‹ Nouveau Larousse illustréChapitre 309 sur 870 · CORNE · texte numérisé non relu

CORNE

corinthiens, ii Corne de bélier. Volute ornementée du cTiapiteau ionique composé, il Come de vache, Nom donné aux évidements ou troncatures que l'on pratique quehmefois sur les arêtes des voûtes, il Édifice corne en coin, Celui qui est mal orienté.

Art railit. Corne d'amorce. Instrument dont lo nom

indique la forme, et qui, avant l'invention de l'etoupillo, servait â verser sur les bouches à feu la poudre nécessaire à l'amorçage. Il Ouvrage à cornes, Ouvrage de fortification composé de deux demi-bastions (B, C), disposés à droite et à gauche d'une courtine (A). [Généralement employé comme ouvrage avancé, pour occuper certains points du terrain, iluevaitétre flanqué Corne de bélier. par le corps de place en arrière.] il Cornes à doubie flanc. Cornes dont les ailes, au lieu d'être parallèles, sont à retour à partir du demi-bastion.

Art milit. anc. Chacune des deux branches de 1 arc

courbé en forme do cornes, et qui étaient primitivement de véritables cornes assemblées sur un morceau de bois d'if.

— Art vétér. Come de chamois ou simplement Corne, Instrument en corne, qui sert à sai-

fner les chevaux au palais, il Catarrïie des cornes. Maladie e la membrane muqueuse des sinus frontaux du bœuf.

— Bot. Appendice qui naît sur le capuchon de quelques orchidées, et sur la fructification de certains cryptogames. Il Nom vulgaire du fruit du cornouiller, ii Nom vulgaire du fruit de la mâcre. il Eperon de cer-

Ouvrage à cornes : A, courtine ; B, demi-bastion; C. ailes.

Corne d'appel : !. 2. De tramway ; 3. D'automobile; 4. De bicyclette.

Corne d'appel : 1. Cintrée ; 2. Droite.

taines fleurs, n Come d'abondance, Nom vulgaire des genres fédie, de la famille des composées; cornucopie, de celle des graminées, et d'un champignon du genre mérule. Il Corne-de-cerf, Nom vulgaire du genre coronope, de la famille des crucifères, d'une espèce de plantain et de plusieurs champignons du genre clavaire.

— Ch. de f., vélocip., etc. Corne d'appel ou Trompe, Instrument en métal ou en corne, avec une embouchure â anche, à l'usage des gardeslignes, qui l'emploient comme sup-

Flément de signaux, pour annoncer arrivée d'un train, ii Cornet métallique que les cyclistes, les chauffeurs d'automobiles* font agir en pressant une pomme de caoutchouc , pour avertir de leur approche. (On dit aussi CORNET.) Il Instrument analogue au précédent, qui se manœuvre comme une petite pompe, et dont sont munis les tramways, les voitures de pompes à incendie, etc. u Instrument à ancho, en forme de corne de bœuf, dans lequel les veneurs soufflent pour appeler les chiens, ou pour s'appeler entre eux sous bois.

— GéogT. Sommet anguleux d'une montagne. (On l'appelle aussi DENT, ou AIGCILLE.)

— Hortic. Variété de pomme de terre.

i — Jeux. S'emploie quelquefois pour Cornet, il Tenir la come. Avoir les dés et jouer pour son compte.

— Mar.VergTie s'appuyant sur le raàt par une mâchoire, et dont l'autre extrémité est soulevée en l'air à poste fixe par la drisse do pic.

(La corne se hisse à son poste au moyen de la drisse de mât etsemanœuvreaumoyen de deux palans do garde): CoRNKrfe grand'voile

goélette. Cornp, de brif^antine. il Corne d'artimon, Vergue ou mât d'artimon qui porte la brigantino, et où l'on arbore le pavillon national.

— Miner. Pierre de corne. Nom vulgaire de plusieurs substances, â cause de la ressemblance plus ou moins grande que présente leur aspect avec celui do la corne.

\\ Pierre de corne fusible, Ortnoso compacte ou pétrosilex.

