I.IOO halj
CORNHERT ou COORNHERT (Dirclt VoIckortszooD), lilLôratoiir liollandais, nô à Atnstcrdam en 1522, mort à Gouda eu Ijiio. Graveur estimé, le désir de s'éclairer sur
l'autre, et servant do couronnement à l'entablomont d'un édifice : La coRNiciiiî est le cimroimement de l'ordre entier.
— Par anal. Saillie imitant une corniclio d'édifice, et servant do couronnement à un ouvraco quelconque : La c-oKNicHE d'une armoire, d'un plafondl'w Saillie naturelle, iiiiitaiit une corniche d'édifice : Cohnichu de rochers.
— Mar. Pièce de bois sculptée, que l'on applique en dehors do la lisse do hourdi.
— P. et cliauss. Jiotite en coriijche. So dit d'une routo quo boriiont dos prôcipicos ou escarpemonls.
— Serrur. Partie plus ou moins ornomontôe qui couronne lo haut d'un poi'do.
— Kni:Y(L. Aroliit. La coniiche ost lo conronnomonl d'uno coustruetion. l>ans l'architooturo antique, ello est la ti-oisit'inio partit^ do l'ontablemont, coUo qui on forme la torminaisuii.
Dans l'ordre dori(iuo,ollo so compose do trois membres : les mutules, lo larmier et la cvmaiso. Los mutulos, espèces do tables inclinées, font saillie au-dessus des triglypnes et des nu'-topos do la frise. Sur leur lace inférieure sont taillés, quelquefois on croux, mais lo plus souvent en roliot", trois rangs do six gouttes rondos, correspondant ù. colles qui sont "placées sous chaque triglypho. Au-dessus de la rangée des mutulos qui forment lo plafond do la corniche, se trouve lo larmier, dont la surface verticale est tenue lisse pour laisser couler l'eau, et qui est débordée à sa partie supérieure par la cymaiso, moulure q^ui présente ordinairement uno partie concave et une partie convexe ; lorsque la partie concave ost eu bas et la partie convexe en haut, la moulure prend le nom do » doucino » ; dans la disposition inverso, elle se nomme " talon ... Lorsqu'elle est simplement concave, on l'appelle » caret». La poni/c/fe rforj(/»e> telle quo nous venons do la décrire, est celle que l'on voit dans la plupart des monuments grocs de la belle époque, notamment au Parthénon. Les architectes romams, et, à leur exemple, les architectes de la Renaissance l'ont modifiée de dinérentos façons.
Ce qui caractériso lacorniche ionique, c'est la présence des denticules sous le larmier. Au-dessus de la rangée des denticules, règne une série do moulures réhaussées de rais de cœur, d'oves et do perles. Puis vient le larmier avec sa cymaise particulière, et on trouve enfin la doucino, qui termine la corniche, et qui peut présenter divers ornements, tels que dos mufles de lion servant de gouttières. La saillie do la corniche ionique, ainsi que sa hauteur, est généralement égale au diamètre de la colonne. Dans l'ionique romain, Tes corniches offrent plusieurs variétés. Elles sont presque toujours accompagnées de denticules et quelquefois d oves et de modillons.
La corniche corinthienne est caractérisée par les modillons, espèces de consoles renversées, placées entre la frise et le larmier. Toutefois, il existe des corniches corinthiennes qui, au lieu de modillons, présentent des denticules, comme on lo voit au monument choragique de Lysicrato; d'autres offrent à la fois des denticules et des modillons, disposition qui a été blâmée par Vitruve.
La corniche dans les monuments de l'époque romane et do l'époque ogivale, revêt de très nombreuses variétés, qu'il est impossible d'énumérer.
CORNICHE (rad. corne) n. f. Zool. Petite corne. (Vieilli.)
— Bot. Nom vulgaire donné au fruit de la mâcre, qui présente des sortes do cornes.
Corniche (route do la), magnifique route allant de Nice à Gènes, ainsi nommée parce que le chemin auquel ello a succédé (ancienne voie romaine), tracé sur la crêto des rochers qui dominent la mer, était très étroit et souvent périlleux. La route actuelle, commencée par lo gouvernement français, et achevée par le gouvernement piémontais, côtoie sans cesse lo bord de la mer, le long de laquelle s'échelonnent les petites villes de Monaco et Monte-Carlo, Menton, Oneglia, Albenga, Finale et Savon e.
