Chargé par lo gouvernement d'une mission, il se rendit auprès du pape, alors à Gaèto, et à Rome, ou il désavoua lo traité conclu avec les triumvirs par de Lesseps, et, après que lo général Oudinot fut entré dans Rome, il présida au rétablissement de l'ancien régime et fut réélu à l'Assemblée législative. Après le coup d'Etat du 2 décembre, il rentra cependant dans la vie privée. Elu, en 1871, député du Nord à l'Assemblée nationale, il fut nommé, par Thiers, ambassadeur près le saint-siège. Il conserva ces fonctions après la chute do Thiers.
GORCERON ou CORSERON n. m. Morceau de liège que Ion attache aux empiles, pour que les hameçons no touchent pas au fond, ii On dit aussi flotte.
— n. m. pi. Morceaux do liôgo qui maintiennent à fleur d'eau les hlets tendus, il On dit également flottes.
CORCHORE {kor') n. m. Genre de tiliacées, tribu dos grewiées, comprenant une quarantaine d'espèces, qui croissent dans les régions tropicales.
GORCIANO, comm. d'Italie (Ombrie [prov. de Pérouse]), non loin du lac de Trasimène ; 4.500 hab.
CORCIER {si-é) n. m. Nom vulgaire d'une variété de chêne qui fournit du liège comme le chêne-liège proprement dit.
CORCIEUX, ch.-l.decant.desVosges,arr.età 19 kilom. de Saint-Dié, sur le Neuné ; 1.509 hab. Ch. de f. Est. — Le canton a 13 comm. et 11.255 hab-
GORCOVADO, volcan des Andes (Chili), en face de l'île de Cluloé ; altitude approximative : 2.300 mètres.
GoRCOVADO, nom d'un petit fleuve côtier du Chili.
GoRCUBION, ville d'Espagne (Galice [prov. de la Corogne]), près du cap Finistère; 1.469 hab. Petit port de commerce. Pêche de la sardine. Ville brûlée par les Français en 1809. —Pop. du district de Corcubion : 36.332 hab.
GORCUD ou KORKOUD, fils du sultan ottoman Bajazet II, né dans la seconde moitié du xv* siècle, mort en 1513. Investi par son père du gouvernement de Tekké, il s'enfuit au bout de peu de temps en Egypte, comptant que le sultan des mamelouks 1 aiderait à s'emparer do 1 empire. Ses espérances ayant été trompées, il fut réduit à implorer le pardon de son père. Quand Bajazet eut abdiqué, les janissaires proclameront Sélim, son frère cadet. A peine sur lo trôiio, lo nouvel empereur poursuivit Corcud en Asie Mineure et le lit mettre à mort.
CORCULE n. m. Bot. Syn. de embryon.
GORCYRE. Mvth. gr. Fille d'Asopos et mère do Phéax, qu'elle eut do i^oseidon. Elle donna son nom à Y'ile de torcyre (auj. Corfou).
GORCYRE, nom ancien do l'île de Corfou. Les Grecs l'appelaient Korkura ou Kerkura; les Romains, Corcyra. On fidentifie avec l'île des Phéaciens, dont il est question dans VOdysséc.
GORCYBÉEN, ENNE [ré-in, en), personne née à Corcyre ou qui habite cette île. — Les Corcyrêens.
— Adiectiv. Qui appartient à cette île ou à ses habitants : Les mœurs corcyrèennes.
GORDA (Auguste-Charlos-Joseph), botaniste allemand, né en 1809 à Reichenberg (Bohême), mort en 1849. Il publia, dès 1829, un ouvrage qui lui valut d'être appelé à Berlin près do Humboldt. En 1834, il fut nommé conservateur au musée de Prague. En 1847, il fit un voyage scientifique au Texas, et périt à son retour dans un naufrage. Les principaux ouvrages de ce savant sont: Icônes fungorum hucusque cognitorum (1837-1842); Floi^e illustrée des mucédinées d'Europe (1839; trad. en franc., 1840); Introduction à l'étude ae la mycologie (1842); Documents pour la flore de l'ancien continent {\^\z>); QIC.
CORDAGE (du gv.korda.T,akos, même sens) n.f. Chorégr. anc. Danse grossière et lascive, usitée chez les anciens Grecs, n Querques-uns font ce mot masculin en français, comme il l'est en grec.