Il Pierre de come infusible. Silex corné. Il Variété rornée de pétrosilex. (On trouve dans le Lyonnais et dans le Beaujolais des cornes rouges et des cornes vertes.)

— Palhol. Cornes cutani'-es. Productions dures qui so forment accidentellement à la peau, dans les parties habituellement découvertes, surtout chez les vieillards.

— ïechn. Coin du chef d'une pièce de toile qu'on fait sortir dans le pliage, et sur lequel on inscrit la marque et le métrage, il Éminence qui dépasse le bord d'un réchaud.

Il Nom do plusieurs outils de tonnelier et do charron. Il Raie blanche qui se trouve sur la tranche du cuir quand il a été mal tanné, il So dit quelquefois pour tourillon. 11 Nom vulgaire d'un chausse-pied en corne.

— Véner. Tête de chevreuil.

— Vitic. Nom donné, dans quelques vignobles, aux branches mères des ceps, à celles qui portent les restes des sarments précédemment taillés.

— Zoûl. Bêles à cornes. V. bbte. il Syn. de carinaiiik.

Corne : A, drisse de mât; B, drisse de pic;

C, palans de garde : D. drisse de pavillon ; E, ba-

laocine de bôme; G. m&choire.

Il Corne d'Ammon ou de bélier. Nom donné par quelques naturalistes aux ammonites, ii Corne d'or ou d'abondance. Nom vulgaire d'une grande huitro et de plusieurs grands tritons.

— Loc. div. Coup de come. Attaque vive, méchanceté. Il Montrer les cornes. Se montrer prêt à l'attaque ou à la

défense; faire le méchant, il Montrer les cornes, Faire les cornes à quelqu'un. Vouloir lui faire honte, lui reprocher quelque action en avan<;ant vers lui l'index et le médius ouverts et écartés, les autres doigts étant fermés, il Prendre. Attaquer le taureau par les eûmes. Entreprendre une chose par son côté le plus diflicile; attaquer de front la difficulté. Il Le diable et ses cornes, Chose difficile ou très considérable.

— Loc. PRov. : Les cornes lui en sont venues à la tête. Se dit pour marquer l'étonnement profond d'une personne.

Il On prend les hommes par les paroles et les bêtes par les cornes, On prend les hommes par la persuasion et non par la force, comme on fait pour les animaux.

— Enctcl. Zool. Les coryies existent ordinairement par paires chez nombre de mammifères, particulièrement chez les ruminants. Comme les sabots, les ongles et les griffes, ce sont des formations épidermiques, consistant en longues libres solides et élastiques parallèlement accolées. La ramure

des cerfs est une formation du derme, différente de la corne du bœuf, gaine qui ne quitte jamais l'axe osseux autour duquel elle s'est développée.

Chez la girafe, les cornes persistantes sont recouvertes en tout temps d'un tissu vasculaire analogue au velours des cerfs; le même tissu se trouve aussi chez l'antilope d'Amérique ou dicranocère, qui, sur des axes osseux, possède des étuis cornés se détachant à des époques périodiques. Les cornes des rhinocéros appartiennent â la série des formations épidermiques; elles sont montées sur de légères protubérances des os nasaux, mais elles sont pleines. Les mammifères ruminants cavicornes ont des cornes de toute espèce de formes ; la plus grande diversité s observe chez les antilopes. Les antilopes indiennes du genre tetraceriis possèdent quatre petites

cornes.paruneexception absolument remarquable, car tous les autres ruminants n'en ont qu'une paire. On a décrit, sous le nom de bos triceros , un bœuf du Sénégal à trois cornes ; mais la troisième corne du nez est un produit artificiel dû à une greffe animale que pratiquent les bergers de ce pays.

