‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 304 sur 870 · V. i-:i'lnîi · texte numérisé non relu

V. i-:i'lnîi

Colonne corinthienne.

et II" Ki'irRK i>ii saint Paul aux).

GORINTO, port do l'Amérjquo contralo (Nicaragua jdép. do Chinandogna]), sur lo'^Paoifiquo; 8.500 Imb. Commerce do bois do loinlure.

CORIO. petite ville d'Itaho (Piémont [prov. do Turin]), dans lo val di Covio ; 7.Ï00 liab. Carrières.

CORIOCLAVE (du lat. coriuin, cuir, ot clavus, clou) adj. So disait d'une chaussure dont la semollo ost clouée à l'ompoigno, au liou d'éiro cousuo.

CORIOLAN (Caius Marcius), général romain du v" siècle av. ,).-C. Il mérita une couronne civique â la bataille du lac Hégille. La pnso do Corioles (vers l'Ja) lui valut lo surnom de Coriolan. Mais son orgueil patricien lui attira la haine du peuple. 11 proposa au sénat l'abolition du tribunat. Poursuivi par los tribuns, pour co lait ot pour avoir fait â sos soldats une distribution illégale de butin, il fut condamné à l'exil (490). Réfugié chez les Volsques, il les poussa à la guerre contre los Romains, ot prit le commandement de leur armée. Vainement lo sénat, épouvante do ses succès, le supplia de cesser do porter les armes contre sa patrie. Les prières de sa mère, Véturie, ot do sa femme, Volumnie, purent seules lo fléchir. Il fit retirer los Volsques. Ceux-ci lo condamnèrent à mort. Suivant d'autres historiens, il parvint, au contraire, à un àgo avancé.

Coriolan, tragédie en cinq actes et en vers, d'Alexandre Hardy, représentée en 1607. ~ Cette œuvre marque une étape dans l'histoire du théâtre en France, en co qu'ello porte sur la scène française des caractères conformes à la tradition historique : une action forte ot intéressante et un style qui parfois fait pressentir celui de Corneille. Dans cc'tte adaptation d'uno des grandes pages do l'histoire romaine, on rencontre de belles scènes entre Coriolan et les Romains, ou les Volsques, Coriolan, sa mère et sa femme; rien n'est plus pathétique que les mouvements contraires qui agitent sou cœur, partagé entre sa haine contre sa patrie et son amour filial. Les unités sont à peu près observées : les héros vivent, l'action marche, lo drame est fièrement tracé.

Coriolan, tragédie on cinq actes de ShaUspeare, écrite vers 1608. — Le sujet de la pièce est emprunté à Plutarque; toutefois, le poète so montre créateur par l'étude psychologique qu'il fait de son héros. Coriolan est naturellement bon, mais il a hérité des traditions aristocratiques, et sa bonté ne s'étend qu'aux gens de sa casto et de sa race. Pour sa mère, que ShaUspcaro appelle Volumnie, il a une vénération qui est presque un culte; il accepte volontiers de se trouver sous les ordres do Cominius; il aime le vieux Ménénius d'un amour filial, mais le peuple n'est pour lui quo de la racaille. Coriolan représente l'orgueil dans ce qu'il a de plus hautain et de moins raisonnable. Aussi est-il perdu par cet orgueil, car, suivant l'invariable morale shakspearicnne, l'homme est toujours victime de ses passions. Auprès de Coriolan, Sbakspeare a placé Volumnie, le type achevé do la matrone romaine, courageuse, ferme, désintéressée, et Virgilie, nom quo l'auteur donne à la femme du héros, qui, au contraire, est toute soumission et douceur. La foule joue un rôle important dans ce drame ; c'est elle qui aiguise l'orgueil de Coriolan et lo pousse à s'armer contre sa patrie. Cette pièce est l'une des plus intéressantes de Sbakspeare; une curiosité inquiète suit le héros dans les vicissitudes do sa fortune, et l'intérêt dramatique se soutient jusqu'au bout.