CORNICHON n. m. Petite corne : Les cornichons d'un chevreau. (Peu us.)
— Fam. Aspirant à l'Ecolo de Saint-Cyr.
— Pop. Cornard, cocu : Mari qui ne sait pas que sa femme le fait cors ichos. il Sot, niais, imbécile iJy'être qu'an CORNICHON. (Lo féminin cormchonne s'emploie quelquefois dans ce dernier sens.) Il Veau (dimin. de cornant).
— Bot. Nom donné à une variété do concombre et surtout à ses fruits, que l'on confit au vinaigre, lorsqu'ils sont encure peu développés.
— Jeux. Nom que l'on donne, dans quelques provinces, à la boule qui, lancée la première, sort do but aux autres, et que l'on nomme également cochonnet. Il Cornichon va devant, Espèce do jeu qui consiste ù. ramasser en courant divers objets.
— Véner. Syn. do andotjiller.
— Vitic. Nom vulgaire d'un cépage dont lo raisin a un grain d'une forme allongée et légèrement courbo.
— Zooph. Cornichon de mer. Un des noms vulgaires clos holothuries, appelées également concombres de mer, à cause de leur forme.
— Encycl. Bot. 1^0 cornichon, plante annuelle originaire des Indes, furmo uno des variétés du cucuinis sativus ou concombre jaune, qu'on désigne sous In nom do petit concombre vert, parce qu'il reste toujours très petit et toujours vert, même lorsqu'il ost complètement mùr.
CORN^pRlSTALLlNE Ista-lin') n. f. Composé cristallisé iju'oii obtient en traitant la cornéino par l'acido sulfurique.
CORNICULAIRE {It'^r') n. m. Anti(|. rom. Sous-oflicier lionuré du coruicule ot, par oxt., Officier en second d'un consul nu d'un tribun, n Clerc ou secrétaire qui accompagnait un magistrat ((^odo Théodosion).
~ n. f. Hot. Section du genre colrairc,do la famillo dos lichens, érigée on genre particulier par quelques autours.
CORNICULARIQUE {rik') adj. Acido '[ue l'ju obticiii. en faisant réagir la poudre de ziiii" ot l'ammoniaque sur l'acido pulviquo.
CORNIGULE (du lat. corniculum, dimin. do cornu, corne) n. f. Petite corne. Il Ancien nom des antcnnos dos insectes.
— Antiq. rom. Ornement on forme do corne, qui surmontait lo casque do cortains soldats ou officiers, A qui lo général accordait cotto marque d'honneur.
— Méd. Sorto do voatouso ou formo do coruol.
Cornichon.
D'argent h une cornière d'azur.
A, con)ière. — B, fer cuniif-re.
CORNICULÉ, ÉE adi. Qui a la formo d'un cornet. (So dit dos lloiirs qui ont Jos pétales roulés eu cornet, comme l'ancolie.) Syn. do ANTHiatooi-iNE.
CORNICULirÈRE (du lat. corniculum, potite corno, ot f-rre. porter) adj. Se dit de la gorge do la corolle, quand elle ost obstruée par des cornes crousos ot ouvertes inforiiMircniont, comme dans la consoudo tubéreuse.
CORNIDIE n. f. Bot. Syn. do hydkanoi^:^.
CORNIER {ni-é), ÈRE adj. Archit. Qui est à la corne, à. laii^lo d'un mur : Poteau cornier. ii Jointure cornière. Sorte do chéneau en tuiles, placé à la jonction do deux combles, pour recevoir les eaux pluviales.
— Eaux et for. Arbre cornier ou substantiv. Cornier, Arbre qui marque lo coin d'une coupo en forêt.
— n. m. Mar. Partie élevée des angles de l'arrière d'un navire, au-dessus des hanches. (No
s'emploie que pour indiquer la situation d'un objet placé dans la direction do ces points du navire) : Nous avions alors le phare par le cornier de tribord.