— Antiq. L'antiquité a appliqué la corne des animaux à une foule d'usages, soit en nature, soit après l'avoir travaillée. On en fit des vases à boire, qui furent l'origine do ces rhytons si originaux, dont le liquide s'échappait en filet par une des extrémités. On en fit des trompes, qui conservèrent le nom et la forme d'une corne, même lorsqu'elles étaient fabriquées en métal. Les lanternes étaient

farnies de lames de corne ; ces lames, convenablement isposées, constituaient des «rcs d'une remarquable élasticité. Les bras de la lyre, les umbilici, petits rouleaux autour desquels s'enroulaient les papyrus et les peaux qui formaient les volumes (uofu7nma) étaient souvent en corne. Les cornes avaient pris une grande place dans la symbolique des peuples, surtout en Orient. Elles étaient" un attribut de la force et de la puissance, à cause de la force, du courage et de la vigueur fécondante du taureau, animal sacré dans les cultes primitifs. Beaucoup de dieux et de génies de la Chaldée, de l'Assyrie et de la Babylonie portent des cornes sur les bas-reliefs qui nous sont parvenus. Cet attribut divin passa en Occident avec les migrations; les divers peuples gaulois avaient des dieux cornus. Par une association d idées toute naturelle, les guerriers ornèrent leur casque de cornes, non seulement chez les barbares, comme les (îaulois, mais même chez lez Grecs et les Romains.

Chez ces derniers, le mot corniculinn (petite corne) désignait encore des ornements de métal fixés au casque do chaque côté de l'aigrette et qui avaient la forme et la position dune paire do cornes. Los chrétiens, qui reg.'rdaiont les dieux du paganisme comme autant de dénions, et oui ne doutaient pas à ce titre do leur puissance, firent des cornes un dos attributs do Satan et do ses satellites.

— Arcbéol. Los cornes d'appel rentrent dans la catégorie

des cors et dos olifants; appelées, suivant leurs dimensions, cors, cornets, cornichets, elles sont d'un usage constant pour les veilleurs, les messagers, etc. Leur mode de monture est le mémo que celui des cors. Mais, de même qu'on donne au cor du chevalier plutêt le nom de <■ olifant •>,

on donne le nom ae « cornet « à ta corne des messagers ; on disait aussi une « trompe ».

L'usage des coi^nes à boire remonte aux époques les plus barbares, où Gaulois et Francs buvaient dans les cornes des bœufs sauvages, trophées de chasse, qui circulaient pleines do vin ou d'hydromel dans les festins, où il fallait les tenir jusqu'à ce qu'elles fussent vides, car on ne pouvait pas les poser. Une pareille coutume existe encore dans les fêtes guerrières des Abi vssins. Au moyen âge, on garda l'usage des rornes à boire, mais on les munit d'un ou plusieurs pieds, puis on en fitdes imitations en orfèvrerie. Dès lors, elles rentrent dans la c^^ne reliquaire,

catégorie dos hauaps; on

voit, dans les tableaux de maîtres flamands du xvii» siècle, dos exemples magnifiques de cornes ainsi montées, destinées à servir de prix aux tireurs d'arc. On a même fait des reliquaires avec des cornes munies d'un pied ou d'anneaux do suspension; il eu existe un, ainsi fait, â Cologne; 11 date du

Cornes : 1- De yack. — 2. De bœuf hongrois. — 3. De buffle du Cap. — 4. De buffle arni. — 5. De coudou. —

fi D'élan du Cap. — 7. De dicranocère. — 8. De bubale. — 9. De gazelle. — 10. De chamois. — II. D'oryx. —

12. De girafe- — 13. De mouflon Poliî. — 14. De bouquetin- — 15. De chèvre markhor. — 16. De rhinocéros

unicoroe. — 17. De rhinocéros bicorne.

XIV' s., et est précieusement rehaussé d'or et de pierreries.

— Alyth. et poés. Corne d'abondance.V . abondance.

— Techn. On comprend dans l'industrie, sous le nom de corne, les bois de cerfs, de daims ou de chevreuils, les cornes proprement dites, les ongles ou sabots des animaux. La corne du cerf, plus généralement nommée bois, est fréquemment employée comme absorbant et astringent dans la pharmacie. Dans l'industrie, ces cornes sont travaillées et transformées en manches de couteaux, etc.

La corne de bœuf, de vache et de buffle est employée pour la tabletterie.