— adj. f. Myth. Surnom d'Artémis en Elide. (On l'appelait ainsi parce que, suivant la légende, les compagnons de Pélops avaient dansé la cordace dans son temple pour célébrer leur victoire.)
CORDAGE (daf) n. m. Nom générique de toutes les cordes et câbles employés au gréement et à la manœuvre des navires, ainsi qu'au service des trains d'artillerie et des machines ou engins quelconques.
— Artill. Cordage à enrayer, Câble servant à limiter le recul de l'obusier de montagne, quand on manœuvre la pièce sur un terrain qui manque de largeur.
— Art milit. Cordage de caisse, Corde câblée, qui sert à serrer les grands cercles du tambour.
— Techn. Cordage ou Corde lisse, Corde en fil de chanvre,
3ui sert pour exécuter des opérations de sauvetage, et ont l'une des extrémités est munie d'un bilboquet de bois de frêne, qui permetdei'aniarrerplus facilement, n Cordatje à feu de clieminée, Corde semblable à la précédente, qu'on emploie, dans les feux do cheminée, pour monter sur les toits très inclinés, n Corde dont se servent les maçons pour niveler la maçonnerie qu'ils montent, ii En T. d'exploit, des forêts, Manière de corder le bois, de le mesurer à la corde. i| Opération qui consiste à passer sur les épis de blé avant leur maturité une corde tendue, pour faire tomber la rosée du matin, qiii nuirait au grossissement du grain.
— Encycl. Mar. Los cordages sont employés à bord pour toutes les manoeuvres courantes et, en général, pour tout ce qui exige do la souplesse et une manipulation facile. Ils sont en filin blanc ou en filin goudronné ; commis en aussières, c'est-à-diro composés de trois ou quatre toronsou encore commiseu grelins, c'est-à-dire composés de trois ou quatro aussières. La matière employée est gênéralomont lo chanvre, en Europe; mais chaque paysso sert des textiles qu'il produit. En Chine, on prend du rotin, qui donne des câbles d'une solidité à toute épreuve et imputrescibles. L'Etat confectionne beaucoup de ses cordages ot hîur mot une marque spéciale. L'inconvénient des cordages consiste eu ce que le chanvre, soumisà unechaleur
Cordaïtea.
humide, à des alternatives d'humidité et de sécheresse, se brûle souvent sans avoir servi. Los cordages vont depuis lelusin et le merlin jusqu'aux aussières; mais, généralement, on appelle <> cordages " des filins maniables dont la dimension varie du quarantenier jusqu'aux fortes aussières.
On dit qu'un cordage est blanc, lorsqu'il n'a pas été goudronné; s'il a subi cette opération, il est noir.
GORDAGER [je. — Prend un e après le g devant les voyelles \ et o : Il cordagea. Aous curdageons] v. n. Faire de menues cordes.
CORDA'icaRPUS {puss) n. m. Nom donné aux fruits ou graines do cordaile.
CORDaIte (do Corda, n. pr.) n. f. Genre ou groupe do plantes fossiles des terrains houillers.
— Encycl. Les cordaites constituent à elles seules la presque totalité de certains dépôts houillers oil l'on retrouve surtout les débris de leurs feuilles et de leur écorco.
COBDAITËES n. f. pi. Division de plantes fossiles. — Une cordaÏtée.
— Encycl. Le nom de cordaïtées a été donné à un groupe de gymnospermes fossiles caractérisés ossentiellement par leur cylindre ligneux, régulier, circulaire et simple, et qu'on range d'ordinaire à côté des cycadées et des conifères. Ces végétaux ont laissé des empreintes ou des débris dès le silurien supérieur ; mais ils sont surtout très nombreux dans le terrain houiller , où leur accumulation constitue, en certaines régions, la partie la plus importante des formations carbonifères. Les cordaïtées se rapprochent également des cycadées et des conifères, mais ne peuvent se rapporter à aucun des deux et méritent, par conséquent, de composer une famille à part. De même que les cycadoxylées, les cordaïtées ont leurs feuilles disposées en petit nombre autour de la tige et des rameaux.
Leur tronc s'élevait droit, ne se ramifiant que vers le haut. Le feuillage était composé de grandes feuilles simples en forme de ruban. Les fleurs sont bien connues : chez les mâles, chaque étamine est formée d'un filet portant à son sommet trois ou quatre sacs polliniques s ouvrant en long.
