CORNÉLIUS
rares exceptions, l'amour d est que faiblesse; parfVïts {Aicomède), U lui prête une grandeur austère qui ne laisse pas d'être froide; le plus souveut, il le peint comme une galanterie factice. Ce qu'il prétend émouvoir, c'est BOtre admiration. Aussi se plaît-il aux héros surhumains et les engage-i-il en des situations extraordinaires qui leur permettront de déployer leur héroïsme. Ses temmes elles-mêmes ont, pour la plupart, une énergie toute virile (Cornélie, Viriathe, Cléopàtre) ; les seules vraiment femmes qu'il ait mises sur la scène sont Chimène et Pauline. Inaccessibles aux faiblesses, ses personnages ont, en général, quelque raideur; ils manquent de complexité; ils se résument en un seul trait, comme le jeune Horace ou Emilie ; deux au plus, comme le Cid, Chimène, Curiace, le vieil Horace, Auguste et tant d'autres. Exceptons-en quelques ligures subalternes et accessoires, touchant presque au comique, surtout celle de Félix, qui dénote un moraliste très délicat. On a dit que sou théâtre est une école de grandeur d'âme, parce qu'il exalte les plus beaux sentiments du cœur humain. Corneille est-il
rlus moral que Racine, comme le déclare La Bruyère? Il est autrement. Sa morale, c'est celle du stoïcisme latin. Ainsi comprise, la tragédie avait pour cadre naturel l'histoire, ne fût-ce que pour l'obligation de donner aux invraisemblances un caractère d'authenticité. Presque toutes les pièces de Corneille sont historiques. Il ne s'astreint pas, d'ailleurs, à une exactitude scrupuleuse dans le détail des faits. Mais au-dessus de la vérité pour ainsi dire matérielle, il y a la vérité morale, qui est l'objet propre du poète tragique, et cette vérité-là. Corneille excelle à la rendre.
Son st3ie est en intime accord avec sa conception de la tragédie. C'est un style tout d'une pièce, comme les héros du poète; un style rude parfois, souvent négligé ou mal dégrossi, mais d'une vigueur singulière. U a la chaleur à détaut de l'éclat, le relief au lieu du pittoresque, une grandeur simple et naïve, des beautés hardies, brusques, fières, que l'on ne retrouve plus chez Racine.
— BiBLiOGR. : Sainte-Beuve, Portraits littéraires, t. I*' (Paris, 1844,1 ; Xouveaiuc Lundis, t. VII (Paris, 1868); Port- Royal,X. 1" (Paris, 1840); Desjardins, le Grand Corneille AwMr/en (Paris, 1861); E. Picot, Bibliographie cornélienne (1875); J. Lemaîtro, Corneille et la Poétique d'Aristote (Paris, 1888); Jjjipressions de théâtre, t. I'% III, V (Paris, 1888-1890) ; F. Bouquet, Points oô«cin'5 et nouveaux de la vie de Corneille {Pans, IS&S); Brunetière, ^e5 Epoques du théâtre français (Paris, 1892); Faguet, Dj^ame ancien, Drame wiorferne'(iS98); Lanson, Corne/Z/e (1898).
Corneille (statues de Pierrr). En 1834 a été érigée, à Rouen, une statue de P. Corneille, en bronze, œuvre de David d'Angers : elle le représente debout. — On voit à la Comédie -Française une statue de Corneille parFalguière : le poète est figuré assis dans un fauteuil, un manuscrit à la main.
Corneille (Thomas), poète tragique et comique, né à Rouen en 1625, mort en 1709. Il était le frère du grand Corneille, avec lequel il resta toujours uni • d'une amitié qu'aucune émulation pour la gloire ne put altérer « . (Racine.) Pendant sa longue et laborieuse carrière d'homme de lettres, il composa quarante-trois pièces de théâtre : des comédies héroïques ou burlesques, imitées de respagnol, comme Don Bertrand de Cigaral (1650), le Geôlier de soi-même (1655).