La corne travaillée à froid est résistante, d'un grain très fin, ténu, homogène, ce qui permet de lui donner un poli très brillant. Elle est livrée à l'industrie k l'état brut par les abattoirs. Avant d'être mise en usage par les tabletiers, elle subit plusieurs opérations. On la fait macérer dans Teau afin d'en séparer, par la fermentation oui s'opère, le noyau osseux. Elle est alors ramollie dans 1 eau bouillante, puis sciée longitudinalement et enfin aplatie et étendue. Elle subit la dessiccation en étant toujours maintenue sous une presse. Ainsi préparée, on ^a divise en feuilles plus ou moins épaisses, suivant les usages auxquels elle est destinée.

La corne peut non seulement se ramollir et s'étendre, mais encore se fondre à une chaleur humide, douce et continue, ce qui permet de la mouler on utilisant les déchets.

En feuilles minces, elle est très transparente ; elle sert pour faire des vitres de lanternes. Elle se teint facilement, profondément et rapidement.

Les déchets de cornes inutilisables par l'industrie sont expédiés aux fabricants de bleu de Prusse, de prussiato de potasse et de sels ammoniacaux, ou encore sont réduits en cendre et constituent un engrais très puissant.

Corne D'Or (la), baie dont le Bosphore indente sa rive d'Europe, divisant Constautinople en Stamboul au S., (ïalata-Péra au N.; elle forme les deux ports de commerce et In port do guerre de la grande ville. Doux ponts do liatoaux la traversent.

Corne [Hyacinthe -Marie -Augustin), magistrat et homme politi(|uo français, né à Arras en 1802, mort en 1887. Magistrat de 1826 à 1837, il fut député de 1837 à 1846. Nommé procureur général à Douai, il fut élu à l'Assemblée constituante do 18-18, où il vota avec les démocrates modérés. Il protesta contre le 2-Décembro et rentra dans la vie privée jusqu'en 1S71. Elu par le département du Nord à 1 Assemblée nationale, il vota avec les réi)ublicains conservateurs. Corne fut élu ensuite sénateur inamovible. On lui doit : Essai sur la littérature dans SCS rapports avec la constitution politique des différents peuples (1826); Du courage civil et de l'éducation propre

Corne à boire (xvi« s.).

à inspirer les vertus publiques (\%2i) \ Souvenirs d'un proscrit

polonais (1861); Education intellecluelle (1873); otc. — Son lils, Kmii.k Corne, avooat ot puhlicisto, ué ;ï Douai on 1SJ8, mort t'ii 1872. Inscrit au barreau de sa villo natale, il s'occn^a. surtout des questions pônitcnliaires. Après la rôvolulion du l-Scptenilu'o, il l'ut nomaiû sous-profet do Saint- Omov, et vouait d"6tro appelé à la sous-prôfocturo do Couipièguo lorsqu'il mourut. Outre dos mémoires Sur queti/ues reformes à introduii'C dans ta législation pénale; Sur la crijninalité, ses causes et les tnoj/ens d'y remédier, ou lui doit : la Pctite-Iîoquetle, étude sur l'éducation correctionnclle des jeunes détenus du département de la Seine (1861) ; Prisons et détenus (1800) ; ett-.

CORNÉ, ÉE adj. Qui est do la naturo ou q^ui présente l'apparonoo do la corne. (Se dit dos poaux qui, ayant été mises à sécher, sont dovonuos raidos, dures et se sont raccourcies.)

— Bot. Syn. do cornacé, éi:.

— Chim. anc. Lune cornée ou Argent corné, Substance appelée plus tard muriate d'argent, puis chlorure d'argent.

11 Calcaire corné. V. calcaire.

— ^ïinér. Pierre cornée, Nom donné à des variétés présentant plus ou moins l'aspect do la corne : Silex corni-:. (irthose cokné.

— Pôch. Hai'engs cornés. Harengs sur le point do frayer, qui deviennent coriaces lorsqu'on les met au sel.