— Bot. Nom vulgaire du cornouiller.
— Comm. V. carron.
— n. f. Blas. Meuble très rare, représentant une anse ou uno corne. (Ou n'en connaît, en France, d'autre exemple quo celui des armes des Villiers de l'Islo- Adam, où l'on voit une cornière en brisure.)
— Techn. Pièce de fer profilée à
deux branches, dont la section est généralement un angle droit. (Les cornières se fabriquent par laminage sous des cylindres spéciaux. Elles sont d un usage général dans les constructions métalliques, et servent soit à assembler des tôles
sous un angle droit Vl J "^ ^___„-7 B aigu ou obtus, soit à renforcer aux angles les poutres en l'or à double T.) il Equerre de fer posée à l'angle d'un coffre, et, en général , ornement en équerre de certains meubles. li Ornement des coins de l'impériale d'une voiture, n Rangée de tuiles placée à la jonction de deux pentes de tous et qui formo chéueau pour l'écoulement des eaux pluviales.
— Arg. Etable, à cause des bètes à cornes que l'on y garde.
— n. f. pi. Typogr. Nom donné à quatre équerres do fer
3 ni, dans l'ancienne presse en bois, sont fixées aux angles u coffre, et servent à maintenir la forme sur le marbre. Il On les appelle aussi cantonîsiêrks.
— Mar. Cornièi'es ou Allonges de poupe^ Pièces de bois qui forment la partie la plus élevée de la poupe.
CORNIFICETUR (sé-tur — forme do verbe latin donnée par plaisanterie du mot cornard) n. m. Pop. Cornard, mari trompé.
CORNIFICIEN (sî-m — do cornu, corne, et facere, fairel n. m. Nom donné, dans les écoles du moyen âge, aux dialecticiens, par allusion à l'argument cornu. V. coknu.
GORNIFIGIUS. général romain, qui fut envoyé par Octave avec une flotte contre Sextus Pompée (38 av. J.-C.), puis mis à la tête d'une armée, qu'il conduisit do Tauromenium à Mylès (36). En récompense do ses services, Auguste lui accorda le consulat. Cornificius bâtità ses frais un temple de Diane à Rome.
Cornificius (Quintus), tribun du peuple, l'un des juges do Verres, adversaire de Catilina et do Clodius, "tut compétiteur de Cicéron au tribunal, et mourut m ùd av. J.-C. — Son fils, également appelé Quintus Cornitlcius, partisan de César, fut chargé par lui du gouvernement de rillyrie, puis de la Syrio, enfin de la Vieille- Afrique. Il mourut vers 40 av. J.-C. On no sait auquel do ces deux personnages on doit attribuer les ouvrages do rhétorique dont parle Quintilien, ainsi que la Hhétorique à Jlerennjus, ordinairement jointe aux œuvres de Cicéron. Il est probable que l'autour do ces divers ouvrages est le grammairien Comiflcius qui, sous lo titre d'Ettjma, avait pul)lié un traité dont Kostus a tiré des étymologies. — Enfin, un troisième Quintus Cornlâcius fut l'ennemi do Virgile qui, dans les Kgloijucs, lo désigne deux fois, selon Servius, sous lo nom d'Amyntor. Macrobo, dans ses Saturnales, cite quelques vors d'un poèmo do Cornificius, intitulé (ilaucus.
GORNIFLE n. f. Genre de plantes aquatiques, type de la famillo dos cératophyllées, comprenant uno dizaino d'espèces, qui croissent dans les régions tompôréos do l'hémisphère nord.
CORNIFORME (du lat. cornu, et do forme) adj. Qui a la formo d'une trorne.
CORNIGÈRE(du lat. comu, corno, ot gerere, porter) adj. En T. d'hist. nat., Qui a dos cornos ou des appendices imitant dos cornes.
CORNIGLIANO Ligure, villo d'Italie (Ligurio [provtio (i('^ncsj) ; l.soi) bab. Fabriques do tabac, do bouclions, do toile à voiles ; tissage et toiniurerio do coton.
CORNIGLIO, comm. d'Italio (Emilie [prov. do Parmo]), au coniluont do la Bratica avec la Parma ; 6.200.