Corioles (lat. CorioU), ville de l'Italie anc. (Latium), ancienne capitale des Volsques. Caïus Marcius, consul de Rome, s'empara de cette ville, en 493 av. J.-C, et, eu souvenir do cette victoire, fut surnommé Coriolan. Lorsque les Romains et les Volsq^ues ne formèrent plus qu'un seul peuple, Corioles s'affaiblit de plus en plus, et, au ii» siècle de J.-C, elle avait cessé d'exister.

CoRIOUS (Gaspard-Gustave de), mathématicien, né à Pans on 1792^ mort en 1843. Elève do l'Ecole polytechnique et de l'Ecole des ponts et chaussées, il quitta la carrière d'ingénieur pour devenir répétiteur d'analyso et de mécanique à l'Ecole polytechnique, où, on 1838, il succéda à Dulong commo directeur des études. U était depuis deux ans membre de l'Académie des sciences. Ses principaux ouvrages sont : Calcul de l'effet des machines (Paris, 1829), réimprimé sous le titre de : Traité de la mécanitiue des corps solides, etc. (lS29) ; Théorie rnathématique des effets du jeu de billard (1835) ; mais Coriolis est surtout connu par le fameux théorème sur lo mouvement relatif, théorème qui porto son nom : il fît voir que l'accélération totale d'un mouvement composé, à un instant quelconque, est la résultante do l'accélêralion, à cet instant, du mouvemout relatif du point matériel, do celle du mouvement d'entraînement du point géométri<iuo où se trouve alors le mobile, cl d'uno troisième accélération complémentaire, représoutéo par lo double du produit do la vitesse angulaire du mouvement du système des repères, autour do son axe instantané do rotation et de glissemont, par la projection de la vitesse relative sur un plan perpendiculaire à cet axe. Ceci montre immédiatement que l'accélération du mouvement relatif est la résuUanio de raccélêration du mouvemout absolu, do l'accélérât ion du mouvement d'entraînement, prise on sous contraire, et do l'accélération complémentaire, prise aussi on sens contraire, et qui, sous cette direction, reçoit lo nom d'uccctératiou centrifuge composée.

Le théorème do Coriolis, entre autres applications, a fourni les moyens do ramener à des questions de mouvements absolus toutes celles, si importantes, qui se rapportent aux mouvements observes ù la surface do la terre.

COBION ou CHÔRION (ko — du lat. corium, cuir, ou du gr. khôrion, enveloppe) n. m. Courroie, cordon. (Vieux.)

— Anat. Derme, partie la plus inférieure ot la plus épaisse do la peau : L'ercoriation est la légère ultératiott qu'offre la peau dépouillée de ^^

son épidémie et des couches les ^jf^^ rp-

plus supcrficicUes du corion. ^^^^^ /i<2^

(Chomol.) V j^^^ '^&

— Bot. Syn. do niFORK.

— Eniom. Parti© coriactSo do riiémélytro.

CORIOPE n. f. Syn. do co-

lŒOl'SlS.

CORIPHILE ou CORIPHI- ^

LUS ûuss) n. n». Gonro d'oiseaux grimpeurs, fauiillo dos t'uriphiic.

psitlacidés, tribudosloriinés,

comprenant des loris ù bec court, à queuo longuo ot largo, à ailes lon^'ues. Los coriphiles sont do jolis porro(|uets ù livrée brillante ; on on connaît deux espèces propres à l'Océanio : lo coriphilits Smarai/dimis, qui vil aux iles Marquises, et lo coriphilus TaitianuSt qu'on trouve à Taïli.

GORIPPUS (Flavius Cresconius), évéquo ot poète luiiu du vr siècle. Africain do naissance, il éorivil doux noènios hisloriquos : lu Johannide (,&50), cousacréo aux exploits do

CORIS

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