— Encyci- Miner. Le sile.\corHe est également désigné sous lo nom do pierre de corne, en allemand hornstein. C'est un minéral opaque, à cassure presque plate. Il a la pâte moins lino que le silex pyromaque et est moins cassant. Comme ce dernier, on lo trouve en rognons dans des calcaires appartenant à divers âges.

GORNÉ, comm. de Maine-et-Loire, arrond. et à 21 kil. do Baugé, sur l'Authion ; 1.772 hab. Commerce de chanvre et de graines.

CORNÉAL, ALE, AUX adj. Qui se rapporte à la cornée : Inflammation cornkalk.

CORNEAU {no) n. m. Mar. Conduit des bouteilles et de la pouiaine.

— Arg. Bœuf, il On dit coRNRArDE pour Vache.

— Chass. Chien issu du mâtin et du chien courant. Il Adjectiv. : C/iie/i corneau.

CORNED BEEF {cor~nèd'-liîf — mois, angl.; de corned, salé, et heef, bccuf) n. m. Conserve de viande de bœuf salée. (Ce genre de conserve se fabrique aux Etats-Unis et fait l'objet d'une importante industrie.)

GORNEDO, comm. d'Italie (Vénétie [prov. deVicence]). sur l'Agno, alliuent de l'Adige ; 4.430 hab.

CORNÉE [né — du lat. scientif. cornea [tunica], tunique de corne) n. f. Anat. Partie antérieure transparente de la luniquo externe du globe oculaire, il Cornée opaque. Ancien nom de la sclérotique ou partie opaque de la tunique externe du globe oculaire.

— MoU. Syu. du genre cycladi-;.

— Pyrotechn. Cuillerée de matière inflammable qu'on verse a la fois dans une cartouche d'artifice.

— Enxycl. Anat. La cornée, ou cornée transparente, différente par sa structure de la sclérotique, est enchâssée comme un verre do montre dans l'ouverture circulaire que présente celle-ci à sa partie antérieure. Plus convexe que le reste de la surface du globe de l'œil, dont elle occupe un sixième environ, elle est formée de cinq feuillets. Lo feuillet médian ou tissu propre do la cornée est formé d'une charpente de fibrilles dont les intervalles sont remplis par des cellules fixes et des cellules migratrices. Sa face interne est tapissée par la membrane basale postérieure dite " de Deraours » ou » de Descemet » , laquelle est cUe-nième recouverte d'un épithélium à cellules cubiques ; sa face externe est tapissée par une membrane basalo postérieure, dite "de Bowmann» ou « de Reichert u, recouverte elle-même d'un éfùthélium prismatique faisant partie de la conjonctive. La cornée est dépourvue de vaisseaux, mais riche en lilets nerveux venant des nerfs ciliaires.

Lo rôlo physiologique de la cornée dans la vision est à pou prés passif, ou, tout au moins, fort secondaire.

— Méd. La cornée estle siège d'un grand nombre d'affections :

l** Corps étrangers et plaies. Il faut se hâter d'enlever les corps étrangers et appliquer ensuite sur l'œil des compresses froides, au besoin glacées, qui sont le meilleur traitement contre les plaies do la cornée. En cas d'infection, recourir aux antiseptiqvies.

2'* Opacités ou Taies de la cornée. Il y en a do différentes sortes, dues ordinairement à des inflammations, à des irritations par les caustiques, à des cicatrices, à uno compression : néphélion ou nubécula, simple cicatrice peu épaisse; alhur/o, tache circonscrite, limitée à uno partie de la cornée; teucome, tache opaquo interceptant toute tran-sparenco dans la partie affectée. On ne peut rien contre les leucomes aclhérant à l'iris, contre les taches profondes et étendues à la totalité do la cornée. Contre les taches plus attaquables, on emploiera avec avantage les insufllaiions de poudro do calomel ot do sucre, la

fiommaile au précipité rouge, lo sulfate d'atropine. Pour os taches plus profondes, on arrive quelquefois, si la vision est eompromiso dans les deux yeux, ù l'obligation de faire l'abrasion de la cornée, do pratiquer l'iridectomie.