GORNIL (André-Victor), médecin et homme nolitique français, né ù Cussot (Allier) on 1837. Médecin îles hôpitauxdo Paris on 1870, il débuta à cette épouuo dans la vio politique. Nommé préfet do l'Allier par Gambetta. lo 4 septembre 1870, démissionnaire lo 2:i du m^mo mois, il fut élu député on 1876, comme républicain, puis réélu en 1877 ot on 1881. En 1882, il démissionne, est nommé professeur d'anatomio pathologique A la faculté do médecine, membre do l'Atiadémie de médecine eu 1884, président de la Société anatoriiiquo, etc. Il rentre dans la vio politii|uo on 1885, en tiualiio do sénateur do lAllier. On lui doit un grand nombre do publications sur l'histologio et la bactériologie ; entre autres : Contribution à l't^tude des altt^rations anatomioucs de la ijouttc (Cornil ot Charcot, 1803) ; De la ohtisic pulmonaire, étudo anatomo-patholo(/iqui' et clinique (Cornil ot llérard, 1806) ; Leçons sur la syphilis (1870) ', les Uactti-
, Cornillon.
CORNICHE — CORNOUELLE
ries et Ifur rôle (Cornil ot Babès, 1885), et surtout le Manuel dhistuloijie pathnlogii/uu (Coruil et Hauvier, 18G9-1876), devenu classique.
Cornil, comm. de la Corr6ze, arrond. ot à 8 kilom. lo Tnllo, pi-ob do la CoiTùzo; 1.810 hab. CU. do f. Orléans. Aluioiorie.
CORNILLAS {illa [Il mil.]) ou CORNILLON {Il mil.) n. lU. Petit dt; la cornoiUo. V. cuunkili.o.n.
CORNILLE {U mil.) U. r. Nom vulgaire du fruit du corno iiUer.
CORNILLET hii-ltf! [llmU.]) n. m. Bot. .Syn. vulgaire des genres eut lbalk et slLKNli. Il Ou dit aussi CAUNli.LliT.
CORNILLON [U mil. — dimia. de coi-ne) n. m. Art v6l6r. Axe osseux, sur lequel est montée cliacuno des cornes des ruminants cavicornes.
— Techn. Matière que l'on trouve dans la corne et qui est utilisée pour fabriquer la gélatine du commerce.
— Encycl. Art vétér.
Le rornillon représente la corne osseuse ; la corno proprement dite en est conmie l'étui corné ; cette dernière est une formation épidermiqne, tandis quo le cornillon est une saillie, une sorte d'exostose, des os frontaux.
CORNIMONT, comm. des 'Vosges, arrond. et à 27 kilom. de Kemireiiiont, sur la Moselotte ; 5.32S hab. Ch. de f. Est. Filatures et manufacture d'étoffes de coton ; commerce de fromages.
CORNINE n. f. Principe cristallin dont la selution rougit le tournesol. (Ou l'extrait du cornus florida.) u On dit aussi coR.N'iiNi';, et coRNiQUE (acido).
Corning, ville des Etats-Unis (Etat de New-York [comté de Stouben]), sur le Cliemung, affluent du Susquehauuah ; 9.000 hab. Fonderie de fer. Commerce de bois et de charbon.
CORNIOLE ou CORNIOLLE n. f. Bot. Nom vulgaire de la corouiile et de la mâcre, ainsi dites par allusion à la forme do leurs fruits, il On dit aussi cornioule, cor-
NUfîLLE, CORNOUELLE, OtC.
CoRNiOLE (Giovanni delle) ou Jean des Cornalines, graveur sur pierres tlnes, vivait à Florence an XV' siècle, sous Laurent de Médicis. C'est un des artistes modernes qui ont imité les anciens avec le plus d'intelligence et de bonheur. Son chef-d'œuvre était un portrait de Savonarole. Il eut pour disciple Domenico di Polo, autre graveur célèbre.
CORNION n. m. En T. de pêch.. Nasse supplémentaire, que l'on ajusto à l'extrémité d'une autre.
CORNIOULE n. f. Bot. Syn. do corniole.
CORNIQUE (Hi/r'j adj. Géogr. Qui appartient au pays de Cornouailles : Dialecte cornique.