II y a lieu do penser, d'après les dimensions de la moelle, quo la végétation de ces plantes remarquables devait être fort rapide et peu ou point interrompue.
GORDANS (Bartolomeo), compositeur italien, né à Venise en 1700, mort à Udine en 1757, où il fut maître de chapelle pendant vingt-deux ans. Il fit représenter à Venise quelques opéras : la Générosité di Tiherio (1729); Silvia (1730); la Romilda (i731). On connaît aussi do lui un oratorio : San Homualdo, qui fut exécuté à Murano en 1727. Comme compositeur de musique d'église, Cordans fit preuve d'une fécondité prodigieuse. On connaît de cet artiste plus de soixante messes solennelles avec iustruments, dont quelques-unes à double chœur; plus de cent psaumes du même genre, sans compter une quantité de motets, d'antiennes et de répons.
GORDARENI, comm. de Roumanie (district do Dorohoiù) ; 3.550 hab.
CORDASSON {da-son) D. m. Sorte de toile grossière. CORDAT {da) n. m. Sorte de grosse serge croisée, drapée et toute de laine, destinée à faire des vêtements communs. Il Grosse toile d'emballage.
CORDAY D'Armont (Marie-Annc-r/mWo//e), née en 176S à la ferme de Ronceray, dépendant actuellement de la commune des Champeaux (Orne), et décapitée â Paris en 1793. Fille do Jacques-François Corday, écuyer, et de Charlotte de Gautier de Ménilval, elle descendait directement de Pierre Corneille. Son enfance s'écoula en grande partie dans le manoir ancestral de Cauvigny, situé au Ménil-Imbert, aujourd'hui hameau de la commune du Renouard. A la mort de sa mère, en 1782. Charlotte entra comme pensionnaire à l'Abbaye-aux-Dames, à Caen, où elle se signala par la précocité de son intelligence et la gravité de son caractère. Lors de la fermeture des couvents en 1790, elle trouva asile à Caen môme, chez sa vieille cousine M°"' Lecoutelier de Bretteville. Elle y menait une vie fort retirée, et passait presque toute la journée dans sa chambre à "lire les œuvres des grands écrivains anciens et modernes. Ses auteurs do prédilection étaient l'abbé Raynal, J.-J. Rousseau, et surtout Plutarque. Son âme impressionnable y puisa, avec une sincère passion pour la liberté, une claire intelligence des idées nouvelles qu'elle trouvait exposées dans les journaux. Girondine ardente, l'arrivée à Caen do ses coreligionnaires de la Convention, proscrits par le décret du 31 mai 1793, exalta son imagination. Marat lui apparut comme l'obstacle principal au salut de la nation. Elle résolut do le poignarder. Sans faire part de ses projets à personne, elle partit le 9 juillet pour Paris, où elle arriva lo 11. Lo lendemain, elle resta enfermée presque tout lo temps dans sa chambre do l'hôtel de la Providence. Lo samedi 13 juillet, de grand matin, elle acheta chez un coutelier du Palais-Royal un énorme couteau de cuisine, et se présenta ensuite chez Marat, sous prétexte do le renseigner sur les événements do Caen. Econduito une ])remièro fois par Simone Evrard, compagne du journaliste, oUo revint le soir â sept heures. Marat était au bain : il donne l'ordre de la laisser entrer, la fait asseoir près do sa baignoire, l'interroge, et inscrit les noms des lëdéralistes pour les envoyer, tlit-il, â la guillotine. Cliarlotte, tirant brusquement le couteau caché sous
Charlotte Corday.
son fichu, le plon^'O toul entier dans la poitrine ilo Marat, dont le sang jaillit à flots. On mx'ourt à ses cris et. pondant qu'on l'emporte expirant, Charlotte, pâle mais très calme, est {,'arrottooot subit un premier interrogatoire. Losoir, A 9 heures, elle est conduite à la prison do l'Abbaye. Transtorêo, le 16, à la Conciergerie, elle comparut, le n, devant le tribunal révolutionnaire, où elle l'ut défendue par Chauvoau-Lagardo, et condamnée à mort.