le Balcon d'Albikrac (1668); des comédies de mœurs comme les Dames vengées, en collaboration avec de Visé (1695); une curieuse comédie en prose, mêlée de spectacle, la Devineresse, qui eut UD grand succès d'allusion (1679); une heureuse adaptation en vers du Festin de Pierre, de Molière (1677); des tragédies romanesques, comme Timocrate (1656), qui obtint quatre-vingts représentations do suite ; des tragédies cornéliennes, comme la Mort d'Annibal (1669); des tragédies raciniennes, comme A riane (1672; et le Comte d'Essex (167»;; des opéras comme Bellérophon (1679). Il collabora au ■ Mercure galant ■ à partir de 1677. Il fut élu à l'Académio française on remplacement de son frère.
en 1685 ; il appartint aussi à l'Académie des inscriptions. H publia, en 1691, un Dictionnaire des termes d'arts et de sciences, et, on 1708, un Dictionnaire géographique et historique. En 1704, il rédigea les Observations de l'Académie française sur les Remarques de Vaugelas. Génie médiocre, mais écrivain estimable, Thomas Corneille est un des autours les plus féconds et les plus variés du xvii* siècle, mais sa réputation s'est éclipsée dans te rayonnement do la gloire de son aîné.
Corneille (Antoine), frère desdeux Corneille, chanoine au prieuré du Mont-aux-Maladns, puis curé do Frévillo,iié en 1611, Il se fit connaître par des pièces de poésie, qui ont été insérées dans le Decueil des Palinods do Ballin.
Corneille Michel), dit PAlné, peintre et graveur, né et mort iParis 1642-1708). Il futélève de son père Corneille le Père, et remporta le prix d« Rome en 1664. Mais, après quelques mois do s^-jour à Rome, les traditions de l'école lui semblèrent une cliaine trop lourde, et il quitta l'Académie pour travailler avec plus d indépendance. Admirateur passionné des C'arrachc, il se mit à. copier leurs compositions les plus hardies, et s'assimila leurs partis pris, amsi que leur
Statue de P. Corneille, par David d'Angers (Rouen).
Thomas Corneille.
manière de peindre. De retour en France, il fut admis à l'Académie de peinture, en I67i. Son morceau de réception fut l'esquisse du tableau commandé pour Notre-Dame, et qu'il exécutait en ce moment. Cette vaste composition, qui représente la Vocation de saint Pierre et de saint Paul, a des qualités remarquables et qui firent sensation. Corneille exécuta encore d'importants tableaux pour les Invalides. On lui doit un certain nombre d'eaux-fortes ; les unes d'après les anciens, les autres d'après ses propres tableaux. Elles sont toutes d'un jet franc et hardi, bien dessinées, j'ieines de lumière et d'effet.
Corneille (Jean-Baptiste}, peintre, né et mort à Paris (1G49-I6y5), frère du précédent. Il obtint le prix de Rome en 1668, et fut reçu à l'Académie en 1676. On lui doit : Eléments de peinture pratique (1684).
CORNEILLON (né'i/on), CORNEILLARD {né-yar'), COR- NILLAS(«j-//(i[//mll.]) n. m. Noms vulgaires sous lesquels on désigne indistinctement les petits des corneilles, des freux et des choucas.
CORNÊINE n. f. Substance analogue à la corne, qu'on extrait de la partie organique du squelette de certains mollusques, comme les gorgonides et les antipathides. On lui attribue la formule C*"H**Az'0'*.
CORNÉITE (rad. cornée) n. f. Méd. Inflammation de la cornée. V. ki;r\tite.
GORNEJO (Pierre), historien espagnol du xvi* siècle, mort en 161S. U est également connu sous le nom de Cedro Cornejo de Pedrossa. Il fit partie de l'ordre des carmes, habita les Pays-Bas, puis la France, au temps de la Ligue, dont il fut un zélé partisan, et écrivit des ouvrages sur les événements auxquels il avait assisté. On a de lui: Sumario de las guerras civiles y causas de la vebelion de Flandes (Lyon, 1577), traduit en français par Gabriel Chapuis (Lyon, 1579); Compendio y brève relacion de la Liga, etc. (Bruxelles, 1591).