Des opnmtés spontanées tic la cornée se produisent par suite de glaucome, par uno paralysie des branches nerveuses de la cornée, enfin, dans lô cours du diabète. Lo traitement so confond avec celui do la cause.

3" Inflammation de la cornée ou Kératite. V. ce mot.

4" Staphi/lomes de la cornée. Co sont des dilatations ou jeiasies. on en distingue deux espèces : la pellucide ot l'opaque. Le stnphylome pellucide, kérato-co'Uu ou cornée conique, est unesimplc proéminence de la cornée, résultant de son ramolli.sscment. Le stapht/lome opaque ost consécutif aux ulcérations et aux kératites qui ont ramolli lo tissu cornéen ; c'est uno affection fort grave, qui entraîne la perte do la vue. Les ponctions, los compressions, l'iridectomie et l'ablation du cristallin n'ont obtenu qu'un succès douteux; on se verra souvent obligé, on cas do staphylome opaque, do sacrifier l'œil ot don provoquer la chiito ou l'atrophie.

On peut cucoro citer : los tumeurs eornéales, papules aphteuses, végétations ou saillies descouchos inférieures de la cornée au travers des ulcérations superficielles (kérafocrlc): io ramollissement et lu gangrène de la cornée : les perforations ot los fistules de la cornée, ontln l'ossification de la cornée, lo cercle sénile ou gérontoxon. Los essais

Corneille : 1. Noire; 2. ManteUc.

de prothèse au moyen do cornées empruntées à des animaux n'ont eu aucun succès.

CORNÉEN, ENNE [né-in, en) adj. Qui appartient, qui a raiiporî ;'i l;i coi'iiée.

CORNÉENNE {né-èn' — rad. corne) n. f. Miner. Variété do .S!m:x.

— Encycl. (îéol. On appoUo co7*Ht'(?K«(îs différentes roches ayant subi un métamorphisme plus ou moins intense, par contact direct avec uno roche éruptive. En modifiant la structure do la rocho ambiante, l'action métamorphique do ta matière éruptive donne naissance à différents minéraux dans la masse de cette rocho. La composition do la cornéenne (lo hornfcls des Allemands) varie naturellement avec la naturo do la rtjeho métaniorphiséo.

CORNEILLA-LA-RIVIÈRE, comm. des Pyrénées-Orientales, arr. et à 13 kilom. do Perpignan, près de la Têt; 1.257 hab. Eaux acidulées ferrugineuses. Vignobles qui occupèrent la première place parmi ceux du département.

CORNEILLARD n. m. Agric. V. CORNKILLON.

CORNEILLE {net/— lat. comicula, dimin. Aocornix, corneille) n. f. Genre d'oiseaux passereaux dentirostres, famille des corvidés , comprenant dos formes do taiUe moyenne, très voisines des corbeaux^ dont elles ditTèrent par lo bec moins arqué ot moins arrondi, leur quouo tronquée plus carrément, ii Corneille mantelée. Variété do corneille qui est en partie grise, on partie noire, il Corneille chauve. Nom vulgaire du freux, ii Coi^eille d'église. Nom vulgaire du choucas.

— Loc. fam. Bayer aux cortieilles. V. bayer, il Comme une corneille qui abat des noix. Avec un empressement irréfléchi, au hasard, étourdiment.

— Blas. En armoiries, l'oiseau que ce mot rappelle est d'un usage assez fréquent. Comme pour la plupart des autres oiseaux, on dit quil est becqué, membre, armé, lorsque son bec, ses griffes, ses membres sont d'un émail différent de son corps.

— Bot. Nom vulgaire d'une espèce de lysimachie, plante de la famille des primulacées, et du plantain corne-de-cerf.