— Iconogr. Charlotte Corday avait demande à ôtre pointe : elle posa devant le peintre Hauer, au tribunal, pendant qu'on la jugeait. Ce portrait, au dire des contemporains, est d'une ressemblauce frappante : il se trouve aujourd lini au musée do Versailles: il ort're d'assez notables dilt'éroncos avec l'estampe de Tassacrt, qui a été gravée d'après lui.
C'est co ta bloau d'IIaii' I qui a servi 1 module à 11 plupart des ai tisles qui mi.
repré s e n i Charlotte Ci i day , notam ment A Hei.
Sche rf«r, liaudry, ai:^ dessinateurs qui eut illustror//'(5/o(>f>./la Ht^voluti" ' parThiers.i'i-
La scène ■! ■ l'assassinat a été plusioni ^ fois reproduite par lapointuro et la gravure :
Hauer exposa un tableau sur ce sujet au Salon do 1793, et Tassaert reproduisit un croquis de
cette peinture au bas de l'estampe dont il a été question ci-dessus. Henri SchefFer nous a montré Charlotte Corday protégée par les membres de la section contre la fureur du peuple (1831) ; Baudry l'a représentée au moment où elle vient de commettre le meurtre (1861). Déhodoncq a peint la scène de son arrestation (1868). En sculpture, on a souvent parlé du buste de Charlotte par Ciéstngcr, œuvre de style, mais où domine la fantaisie.
Corday (Charlotte), tragédie en cinq actes, de Ponsard, représentée on 1850 à la Comédie -Française, alurs II théâtre de la République ». — Danton, après avoir en vain tenté un rapprochement avec les girondins, se rejette dans le parti extrême : l'orage éclate, et les girondins, etfrayôs, se dispersent. Au second acte, ils errent par la campagne normande : une jeune fille leur indique le chemin ; c'est Charlotte. Celle-ci, petite-nièce de Corneille, nourrie de Jean-Jacques et des anciens, a déjà formé le projet de tuer uu des tyrans qui oppriment la République. Mais lefjuol ? La jeune fille va s éclairer auprès do Barbaroux. Décidée à *uer Marat, elle part pour Paris. Un instant attendrie par la vision du bonheur ([u'ello perd, le discours d'un orateur on plom vent ravive son ardeur de patriote. Elle entre chez Marat et le frappe. Au dernier tableau, elle a avec Dauton un entretien, dont la conclusion est que le meurtre est toujours inutile et coupable. — Charlotte Corday passe, ajuste titre, pour une dos meilleures pièces de Ponsard; on y voudrait plus de mouvement et d'éclat, mais elle se recommando par la ferme sévérité de la conception et par la rectitude vigoureuse du style.
CORDE (du latin chorda, boyau) n. f. Tortis fait do chanvre ou de toute autre matière textile : Tordre, Filer une CORDE. Les fijianciers soutiennent l'Etat comme la CORDI-: soutien* le pendu. (Montesq.) il Càlde que l'on tendait le long du mur, dans un escalier, pour qu'on pût s'y tenir comme A une rampe : Prenez la coRnii. il Lien (juo l'on tend entre les extrémités d'un arc d'une arme à trait, pour le bander : La coROii d'une arbali^.le. il Câble tendu en l'air, sur lequel dansent certains bateleurs : Un danseur de cordp:. ii Corde à sauter. Mince tortis de chanvre, garni à chaque extrémité d'une poignéo do bois, et avec lequel les enfants s'amusent è sauter.
— Par ext. Supplice de la pendaison ; dernier supplice, en général : Mériler la cordi;.
— Par anal. Etoffe tortillée et pouvant servir à nouer : Une coROK de mousseline.
— Fig. Ressource, moyen d'action : Si une seule de nos coRDKS nous manque, 7ious so7nmes perdus. (C. do Retz.)
— Loc. div. ^e mettre la corde au cou, Se mettre dans une situation mauvaise ; travailler à sa ruine, à sa porto.
Il Sentir la corde. Etre fort suspect, avoir une apparence cTiminoIIo. || Homme de sac et de corde, Filou, scélérat, homme digne des plus grauds châtiments. (La première partie de cette locution s'explique par la coutume qu'avaient certains peuples do mettre les criminels dans un sac et do les noyer, au lieu de les pendre.) ii Mettre une chose en corde, La tortiller, lui donner la forme d'une corde : Tabac mis kn corde ou simplement : Tabac i%n connu. Ii Avoir deux cor(^s, plusieurs cordes, plus d'une corde à son arc, Posséder plus d'une ressource, avoir plusieurs moyens pour réussir dans ce que l'on ontroprond.
ii Etre usiijusiiu'à la corde. Montrer la corde. So disent d'un vêtement tellement usé que les fils do la chaîne et do la tramo sont devenus visibles. — Fig. Etre rebattu, n'ôtro plus do miso, avoir perdu tout crédit : Vieille histoire vr{:k .iosqd'A. la corde.