Cornelia (lex). Dr. rom. Plusieurs lois romaines ont porté la dénomination de lex Cornelia :
l" Lex Cornelia de adpromissoribus. Cette loi, qui est probablement du dictateur L. Cornélius Sylla, défendaitqu une personne s'engageât pour une autre envers le même créancier pour plus de 20.000 sesterces. Elle s'appliquait à toutes les cautions verbales.
2" Lex Cornelia de capiivis. Cette loi, de date incertaine, que quelques-uns identifient avec la lex Cornelia de falsis, avait établi cette fiction que le captif est censé mort au jour même où il a été fait prisonnier. La conséquence est qu'il a pu laisser un testament valable.
3" Lex Cornelia de edictis perpetuis, de l'an 6S7, qui défendit aux magistrats de manquer aux engagements pris par eux envers les justiciables dans leurs édits.
4» Lex Cornelia de injuriis, loi du dictateur L. Cornélius Sylla, qui sépara des autres injures les libelles diffamatoires, les coups et la violation de domicile pour en faire des délits publics.
Cornelia (famille), maison patricienne de l'ancienne Rome, dont les quatre branches principales étaient celles des Lentulus, des Maluginensis, des Du/inus et des Scipio. II y avait d'autres branches, mais qui, peut-être, appartenaient à la famille plébéienne du même nom. Aucune famille romaine n'a fourni plus de grands hommes que la gens Cornelia.
Cornelia (famille), maison plébéienne de l'ancienne Rome, dont la branche la plus connue est celle des Cinna. Le poète Galhis, l'historien Tacite, le médecin Celsus, lo biographe Cortielius Nepos se rattachaient à cette famille. On trouve des Cornélius Dolabella, Balbus, Merula, Mamimila, Blnsio, etc.
CORNÉLIANE (de l'angl. cornelian, cornaline) n. f. Cornaline d'un rouge clair passant au gris rougeâtre.
CoRNELIANO Alba, bourg d'Italie (Piémont [prov. do ConiJ) ; 2.400 hab. Elève do vers à soie.
CORNÉLIE (/?) n. f. Petite plante aquatique, de la famille des lythranacées, tribu des ammaniées. (Se rencontre dans les régions chaudes.)
Cornélie, dame romaine du iv* siècle av. J.-C, qui, pendant une peste, fut accusée d'empoisonnement avec un grand nombre d'autres matrones. On en condamnajusqu'à cent soixante-dix. Une si grande multitude de coupables, dans un temps où les empoisonnements étaient fort rares à Rome, donne à penser que Tite-Live, qui raconte lo fait, n'a pas compris que les malheureuses périrent très probablement victimes des terribles et absurdes soupçons qui traversent si souvent l'esprit du peuple en temps d'épidémie.
■ Cornélie, fille de Scipion l'Africain, mère des Grac- (juos. Patricienne par naissance et par éducation, elle
' " Ir^s idées démocratiques de son mari, le censeur iiis Gracchus. Quand, après une union heureuse lois féconde, Cornélie devint veuve, un Ptolémée
lui Miiiit la couroiuic d'Egypte,
mais elle no voulut pas se remarier. Le reste de sa vie fut consacré à ses fils, dont elle dirigeal'éducation. Comme une riche Campanieuno lui faisait voir ses bijoux, elle lui montra -SCS enfants, Tiberius et Caïus : I' Voilà mes joyaux, à moi ! « lui dit-elle. Elle les éleva en vue de la vie publique, voulant en faire avant tout des citoyens. Hommes, elle ne cessa do les encourager dans leurs rôles do chefs do la plèbe et, il faut le dire, d'agitateurs. Quand, après la mort de Tiberius, Caïus entra dans la voie qui avait perdu son frère, elle l'y poussa, pour assurer la vengeance de son fils aîné. Après l'assassinat de Caïus, elle' se relira près du cap Misôno, ne vivant plus que dans les souvenirs de son père, de son mari et de ses fils, dont les plus illustres visiteurs venaient l'entretenir. « Ils sont morts, disait-elle, en parlant de ces derniors, pour une cause sublime : le bonheur du peuple romain. » Une statue lui fut élevée do son vivant au portique do Métollus, depuis portique d'Octavie, avec cette inscription : A Cornélie mère dus Gracques.
Cornélie (pierre gravée).