— Chim. V. CORNINE.
— n. m. Dialecte parlé dans le pays do Cornouailles.
CORNISH-STONE (locut. angl., signif. pierre de Cornouailles) a. f. Roche granitique arénacée , employée comme fondant et comme couverte, dans la fabrication de la porcelaine.
CORNISTE Inisst') n. Personne qui sait jouer du cor. Il Adjectiv : Musicien cormste.
CORNITE n. f. Nom donné par 'Werner au silos corné.
CORN LAWS n. f. pi. Lois qui, régissant le commerce dos céréales en Angleterre, établissaient une échelle mobile de droits variables avec les prix qui se pratiquaient sur les marchés intérieurs.
— Encycl. Ce régime datait de la reine Elisabeth (158û), et il subit des nombreuses vicissitudes jusqu'à sa disparition. L' Anti-corn-law-league (v. ce mot), fondée en 1858 par Cobdon, appelée couramment la lit/ne de Manclwster, créa une puissante agitation contre lo maintien des droits sur les grains. Le ministre Robert Pool y adhéra et lit voter, en juin 1816, lo rappel des corn laws : lo régime du libre-échange entra on vigueur en Angleterre lo l" février 1849. En France, ou inaugura un régime analogue en 1860; mais, on 1881, on revint à la protection.
CORNO (mot ital. qui signif. corne) n. m. Ethol. CoitTuro des doges de Venise.
— Mus. Mot italien qui, écrit dans uno partition, indi-
Ïue les passages qui doivent étro exécutés parle cor. u PI. les CORNl.
CORNOMANIE (>i( — du lat. corail, corne, ot iiinflm. fureur I n. f. Fèto burlesque qu'on célébrait autrefois à Uonio. le samedi d'après l'ilques, et qui n'était pas sans analogie avec la fête de l'Ane, la fêle des fous ot autres fêtes symboliques du moyen ùgo.
CORNOUAILLAIS, AISE (a-i// <>, «':' [// mil.]), personne née au pa3s de Cornouailles ou qui l'habite. — Ze» CoR- NOL',viLi.Ai.s. (Ces derniers sont dits aussi Kernkvotes.)
— Adjectiv. Qui appartient & ce pays ou il ses habitants ; Jeunesse cornou.villaisk.
CORNOUAILLE (lat. Cornubia, pays des Corniibii, peuplade armoricaine. (L'étymologio t'orau llallir, pointe do la Gaule, n'a quo la valeur d'une indication péograpliiquo!).
Les géologues appellent plateau des Cornouailles uno bande littorale, formée surtout do gneiss et do gnuiii. ciui s'étend au S. do la Bretagne, entre lu pointe du Rai et l'embouchure do la Loire. Au point de vue othnographioue. la Cornouaille est un des mialre districts de la liasse Bretagne, l'ancien évéché de Quimper compieiiani, dans le département actuel du Finistère, les arrondissomeuts do Quimper, Chaieaulin, Quiuiporlé.
Cornouailles, comté d'Angleterre, v. Cornwall.
Cornouailles (maciiink uit). 'V. sucuiNit.
CORNOUELLE OU CORNUELLE n. f. Bot. Syn. do COllNlOLi:.
CORNOUILLE — CORNWALLIS
Cornouiller : a, fleuc-
GORNOniLLE {nou-ill [Il mil.] — lat. cor-nicidum, dimiu. de coj-nii, corne) n. f. Fruit rouge et aigrelet du cornouiller.
CORNOUILLER {nou-ill-é [Il mil.]) n. m. Genre d'arbres et d'arbrisseaux, type de la famille des comacées : Le bois de CORNOUILLER est eTcessivemenC dur. (Bosc.)
— Enctcl. Ce genre, qui donne son nom à la famille des comacées, renferme des arbres, des arbrisseaux et des sous-arbrisseaux à fleurs blanches ou jaunes. Le fruitest un drupe contenant un noyau à deux loges monospormes. Le genre cornouiller renferme environ vingt-cinq .espèces, qui croissent, pour la plupart, dans les régions tempérées de l'hémisphère nord. La plus connue est le cornouiller mâle {cornus mas), petit arbre ou grand arbrisseau abondamment répandu dans les forêts de France. Nous citerons le cornouiller sanguin (cornus sariguinea), arbuste buissonneux qui sort à faire des haies. On emploie les rameaux, suivant leur force, pour faire des tuteurs, des liens ou des ouvrages de vannerie grossière.