— Loc. pop. Coucher à la corde. Dormir à la corde. Passer la nuit dans un de ces garnis comme il on existait dans les quartiers excentriques et aux environs des Halles, assis otlos bras appuyés sur uno cordo tendue ù hauteur do cointuro. (Do grand matin, lo logeur lâchait brusquement cotto cordo pour réveiller ses clients.)
— Acoust. et mus. Boyau ou fil do métal, uni ou tortillé, nue l'on tond sur certains instruments, et que l'on fait résonner lorscpi'on veut jouer do cos instruments : Lea coudI':h d'un piano, d'un violon, d'une guitare. \\ Nuto,
UL
son produit par les vibrations d'un© cordo; note, son musical on général; timbre de la voix humaine : La quinte a cinq coRui:s. La Malibran possMait les coRDiis les plus sympathiques. — Fig. Sentiments, expression considérée dans son mode, sa nature, son intensiio : L'amitiii fait vil)rcr les cordes les plus dt'IicntfS du ctrur. (La Rochef.- Doud.) il Sujet de convorsatiun ou de discours, matière ù. traiter : 'Toucher une cordI': délicate. Il Grosse corde, lo sol argenté du violon ; lo sol et le do argentés do la basse, et lig. Point capital ou personnage lo plus important : Tnrenne était dans le mom2nt In c.uosSK cokdk du parti. (Do Retz.) Il Corde de timbre. Corde que l'on tend au-dossous de la peau d'un tambour, pour augmenter sa sonorité. Il Corde ennemie, Nom que los Italiens donnent â la première note de la voix de tête, à cause do la tlifticulté que l'on éprouve à passer de la voix do poitrine à cetto note. Il Flatter la corde, La toucher doucement, avec délicatesse. Il Violon à cordes avalées. Autrefois, Violon accordé â la quarte, il Double corde. Jeu du violon, du violoncelle ou de la basse, qui consiste à toucher deux cordes à la fois. Il Corde fondamentale, Accord d'harmonio.
— Anat. Cordes vocales. Ligaments inférieurs de la glotte. Il Cordes sonores. Petits conduits membraneux contenant les canaux demi-circulaires de l'ureiUe interne.
Il Corde du tympan. Rameau du nerf vidion qui pénètre la caisse du tympan, ii Corde d'Hippocrate, Tendon d'Achille.
— An milit. Corde de brélage. Corde employée pour brélcr, c'est-à-dire fixer les fardeaux sur les voitures de l'artillerie, ii Corde à chevaux, Corde qui sert, dans l'artillerie et le train, pour attacher les chevaux au bivouac.
Il Corde à fourrage, Corde dont sont pourvus tous les soldats des troupes à cheval, pour arrimer le fourrage en bottes ou en trousses. (C'est, parait-il, la façon dont certains cavaliers portaient cette corde, au cours do la guerre de Trente ans. qui donna l'idée de l'insigne militaire appelé « aiguillettes 1) .) u Corde-poitrail, Corde qui sert lors de l'embarquement des chevaux en chemin de fer pour maintenir les chevaux à distance.
— Art vétér.Corderfe/'arf.in, Engorgement des vaisseaux lymphatiques sous-cutanés, il Corde du flanc. Saillie furliiée au flanc du cheval par lo muscle ilio-abdominal.
— Bot. Corde à violoji. Nom vulgaire d'une asclépiadée du genre périploque, qui croît à Saint-Domingue, ii Arbre à cordes. Nom vulgaire donné à diverses variétés de figuiers, dont l'écorce s'emploie pour fabriquer des cordes.