Cornélie et ses flls, groupe en marbre, de Cavelier. Cornélie, assise sur un siège de forme antique, présente avec une noble fierté les deux beaux enfants quelle appelle ses » joyaux ».
Elle appuie une main sur l'épaule de Tibérius, 1 aîné, déjà vêtu de la robe prétexte et portant la bulle, et, de l'autre, elle retient lo petit Caïus debout et nu entre ses genoux. Le modèle de ce groupe a figuré à l'Exposition universelle de 1855, et le marbre a été exposé au Salon de 1861 ; il a figuré au musée du Luxembourg. L'œuvre de Cavelier est une page de sculpture classique fort remarquable.
Un groupe en marbre de Clésinger, représentant
Cornélie et sea flls. d'après Cavelier.
Cornélie et ses deux fils, parut en même temps que lo groupe de Cavelier au Salon de 1861.
Cornélie, fille de Cinna et première femme de César. Le père de Cornélie avait été quatre fois consul. Sylla, inquiet do l'inlluence que ce mariage pouvait donner au jeune homme, en qui il voyait déjà plusieurs Marins, lui enjoignit de divorcer. César refusa fièrement et ne dut son salut qu'aux supplications des vestales et de l'aristocratie. Cornélie ne vit pas la grandeur de son mari; elle mourut lorsqu'il n'était encore que tribun des soldats. César prononça son oraison funènre, contre l'usage, en même temps que celle de sa tante Julie, ce qui lui valut l'approbation attendrie de la plèbe. De son mariage était née Julie, plus tard femme du grand Pompée.
Cornélie, fille de Metellus Scipion, mariée à Publins Crassus, et, après la mort de celui-ci, au grand Pompée, qui venait de perdre Julie, fille de César. C'était une femme d'une grande beauté, instruite et vertueuse. Après la défaite de Pharsale, ellû accompagna son mari en Egypte et le vit assassiner. De retour à Rome, elle reçut de César les cendres do Pompée, qu'elle déposa dans un grand tombeau, dont on voit encore les restes près d'Albano.
Cornélie, grande vestale qui, sous Domitien, fut enterrée vive, suivant l'antique et oarhare coutume romaine, pour avoii" manqué à ses vœux. Elle mourut avec la plus grande dignité, protestant jusqu'au bout de son innocence. Son complice supposé, le chevalier Celer, battu do verges, protesta de même. Pline accuse de cette exécution la cruauté de Domitien. Suétone reconnaît que le désordre s'était introduit dans la maison des vestales et que les prédécesseurs de Domitien avaient trop fermé les yeux sur ces scandales.
cornélien, ENNE (li-in. en') adj. Qui appartient à P. Corneille: qui tient au style ou du génie de ce poète : L'œuvre cornklien. L'ampleur cornéliennk.
— Par ext. Qui a la façon d'agir, de parler des héros do Corneille : Une force d'âme toute coknêltenne.
CoRNÉLlSZ (Corneille). V. Corneille de Hari.em.
Cornélius (Gallus), poète et général romain, né à Fréjus en 6'J av. J.-C. Partisan d'Octave, il fut plus tard le premier Romain nommé à la préfecture d'Egypte. Tombé en disgrâce, il se tua à l'âge de quarante-quatre ans. Gallus avait composé quatre livres d'Amours. Les six élégies qu'on lui attribue sont d'un certain Maximianus, qui vivait au VI' siècle. (Virgile a dédié à Cornélius sa VI" égloguo.)