Les graines renferment une grande quantité d'huile, d'une odeur désagréable, mais qu'on utilise pour l'éclairage, les arts industriels, la fabrication du savon, etc.
CORNU, UE (lat. cornutus ; de cornu, corne) adj. Qui a, qui porte des cornes : Bête cornue. Diable cornd.
— Par ext. Qui a des angles très prononcés, très saillants : Maiso7i cornue. Pains corncs.
— Fam. Cornard, cocu : Mari cornu.
— Fig. Bizarre, déraisonnable ; extravagant : Idées cornues. Visions cornues, il On dit plus souvent biscornu.
— Bot. lilé cornu, Blé ergoté, n Dont le style ou les anthères sont en forme de corne.
— Log. Argument cornu, Ancien nom du dilemme ou argument dont la majeure contient deux propositions contradictoires, conduisant l'une et l'autre à la même conclusion. (V. dilemme.) ii Nom que l'on donnait anciennement aux sophismes, à cause du sophisme suivant, qui était célèbre dans les écoles : » Vous avez ce que vous n'avez pas perdu. Or vous n'avez pas perdu des cornes. Donc vous avez des cornes. «
— Manèg. Cheval cornu. Cheval chez lequel les os de la hanche s'élèvent à la hauteur de la croupe.
— D. m. Petite monnaie frappée sous Philippe le Bol.
— Prov. : A mal enfourner on fait des pains cornus, En s'y prenant mal au début d'une affaire, on en compromet la réussite.
Cornu (Sébastien-Melchior), peintre français, né à Lyon en 1804, mort à Longpont (Seine-et-Oise) en 1870.11 fut élève d'Ingres. Il alla visiter l'Italie (1832), puis voyagea en Turquie, en Orient, et se fixa à Paris vers 1836. On doit à cet artiste : le Christ sur la croix (Poitiers) ; les Bacchanales (Grenoble); la Vision d'un Turc (Valenciennes) ; la Reddition d'Ascalon à Baudouin III et le Combat d'Oued-Halleg (Versailles); sainte Anne ijistruisant la Vierge (Le Puy); Jésus-Christ, saint Leit et saint Egidius; la Vierge ou là Mère des affligés, peintures sur faïence émaillée, destinées à l'église de Saint-Leu-Taveruy, et exposées en 1855. C'est cet artiste qui a été chargé, après la mort de Flandrin. de continuer les travaux décoratifs de Saint-Germain-des-Prés. Il est, en outre, l'auteur do peintures murales dans l'église de Saint-Séverin.
Cornu ( Hortense-Albine Lacroix, dame), femme de lettres, née à Paris en 1809, morte â Longpont (Seine-et-Oiso) en 1875, était filleule de la reine Hortense. Elle épousa, en 1834, le peintre Sébastien Cornu, et se livra à la culture des lettres. Amie d'enfance de Napoléon III, elle entretint avec lui une longue correspondance, qu'elle rompit après le 2 décembre 1851 et qu'elle a léguée à la Bibliothèque nationale, afin que la publication en soit faite plus tard. Outre un assez grand nombre d'articles insérés dans diverses revues, elle a publié, sous io pseudonyme de SÉBASTIEN Albin : Ballades et chants populaires de r Allemagne (Paris, 1841); Gœthe et Bettina (Paris, 1843).