— Encycl. Les corneilles ont lesiiiœurs des corbeaux. On en connaît une dizaine d'espèces, réparties sur tout le globe ; deux habitent l'Europe :

la corneille noire ou commune [cori'us corone), noire à reflets brillants, et la corneille grise ou mantelée {corrus cornix), grise, avec la tète, les ailes et la (jueue noires. Elles vivent par couples dans les lieux boisés, passent la journée dans les plaines et se réunissent en grandes troupes pour regag;ner leur gîte, au coucher du soleil. Elles vivent de petits animaux, de rongeurs, d'insectes, mais aussi de fruits ; elles sont plutôt utiles à l'agriculture. La corneille mantelée est un oiseau de passage, qui arrive en octobre et s'en retourne au mois de mars, vers le nord. La plus grande espèce est le con'iis »7»6r(>m5. répandu du Sénégal à l'Arabie, et qui atteint la taille du corbeau.

GORNEILLE (saint). D'après les Actes des apôtres, Corneille, centurion romain do la cohorte italique on garnison à Césarée, fut converti et baptisé par saint Pierre, qu'une double vision avait éclairé sur la vocation des gentils :\ la foi. Uno tradition ancienne rapporte que Corneille bâtil une église à Césarée, et devint évêquo de Skamandios. — Féto le 2 février.

GoRNEILLE (saint), pape, du 4 juin 251 au mois do septembre 252. Après le martyre de saint Fabien fjanv. 250). le saint-siège demeura vacant pendant dix-sept mois, à cause de la persécution de Déco. Corneille, aussitôt après son élection, eut à combattre le schisme des novatiens, ot fut énorgiquement soutenu par saint Cyprien, évéque de Carthago; il mourut exilé àCentumccllai (Civita Vecchia). L'église l'honore comme martyr. De Rossi croit qu'il appartenait à la gens Curnetfa. — Fête le 14 septembre.

GORNEILLE de La Haye^ peintre, né à La Haye, mort à Lyun en 1575. Il s'était tixé dans cotte ville en 15^4, ot y fit uii grand nombre de portraits. Il avait précédemment porté lo titre do •• peintre du Dauphin u. Corneille savait donner à ses toiles un chaud coloris. Il obtint lo titro de « peintre du roi « avant 1551.

Corneille de Harlem (Corneille Cornklisz, dit) peintre hollandais, né ot niortù Harlem [1562-1638]. Il reçut fort jeune los leçons do Pierre Aartzeu et, plus tard, colles do Franz Porbus ot do Gilles Coignet, dont los peintures se distinguaient do colles de ses contemporains par uno certaine grâce. Corneille étant revenu se fixor ù Harlem, il peignit, pour la gildo des arquebusiers et arbalétriers, tous los officiers de la compagnie, en indi^^uant. dans chacun do ces portraits, par l'arraii^emont des draperies et lo choix des accessoires, les habitudes ot los mœurs do l'original. Van Mander futenchanté do ce tableau. 11 se lia avec Corneille, devint promptement son ami et plus lard son historien. Corneille s'est essayé dans la peinture d'histoire. Ses scènes bibliques sont dos ceuvres do second ordre. Fidèle à la tradition réaliste, il a surtout oxcollé dans lo portrait.

Corneille de La Pierre. Biogr. v. Lapipi;.

Corneille (Mieliel). dit le Père, peintre français, né à Orl'-aus en ICOl, mort en UîiM. H adopta lu manière do son maiiro Vûuot, et fut l'un des fondateurs do l'Académie de peinture. On cite parmi ses productions : Saint Paul à Cystre, le Itnptéme de .taint Corneillv, l'Assomption, Saint Jacques le Majeur guérissant un paralytique, etc. H grava avec talent dos planches ù l'eau-forte, d après Kapliaél et Carraeho.

Corneille (Pierre), né A Rouen en K>06, mort A Paris en iGst. Il fit ses classes dans sa villo natale, au collège des jésuites, puis étudia le droit. Sa première pièce fut la comédie do Mélite (ïOSït). Après Afélite vinrent Clitandre, sorte do dranio romanesque, la Veuve, la Galerie du palais, la Suivante, la Place royale. Ces comédies ont pour caractère commun la déconco du Ion. 1' « honnêteté >• des mœurs ot du langage. En 10:(3, Cornoillo fut présenté A Kieheliou, ot devint un dos - cinq auteurs » que lo cardinal chargeait d'oxécutor les pièces dont lui-mémo avait

Pierre Corneille.

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