Cornélius Nepos, historien latin, né dans la Gaule cisalpine, peut-être à /'ici>iUH((Pavie),versran 99av. J.-C, mort dans un âge avancé, à une date inconnue. Venu jeune à Rome, il tit partie de ce cercle aristocratique et lettré où brillaient Atticus, Hortensius, Cicéron, Catulle et Varron, et, par la pureté de sa vie, mérita l'intime amitié et la haute estime de ces hommes illustres. C'est à lui qu'est dédié le recueil des poésies de Catulle. Comme Atticus, il se tint prudemment en dehors des luttes politiques. Homme d'une intelligence moyenne, ayant du goût pour la philosophie morale et l'histoire, il écrivit beaucoup et sur des sujets variés. Il débuta par quelques poésies légères, puis composa des ouvrages d'histoire, d'antiquité romaine, de géographie. \o'ici la liste de ses livres : une Chronique en trois livres, résumé de l'histoire universelle ; cinq livres au moins d'Exemples, ou il opposait les mœurs anciennes à celles de son temps; une Me de Caion et une Vie de Cicéron; un ouvrage de géographie, souvent cité par les anciens géographes, mais que Pline accuse de manquer do critique; enfin, le De viris illustribus, en seize livres au moins, dont il ne nous reste que le De excellentibus ducibus exterarum gentium, et les Biographies de Caton et d'Atticus, plus quelques fragments. L'œuvre de Nepos n'a pas une grande valeur historique, et les erreurs y sont nombreuses. L'auteur a voulu mettre sous les yeux de ses contemporains de grands et de bons exemples, intention louable en des temps si troublés. Bien qu'il passe pour un écrivain classique, son style est loin d'être pur. Il a du moins, à défaut de qualités brillantes, une agréable simplicité. La critique s'accorde aujourd'hui à reconnaître que les Vies sont bien l'œuvre de Nepos et non, comme on l'a cru longtemps, un abrégé fait par jîimilius Probus.
Cornélius SeveruS, poète latin du temps d'Auguste. Il avait composé une épopée, dont Sénèque nous a conservé un fragment, sur la Mort de Cicéron. Il n'est pas certain qu'il soit l'auteur du petit poème intitulé Etna, attribué aussi tantôt à Virgile, tantôt à Lucilius. Ovide a adressé quelques vers à Cornélius Severus. Quintriien parle de lui avec éloge.
Cornélius (Pierre de), peintre allemand, né à Dusseldorl on 17s:i, mort à Berlin en 1867. Il débuta dans les arts par Tillustration do nombreux calendriers. Il s'habituait à reproduire de mémoire les œuvres des maîtres ot
surtout i-elies do Raphaël. A Jix-iieiif ans, i! fut charte© de puiiuiro la counolo do l'oLfliso do Rouss. Après un voyago à Itonio, il oiitroprit les illustrations du Faust, dédiées par lui à Gaitlio, ot uui sont restées ses meillouros productions. Tour ;i tour il s occupa de peinture ù. frosquo, goure oublié dans son pays, otdo compositions nationales. La plus romar^uablo est collo du Ci/cle des Nibelumjen. En 1808, Cornolius sétait rendu à Francfort, où il avait reçu des commandos du princo primat, qui contribuèrent grandement à sa réputation. En 181 1, il alla à Rome. En 1821 il organisa l'Académie do Dusseldorf, et, trois ans plus lard, il fut nommé directeur do l'Acadéniio do Munich. Eu 183S, l'Institut do Franco l'admit au nombre do ses membres étran.i;ers, ot, on 1841, il fut rei;u de l'Académie do Berlin.
En 1855, il envoya à l'Exposition universelle do Paris quatre cartons de la décoration du Canipo-Santo do Borlin, qui turent justement apprécies. Parmi sos fresques, on doit citer son Histoire de Joseph (palais Bartholdy, Rome); les cartons do sa Cornélius.
Divine Comédie, les fresques
de la Jérusalem délivrée, qui sont un commentaire du Tasse. Cornélius aborda à peu près tous les genres dans ses tableaux, dans SCS cartons, dans sa décoration de la glyptothcque do Munich et dans ses peintures de l'égliso Saint- Louis, où son Jugement dernier, composition colossale, produit une vivo impression, malgré son caractère extrêmement éclectique. Pierre de Cornélius excellait à rendre les types rôvés par la poésie de rAlIeraagnc. C'était, avant tout, un peintre épique. Cependant, l'exécution do ses fres(|ues, uotamnieni à la glyptothèque, pèche par la couleur et par l'académisme du style. Il eut des élèves qui se sont fait un grand nom; entres autres, Kaulbach. Les graveurs les plus célèbres de l'Allemagne, Amsler, Schœtfer, Eberlé, ont ajouté une grande popularité à sa réputation, en répandant ses nombreuses compositions.