— Comm. Sous corde. Marchandise en ballot, sans défaire la corde, en gros, par opposition à En détail, c'està-dire Pièce par pièce, il Bois de corde. Bois qui so mesurait avec une corde, et qui équivalait à environ quatre stères. (On dit aujourd'hui Bois de stère.) il Corde- feuillards. V. ce mot. Il CorrfedV/Jon^es, Quantité déterminée d'épongés enfilées à une corde-
— Cou^iv. Cordes métalliques, Càh\es de fils de fer ou d'acier parallèles, retenus par des liens de distance en distance.
— Dr. crim. Corde d'estrapade. Corde qui servait à suspendre ceux qui étaient condamnés à l'estrapade, ii Coup de corde ou Trait de corde, Action d'élever le patient et do le laisser ensuite retomber à un pied de terre.
— Géom. Ligne droite qui part d'un point de la circonférence et va aboutir à un autre point sans passer par le centre : La cordk joint les deux extrémités d'un arc. ^/ \g
— Ichtyol. Un des noms vulgaires do la lamproie.
— Jeux. Au billard, Nom que l'on donnait, dans l'ancien jeu, à la ligne tracée dans toute la largeur de la talile, a, H. corde, à la hauteur de la mouche du bas. (So
disait par ext. des deux clous qui étaient placés sur les deux bandes des côtés d'un billard, et qui indiquaient la ligne en deçà de laquelle on devait phMxr sa bille avant de jouer.) ii Grosse cordo tendue au milieu d'un jeu de paume ot garnie de filets pour arrêter les balles : Mettre sous /acoBDK, Friser la coHDii. il A la longue paume. Ligne qui sépare les deux camps : /tester sous la cordk. li Corde à peloton. Cordelette dont on entortille los balles qui servent dans les jeux do panmo.
— Manèg. Grande longe attachée A un pilier autour duquel on fait manœuvrer un cheval, il Corde de deux piliers, Longe du caveçon, quand le cheval travaille ontro deux piliers, ii Faire la corde. Se dit du cheval qui, en respirant, retire la peau de son ventre au défaut des côtes.
Il Faire donner un cheval da7is les cordes, Lo faire sauter, ruer, etc., étant retenu par des cordes entre deux piliers, pour exorcer le cavalier novi<'e qui le monte.
— Mar. ot nav. Mât de corde. Draille verticale de goélette, il Pares les cordes! Commandement de manœuvre signifiant do lover les manœuvres, il Corde de remorgue ou de trait, Cordo qui sert â halor un bateau, il Lâcher un bateau sur cordes, Lo laisser descendre au cours de l'eau, tout en lo maintenant, au moyen d'une cordo amarrée à terre ou sur uno pile do pont.
— Môcan. Corc/t,' sans /iH, Cordo tondue sur doux poulies de façon que, si l'une reçoit lo mouvement d'un moteur, la cordo est entraînée ot transmet lo mouvemout ù l'autre poulie, il Raideur des cordes, Résistance dos cordes ù. la flexion.
— Métrit). Corde légh'e , Premier des six éléments dont se composent los pieds dans los vers arabes, il Corde lourde. Second des mêmes éléments.
— Métrol. Mesure ospaguoto do longueur, qui valait 12'",4i7. 11 Corde des eaux et forêts on d'ordomiance , Mesure do bois qui émiivalait ù une pile do S^.fiO do base. l^.llOdo hauteur, les bfichos ayant l^.U de lonf^ueur. ii Corde de fjrnnd buis. Mesure dilTérant de la précédente seulement par la longueur des bûches, qui était do l^.SO. n Corde de port. Mesure qui ne dilVérait do celle des eaux ot forôls que par la hauteur do la pile, qui était do l'",625.
— Pathol. Engorgomeni oblong et douloureux do l'urètre, qui survient dans la blennorrhagie. il Tension d'un muscle, causée par uno lésion quelconque.
— PÂch. Pécne aux cordes, POcho avec une longue corde, arméo do lignes do distance en distance, il Maîtresse
" ' ' ' ' ' forto dos cordos, celle
Corde dont Tâmo ost
corde ou Corde dormante, Lu plus forto dos cordos, celle nui porto les lignes, it Corde filtre, 0 l\)rméo d'un écheveau do soie grègo.
Pyrotechn. Cordes de couleur, Cordos trompées dans on mélange do uitro, do soufre, d'antimoine ot do résine du genièvre, dont on so sert pour formop les parties sinueuses dos pièces qui représentent dos monuments, ainsi que les inscriptions ot les devises, ii Cordes â feu,