Cornu (Marie-Alfred), savant français, né en 1841, mort à Montmorency en 1902. Admis à l'Ecole polytechnique en 1860, il entra ensuite à l'Ecole des mines, "et fut nommé ingénieur on 18S6. L'année suivante, il devenait professeur de physiçiue à l'Ecole polytechnique, puis membre de l'Académie des sciences en 1878, président de la Société française de physique et de l'Association française pour l'avancement des sciences. Cornu s'est surtout occupé d'études sur la lumière, et, en 1878, il obtenait le prix Lacaze pour la publication do son grand travail sur la vitesse de la lumière, intitulé Détermination de la vitesse de la lumière d'après des expériences exécutées en 1S74 entre l'Observatoire et Montlhéry, travail imprimé dans les « Annales de l'Observatoire n. Ces études avaient nécessité dans les appareils employés des perfectionnements importants indiqués dans les »i Comptes rendus de l'Académie des sciences ». Parmi ses nombreux travaux, citons ses recherches sur lo groupe do raies a du spectre solaire, ses études sur la condition d'achromatisme dans les phénomènes d'interférence, ses recherches sur l'acoustiune ; parmi ses mémoires : /lecherches sur la réflexion eriitalline, thèse pour son doctorat; un Nouveau Polarimètre (1870); Du renversement des raies spf'ctrales des vapeurs métalliques (1871); Sur le spectre de l'aurore boréale du 4 février tS72 (1872) ; Extension des résultats au mode mineur {\S13) ; Sur le spectre normal du soleil {m\).
Cornu (Maxime), né à Orléans en 1843, mort à Paris en 1901. Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, souslieutenant du génie pendant lo siège de Paris, répétiteur de botanique à la Sorbonno (1869-1873), assistant au Muséum (1873-1884). il devint professeur au Muséum en 1884 et à l'Ecole coloniale en 1898. Maxime Cornu fut inspecteur
féaéral de l'agriculture fl881-l885). On lui doit de nomreuses publications sur les cryptogames et les maladies des plantes; entre autres, d'intéressantes études sur lo phylloxéra. Il s'est activement occupé des cultures colo- DÎales et a fait do nombreuses introductions de plantes utiles dans les colonies françaises.
GoRNUAILLE (La), comm. de Maine-et-Loire, arr. et à 32 kilora. d'Angers, sur le Cressel, affluent de l'Erdre ; 1.52S hab.
CORNUAU (nu-o) n. m. Variété d'alose, que l'on prend en mer. et non plus à l'embouchure des fleuves comme la Seine, la Loire ou l'Escaut.
CORNUBIANITE (rad. Cornouailles) n. f. Un des noms par lesquels ou a désigné le gneiss. Il Nom donné à un type de roche métamorphique, dans lequel le mica présente une disposition gneissique.
CORNUCHET {chè) n. m. Techn. Petit cornet.
CORNUCOPIA n. f. Cépage américain hybride, à maturité précoce donnant un vin d'assez bonne qualité. (On a essayé d'employer ce cépage comme producteur direct dans quelques régions du Beaujolais; mais, dans les contrées sèches, il se laisse encore facilement attaquer par le phylloxéra.)
CORNUCOPIE {pî) n. f. Genre de graminées, tribu des phalaridées, comprenant une seule espèce, qui croît en Orient.
CORNUDA, comm. d'Italie (Vénétie [prov. de Trévise]), près do la Piave ; 4.575 hab.
CORNUDE (du provenç. coumudo, même sens) n. f. Seau de bois en usage dans une savonnerie.
CORNUDELLA. comm. d'Espagne (Catalogne [prov. de Tarragonej). sur le Ciurana, affluent de l'Ebre; 3.000 hab. Moulin â huile, fabrique de savon.
CORNUDET {dé) n. m. Petit seau de bois.
CORNUDET DES ChOMETTES (Joseph), sénateur et comte do l'Empire, né à Crocq (Creuse) en 1755, mort en 1834. D'abord avocat au parlement de Paris, il fut membre de l'Assemblée législative. Nommé, en 1797, au conseil des Anciens, il prit part au coup d'Etat du 18-Brumaire, devint sénateur et comte, fit preuve d'un dévouement sans réserve à Napoléon, dont il vota cependant la déchéance en 1814 ; entra, la même année, à la Chambre des pairs, continua d'y siéger pendant les Cent-Jours, en fut éliminé au deuxième retour de Louis XVIII, mais y rentra à partir do 1819.
CORNUE {7iû) n. f. Chim. Vaisseau à col étroit et courbé, dont on se sort pour certaines distillations :
Cornue de verre, de grès, de platine. Il Cornue à gaz.