C:inal de CoMntho
tours ont, a])rés maintes études faites sur lo plan do do Lesseps, suivi e.xactement lo tracé prévu par l'empereur romain. La longueur totale du canal est de 6. :ioo mètres. Au [liquet '^ k. 7oo, ligne do partage, la hauteur de la tranchée au-dessus du plafund du canal atteint 87™, 20. Lo tirant d'eau ost de H mètres, et la largeur au plafond do 22 mètres. Il a été oniciellemont livré à l'exploitation lo 9 novembre 180a. Corinthe Imocksi': de), nom donné, de 1830 à 1645, ù. uuo division administrativo do la Grèce luodoruo, dont
Corintho était lo chof-lieu. Actuellement, ce diocèso fait partie de la nomarchie d'Argohde-et-Coriiithe.
CORINTHE II. ni. Variété do cépage, quo l'on rencontre priin ipa!''inont dans les régions viticoles de l'Orient ot pj-iiniilu-ri-MiL'iit de la Grèce.
Encvcl. Lo corinthe a des fruits très petits, blancs ou rosés, qui sont dépourvus totalement do pépins, mais reulermont beaucoup de sucre sous une enveloppe épaisse. Ou no le rencontre pas en France, parce que sa production ost inférieure à colle des cépages blancs ordinaires. En revanche, il est fort cultivé en Moréo ot dans l'île do Zanto (ses contrées d'origine). Une grande partie des raisins qu'il produit sont séchés pour lo commerce, où ils sont connus sous le nom do raisins secs ou raisins de Corinthe.
CORINTHIAQUE {ti-ak') adj. Qui a rapport, qui appartient à la villo do Corinthe : Golfe corinthiaque.
CORINTHIE {tî) u. f. Variété de tulipe jaune, blanche et rouge.
Corinthien, ENNE (ti-in, on'), personne née à Corintho ou qui liabite cette ville. — Les Corinthiens. ■
— A'ijectiv. (^ui ajqiartient à Corinthe ou à ses habitants ; Les temples corinthiens.
— Archit. So dit d'un ordre, lo quatrième et le plus riche des ordres grecs, caractérise surtout par les feuilles d'acanthe qui ornent sos chapiteaux : Style corinthien. H Substaativ. Ordre corinthien : Le composite est une combinaison du CORINTHIEN et de l'ionique.
— n.m. A Byzance, Nom d'un officier chargé de l'ameublement des palais impériaux.
— Hist. Béf/iment des Corinthiens, Nom donné plaisamment au régiment lové pendant la Fronde parle coadjuteur de Gondi, archovèquo îii partiljus de Corinthe. il Première aux Corinthiens, Nom malignement donné à la première défaite essuyée par ce régiment, par allusion à la première épitre de saint Paul aux Corinthiens.
— Encycl. Archit. Ordre corinthien. Si la forme évasée et la décoration végétale, qui caractérisent le chapiteau corinthien, firent leur apparition en Egypte, en Assyrie et dans d'antres contrées de l'Orient, avant d'être adoptées par les Grecs, ceux-ci peuvent revendiquer l'honneur d'avoir épuré, enrichi les types préexistants, et de les avoir appliqués à un nouvel ordre d'architecture. On peut regarder comme offrant la forme la plus ancienne les chapiteaux des tombeaux de l'île de Théria.
Après avoir été employé isolément, l'ordre corinthien fut utilisé dans les parties secondaires des grands édifices, concurremment avec les autres ordres.
Les seuls édifices d'ordre corinthien qui soient restés debout en Grèce ont des proportions très exiguës : l'un est le monument choragique de Lysicrate ; l'autre, la Tour des vents, tous deux à Athènes.
C'est en Italie qu'il faut aller chercher les modèles les plus complets de l'ordre corinthien. Le chapiteau corinthien présente, dans les édifices romains, une très grande variété de formes.
Le fût de la colonne corinthienne est ordinairement lisse, quand les colonnes sont de porphyre ou de granit; et cannelé, quand elles sont de marbre. Le nombre des cannelures varie de vingt à trente-deux (il est le plus souvent de vingt-quatre), suivant lo diamètre de la colonne; et, commo il convient qu'une cannelure corresponde au milieu de chacune des quatre faces du chapiteau, lo nombre des cannelures doit être divisible par quatre.
La base adoptée pour l'ordre corinthien est généralement la base attique, ([uelquefois la base ionique. Les tores des bases sont souvent ornés do feuillages et d'entrelacs.
L'entablement caractérise l'ordre corinthien presque autant quo le chapiteau. Mesures prises sur les plus beaux monuments corinthiens (lo temple do Vesta à Tivoli, le tomplo do Minerve à Assise, lo Panthéon et lo tomplo d'Antonin à Rome), on trouve quo la hauteur do renlabloment ost lo cinquième do la hauteur des colonnes. Toutefois, on peut élever l'entablomont aux deux nouviènies. Les proportions do l'architrave et do la friso sont très variables. Les Romains ont orné la bando supérieure do l'architrave d'une mouture, qui so compose ordinairement d'une cymaise ot d'un lilct, et qui, faisant saillir l'architrave, la sépare nettement de la frise.
La frise corinthienne no se distinguo do l'ionique quo parce qu'elle comporte généralement une plus grande niagnificonco d'ornements; elle reste parfois lisse.
Quant à la corniche qui couronne l entablement corinthien, ollo varie beaucoup dans ses proportions ot sa décoration. On trouve des corniches corinthiennes qui n'ont point do larmier; d'autres, au contraire, ont le larmier d'une grandeur énorme. L'ordre corinthien, d'abord d'uno élégante pureté, alla toujours croissant on luxo ot on richesse. Lo maximum do co luxo so rencoDtro dans los monuments do Halbok ot do Palmyro.
Les architectes de la Renaissance ont été plus heureux dans leur imitation do l'ordre corinthien que dans celle du dorique et dci l'ionifiue; les fautes qu'ils ont commises provii'iiiu'iit généralement de leur respect avouglo pour les aiiiH|uités romaines, qu'ils n'avaient point comparées ativ nitiiaimonts grecs. Co fut pour avoir trop regardé (|iiclques édifices romains mal conçus que l'illuslro Palladio introduisit dans rarchitoclure moderno la frise l)onibéo, innovation dos plus malheureuses. La colonnade du Louvre est uuo habile application do l'ordro corinthien. Il on faut dire autant do l'église do la Madeleine, ù Paris.
Corinthiens (I