Cornélius (Karl Adolf), historien allemand, né on 18111 à \Vurizl)ourg. Il devint professeur à l'université de Breslau, puis à celle do Bonn et à Munich (1856). En 1848-1849, il lit partie du parlement allemand et do la commission historique et de l'académie de Munich. Ses principaux ouvrages sont : les Humanistes de Alunster (1851); la Part prise par la Frise orientale à la Réforme (1852): Histoire de la révolte de .W^os^er (1855-1S60); Études sur l'histoire de la ffuerre des paysajis { 1861 ) ; l'Exil de Calvin de Genève (l88fi); le Hetour de Ca/um (1886); la Fondation de l'éf/lisc calviniste de Genève (1892).
Cornélius (Charles-Sébastien), physicien allemand, né à Ronshausen (Hesse-Inférieure) en 1819, professeur à l'université de Halle. Dans ses nombreux écrits il a exposé des idées nouvelles sur la théorie atomique, sur les rapports du corps et de l'esprit par les réactions des molécules. Parmi ses ouvrages, nous citerons ; Essai d'une théorie des phé/ioménes électriques et magnétiques (1854) ; Sur la formation de la matière (1856) ; Météorologie (1863) ; la Théorie de la vision et les travaux récents dans ce domaine (1864); Eléments de physique moléculaire (1866J; De l'origine du monde (1870) ; Sur l influence réciproque du corps et de l'âme (1871); De l'hypnotisme (1883); Des principes de la métaphysique réaliste (18S4); etc.
Cornélius (Peter), compositeur allemand, novou du
geintre de ce nom, né à Mayence eu 1824, mort on 1874. e bonne heure , il embrassa les doctrines de Richard Wagner, que non seulement il pratiqua dans sa musique, mais qu'il défendit encore avec vigueur dans plusieurs journaux. Après avoir fait représenter à Weimar, en 1858, un opéra intitulé le Barbier de Bagdad, Cornélius se fixa pendant quelques années à Vienne, où il écrivit le poème et la musique d'un second ouvrage, le Cid, qui fut joué à Weimar eu 1865. Cet artiste, qui a publié aussi ouelques morceaux de chan t, est l'auteur de la traduction allemande d'un opéra do Rubiustoin, les Sept chasseurs sibériens, qui fut joué en 1854 à Vienne.
GokneLLA, bourg d'Espagno (Catalogne [prov. do Barcelone]), sur un canal dérivé du Llobregat; 1.800 hab. Distillation d'eaux-de-vio.
CornÉLY ( Jean-Joseph J, publiciste français, né à Nogna(Jura) en 1845. I) abord professeur, il collabora à divers journaux et fonda le journal royaliste ^e Clairon. En 1884, il fit une cainpagno en faveur du boulanglsmo. Cornély s'est montré polémiste brillant et passionné, à la phrase' <-ourle, vive, pittoresque ot originale. Il a publié un roman : ifh'il du diable {^Ti).
CORNEMENT {»irtH — rad. corne) n. ra. Pathol. Sensations do bourdoimcmont dans l'oreille.
— Techq^ Sorte do grondement ou do sifflement qui s'échappe d un tuyau de vapeur, quand lo clapet do retenue reste ouvert, ii Ronllement qui a lieu dans lo foyer des machines à vapeur lorsque l'arrivée d'air dans co foyer est défectueux, ii Bruit qui se produit dans un tuyau d'orgue, quand la soupape qui le fait communiquer avec la soufflerie reste ontr'ouverte.
CORNEMUSAGE 'znf) n. m. Action de JOUIT '\v lu ronifinuso.
CORNEMUSE (de corne, et muse) n. f.
Insiruniontà vent, formé d'une outre et de doux, trois ou quatre tuyaux, dont l'un, appelé porte-vent, sert à gonller l'outre, et les autres, qui sont percés de trous, produisent un -son au jjassago do l'air.
— Pop. tlosier, gorge, ii Se rincer la cornemuse, Boiro.
— Encycl. ]ja rornemuse, familière surtout aux bergers des montagnes, est con-
hidérée dans diverses contrées, on Bretagne, on Ecosse, dans leti Abruzzos, comme udo sorte d'tustrumoul national.